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 [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-

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maxim21
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Sam 27 Déc 2014 - 17:22

Cette fiction est l'œuvre de Tikiturbo, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Professeur
par Tikiturbo

Je semble rêver du passer de plus en plus ces derniers temps. Cette fois, j'ai rêvé d'être à nouveau un Toa, prenant son essor dans les nuages et surveillant les Matoran. Me voyant voler vers eux, ils s'arrêteraient dans leur travail et me feraient signe, souriant et en sécurité. Et je sourierai également, souhaitant que ce moment dur toujours. Souriant et en sécurité...

Je baisse mon burin et lève le regard pour voir le soleil qui brille à travers ma fenêtre. J'attrape mon sceptre simple et je sors pour respirer l'air du matin. Les cris distants des Faucons de Lave résonne dans mes oreilles et je m'habitue lentement aux changements de la nuit. Je me dirige vers la place du village pour voir mes villageois accomplissant durement leurs devoirs. Toujours l'air déterminée, Dalu part avec ses outils pour chercher des matériaux pour les autres. Derrière son masque, je peux dire que Balta est perdu dans ses pensées, en train de concevoir un nouvel équipement pour les constructeurs. Fatigué après une longue nuit à garder ses frères Matoran, Garan retourne chez lui. Je souris en voyant cela et repart vers ma hutte.

Incroyablement, ce sont ces choses triviales qui m'ont fait continuer. La promesse de me lever chaque matin pour voir ces Matoran travailler durement et sans un souci au monde. Ça m'étonne que j'ai jamais pu oublier...

C'est vrai. Je baisse à nouveau mon burin. J'ai oublié. J'ai oublié si longtemps... Voyons voir. Ça n'était que quelques années après que mon équipe et moi ayions récupéré le Masque de Vie...

Alors que le soleil aveuglant illuminait ma hutte, je laissai échapper un soupir irrité. Il était toujours tôt, donc la lumière frappait mon masque presque de côté. J'étais éveillé, une vieille habitude de mes années de Toa, mais je retardais mon lever aussi longtemps que possible. Pourquoi sortir de mon lit ? Est-ce que les Matoran avaient besoin d'un Toa pour les sauver d'une menace imminente ? Non. Tout le monde dans le village était en sécurité, et même si ce n'était pas le cas, un faible Turaga n'y pourrait rien.

« Tout ce que je peux faire », murmurai-je en me levant, « C'est sortir et avoir l'air important. Un symbole, c'est tout ce que je suis. Le résultat final d'un travail acharné et d'avoir loyalement accompli mon devoir. »

J'allai à l'extérieur et les Faucons de Lave m'accueillaient avec des cris perçants, retournant vers le Mont Valmai inactif alors que je passais à côté. Il était temps de vérifier le village et de s'assurer que tout le monde était bien au travail. Puis retour au lit. Parfois, j'avais le besoin de partager avec eux les précieuses leçons que j'avais apprises en tant que Toa, mais ils semblaient rarement écouter, donc je retournerai juste à ma hutte et les écrirai comme je les aurai raconté dans mon journal. C'était quelque chose que je n'avais jamais eu le temps de faire en tant que Toa. J'avais toujours vu l'importance de la sagesse et de la compréhension du monde alentour, mais je n'avais jamais eu le temps de partager mes idées avec les autres.

Je pensai que ce journal pouvait être un moyen de transformer mes rêves en réalité. Placés dans la caverne où les compilations de l'histoire de Voya Nui étaient stockés, je pouvais instruire les Matoran pour les siècles à venir. Non, décidai-je. C'est inutile. Je ferais mieux de retourner dormir. Je fermai mes yeux. Peut-être que je ferais à nouveau ce rêve...

« Jovan ! Turaga Jovan ! »

Les cris étaient proches. Instinctivement, j'attrapais mon sceptre et me ruait à l'extérieur, mais il n'y avait aucun signe de celui avait appelé. Ou du moins c'est ce que je pensai. J'entendis du bruit dans les buissons derrière moi et je vis une main blanche être tirée dans la forêt - dans la Ceinture Verte.

« Mata Nui, ce n'est pas bon. »

Des bruits de pas paniqués se firent entendre derrière moi. Je me tournai, et il y avait trois villageois, haletants et épuisés, un Ta-Matoran, une Ga-Matoran, et un Le-Matoran, portant tous d'étranges outils.

« Que c'est-il passé ? » demadai-je. « Dîtes-moi rapidement. »

Le souffle coupé, le Ta-Matoran haletait. « Notre village a été attaqué par une Fenrakk. On a réussi à la repousser mais - mais elle a emporté Kazi avec elle ! » Sa voix chevrotait. « Il faut qu'on le récupère ! Nous - »

Je bougeai la main, et il s'arrêta. « Pourquoi êtes-vous là, où est Garan ? Je pensai qu'il était le chef de la garde du village. »

La Ga-Matoran semblait tout autant effrayée, mais s'était recomposée suffisamment pour parler. « Il essaye de rassembler les villageois pour pourchasser Kazi. Il nous a envoyé pister cette chose pour qu'on puisse le ramener.

À ces mots, je secouai la tête. « Ce n'est pas bon. Les Araignées Fenrakk n'attendent pas que leurs proies soient sauvées. Votre ami sera mort avant que Garan ne puisse rassembler les villageois. » Mon esprit fonctionnait à pleine vitesse. Je scrutais les Matoran devant moi. Ils étaient terrifiés en surface, oui, mais en-dessous émanait une détermination indescriptible. Ce ne sont pas des Toa, mais je suppose que ça devra faire l'affaire. « La seule option est d'aller le chercher nous-mêmes. »

En entendant ça, les jambes du Le-Matoran commencèrent à trembler et la Ga-Matoran me regarda comme si j'avais suggéré de sauter dans le volcan. Le chevrotement de la voix du rouge empira. « On - on ne peut pas y aller nous-mêmes. On va mourrir ! »

Je regardai le ciel quelques moments avant de répondre. « Un village est comme une équipe de Toa.  Tout le monde fait partie du tout, pas un membre est moins important que les autres. Mais dans le même temps, un membre est tout aussi important que tous les autres assemblés. On va tous réussir et survivre, ou on échouera tous et on mourra. » Je sentis une boule dans ma gorge en disant ces mots. « Que ce soit nous quatre, ou le village entier. »

Je baissai à nouveau mes yeux et regardai à nouveau les Matoran. Cette fois ils semblaient un peu moins effrayés et un peu plus féroces. Je me tournai en direction de la Ceinture Verte. Ce n'était pas le moment de faire des discours. « Suivez-moi. Dîtes-moi ce que vos outils peuvent faire, et je trouverai un moyen de sauver votre ami. Je ne vous laisserai pas tomber. » La boule grossit encore.

Je partis dans la forêt familière sans voir s'ils étaient prêts. J'y allais de toute façon. Après une brève hésitation, les trois Matoran me suivirent. Je les entendis me rejoindre. Je n'allais pas laisser qui que ce soit mourrir. Je n'allais pas. Pouvais pas.

Nous suivîmes la piste de la Fenrakk de notre mieux. Nous n'étions pas loin derrière et, grâce aux souvenirs de voyage bien trop récent dans la Ceinture Verte, je savais où pouvait être le nid de la Fenrakk. Les Matoran, nommés Balta, Dalu, et Piruk, m'avaient informé de ce à quoi j'avais affaire, et j'avais commencé à formuler un plan qui devrait réussir sans trop de risques pour eux. Cependant, quelque chose me dérangeait.

« Toi. » Je dirigeai ça au Ta-Matoran. « Quel était ton nom déjà ? » « Balta » répondit-il en roulant les yeux. Je suppose qu'ils n'ont jamais écouté quand je leur enseignai le respect.

« Balta, pourquoi les Fenrakk n'ont pas attaqué avant ? C'est comme s'il n'y avait rien pour les arrêter. »

Balta ralentit son rythme en réfléchissant. Après quelques considérations, il reprit sa vitesse normale. « Elles attaquaient avant, mais après vous êtes arrivé et elles ont soudainement arrêté. C'est comme si elles avaient peur de vous, au moins durant un moment. »

Les paroles de Balta me rappelèrent un incident regrettable qui s'était passé quand nous étions en chemin pour ramener le Masque de Vie. Des Fenrakk me chargeaient. Ma manière négligente de leur balancer des Impulsions Magnétiques. Les Fenrakk en train de m'enfuir. Je redoublai de vitesse. « Je ne vois pas pourquoi. »

Le terrain commença lentement à être en pente, et il finit par descendre franchement dans un nid rocheux ressemblant à un nid. Ralentissant, je fis signe aux Matoran d'être silencieux et nous rampâmes jusqu'au bord du bol. Au fond se trouvait Kazi inconscient et un Rejeton de Fenrakk particulièrement vorace avançant vers lui, bavant de l'acide en anticipant son repas.

« Rappelez-vous » chuchotai-je. « La force de l'ennemi n'a pas d'importance. Tout tourne autour de ses faiblesses. »

« Et si notre plan ne fonctionne pas ? » demanda Piruk en aiguisant nerveusement ses Griffes Déchiqueteuses.

« Pourquoi crois-tu que je suis là ? Maintenant, en position, vite ! »

Comme je l'avais ordonné, Piruk se rendit silencieusement du côté gauche du bol et commença à creuser en silence. Je tappai deux fois sur le dos de Balta, et ses yeux se déconcentrèrent, puis déterminés. Il se raidit et commença à descendre le bol. Le son de sa descente alerta le Rahi, et il se retourna pour affronter son invité imprévu. Le Ta-Matoran terrifié se déplaça également pour affronter le cauchemar. Se fortifiant mentalement, Balta leva ses Repoussoirs pour renvoyer la charge qui devrait suivre. La Fenrakk, écumant d'acide, chargea, et contre sa volonté, les yeux de Balta se fermèrent dans ce que son corps savait être sa fin.

Puis Balta entendit quelque chose crier et hurler devant lui, et il força ses yeux à s'ouvrir. Là où se trouvait l'araignée se trouvait maintenant un tas rouge et noir s'étranglant avec sa propre salive acide, son sens du goût multiplié un millier de fois. Je laissai échapper un soupir intérieur en rattrapant Dalu affaiblie. Ses Chargeurs avaient fait leur travail, mais nous n'avions pas encore fini.

Je donnai la confirmation pour continuer aux Matoran tremblants. Osant à peine quitter le Rahi des yeux, Balta récupéra Kazi et l'emporta à la sortie nouvellement construite par le Le-Matoran dans le flanc du nid de pierre.

Osant finalement faire un son, je poussai un soupir alors que Balta et Piruk apportait Kazi à Dalu et moi. Même si les Ta- et Le-Matoran semblaient prêts à s'effondrer, on avait réussi. Je commençai à regarder le ciel lorsque quelque chose attira mon regard. De l'autre côté du nid se trouvait une armée de Fenrakk adultes, observant notre travail dans leur nid.

Je ne perdis pas de temps à rester bouche bée. Je regardai à mes côtés où se trouvaient les Matoran qui étaient, comme on pouvait s'y attendre, bouche bée. « Ne vous inquiétez pas », les rassurai-je. « J'avais prévu ça. »

Piruk était paralysé sur place. « Vraiment ? »

En réponse, j'activai mon Kadin et m'envolai dans le ciel. Quand je fus assez haut, je criai pour avoir l'attention de l'armée. Étant donné la rapidité avec laquelle elles commencèrent à me pourchasser, je supposai qu'elles avaient reconnu leur ancien adversaire. Je m'envolai sans voir les visages des Matoran sous moi. Je les entendi m'appeler, mais leur voix furent emportés par le vent avant que je ne puisse les comprendre.

Je regardai derrière et en bas. L'armée entière de Rahi semblait m'avoir suivi. Bien, ils ont pris l'appât. Bon, c'est bien pour les Matoran, je suppose, pas pour moi.

Une sensation de tiraillement interrompit mes pensées. J'avais commencé à descendre, mais je n'avais pas encore perdu les Fenrakk. Comme je m'y attendai, le vol limité du Kanohi Noble ne suffirait pas à échapper à mes poursuivants. Il semblait que je n'aurai pas à m'inquiéter de mes responsabilités de Turaga beaucoup plus longtemps.

J'atterris dans une grande clairière. Même si je l'avais voulu, il n'y avait nul part où se cacher.

Après avoir sauvé l'univers en tant que Toa et sa transformation en Turaga, mon équipe fut demantelée. Les autres partirent pour devenir les aînés d'autres villages au loin, mais j'avais senti le besoin de rester sur Voya Nui. Qu'est-ce que je raconte. Ce n'était pas un besoin. C'était de la culpabilité.

Les Fenrakk s'approchaient, leur acide combiné formant un brouillard.

Lorsque j'étais un Toa, j'avais adoré protéger les Matoran. Mon équipe aussi. Peu importait le danger, je trouvais toujours une solution qui assurait la sécurité de tout le monde. J'avais confiance en mes capacités à diriger mon équipe dans les défis les plus durs et ressortir sain et sauf. Mais ma confiance s'était brisée après avoir achevé ma mission finale. Parce qu'achever la mission avait coûté la vie d'un de mes amis.

Le brouillard s'étendait devant les bêtes, leurs fumées combinées me faisant suffoquer et m'aveuglant.

Notre mission était de sauver Mata Nui, tous les Matoran, et même l'univers lui-même. Nous réussîmes dans notre mission, mais j'échouai personnellement, en étant incapable de sauver un de mes meilleurs amis. On survit tous, ou on meurt tous. C'est pour ça qu'après être devenu un Turaga, j'étais resté derrière. Je savais que si je restais avec eux, je finirais par les faire tuer aussi.

Maintenant, alors que je sentai mes ennemis se rapprocher, tout ce que je pouvais faire était de m'assurer que Balta, Garan, et les autres n'auraient pas à subir ça non plus. C'est une leçon que je ne veux pas leur apprendre.

Que ce soit de la vague de monstres ou de mes propres cris, rien ne se faisait entendre. Ma vue avait été remplacée par une vision semi-opaque du monde autour de moi. Je ne pouvais rien entendre, je ne pouvais rien voir, et j'acceptai silencieusement mon sort. Ce fut donc naturellement à ce moment-là qu'une gigantesque explosion choisi de détonner au milieu de l'essaim de Fenrakk. Je me mettais en boule et couvrais mes oreilles face au retour malvenu du son et toussais alors que l'explosion dispersait le brouillard d'acide, ainsi qu'un bon nombre de ceux à son origine.

Je clignai des yeux et regardais autour de moi, ma vue également restaurée. Qu'est-ce qui s'était passé ? Alors que je regagnai mon sens de l'orientation, les Fenrakk retournaient vers leur nid pour se protéger après avoir été effrayées par la mystérieuse explosion d'énergie.

Ensuite, j'entendis des voix bruyantes derrière moi. Je roulais pour découvrir la source de la clameur, et je fus choqué de voir le village entier, armé et rassemblé, se réjouissant d'avoir repoussé les Fenrakk. À la tête des villageois se trouvait Garan, qui décroisa lentement ses Générateurs d'Impulsions. Après m'avoir vu, il détendit ses épaules et me fit un signe. Incertain, je fis un signe en retour. Il était très loin. Balta, Piruk, Dalu, et Kazi étaient aussi avec les villageois, le Ko-Matoran souriant faiblement et s'appuyant contre un ami.

Voyant cela, je sentis la boule dans ma gorge revenir. Ces idiots. Qu'est-ce qu'ils faisaient là-bas ? J'étais parti de leur chemin pour qu'ils soient sains et saufs, et ils m'avaient suivi malgré tout ! « Qu'est-ce que vous faîtes !? » Ma réprimande n'était qu'un murmure. Ma voix était enrouée.

Balta semblait étonné. « Et bien... nous sommes venus te sauver. Ou bien on s'en sortait tous, ou bien aucun d'entre nous, c'était le plan, non ? »

Me sauver ? Graduellement, je fermai les yeux. La boule avait disparu. « C'est ça » chuchotai-je. « Cette fois-ci on s'en est tous sortis. On s'en est tous sortis ensemble... »

Je posai mon burin et lisait mon journal. Qu'est-ce que je devrais en faire maintenant ? Devrais-je le stocker dans la caverne des compilations historiques pour que les Matoran l'apprenne ? « Non », dis-je. « Ça serait inutile. » J'attrapais mon sceptre. »

La seule leçon qui valait la peine d'être enseignée était celle qu'ils m'avaient apprise.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 28 Déc 2014 - 10:16

Cette fiction est l'œuvre de TheSkeletonMan939, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Première Victime
par TheSkeletonMan939

Seule, Naho regardait les chutes de protodermis de Ga-Metru, perdue dans ses pensées. Magnifique pensait-elle. Chez elle, elle n'avait jamais eu la chance d'avoir cette sorte de structure. Les Matoran de Metru Nui étaient gatés.

Elle entendit des bruits de pas et lança un coup d'œil derrière son épaule. Kodan le Chroniqueur avançait vers elle, un sac de tablettes sur son dos. « Je préfère Po-Metru » dit immédiatement Kodan. « Je travaille mieux dans le bruit. »

« Je pense mieux dans le calme », répondit Naho. « Tu veux un siège ? »

Kodan se tira une caisse proche et sortit une tablette et un outil pour écrire de son sac. « Maintenant », dit-il indifférement, « Comment es-tu devenue une Toa ? »

Naho soupira et regarda les chutes. Elle parla doucement.

***

Je tire mes racines de la Péninsule de Tren Krom, une partie du Continent Nord. Même si les autres peuples de l'île étaient plus belliqueux de nature, mon village était plus intéressé dans les arts et les sciences. J'étais moi-même une scientifique. J'aimais apprendre de nouvelle chose, utiliser mon esprit pour travailler sur les petits puzzles de la nature créés par les Grands Êtres.

En tant que Matoran, je n'ai jamais été conviviale ou quelqu'un de social. Je préférai rester seule plutôt que partir à l'aventure et me faire un nom. Du coup, je n'ai jamais connu quelqu'un en particulier en dehors de mes partenaires de laboratoire.

Mais je savais qu'il y avait un Onu-Matoran dans mon village qui se rendait souvent dans des endroits comme Stelt, Xia, et Metru Nui. Lui et moi avions mis en place un arrangement pour qu'il me rapporte un type de plante exotique qui avait, croyais-je, une intrigante valeur médicinale, qui s'appelait une harakeke.

Je me rendis à sa hutte un matin, curieuse à propos de cette étrange petite plante. Je frappais à sa porte puis regardais mes pieds, attendant qu'il ouvre. Plusieurs secondes passèrent, et je frappais à nouveau. Plusieurs secondes plus tard, je frappais une troisième fois.

Pas de réponse. J'entrai. « Bonjour ? » appellai-je. « C'est Na - » Je m'arrêtai sur place.

L'Onu-Matoran était assis contre le mur, ses yeux froids regardant droit dans les miens. Il avait l'air effrayant. Je m'avançai lentement vers lui, demandant s'il allait bien. J'avançais une main et le touchais.

Il glissa sur son torse, révélant une grande lame plantée dans son dos.

Ce Matoran était mort.

Je sautais en arrière. J'étais effrayé. Un puits se forma dans mon estomac. Je ne pouvais plus respirer. Et si le tueur était toujours là ? Allait-il me tuer ?

Peut-être qu'il allait bien, pensais-je. Peut-être qu'il était juste endormi. Je secouai l'Onu-Matoran et le frappai, essayant de le réveiller. Il ne le fit pas.

Un Le-Matoran passa sa tête dans l'entrée, espérant probablement voir le Matoran également. « Oh, salut Naho... » commença-t-il, sa voix s'éteignant. Il marcha jusqu'à où j'étais agenouillée, à pleurer. « Mata Nui », dit-il calmement. Il se tourna vers moi, regarda le corps, puis moi à nouveau.

« Écoute-moi, Naho » dit le Le-Matoran. « Je vais aller chercher le Turaga. Je vais lui dire ce qui s'est passé. Tout va bien aller. »

Je hochai la tête. J'étais effrayée. Je n'avais jamais vu de personne morte auparavant.

Pourquoi est-ce que c'est arrivé ? me demandai-je.

***

Le Turaga était de l'élément Terre, et portait un Garai Noble. Son Insigne de Charge était un sceptre serti d'une étrange pierre. Il l'utilisait surtout comme canne, à cause d'une blessure datant de ses jours en tant que Toa qui le faisait boiter. Étrangement, nous n'avons jamais su son nom - c'était juste « le Turaga » pour nous.

Le service fut court. Il expliqua gravement la situation au village, sans supprimer la gravité de la situation.

C'était ridicule, pensai-je. Nous allions nous cacher, apeurés, et le tueur allait s'en tirer à bon compte. Je voulais le voir souffrir pour ce qu'il avait fait. Je voulais voir son corps mutilé de la manière la plus douloureuse, la pénible, la plus agonisante possible. Il le méritait.

Je ne connaissais qu'une personne qui serait d'accord avec moi.

***

« Non », dit Mazeka avec un léger gloussement. « Ce gars est sérieux. Ça ne va pas être toi ou moi qui allons nous occuper de lui. Ce n'est pas quelqu'un qu'on peut combattre juste comme ça. »

« C'est vraiment ce que tu penses ? » demandais-je. Mazeka agissait souvent de façon rude et dédaigneuse envers tout le monde, mais je savais qu'au fond il avait un grand sens de la justice et de la moralité. Si je touchais cette partie de lui, il serait pour sûr avec moi.

Mazeka posa le morceau de calcaire avec lequel il jouait, et soupira. Il me regarda et demanda « Tu as une piste ? »

« Et bien » dis-je lentement, « il avait un... un couteau dans le dos ». L'image passa devant mes yeux. Je pouvais m'imaginer ces yeux morts qui ne voient rien... Je pouvais presque sentir ses mains froides.

« Ce n'est pas une piste », répondit Mazeka. « C'est inutile. Est-ce que sa hutte était en désordre ? »

« Non » répondis-je. « En fait, elle avait l'air très bien rangé. »

« Alors il n'a pas eu le temps de réagir au coup du tueur. Il n'y a pas eu de combat. Et où était le corps ? »

Je pris une profonde inspiration et dit « Contre le mur. Presque comme s'il avait été... posé là. »

« Okay » dit Mazeka, ramassant une étrange machine dans une pile de déchets dans un coin. « Quand est-ce que j'ai fait ça ? » se demanda-t-il. Il se tourna vers moi et dit. « Tu as raison. Il n'a probablement pas rampé jusque là tout seul. Le plus probable est que le tueur l'a mis là pour lui poser des questions... ou quelque chose. Peut-être juste pour dégager le passage. »

Mazeka avait ce talent de clairvoyance. Il pensait avec beaucoup de logique, ce qui faisait de lui un bon enquêteur, en quelque sorte.

« Maintenant », continua-t-il, « on peut proposer que le but était de voler quelque chose. Peut-être quelque chose que l'Onu-Matoran a rapporté d'une île exotique ? Qui sait quoi exactement ? »

Je grattais l'arrière de ma tête et dit simplement. « Et bien, le Turaga l'a toujours forcé à faire un inventaire de ce qu'il rapportait. Tu sais pour s'assurer que ce n'était pas quelque chose de mauvais - »

« C'est vrai, » interrompit Mazeka. « Il a mis la main sur quelque chose de précieux, et quelqu'un le voulait. Sauf... qu'on ne peut pas laisser qui que ce soit savoir qu'on fait ça... enquêter sur la situation. »

« Pourquoi pas ? » demandais-je. « On aura besoin de toute l'aide disponible. »

« Naho, » dit sombrement Mazeka. « Ça ne faisait qu'un jour qu'il était revenu lorsqu'il a été assassiné. Personne en dehors du village ne pouvait savoir qu'il était revenu. »

Une sombre idée se glissa dans ma tête. « Non », dis-je. « Absolument non. »

« Je pense que c'est ça », dit Mazeka. « Quelqu'un du village est le tueur. »

***

Je ne dormais pas bien cette nuit-là. Quelqu'un que je connaissais était un tueur. Un meurtrier dérangé rempli de haine.

Mais peut-être que c'était le contraire. Peut-être que l'Onu-Matoran mort le méritait. Peut-être que c'était un pirate qui volait des choses sur les îles qu'il traversait. Au final, qui était la vraie victime ?

Mazeka et moi avions prévu de contacter le Turaga le lendemain. Nous savions tous deux que ça ne se passerait pas bien avec lui. Il avait fait des efforts disproportionnés pour nous garder en sécurité ; la raison pour laquelle le village était si loin de tout problème était qu'il y a de nombreuses années, il nous avait fait déménager dans un endroit plus isolé et plus sûr. J'avais de vagues souvenirs de notre foyer précédent - ils n'étaient pas bons.

Je devais trouver un argument pour le Turaga si ça se révélait être le pire scénario possible.

***

« Absolument pas ! » dit le Turaga d'un ton exaspéré.

« Élaborez », dit calmement Mazeka. « S'il vous plaît. »

Nous étions seuls avec le Turaga dans sa hutte. L'intérieur était net et ordonné - tout comme le Turaga lui-même.

« J'ai déjà un mort - je n'ai pas besoin d'avoir deux de mes meilleurs scientifiques disparus également » dit le Turaga. « Je souhaite qu'il y ait quelque chose que je puisse faire, mais - »

« Mais quoi ? » interrompis-je. « Quelqu'un a tué mon ami et s'en est tiré. Quelqu'un dans ce village a tué un autre être vivant. »

Les yeux du Turaga s'agrandirent. « Tu ne peux pas dire ça à n'importe qui. J'ai travaillé beaucoup trop dur pour que la paix d'esprit du village entier soit compromise par un bandit. »

« Turaga », dis-je calmement. « Nous pouvons aider. Nous pouvons arrêter ça. »

« Non », dit le Turaga. « Non, c'est mon travail. C'est mon travail de tous vous protéger, mon travail de trouver le maléfique tueur corrompu qui... qui... »

« Vous avez fait beaucoup pour nous », continuai-je. « Merci pour ça. Mais c'est notre tour maintenant. »

***

Au final, il nous donna l'inventaire, et sa bénédiction. Il était rempli d'étranges objets que je n'avais jamais vu ni entendu parler auparavant, mais Mazeka avait quelques connaissances sur ces choses.

« Je pense qu'il a gardé à peu près tout ce qu'il a ramené », dit Mazeka. « Comme souvenirs, je suppose. Et regarde ça, je crois qu'on a un motif. »

Je regardai Mazeka. « Quoi ? Comment ? »

« Certaines des choses de cette liste semble plutôt rares » dit Mazeka. « Regarde ça - il a ramené des armes. »

« Penses-tu que nous devrions parler à Vultraz de ça ? Des armes ? » demandais-je. Vultraz était un ingénieur de notre village qui savait tout sur les machines. Il pouvait dire comment quelque chose fonctionnait, pourquoi il fonctionnait, ou pourquoi il refusait de s'allumer.

« Non », dit Mazeka. « Nous deux suffisons. Je ne veux pas que d'autres gens nous rejoignent. Ça minerait notre contrôle créatif. »

Il me fallut un moment pour comprendre que Mazeka avait juste fait une blague, aussi mauvaise qu'elle soit. Il ne faisait jamais de blague. Peut-être que prendre l'air frais et rester loin de son laboratoire aussi longtemps le changeait pour le mieux.

« Pourrons-nous aller dans la hutte ? » demandais-je. « Je veux dire, c'est une scène de crime... »

« Bien sûr », dit Mazeka. Je remarquais cependant qu'il regarda bien partout avant d'ouvrir la porte de la hutte.

Le corps avait été enlevé. La hutte était bien rangée, avec des choses empaquetées et étiquettées. Apparemment personne n'avait osé toucher à ses possessions depuis que son corps avait été trouvé.

« Il allait repartir ? » demandais-je.

« Nah, » répondit Mazeka. « Il venait de revenir. Il devait juste ne pas avoir fini de tout déballer. »

J'allais vers une boîte et l'ouvrais. À l'intérieur se trouvait des machines étrangères que je n'avais jamais vu de ma vie. J'allais les prendre lorsque j'entendis un petit cri par derrière.

Mazeka était au sol, un couteau dans le dos. Et Vultraz se tenait par dessus son corps.

Je tentais de parler, mais j'étais trop effrayée. Trop choquée. Trop surprise.

« Toi - oh, Mata Nui... Vultraz », me lamentais-je.

« Ouais... ouais, j'ai tué l'Onu-Matoran », dit négligemment Vultraz. « Mazeka est à terre... et à moins que tu ne te taises, tu es la suivante. »

« Pourquoi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? » criai-je avant de pouvoir m'arrêter. Pendant un moment, je pensais qu'il allait me tuer immédiatement, mais au lieu de ça, il sourit. C'était un bon sourire, un sourire amical. Un sourire familier. Comment quelqu'un que je connaissais pouvait être aussi malfaisant ?

« Je déteste cet endroit » confessa Vultraz. « J'ai toujours tenté si dur de devenir le meilleur, mais peu importait mes efforts, rien ne se passait jamais comme je le voulais. »

« Donc j'ai commencé à réfléchir il y a un moment. Et je compris quelque chose : la vie est assez simple - arriver au plus haut et faire ce qu'il y a à faire. Donc, avec ça en tête, je choisis de prendre la route la plus rapide vers le succès - tuer le Matoran et prendre les armes. Quitter ce village et les vendre sur le marché noir. Avoir de quoi vivre. Tout le monde gagne. Sauf les morts. »

Ma lumière de cœur battit si fort que je pensais qu'elle allait sortir de mon torse. Je lançai un regard à Mazeka. Il remua légèrement. Presque comme s'il tremblait.

« Je ne veux vraiment pas avoir à vous tuer vous deux », dit Vultraz. « J'ai décidé que je ne devrais tuer que ceux que je devais tuer. En fait, le matin où tu as trouvé le corps, j'ai dû partir par la fenêtre de derrière de cette hutte pour ne pas te croiser. »

Vultraz soupira, haussa les épaules, et avança vers moi. J'étais paralysée par la surprise. Il allait me tuer.

Lorsque Vultraz et moi ne fûmes plus séparés que par un pas, il ordonna simplement « Avance. » Il me poussa hors de son chemin et commença à prendre les machines de la caisse que j'avais regardé plus tôt. Ses yeux s'agrandirent. « Un Fusil à Cristaux d'Impact ! Où est-ce qu'il a eu ça ? »

De nul part, Mazeka sauta sur le dos de Vultraz et commença à l'étrangler. Vultraz lâcha le lanceur et tenta d'écarter les bras de Mazeka. Mazeka tomba sur le dos, enfonçant encore plus la lame dans son corps. Il hurla, et Vultraz se libéra facilement de l'étreinte de Mazeka. Il retourna Mazeka, reprit sa lame, et joua avec entre ses doigts. « Peu importe combien de coups il faut... » murmura Vultraz. Je réalisais que Vultraz allait tuer Mazeka pour de bon.

Par réflexe, je sautais entre les deux Matoran. « Stop ! » dis-je à Vultraz. « Juste stop ! S'il te plaît, prends tout et pars ! »

« Tu crois que je vais te laisser t'en sortir ? » dit Vultraz avec colère. « La dernière chose dont j'ai besoin, c'est que tu dises mon plan à tout le monde. »

« S'il te plaît... » chuchotais-je.

Vultraz ricana. « Tu croyais vraiment que j'allais te laisser t'en sortir en vie ? Combien de douzaines de coups crois-tu qu'il me faudra pour te tuer ? »

Une seule pensée passa par mon esprit :

Si tu meurs, meurs au combat.

En utilisant toute ma force, j'attrapai le poignet de Vultraz et le tordai aussi fort que possible. Je le frappais dans l'estomac et laissais aller le poignet. Il vola dans les caisses et les boîtes, et la lame tomba au sol.

« Bon coup » grogna Mazeka. Je faisais une emjambée et tentais de l'aider à se relever. « Je vais bien », croassa-t-il. « Mon dos me fait juste mal. »

Vultraz se releva lentement, grimaçant. « Tu connais les sentiments qu'on ressent en tuant quelqu'un ? » demanda-t-il. Il se baissa et ramassa la lame non-loin. « Quand tu vas tuer quelqu'un, tu te sens anesthésié. Et tu le fais juste. Et puis tu te rends compte que tu n'avais jamais pensé que quelqu'un pouvait crier comme ça. Ce cri... c'est comme une récompense d'avoir été assez fort pour faire l'acte... de l'accomplir.

Et savoir que tu viens de tuer quelqu'un... ça te rend plus fort en toi. Ça te donne le sentiment que tu peux faire des choses que tu ne pouvais pas faire auparavant », continua Vultraz, les yeux fous. « C'est comme un superpouvoir. »

« N'approche pas » ordonnais-je. Mazeka trébucha alors que j'essayais de l'aider à se relever.

La foudre se fit entendre à l'extérieur. Il pleuvait.

« Je vais te tuer » dit Vultraz d'un ton détaché.

Ses yeux.

« Je vais te tuer ! » dit-il encore.

Il y avait quelque chose dans ses yeux.

« Je vais te tuer ! » dit-il une troisième fois.

« Non, tu ne vas pas le faire. » criai-je. Je m'agenouillai et posais Mazeka au sol. Je me tournais vers Vultraz. « Tu ne vas pas me tuer. Ni maintenant, ni à n'importe quel autre moment. »

Vultraz était en colère. Il perdait le contrôle de la situation - il voulait avoir le contrôle. Il devait avoir le contrôle. Je crois que c'était la seule façon où il ressentait que le meurtre en valait la peine.

Il jeta son couteau au sol et chargea, me frappant comme un Kane-Ra. Nous passâmes à travers la porte et nous retrouvâmes à l'extérieur, le froid, humide, sombre, pluvieux, extérieur.

Vultraz cria de colère. Il me frappait avec ses mains nues.

C'était mauvais. Physiquement, je ne faisais pas le poids contre le Ta-Matoran.

Mais mentalement... j'étais une scientifique. Je vivais du fait de réfléchir, d'analyser des objets, et de faire des observations.

Je savais exactement comment gagner ce combat.

Vultraz avait un style de combat - même si à première vue il semblait tout inventer au cours du combat, les choses se mirent rapidement en place dans le contexte. Je me trouvai un livre mental de règles.

Vultraz était droitier, ce qui voulait dire que s'il tentait de me frapper avec sa gauche, c'était un faux coup pour me distraire. Chaque coup devait compter, et il ne pouvait pas se permettre de gâcher de l'énergie en me frappant avec de faibles coups de la main gauche.

Vultraz avait pour habitude de lancer rapidement un regard à ses pieds avant de frapper, juste pour voir où les choses se situaient dans l'espace. Je pouvais utiliser cela à mon avantage.

Le flanc gauche de Vultraz était blessé du coup qui l'avait envoyé dans les boîtes. Je devais continuer à frapper là. La douleur finirait par être insupportable, et il devrait s'évanouir.

Je l'achevais en quelques minutes. Vultraz était au sol, gémissant et maudissant. Il était trop meurtri et vaincu pour seulement se relever rapidement. Surprenament, personne n'avait entendu le bruit que nous avions fait - avaient-ils pris le bruit pour les sons de la tempête ?

« Dégage » dis-je à Vultraz. « Je veux que tu partes pour toujours. Ne reviens jamais. Et si j'entends que tu as causé des problèmes ailleurs, je viendrais et t'arracherais ta lumière de cœur. Compris ? »

Aucune réponse ne vint. Il me regarda juste avec de la haine dans les yeux.

« Compris ? »

« Oui ! » répondit hativement Vultraz, éloignant le regard.

Je frappais à nouveau Vultraz et dit « Pars. »

Vultraz partit sans regarder en arrière.

***

Mazeka allait bien. Il avait eu mal au dos durant plusieurs semaines, mais il avait guéri surprenament bien.

Le Turaga annonça que Vultraz était le tueur et s'était enfui. À ma requête, il ne mentionna pas mon combat contre lui. Je ne voulais pas être considérée comme une héroine. Je voulais juste recommencer à travailler.

Je regardais certains des derniers documents de l'Onu-Matoran, et découvrait que la raison pour laquelle il gardait des armes était qu'il pourrait les vendre à meilleur prix lorsqu'il y aurait plus de demande et peu de stock. Ça semblait être un bon plan, mais étrangement similaire à celui de Vultraz. Je me demandais à quel point ces deux-là se ressemblaient - est-ce que l'Onu-Matoran avait tué des Vortixx pour obtenir les armes ? Je ne l'ai jamais su.

Un matin, le Turaga vint à ma hutte et me demanda si nous pouvions parler. Bien sûr que nous pouvions.

« Naho, je sais que j'ai été trop protecteur envers vous tous », dit-il, « et je veux que tu saches que c'est avec votre bien-être à l'esprit que j'agis de cette manière. »

Je hochai la tête, incertaine d'où il voulait en venir.

« Mais je ne peux plus. Mes jours en tant que héros sont passés. J'étais idiot et stupide de penser que je pourrais continuer aussi longtemps.

Naho... Il nous faut quelqu'un à admirer. Quelqu'un pour arrêter tous les Vultraz du monde. Naho... J'aimerais que tu prennes ça. »

Le Turaga prit son Insigne de Charge - sa canne - et en retira la pierre. Il me la tendit. « C'est une pierre Toa », dit-il, en la montrant. « Mon pouvoir Toa est en elle, ainsi que le pouvoir de mon vieux Turaga de ma terre natale. Maintenant elle est à toi. »



« Turaga... » dis-je tranquillement. « Êtes-vous sûr ? »

« Bien sûr que je suis sûr », dit le Turaga avec un ricanement. « Tu t'es montrée brave et intelligente ces derniers jours - et le monde a besoin de ça. »

« Et Mazeka ? » protestais-je. « Il ferait un meilleur travail que moi ! »

« Peut, peut-être pas. » dit le Turaga avec un soupir. « On pourrait certainement penser que c'est sa destinée... mais je ne crois pas en la destinée. Je crois que chacun sculpte son propre sort. Et c'est pour ça que je t'offre le choix de la prendre ou de la la laisser. »

« De plus », continua le Turaga. « J'ai demandé à Mazeka. Il m'a dit de te demander. »

Je regardai la Pierre Toa. Une sorte d'énergie en émanait, paralysant ma main.

« Je ne sais pas » murmurais-je. « Être un Toa, ce n'est pas dangereux ? »

« Pas beaucoup plus dangereux que ce que tu as affronté » répondit le Turaga. « De plus, tu as des pouvoirs élémentaires. Ça vaut le coup. »

Je pris une profonde inspiration. Les Toa. Même si leurs corps pouvaient mourrir, leurs noms vivaient à jamais dans les histoires des Matoran.

La phrase que je dis juste après changerait ma vie entière, pour le meilleur ou pour le pire.

« Je suis prête », dis-je, de l'acier dans les yeux.

***

Kodan leva le regard, prêt à en entendre plus, mais Naho s'était déjà relevé.

« C'est tout alors ? » demanda-t-il.

« C'est tout », dit Naho avec un soupir. C'était étrange ; elle avait oublié la majeure partie de l'histoire jusqu'à présent.

« Et bien... c'est ça » dit-il, se levant. « Et le reste de l'histoire est que tu as entendu l'appel pour arrêter le Dragon de Kanohi et ait venu ici. »

« Oui, » dit Naho, regardant l'horizon. « Et je suis heureuse de l'avoir fait. Cette cité est formidable. »

« Une autre quête réussie du Chroniqueur », dit Kodan avec un léger sarcasme. « J'ai maintenant l'histoire des origines de tous les Toa Mangai. Ça, Naho, c'est du vrai héroïsme. »

Naho sourit alors que Kodan emportait son sac de tablettes.

***

Ce qui suit est un épilogue écrit par le Chroniqueur Kopeke.

Le temps apporte le changement.

Naho serait appellée par Turaga Dume - le terrible Makuta déguisé - pour aller aider le peuple de sa terre natale contre un ennemi dangereux. Elle arriva et apprit trop tard que c'était une ruse ; le Chasseur de l'Ombre Éliminateur la tua et la jeta dans la mer. Le vieux Turaga de Naho retrouverait le corps sur la côte et préparerait le service mortuaire pour elle. Son étoile d'esprit tomba du ciel.

Et pourtant, des années plus tard, son nom n'est pas oubliée. Nokama baptisa les chutes de Ga-Koro d'après elle, ainsi que la baie dans laquelle elles se déversaient.

Tout cela prouve l'argument de Naho disant que les Toa vivent à jamais.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 28 Déc 2014 - 15:05

Cette fiction est l'œuvre de Click, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Journal
par Click

Reysa fixait l'algue des airs qui ondulait lentement, appréciant son étrange forme et sa surface pleine de poches remplies ce que certains membres de Mahri Nui appelait l'« Or Clair », ou des bulles d'air. À ce moment, un Hydruka vert la frappa avec ses défenses aiguisées, rattrapant les bulles pour la récolte. Pour n'importe quel autre Matoran, le rythme de l'Hydruka aurait semblé douloureusement lent, mais Reysa travaillait avec eux depuis plusieurs mois, et s'était habitué à leur lenteur. Après tout, s'il les forçait à aller plus vite, ils pourraient tout aussi bien s'arrêter, et aucun Matoran de Mahri Nui ne serait content de ça.

Il avait pris de l'expérience durant son séjour sous l'eau, ce qui n'était pas un endroit pour un Onu-Matoran. Il était toujours envieux de ses souvenirs à la surface, aussi brumeux qu'ils semblent. En fait, tout ce dont il pouvait se rappeler était un sens ténu qu'il était à la surface autrefois, mais il ne savait pas où, ni quand. Mahri Nui avait sombré dans les profondeurs, et seule la libération des bulles d'air des algues d'air avait sauvé les quelques Matoran qui restaient. Les Hydruka vinrent récolter l'air pour les Matoran, leur seul moyen de survie dans ce monde hostile, et il ne pouvait être récolté que durant une heure de « sécurité », ce qui semblait une notion folle lorsqu'elle fut introduite, mais se révéla exacte pendant toute la période où Reysa avait été là.

Donc, pour passer le temps, Reysa sortit des tablettes. Personne d'autre n'avait connaissance de l'existence de celles-ci ; il les avait trouvées dans les débris de sa hutte précédente après que Mahri Nui ait coulé. Dans le chaos qui avait suivi la noyade puis la reconstruction, et les tentatives de survie, il les avait oubliées mais maintenant, avec une pleine heure pour lui, et pas grand chose à faire, il avait un peu de temps pour les lire. Malgré leurs bords écaillés et leurs coins parfois en miettes, il pouvait deviner que c'était un journal de ses propres souvenirs avant son arrivée à Mahri Nui. Tout commençait dans un petit village solitaire d'une centaine de Matoran et leurs Turaga tentant tous de survivre. Lors d'un de ses précédents tours de garde, Reysa avait lu jusqu'à la partie où la grotte où il minait du Protodermis s'était soudainement effondré à cause d'un grand Rahi souterrain qui cherchait de la nourriture. Il fut sauvé, mais l'effondrement tordit son flanc droit au point d'être irréparable, et sur une aussi petite île avec si peu de matériaux, il n'y avait pas assez de ressources pour le reconstruire. Les Turaga savaient que leur seul choix était de l'envoyer à Karzahni, le frère d'Artakha, pour être reconstruit. L'entrée suivante commençait avec le voyage.

-----------------------------------------------------------------

C'est aujourd'hui que je me rend à Karzahni. Ces semaines à lutter sans pouvoir utiliser la moitié de mon corps ont été difficiles, mais un frère Onu-Matoran, Gar, m'a aidé. Il m'accompagnera aussi au bateau de notre village, puis pour le long voyage vers Karzahni. J'ai entendu dire qu'il est le frère d'Artakha, le Grand Créateur, et je suppose qu'il doit être doué dans son travail. Le voyage ne devrait prendre que quelques semaines en bateau, et je ne pense pas que quoi que ce soit arrivera pendant ce temps. On part maintenant, et je doute avoir le temps d'écrire quoi que ce soit jusqu'à notre arrivée.

------------------------------------------------------------------

J'arrivai à Karzahni sain et sauf, et comme prévu le voyage ne vit aucun événement. Je marchais dans un grand dôme le long d'une longue péninsule étroite et déserte, et passais une porte avec un champ à peine visible autour. Karzahni elle-même est plutôt étrange, mais je suppose que je ne resterais pas ici très longtemps. Il me faudra un moment pour m'habituer aux doux cris qui sortent du sol à chaque pas. Lorsque je suis descendu du bateau, j'ai cru que j'avais écrasé un petit Rahi. En attendant Karzahni, j'ai aussi pris contact avec une partie intéressante de l'île lorsque de petites créatures que quelqu'un a appelé « Dard de Poussière » ont décidé que mon armure endommagée ferait un bon casse-croûte.

Avec beaucoup de sauts et d'écrasements, je repoussais les créatures avec plus d'agilité que je n'aurais cru possible dans ma condition. Finalement, mon tour d'être réparé arriva, et je marchai précautionneusement vers la porte, m'appuyant fortement sur Gar. Un autre Matoran qui était tellement rouillé et décoloré que je ne pouvais pas dire son élément m'aida dans la salle d'opérations pendant que mon ami attendait à l'extérieur.

Pour être honnête, Karzahni n'est pas le personnage imposant que je m'étais toujours représenté. Son armure rouge sombre et bleu clair est horriblement disparate, et son Masque des Futurs Alternatifs est tout aussi confus, il est plein de pics et semble avoir été rafistolé aléatoirement, semblant aussi équilibré que sa santé mentale. Divers pièces de Matoran jonchaient la pièce, certaines tordues au point d'être irréparables, d'autres provenant d'êtres plus grands ou plus petits, et chaque pièce ayant une apparence et une couleur complètement différente. Apparement, pas le grand génie dont j'avais entendu parler.

J'ai été attaché à une table par le Matoran qui m'avait aidé à rentrer, et le « génie » demanda « Alors quel est le problème ? » Je le regardai, incrédule. Je pensai qu'il blaguait, mais sa mauvaise tentative pour sembler sincère me fit réaliser qu'il se posait vraiment la question. J'expliquai mon accident de mon mieux, et il sembla soudain remarquer le métal tordu et applati sur mon flanc droit. Les pièces en mauvais ont été enlevées précautionneusement, et Karzahni a tenté de me faire la conversation en me reconstruisant. Les liens m'empêchait de regarder ses progrès, mais je pouvais sentir mon corps se remettre en place. Quelque chose semblait un peu étrange, mais j'attribuais ça aux nouvelles pièces d'armures qu'il me plaçait dessus. L'opération continua comme prévu, avec de petits serviteurs Matoran aidant à trouver les bonnes pièces, mais soudainement, il commença à travailler sur mon autre côté.

« Hum, excusez-moi, Grand Mécanicien, mais je n'étais endommagé que du côté droit. » Il hocha simplement la tête comme s'il m'entendait le féliciter, et continua à désassembler ma jambe gauche. Finalement, j'arrêtai de lutter, et Karzahni fit quelques finitions sur mon autre bras, et détacha les liens. Un miroir me fut tendu par un de ses serviteurs, et je vis ce qu'il avait fait.

Mes jambes étaient petites et courtaudes, des pièces d'armures aléatoires étaient attachées partout, et un bras atteignait presque mes orteils, alors que l'autre avait à peu près une taille normale. Rien ne correspondait du tout, et les plaques d'armures ne semblaient même pas correspondre à ma taille. Je levais le regard vers le sourire inégal de Karzahni, qui me forçait presque à le suivre dans ses commentaires optimistes.

J'éclatais soudainement « Ça ne ressemble à rien ! Qu'est-ce que vous m'avez fait ? »

Sa grimace disparut rapidement, et une grande moue apparut sur son visage. « À rien ? Tu sais à quoi ça ressemble, quelque chose qui ne ressemble à rien ? Je vais te montrer quelque chose qui ne ressemble à rien, petite mouche de feu ingrate ! »

La dernière chose que je vis avant que tout ne disparaisse fut que l'Olisi de Karzahni commençait à briller, et j'eus la sensation de tomber jusqu'à ce que je frappe la table avec un bruit sourd. La vue floue, je me regardais, alors que je ne ressemblais même plus à un Matoran. Je tentais d'objecter, mais tout ce qui sortit fut un grognement rauque. Karzahni sourit à nouveau, comme si mon apparence était une grande réussite, s'agrandissant de plus en plus jusqu'à ce qu'il ressemble à la grimace d'un fou qui viendrait de finir une super-arme. Je jetais mon nouveau corps inégal contre lui, mais son rire maniaque m'avala, et je tombais soudainement à nouveau sur le table, rebondissant cette fois-ci et me transformant en pile de bouts de métaux. Le masque de Karzahni s'éteignait lentement, mais son sourire était toujours en place, toujours aussi fou que dans l'illusion.

« Tu... tu monstre ! » Je tentai de former une phrase cohérente, en état de choc. « Regarde juste... Je veux dire tu... Je pensais que tu... » Finalement, je m'effondrais dans la pile de déchets, trop épuisé et surpris pour ajouter quelque chose.

« C'est ça, petit Matoran, allonge-toi. Habitue-toi à ta nouvelle apparence, parce que tu seras comme ça pour le reste de ta vie, qui, puisque je ne veux pas t'avoir à ruiner mes petites affaires ici, sera passée dans le bonheur au Continent Sud. Est-ce que c'est monstrueux, ça ? » J'étais trop étourdi pour faire quoi que ce soit alors que ses serviteurs rouillés m'emportaient. Dès que je pus à nouveau penser, mes premières pensées furent pour mon ami Gar. Avait-il échappé à Karzahni ? Est-ce que je lui manquerai ? Qu'est-ce que mon village penserait ?

-----------------------------------------------------------------

Je découvris rapidement la vérité à son propos. Je fus envoyé sur la côte nord du Continent Sud avec un peu de fournitures, une petite arme chargée, et une nouvelle apparence terrifiante. En errant dans les bois, je trouvais un petit village de Matoran « réparés », qui avaient établi une bonne colonie et un bon système pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Je fus accueilli les bras difformes ouverts, et trouvais rapidement ma place dans le village.

Quelques jours plus tard, un autre Onu-Matoran arriva sur la côte. Ses longues jambes et bras me surprirent un moment, mais lorsque je l'ai observé de plus près, j'ai reconnu mon vieil ami Gar. Karzahni l'avait capturé pour qu'il ne parle pas, et l'avait « réparé » tant qu'il y était, puis il l'avait envoyé rapidement au Continent Sud. Je me sentais horriblement coupable qu'il soit piégé ici avec moi, tous deux étant incapables de revoir nos amis, et c'était ma faute d'être tombé dans ce piège. Gar semblait prendre ça plutôt bien cependant, mais je pouvais dire qu'il était énervé de n'avoir rien remarqué plus tôt, avec sa nature prudente. En fait, j'étais surpris également, Gar étant toujours le premier à remettre en question les décisions de nos Turaga chez nous.

La vie était simple sur le Continent Sud. Nous travaillions tous pour rassembler de la nourriture, nous défendre des prédateurs habituels et des autres dangers, puis nous détendions sur notre temps libre. Je me remis à creuser un peu avec mes nouvelles armes, et mes bras plus longs et mon corps plus court aidèrent au moins pour ça. Je trouvais du Protodermis pour le village, et minai la pierre dont nous avions besoin, avec Gar et quelques autres Onu-Matoran travaillant à mes côtés. En fait, j'aurais pu commencer à aimer cet endroit.

---------------------------------------------------------------

La paix de notre village changea un jour, lorsqu'une Vipère de la Damnation brisa nos défenses, répandant son souffle toxique partout. Aucun défenseur ne pouvait s'en approcher, notamment à cause des six têtes colorées regardant dans toutes les directions et soufflant sur tout ce qui approchait. Un grand nombre d'entre nous mourrurent avant même que nous nous rendions compte de ce qui se passait.

Gar et moi étions à la mine lorsqu'elle attaqua, et lorsque nous sommes revenus, nous avons découvert notre petit village désormais détruit, et bon nombre de ses habitants gisaient, morts. Gar, toujours aussi prudent, m'empêcha d'aller rapidement venger leurs morts.

« Tu es trop impulsif. Reste en retrait un moment, et on pourrait découvrir une faiblesse. »

Je savais qu'il avait raison, mais je devais lutter dur pour ne pas charger directement alors que mes meilleurs amis suffoquaient dans les fumées. Je fis donc la seule chose que je pouvais faire, et j'attendais, ce qui était très difficile pour moi. Certains de mes ennemis au village diraient que c'était précisément pour ça que j'avais été pris dans l'effondrement qui nous avait mis dans ce bazar. Je chargeais dans une grotte sans vérifier s'il était stable ou s'il n'y avait pas de nids de Rahi, les deux points qui avaient contribué à ma blessure.

La Vipère de la Damnation se débattait, faisant cingler ses têtes de partout et détruisant tout notre dur labeur. Graduellement, je remarquai que sa queue était coincée dans une fissure dans une des huttes, et qu'elle tentait de s'échappait.

Je regardai Gar et lui dit ça, mais il avait apparemment déjà remarqué, et hocha juste la tête vers moi. Je pouvais dire qu'il était en train de mettre un plan au point, et avec de la chance, nous nous en sortirions vivants. Tout ce qu'il me dit fut « Pars maintenant et va à la queue ! »

Je courrais aussi vite que possible, avec Gar qui distançait grâce à ses jambes bien plus grande. La vipère était trop occupée à détruire un entrepôt à nourriture pour remarquer les deux Matoran qui la chargeaient. En chemin, j'atteignai rapidement ma hutte en ruines et attrapait mes armes de creusage, et Gar attrapa également les siennes. J'atteignis la queue peu après lui, et me préparai à lui tirer dessus.

« Arrête ! » cria Gar. « Tu ne peux pas l'attaquer immédiatement ; n'utilise ça qu'en dernier ressort ! Tes outils vont juste libérer la queue. »

Il avait raison, je devais l'admettre. Il allait me dire quel était le vrai plan lorsque la Vipère de la Damnation se tourna vers nous. Le grand Matoran ferma soudainement sa bouche et fonça, du gaz empoisonné non loin derrière. Je fis ce qui était le plus sage etcourrait dans l'autre sens, la moitié des têtes suivant également mon avancée. Elle ne pouvait pourchasser qu'un seul d'entre nous, cependant, et je suppose qu'elle jugeait Gar comme une plus grande menace, et elle le poursuit... jusqu'à ce que sa queue la ramène à la hutte détruite à nouveau.

Gar soupira, soulagé, et retourna vers moi, le dos tourné à la vipère. Malheureusement, ce manque de prudence eut des conséquences drastiques.

La vipère lança une tête, entrelaçant lentement les grandes jambes de Gar, le faisant trébucher. Instantanément, les six têtes furent sur lui, du gaz sortant de leurs mâchoires crochues. Gar réussit à reculer juste assez pour que le gaz passe sous lui, mais il n'avait plus beaucoup de temps. Il devait agir vite, donc je courrais jusqu'à la queue. Un rapide coup de mon arme brisa la pierre l'enchâssant, mais cela fit peu au Rahi à part attirer son attention, et c'était suffisant. Les six têtes se tournèrent vers moi, frappant les airs en me chargeant. Je fuyais vers le seul endroit auquel je pouvais penser, la vieille mine. Ses tunnels étroits empêcheraient au moins certaines des têtes de me toucher, et la vipère avançait moins vite que je ne courrais.

Je finis par atteindre un tunnel en particulier que les Matoran avaient abandonné il y a longtemps à cause du risque d'effondrement. J'avais le sentiment que c'était mon dernier choix, et dès que ces têtes se montrèrent dans le coin, je sautai rapidement par dessus, me balançant avec mes grands bras pour gagner les quelques bio qu'il me fallait pour atteindre l'autre côté, tirant avec mes armes en plein vol. Le tunnel résonna en s'effondrant, la Vipère de la Damnation siffla, puis tout fut silencieux. Je réussis à retourner à l'entrée pour trouver Gar, avec un genou cassé, se traînant vers moi, souriant. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire non plus, puis il s'effondra. La jambe fracturée lui faisait très mal, et je ne pouvais pas y faire grand chose pour le moment, donc je décidais de lui repayer ma longue dette en le rapportant au village. Il continua à sourire malgré la douleur pendant tout le chemin. Tout semblait parfait.

-------------------------------------------------------------

Reysa finit par poser les tablettes pour observer la récolte des Hydruka, riant à cette dernière ligne. Depuis que sa cité avait coulé, rien n'était parfait, et tant de choses s'étaient passées depuis la fin de cette entrée. Quelques Hydruka partaient vers Mahri Nui, leur dessous d'armure en forme de bol retenant de grandes bulles d'air comme du mercure liquide, mais le reste était toujours au travail. Reysa remarqua également qu'il faisait beaucoup plus sombre maintenant dans la faible lumière qui filtrait depuis la surface, il était beaucoup plus tard que son heure habituelle de départ. Il se leva pour mettre en marche les Hydruka, les enjoignant de se presser lorsqu'un son l'arrêta. C'était sans doute juste un outil qu'un Matoran idiot avait laissé échapper dans un courant. Et pourtant, au bord du champ d'air, il n'y avait aucun signe d'un outil. Les yeux de Reysa s'agrandirent soudainement lorsqu'un tentacule s'enroula autour de sa taille, l'emportant dans les profondeurs. Le seul signe qu'il avait été là était son journal, désormais le mémoire d'un mort.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 28 Déc 2014 - 16:15

Quelques mots qui ont été oublié dans Le Journal Wink
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 28 Déc 2014 - 18:11

Cette fiction est l'œuvre d'Iku, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Toa
par Iku

Je commence cette chronique, une compilation de mes origines, car j'ai besoin d'un peu temps pour réfléchir aux événements récents qui ont changé le cours de ma vie entière, et quel meilleur moyen de réfléchir que de graver sa propre histoire ? Bien sûr, vous pourriez penser que c'est un projet de vanité - ça se pourrait bien, on ne sait jamais. Vous ne pouvez que faire confiance à mes paroles, et espérer qu'elles vous mènent à la vérité.

***

Ma vie de Matoran n'a jamais été ennuyeuse. De la petite île d'où je viens, je pourrais décrire chaque coin et recoin, chaque nid de chaque Rahi qui y vivait. La conglomération de villageois habitant l'île était dirigée par trois chefs Matoran élus, puisque nous n'avions pas de Turaga. Ils considéraient mes exploits d'aventurière comme étranges. Après tout, les Ga-Matoran sont supposées être des créatures paisibles, passives, et sages. Mais quelques esprits plus aventureux, habituellement de la Végétation ou de la Foudre, venaient me rejoindre de temps à autres.

Une de ces Matoran de la Foudre gagna le surnom Toa, en témoignage de ses exploits ; sauver des Matoran de Rahi, régler des disputes, et aider dans les activités quotidiennes, quand elle le pouvait. Notre village avait pour habitude de dire que nous n'avions pas besoin de vrai Toa ; nous avions notre propre héros local, qui finit par adopter le titre et nom de « Toa ». Sa soif d'aventures ne rivalait que la mienne, et nous nous sommes rapprochées durant nos nombreuses escapades. Ironiquement, ce fut elle qui nous aider à trouver la pierre Toa.

Un matin, Toa et moi nous sommes rencontrés à notre point d'observation habituel, et je la trouvai déjà assise sur un rocher, admirant la vue.

« Ça ne cesse jamais de m'émerveiller. On peut voir tellement de l'île d'ici » s'amusa Toa.

« La vue est encore meilleure avec le lever du soleil, » J'avançais vers l'horizon. Son regard resta perdu pendant un long moment, puis se reposa sur moi.

« Hé, Naho, tu vois cette petite grotte ? » montra-t-elle. « Elle n'était pas là la nuit dernière, ni avant. La tempête de la nuit dernière a dû déplacer ce qui la bloquait. »

Il me fallut un moment pour la voir ; mes yeux n'étaient pas si vifs que ça. Cependant, je pouvais dire qu'elle était excité, parce que c'était difficile de suivre ce qu'elle disait, même si je m'étais habitué à son rythme rapide de paroles. Elle me regarda et s'excusa, grimaçant. Ça faisait un moment qu'on n'avait rien découvert de nouveau.

Nous nous sommes rapidement frayées un chemin dans la jungle, courrant presque, et sommes arrivées à la grotte. Ou du moins où nous pensions qu'elle était. Le soleil du matin passait à travers les feuilles des arbres, illuminant la colline abrupte où ne se trouvait aucune grotte.

« Elle n'est pas là ! » Toa avait l'air incrédule. « J'aurais pu jurer que la grotte était - Peut-être qu'on ne peut la voir que depuis la falaise - Naho, examine la zone. » Toa grimpa rapidement en haut d'un arbre.

J'explorai à nouveau la zone, et rien. La grotte aurait dû être juste là, alors pourquoi n'y était-elle pas ? Ça n'aurait pas pu être un jeu de lumière, non ? J'explorai la zone, sans résultat. Le creux dans la montagne, d'après nous, ne pouvait être nul part d'autre. La combinaison des repères marquants ne menait qu'ici. Alors que j'examina le lieu attentivement, Toa sauta d'un visage en roc, déçue.

« J'ai essayé le point de vue le plus élevé, rien. La grotte a disparu. »

« On doit juste regarder plus attentivement. » Je montrais le mur de roche.

En l'examinant de près, la mousse de la paroi était flottante dans certaines zones, ce qui nous sembla bizarre, parce que la mousse ne décide pas de s'enraciner dans l'air. Le sol là où la montagne rencontrait la terre était aussi branlant, révélant la moitié d'une grande empreinte.

« Je pense que c'est une porte », concluais-je. « Sans contours, et un visiteur... »

Je frappai plusieurs fois sur la pierre, mais les vibrations indiquaient qu'elle était solide. Perplexes, nous avons taté la surface, jusqu'à ce que la main de Toa trouve un petit symbole, qui brilla immédiatement. Nous avons toutes deux sursauté alors que le mur se dissolvait dans la montagne, dévoilant un tunnel.

Des lianes luminescentes jetaient des ombres légères sur les runes étranges et pourtant familières inscrites sur l'intérieur lisse du tunnel. Toa courut de mur en mur, scrutant l'étrange construction.

« Cet endroit à l'air nouveau, mais l'écriture - c'est presque du Matoran, mais je ne reconnais aucun des symboles. Les empreintes ont disparu. »

Le changement de sujet était abrupte, et il me fallut quelques moments pour rassembler mes pensées. Elle avait raison. Le sol de pierre cachait toute preuve du mystérieux visiteur.

Cela nous fit rapidement réaliser que quelqu'un devait être là avec nous. Précautionneusement, nous avons descendu le chemin qui baissait progressivement, nous arrêtant occasionnellement pour regarder les diverses représentations d'un univers qui nous était étranger. Alors que nous tournions un autre coin, je criais. Nous nous sommes toutes deux arrêtées, choquées.

« Que... s'est-il passé ? » Un corps était étendu au sol - notre visiteur, sans doute.

« Il semble s'être battu », je faisais référence aux entailles profondes dans son armure.

L'armure gris-cramoisi de la victime portait une épée tordue, faite pour tuer, ainsi qu'un ensemble de dagues à lancer. Gravé sur son torse en grands caractères se trouvait le mot Matoran, « INDIGNE ».

Toa tenta de ramasser une épée courte. « Qui était-ce ? Pourquoi a-t-il été tu- »

« Je pense qu'on devrait faire demi-tour. »

Je prenais une dague au sol. Nous avions toutes deux peur, mais Toa avançai, curieuse, ne me laissant pas d'autre choix que de la suivre silencieusement. Le tunnel s'agrandit soudainement, arrivant dans une petite mais grande pièce avec des statues de gardiens alignées sur les murs. Des vrombissements de machines résonnaient dans le hall - une des statues s'avança, ses pas résonnant, menaçante devant nous. Elle portait une grande épée dans une main, et un étrange lanceur dans l'autre. Elle semblait être un exo-Toa, une puissante exo-armure que certains Toa portaient dans des histoires racontées autour des feux de camp. Nous avons baissé nos armes, tremblantes. Le robot s'arrêta, et nous regarda avec sa tête plate et ronde. Il se retourna puis reprit sa place.

Essouflées de peur, nous nous sommes lentement approchées de la pierre brillant légèrement au bout du couloir.

« Protéger ça vaut la peine de tuer ? » Je tapais avec précaution sur l'artefact couvert de hiéroglyphes.

« Qui voudrait seulement - »

« Prend-le », suggéra-t-elle.

Après un moment de confusion, je compris, et fermais ma main sur la pierre. Je tirais, et elle fut délogé de son piédestal. Nous nous sommes tenus immobiles, attendant quelque chose. Rien ne se passa. Notre trésor, semblait-il, n'était destiné qu'à ceux qui en étaient « dignes ». On ne pouvait que supposer que l'être infortuné rencontré plus tôt ne l'était pas.

Lorsque nous sommes revenues au village, les chefs du conseil étaient à moitié curieux à moitié inquiets lorsque nous leur avons demandé d'examiner la pierre. Après notre récit du voyage, ils ont déduit que c'était en fait une pierre Toa (au grand amusement de Toa). Ils l'enfermèrent dans un coffre en protoacier dans la chambre du conseil, créé par les chefs des Fe-Matoran et des Ta-Matoran. En sécurité.

***

La nuit fut interrompue par un cri, qui me réveilla de mon sommeil léger. J'attrapai le couteau que j'avais trouvé dans la grotte et courrai à la source du cri. C'était le temple au bord du village. Le sanctuaire était pillé, et une silhouette en tas était vautrée au sol - celui qui avait fait ça cherchait quelque chose, et avait tué - je n'osais pas regarder. La pierre Toa. Il voulait la pierre Toa. Qui pourrait la vouloir ? Qui aurait les ressources et les motifs pour découvrir ça en quelques semaines ? Les seules personnes auxquelles je pouvais penser étaient les Chasseurs de l'Ombre - ils avaient affrontés les Toa d'innombrables fois, ils tenteraient sans doute d'empêcher que d'autres ne soient créés. Je courrais au centre du conseil - peut-être que cette folie pouvait être arrêtée en accomplissant leur quête. Je ne savais pas.

La chambre du conseil avait un mur brisé. Une armure violet sombre se laissa apercevoir dans la lumière des torches alors que mes yeux parcouraient la structure détruire. À l'intérieur, une fine silhouette imposante - femelle, apparement - cherchait l'artefact. Quelques membres du conseil gisaient immobiles au sol, et - Toa. Mata Nui, elle était si immobile, je - j'avais un plan idiot.

La Chasseresse réussit à éventrer le coffre. Elle prit la pierre dans sa main, une grimace de satisfaction sur le visage. Ma main se tendit autour de la poignée de ma dague. Juste alors qu'elle la plaçait dans un sac de stockage, je frappai ses doigts, lui faisant lâcher la pierre. Je l'attrapai, tournoyai, et pointai la dague vers elle. La Chasseresse de l'Ombre semblait amusée, bien que légèrement irritée.

« Que vas-tu faire maintenant, Matoran ? Oh, mais que tu sembles terrifiée ! » se moqua-t-elle.

Soudain, j'étais au sol, mon bras tenant la pierre écrasé par son pied. Son sourire entendu était mêlé à de la pitié et un plaisir sadique.

« Tu as une réponse ? Aucune ? Et bien, je pense », elle sortit une lame de son avant-bras, pointée sur mon torse. « que tu vas mourrir, lentement, avec douleur, en souhaitant ne pas avoir fait ça. »

De l'énergie me traversa et je frappais, l'envoyant voler loin de mon torse. Je n'avais pas le temps de mettre en question ma nouvelle force. La Chasseresse rebondit sur l'autre mur, fonçant directement sur moi. Instinctivement, je bloquai. De l'eau entra par le côté du bâtiment, nous envoyant toutes deux sur la plage adjacente. Immédiatement, tout apparut plus petit, sembla - différent. Étrangement, je luttai pour tenir debout. Ma coordination était déréglée. Dans cet état, je craignai de ne pas même pouvoir me déplacer correctement, encore moins combattre la Chasseresse. La colère rétrécissait ses yeux bleus glacés alors qu'elle sautait sur pieds et me foudroyait du regard.

« C'était une pierre Toa, c'est ça ? » grogna-t-elle.

« Tu ne savais pas à quoi ça ressemblait ? »

« Ce petit détail m'a été caché, semble-t-il. » Elle crachait ces mots. Son expression était devenue sombre, même si elle se détendit rapidement. « Mais ne t'inquiète pas, j'ai déjà tué quelques Toa auparavant, tous plus expérimentés que toi. »

Elle me lança plusieurs dagues, toutes frénétiquement interceptées par l'eau de mer. Quelque chose m'attrapa par derrière. Une douleur féroce perça mon dos et je nous envoyait dans le sable. Nous avons été submergées.

L'eau froide de l'océan enveloppa mon corps, nous séparant. Régénérée, je m'élevais dans les airs mais fus à nouveau attaquée lorsque la Chasseresse de l'Ombre saisit mon pied et l'utilisa pour refaire surface. J'invoquais un torrent d'eau, nous envoyant toutes deux dans les airs, puis créait une fontaine pour supporter mon poids alors que mes poumons rejetaient de l'eau. La Chasseresse frappa l'eau avec un gros bruit d'éclaboussure, et lutta contre le courant de la fontaine pour regagner la côte.

Ça devait en terminer rapidement. Avec le temps, le combat tournerait en faveur de la Chasseresse de l'Ombre. Alors que je descendais, rassemblant derrière moi vague après vague, mes muscles se raidissant à cause de la concentration. La Chasseresse eut à peine le temps de se tourner vers le son avant d'être projetée dans la falaise abrupte où la plage se terminait. Je la suivais, et réussis à ramener son corps inconscient sur la côte.

Le soulagement fut court. Une grande ombre se jeta sur le sable.

« Alors c'est là que la pierre est partie ? Pitoyable. »

Je levais la tête, confrontée à une gigantesque armure noire. Mon énergie était épuisée. Je ne pouvais pas m'occuper d'un autre chasseur. Je réalisais soudain que j'échouerais, les gens que j'avais combattu depuis si peu de temps pour protéger mourraient parce que j'avais pris la pierre. Parce que je devais jouer à l'héroïne ; parce que je devais faire quelque chose.

« Excuse ma partenaire pour son petit éclat. Elle a tendance à prendre ses mission un peu trop... personnellement. »

Voyant mon expression morbide, elle ricana. « Non, je ne vais pas te tuer. Je n'ai aucune raison de le faire. Je n'ai aucune raison de faire ça. Si nous n'avons pas la pierre, nous ne serons pas payés. C'est simple. Je ne vais pas t'amener à notre patron non plus. Je n'ai aucune garantie d'être récompensé si je le fais. Prend ça pour un acte de pitié. »

Sa face s'assombrit, « Je t'avertis, cependant - si tu fais encore quelque chose comme ça à un Chasseur de l'Ombre, non seulement toi, mais tous tes petits amis allez payer pour ça. » Le chasseur noir emporta son ami alors que je m'effondrai, et m'évanouissait.

Je m'éveillais dans ma chambre, à la vue familière des murs en algue des mers. C'était réconfortant, beaucoup plus que la douleur constante. J'étais allongé au sol. Pourquoi ? Ma main chercha mon lit, et elle semblait différente ; plus grande. Mes yeux dardaient sur le reste de mon corps. Non, bien sûr ce n'était pas un rêve, mais c'était tellement surréel. Douloureusement, je me levais, me demandant pourquoi Toa n'était pas là, maintenant, à m'aider, à me donner de l'espoir, comme elle le faisait lorsqu'elle n'était pas préoccupée... Toa ! Je sautai en avant, sortant de ma hutte, et m'effondrais.

Je commandais à mon corps de se relever, mais il répondait si lentement. Mon village m'observait, les yeux grands ouverts face à la vision paradoxale - un Toa impuissant, hah ! Bêtement, je demandais « Où est Toa ? », ce qui les embrouilla encore plus - un Toa à terre, posant des questions sur elle-même ? « C'est moi, Naho ! Vous ne me reconnai - Je veux dire, avez-vous vu Toa, la Matoran de la Foudre ? »

Un Matoran de la Végétation s'avança et pointa en direction du centre du village. « Je pense qu'elle est à préparer les funérailles. »

Mon torse se creusait encore plus lorsque j'apercevais la place du village. La gravité de la cérémonie me frappa - des Matoran étaient morts. J'étais trop préoccupée par la pierre Toa, je n'avais pas pensé aux autres Matoran ; j'aurais dû laisser les chasseurs prendre la pierre, et aidé ceux qui étaient blessés.

J'arrivais, et trouvais Toa en train de placer des gravures des noms des Matoran sur leurs autels respectifs. De magnifiques fleurs germaient sur chaque autel, chacune choisie pour représenter leur caractère. Ils en avaient tous une représentant la bravoure.

Un, deux, trois morts, comptais-je. Je comptais. Le premier était un constructeur, un Fe-Matoran timide qui adorait concevoir des bâtiments ; il était toujours sur des sites de construction, à faire des plans pour des structures.

Le second était un Le-Matoran, un marchand amical de la côte qui travaillait dans le commerce maritime ; il vous faisait toujours rire, même au pire moment. Le dernier, un Matoran de la Gravité que je ne connaissais que de nom.

Les Matoran auraient pu être n'importe qui ; les Chasseurs de l'Ombre les auraient tués quand même. Ils auraient pu être des Toa. Une montée d'émotions me lança en avant et quelques secondes plus tard, je réalisais que j'étreignais fermement Toa, remerciant Mata Nui qu'elle soit saine et sauve. Elle me regarda avec une expression douloureuse, un sentiment mutuel de perte emplissant mon esprit.

Le chagrin évolua en fureur incontrôlable alors que je réalisais que ces morts innocentes venaient des lames froides et indifférentes des Chasseurs de l'Ombre. Ils devaient souffrir pour ça. Je m'en assurerais. Je déchiqueterais leurs -

« Naho ! » interrompit Toa, voyant la rage s'accumuler. « Tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas les tuer. Si tu le fais, d'autres prendront leur place, tu comprends ? Tu deviendrais une cible immédiatement. »

« Mais ils ont tué - »

« Je sais. Tu es une Toa maintenant, mais ça ne veut pas dire que tu peux affronter tout ce qui se met sur ton passage - c'est stupide, pas courageux. » Elle prit une profonde inspiration. « Si quelqu'un est à blamer pour ces morts, c'est moi. C'est moi qui nous ait menées à la pierre Toa, c'est pour ça que les Chasseurs de l'Ombre sont venus. Ils ne pouvaient pas l'avoir eux-mêmes, et on l'a sortie pour eux. »

L'image du chasseur mort dans la grotte passa dans mon esprit. INDIGNE. Je regardai mon corps en armure. Le corps d'un Toa.

À ce moment, je me rendis compte qu'elle aurait été un meilleur Toa que je ne le serais jamais, à cause de sa résolution sans faille, et son courage face à une adversité insurmontable.

Une foule de Matoran s'était amassée devant la place du village. Que feraient-ils s'ils découvraient la vraie raison pour laquelle les Chasseurs de l'Ombre étaient venus ?

« De toutes façons, ils finiront par le découvrir », rétorqua Toa, lisant presque mon esprit. « Ça ira. Je vais répondre de ce que j'ai fait. »

« Non, ils vont t'exiler, ou pire. Je prendrais ta place, et je resterais au loin pour que tu ne sois pas blessée. »

« Ils ont besoin d'un Toa pour les protéger après ce qui s'est passé. »

« Et ce sera toi. »

« Matoran, écoutez », s'addressa Toa à la foule. « C'est à cause de moi que les Chasseurs de l'Ombre nous ont attaqués la nuit dernière. Ils recherchaient la pierre Toa que j'ai trouvé il y a quelques semaines. »

Des murmures enveloppèrent la foule. Avant que je ne puisse intervenir, la colère atteignit quelques uns, « Les Chasseurs de l'Ombre ne seraient jamais venus si vous n'aviez pas sorti la pierre Toa ! »

« Ces Matoran n'ont rien fait de mal, et vous nous faîtes tomber ça dessus ! »

« Et maintenant Naho est une Toa ? Où est la justice ? »

« Quelqu'un devrait tuer les Chasseurs de l'Ombre qui ont fait ça ! »

« Silence ! » Le chef Ba-Matoran, souvent connu sous le nom de Géant, parla, incarnant son nom. « Est-il temps de se disputer ? Est-il temps d'oublier ce que nous avons perdu ? Même Toa et Naho comprennent la gravité de leurs actions, et pleureront aussi les morts. Ne leur enlevez pas ça. Seulement après les funérailles déciderons-nous comment gérer la situation. »

Les Matoran se calmèrent, se dispersant, la plupart se préparant pour la cérémonie ce soir. Toa et moi sommes retournées à notre dispute, puis nous nous sommes rendues compte que c'était futile - les Matoran décideraient ce que nous affronterions, et refuser ça, c'était s'opposer à ce qu'était être un Toa - je ne pouvais pas être une ennemie de ceux que je devais protéger. Nous avons passé le reste de la journée à préparer les funérailles, et je découvrai que c'était Toa qui m'avait ramené dans ma chambre, s'était assurée que les membres du conseil étaient sains et saufs et avait aidé à récupérer les morts. Ils avaient été tués juste pour les empêcher d'éveiller tout le village. Toa et les membres du conseil étaient chanceux d'avoir été rapidement assommés et de n'avoir pas eu le temps d'affronter les Chasseurs.

Les funérailles, dirigées par Géant, furent encore plus douloureuses que le moment où je m'étais rendu compte que les Matoran avaient été tuées. Chaque mot prononcé par le Ba-Matoran me rappelait tous les Matoran que je ne pouvais pas aider, tous les Chasseurs de l'Ombre que j'aurais empêcher de venir si j'avais poser mes pieds et dit que nous ne devrions pas continuer dans ce tunnel. Les yeux de Toa fixaient les miens, partageant tristesse et culpabilité alors que la procession avançait lentement, jusqu'à ce que nos corps et esprits soient comme anesthésiés.

Le lendemain, nous avons été mises en procès pour les morts qui s'étaient abattues sur le village, et ils ont décidé que je devais partir, parce que je deviendrais sans doute un aimant pour tous les Chasseurs de l'Ombre. Toa a été gardée ; elle était trop utile comme membre du village pour être exilée - ses talents étaient ce qui la définissait. Même si elle voulait venir avec moi, elle accepta solonellement, puisque c'était son devoir.

***

La lumière dorée s'étalait sur le vieux quai en bois, une lueur pas si différente du lever de soleil qui avait marqué le commencement de notre aventure. L'océan enveloppait le bateau et les supports en bois. Je jetais un regard sur l'île, autrefois mon monde, puis mes yeux virent Toa, projetant une petite ombre devant moi.

« C'est fini, hein ? » soupira-t-elle.

« Je reviendrai, mais pas de sitôt. Il faut que les Chasseurs de l'Ombre arrêtent de me pister, et je le promets, je reviendrais » les mots sortaient de ma bouche, tentant faiblement de m'accrocher à leur familiarité.

« Je sais, mais j'ai le sentiment que ça ne sera pas avant longtemps. »

« Pourquoi est-ce que ça n'a pas été toi ? » demandai-je. « Pourquoi n'es-tu pas devenue l'héroïne, à ma place ? Tu es plus digne - »

« Ne remet pas en question ce qui s'est passé. Tu ne peux pas le changer. La seule chose que tu peux accepter est ta responsabilité, et continuer. »

Ses yeux trahissaient sa voix ; elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qui aurait changé si elle avait été transformée à ma place. Mais elle semblait comprendre. Elle savait qu'elle ne pouvait pas changer la réalité, et l'acceptait.

« Tu vas me manquer », je m'agenouillai, et ses bras enserrèrent rapidement mon cou. Je l'étreignai fermement, comme si je n'allais jamais la laisser partir.

« Tu vas me manquer aussi. » Libérant son étreinte, ma meilleure amie sourit et rapprocha sa bouche de mon oreile, doucement.

« Au revoir, Toa Naho. »


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 28 Déc 2014 - 21:43

Première Victime :
- Ga-Metur
- Ntore
- une lame planté dans le sol --> dos
- Murmura Mazeka --> Murmura Vultraz
- Stupde --> Stupide

Toa :
J'aurais pu jurer que la grotte était --> "là" manquant
Je le sentiment --> J'ai
Ne dispute pas ce qui s'est passé. --> discute
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 4 Jan 2015 - 17:40

Ouh là, je vais voir ce topic en début de vacances, je vois deux nouvelles traductions en me disant "bon j'irais lire ça plus tard" et me voilà en fin de vacances prêt à lire ces deux nouvelles et je me rends compte que tu en as traduit dix autres depuis ah ah.
Bon bah je vais essayer de lire et d'en commenter une par jour à partir de demain je pense. Merci en tout cas pour les efforts et le rythme de parution vraiment rapide.
Tu as tout posté là ou il en reste encore d'ailleurs ? Le concours à avancé aussi du côté de Bzp ou certaines entrées sont encore en phase de vérification/correction ?

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 5 Jan 2015 - 15:15

Les sondages sont ouverts (et tout est traduit). Pour un récapitulatif global : http://www.bionifigs.com/t8391-blog-les-memoires-des-habitants-de-l-um-morts-mais-pas-trop
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 5 Jan 2015 - 18:05

Faut bien commencer quelque part, donc c'est parti pour le Turaga Inconnu. D'abord les petites fautes que j'ai noté puis ensuite mon avis rapidement.

"Je ne suis pas sûr que quelqu'un l'ait remarqué, mais il semble éviter les rencontres publiques avec seulement une personne ou demandant trop de conversation innocente"
>Cette phrase sonne assez mal dans son ensemble je trouve. Après avoir lu la VO je traduirais plus le "casual conversation" par "conversation familière" ou quelque chose dans cet état d'esprit plutôt qu'innocent qui ne fonctionne pas. Idem pour "rencontres publiques avec seulement une personne" qui semble très littéral. Pourquoi pas juste "entretien publique un à un" ou "rencontres publiques personnelles" même si en soit rien que entretien publique me semble passer plus facilement à défaut de reprendre toutes les données du récit.

"expliquant que j'étais sensé rapporter les nouvelles, pas les jeux de lumière"
>censé

"Cependant, peu importait ce que je disais au nombre de témoins grandissant, ils continueraient à insister."
>La concordance des temps me semble bizarre.
"Peu importait ce que je disais...ils continuaient" ou "Peu importait ce que je dirais...ils continueraient".

"Nous avons patrouillé durant la majorité de la nuit, et juste avant que la lumière du jour se lève au-dessus de notre belle cité, nous l'avons vu."
>La phrase passe en soit même si j'aurais plus tendance à ajouter la négation "ne se lève"

"Une grande créature presque invisible avec de grandes griffes qui brillaient dans la lumière du fin rayon de soleil du matin qui passait miraculeusement par là"
>La phrase manque de virgule ou alors la répétition de "du" là rend trop longue.
"Une grande créature presque invisible avec de grandes griffes /qui brillaient/brillant/ dans la lumière du fin rayon de soleil matinal qui passait miraculeusement par là."

"que c'était quelque chose que j'aurais dû laisser à qulqu'un d'autre"
>quelqu'un

« Et bien, et bien, Kodan »
"Eh bien, eh bien"

"chercher cette créature la nuit dernière, voyez-vois"
>voyez-vous

"Les pauvres Matoran pourrait te croire,"
>pourraient

"je ne pouvais me protéger que ce qui allait arriver"
>de ce qui allait arriver

"Je tentais d'objecter, mais malheureusement, ni le Turaga ni Toa Naho n'accepterait la moindre objection."
>n'acceptaient

"Je partis donc avec Toa Naho, et elle me permit de m'arrêter à ma hutte avant que nous partions avec un autre Toa."
>La répétition du verbe partir alourdit la phrase je trouve.
"Je partis donc avec Toa Naho qui me permit de m'arrêter à ma hutte avant notre départ avec un nouveau Toa"

"Je le placerai quelque part où seul un vrai résident de Metru au cœur pur pourra le trouver, et prierait pour qu'ils puissent arrêter le mal que ces monstres prévoyaient de répandre."
>Les accords me semblent bizarre car il parle "d'un vrai..." puis après "ils puissent". Autant tout mettre au masculin non ? "Un seul vrai résident de ... et prierait pour qu'il puisse arrêter..." ou alors mettre au pluriel "de vrais résidents" même si cela sonne moins bien je trouve.

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"Ma lumière de cœur clignotait erratiquement"
>Cela me semble assez peu canon mais plutôt sympathique comme petite touche je trouve. Même si cela ne doit pas spécialement aider dans les situations sociales un peu embarrassantes de la vie de tout les jours ah ah.

"Je sais que nous ne reviendrons pas de ce voyage."
>C'est étrange comme phrase même si après coup je peux comprendre les doutes de Kodan. Mais c'est vrai que quand Dume et Naho énoncent le fait de partir, ils parlent juste d'aller fermer une porte maritime, ce qui en soit semble peut dangereux.
Après réflexion en effet, je suppose que Kodan a déjà dû "relier les points" dans sa tête en se disant que Dume ferait en sorte que sur place ou pendant le voyage il se produise un "accident" pour le faire taire, d'autant plus qu'il a compromis Naho en mentionnant sa présence avec lui lors de leur recherche.

Pour le reste ud récit je dois avouer que je n'ai jamais été trop trop fan du personnage de Dume contrôlé par Makuta, encore plus quand hormis les bouquins sont apparitions la plus importante et sûrement dans le second film où là encore je n'ai jamais eu d'affect par rapport à ce méchant.
Donc ajouté à cela la platitude du récit et des personnages, dont Kodan, n'aide pas vraiment à rendre la fic intéressante à mes yeux. Au final c'est vraiment le récit d'une anecdote et d'une seule, il y a peu d'ouverture sur autre chose et très peu de détails divulgués qui pourraient aider à étoffer le récit et la situation.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mar 6 Jan 2015 - 8:44

Corrections effectuées, et j'avoue être globalement de ton avis sur ce récit-là.

En dehors de ça, un développement récent fait que ce concours est désormais beaucoup plus à considérer comme « non-canon » que « canoniquement contestable ».
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mar 6 Jan 2015 - 16:45

Le Premier Chasseur

"des événements tellement impossible, ..., qui défie toutes les lois de la nature."
>impossibles, ..., qui défient

"Ce ne fut donc pas une grande surprise pour moi quand la guerre finit par éclater, transformer notre société ..."
>transformant

"Cela dura jusqu'à la fin de la guerre, quand les chefs restants furent tués, et de nombreux soldats commencèrent à se demander..."
>et que de nombreux

"c'était parce qu'il était prudent, et rusé, et pas quelqu'un qui sautait sur la première..."
> et rusée, et que ce n'était pas quelqu'un qui sautait...

"« Qu'est-ce que les gens ont contre leurs noms habituels ces temps-ci ? »"
>D'après la VO, le sens serait plus : "Qu'est ce que les gens ont contre les noms originaux ces temps-ci ?"

"Ce n'était pas comme si je pouvais l'écraser en un instant."
>Ce n'était pas comme si je ne pouvais pas juste l'écraser en un instant

"Demander son chemin à réfugier, pourchasser un Kikanalo"
>...son chemin à un réfugié, pourchasser un kikanalo à monter...

"si je pouvais dire qu'il me menait dans un piège."
>si j'étais capable de deviner qu'il me tendait un piège/me menait dans un piège

"Je grognai silencieusement, ne souhaitant pas que des choses aussi triviales m'arrêter."
>m'arrête

"En rétrospective, j'ai vraiment honte de mon intrépidité durant cette bataille."
>imprudence à la place d'intrépidité

"Au lieu de ça, dans mon intrépidité,"
>imprudence à nouveau ou "dans ma hâte", qui me semble faire plus "propre".

"tirer un étranger rayon sur mon bras,"
>étrange

"des lasers mortels sur des lasers mortels furent envoyés vers moi,"
>vague après vague de lasers mortels furent envoyés...

"On dit qu'avant que vous mourriez"
>qu'avant que vous mourez ou qu'avant de mourir

"je combattai un Zyglak"
>combattais

"Extrayant la machine, je creusai un petit trou dans le sol, puis l'enterrait dans le sol."
>je creusais un petit trou dans le sol avant de l'y enterrer

"« On joue dans la boue ? » renacla le Ténébreux, ..."
>ricana le Ténébreux

"Je le vis s'effondrer sur le sol comme un tas de chiffon"
>tas de chiffons

"Un bon coup à la tête devrait faire la tête"
>faire l'affaire

"Me tenant au-dessus du Ténébreux, le poing levé au-dessus de ma tête, Je regardai le seigneur de guerre à terre."
>je regardai

"Je ricanai, forçant ces pensées pensées distrayantes à quitter mon esprit."
>ces pensées distrayantes

"Cet être avait tenté de me tuer, et le détruire rendrait l'univers meilleur (et augmenterait ma durée de vie)."
>Cet être avait tenté de me tuer, et le détruire rendrait l'univers (et mon ésperance de vie) meilleur.

"Bien que remplis d'intensité, ils ne semblaient pas effrayer,"
>pas effrayés

"observant intenséement le seigneur"
>intensément

"Mais tant que tu ris, peut-être que tu pourras aussi répondre"
>mais pendant que tu ris, peut être pourras tu...

"regardant le mur opposée"
>mur opposé

"« Et les profits acquis seraient partagés également. »"
>partagés équitablement

"Et je suppose que tu feras de même."
>que tu en feras de même, me semble mieux mais à toi de voir.

"Aussi ennuyant que ce soit,"
>Aussi agaçant que ce soit,

"et s'est répandu dans l'univers"
>s'est répandue

----------------------------------------------------------------------------------------

La fic était plutôt bonne avec un combat bien détaillé. C'est tout de même bizarre après de voir Ancien aussi déstabilisé justement lors de ce dernier ou tout du moins au début. Après le petit père n'a pas vraiment un caractère ou une attitude (tout du moins dans la fic) qui m'a vraiment plus fasciné que ça. Et quand au Ténébreux, autant dire que là aussi pas un personnage que j'ai spécialement dans mon cœur au niveau intérêt et la fic n'a pas vraiment changé cela malgré le côté plus fermé de leur rapports si je puis dire.
Revoir le mot widget mentionné est sympa après ah ah, j'ai l'impression qu'il était surtout courant au début de Bionicle (ou alors au début de 2004 ?) avant de disparaître assez vite du lexique des Matoran dans les médias officiels.
Donc oui sympa mais sans plus personnellement, pas vraiment une fic dont je me souviendrais malgré la cohérence et la propreté de l'ensemble.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mer 7 Jan 2015 - 20:15

Certitude

"Certains pourraient hausser des épaules et prétendre ne pas être affectés, mais je sais qu'ils me craignent comme tous les autres."
>Certains peuvent m'ignorer et prétendre ne pas être affectés, mais je sais qu'ils me craignent comme tous les autres.

"Lorsque j'ai situé la source du sond"
>son

"Après examination, je découvrai qu'ils étaient"
>je découvris

"je décidai qu'elles n'avaient pas d'information pratique"
>d'informations pratiques

"Même si Teridax semblait avoir été trop paranoïaque pour laisser ses propres informations,..."
>Alors que Teridax semblait avoir été trop paranoïnaque pour laisser ses propres rapports,...

"...si son Plan était possible, et s'il réussissait également, il refabriquerait l'histoire..."
>...si son Plan était possible, et s'il réussissait également, il s'inventerait une histoire...

"Cette forteresse en particulier avait des millénaires"
>était millénaire

"Alors que je regardai vers les remparts, je finis par voir ce que je cherchai."
>je regardais vers les remparts, je finis par voir ce que je cherchais

"...et lançait un ordre mental pour avancer. "
>et lançait mentalement l'ordre d'avancer/pour avancer

"Il tombant dans la mer avec un « plunk » satisfaisant."
>il tomba

"Le train de mes pensées avait atteint ce point lorsque je suis arrivé dans ce qui était clairement la pièce centrale de la forteresse."
>lorsque j'arrivai

"Il fut immédiatement attaquer par un Lerahk."
>attaqué

"Il suffoqua en tenta de respirer alors que je l'écrasai"
>en tentant de respirer

"Amphibax et Kraata-Kal avait disparu."
>avaient

"...et même une flaque de métal fondu occupaient la majorité de l'espace autrefois occupé par la forteresse"
>autrefois pris par

----------------------------------------------------------------------------------

La fic est plutôt sympathique, je dois avouer que l'attaque d'une forteresse perdue m'a un peu rappelé celle défendue par des Toa don Lhikan et attaqué par deux Piraka. A moins que ce ne soit la même et que je n'ai pas fait le rapprochement. Tout comme je dois avouer que sur le coup je n'avais pas compris que Teridax était dans la pièce. Certes à la fin le "type" de conversation est mentionnée mais c'est vrai que pour moi Teridax aurait pu débarquer dans la même pièce et tout de même parler mentalement à Icarax. Ce n'est qu'en lisant la fiche de la NIE que je me suis rendu compte que j'étais un peu passé à côté.
Après je pense que la fic fait un job efficace, un peu de personnalisation, un combat plutôt bien mené (même si inférieur à celui de la fic précédente selon moi) et une histoire qui même sans trop de détails à l'air de se raccrocher assez bien au canon (la référence à l'humiliation subie par Icarax par exemple). J'allais ajouter que la raison spécifique de l'attaque sur l'île n'était pas vraiment mentionnée mais je suppose que cela faisait juste partie d'une "reconquête stratégique" au sein de la guerre Confrérie/Chasseurs. D'ailleurs au sujet de cette dernière, j'ai lu la fic, j'ai lu la NIE, mais elle est encore en place quand les Toa Nuva vont sur Karda-Nui donc ? J'aurais juré qu'elle s'était finie bien plus tôt mais visiblement non.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Jeu 8 Jan 2015 - 13:52

Loserkiller a écrit:
Revoir le mot widget mentionné est sympa après ah ah, j'ai l'impression qu'il était surtout courant au début de Bionicle (ou alors au début de 2004 ?) avant de disparaître assez vite du lexique des Matoran dans les médias officiels.
Hum, de mémoire Widgets n'est apparu qu'en 2003 avec MNOG2 puis a été utilisé en 2004 et sa dernière utilisation doit être en 2008 dans Sombre Miroir.

Loserkiller a écrit:
D'ailleurs au sujet de cette dernière, j'ai lu la fic, j'ai lu la NIE, mais elle est encore en place quand les Toa Nuva vont sur Karda-Nui donc ? J'aurais juré qu'elle s'était finie bien plus tôt mais visiblement non.
La Guerre Chasseurs de l'Ombre/Confrérie des Makuta commence dans BA10 (vers la fin du Grand Sauvetage), fusionne avec la Guerre Ordre de Mata Nui/Confrérie des Makuta et se termine donc en même temps que celle-ci (au Siège de Metru Nui qui est raconté dans la Guerre du Destin, donc).
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mar 13 Jan 2015 - 22:18

La Folie du Chasseur

"Lorsque la victoire de Teridax sera raconté par ... sur sa défaite de Miserix."
>sera racontée par ... sur sa défaite de la main de Miserix, merci Shaddow

"ce que je trouvai repoussant"
>ce que je trouvais

"je devais le faire avec Icarax. Je trouvais cela contreproductif à tout le moins."
>Je trouvais cela pour le moins contreproductif mais ce qui était fait était fait. D'après la V.O.

"« Tu veux...» il s'arrêta pour respirer « pourchasser ce fils de Karzahni cinglé ? »"
>cette progéniture de Karzahni cinglée ?. D'après la V.O.

"« Il ne parlera pas », dit Icarax caché dans l'ombre « brise juste son coup et finis-en avec ça ! »"
> brise juste son cou

"Dit nous juste ça et ta mort sera moins douloureuse."
>Dis nous...

"je considérai même de laisser le coup final à Icarax"
>considérai même laisser. Le "de" peut être enlevé je pense, le sens de la phrase reste bon.

"mais j'essaye d'aider aussi... étonnant que ça en ait l'air."
>mais j'essaye d'aider, aussi... étonnant. L'ajout de la virgule permet de mieux faire le lien entre "aussi" et "étonnant" je trouve.

"Si vous voulez ..., arrêtez de la chercher et des qu'elle a disparu à jamais"
>vous arrêterez de la chercher et direz qu'elle a disparu pour toujours.

"J'en ai peur moi-même"
>J'en avais peur moi même

"Icarax me poussa sur le côté,"
>Comme Icarax est utilisé quelques mots avant dans la phrase précédente je me demande si on ne pourrais pas juste dire "Il me poussa sur le côté".

"Il l'avait appelé « fils de Karzahni cinglé »"
>Il l'avait appelé « progéniture de Karzahni cinglée », pour faire suivre avec ma correction du haut.

"Je me demandai s'il avait tenté de nous effrayé"
>de nous effrayer

"J'entendis un cri au loin."
>J'entendis un faible gémissement au loin, c'était une cible facile. D'après la V.O.

"Je suivis le cri, faisant attention à ne pas faire de bruit."
>Je suivis le gémissement/ la plainte, faisant...

"d'égratignures mais elles semblaient avoir été fait par elle "
>elles semblaient avoir été faites

"j'avais besoin d'Icarax et je devais attendre jusqu'au matin avant de pouvoir informer Icarax de ma découverte"
>de pouvoir l'informer. Pour éviter la répétition.

"| Gorast », dit Icarax"
>« Gorast », dit Icarax

"Je savais que ce que j'avais était réel."
>Je savais que ce que j'avais vu était...

"Il y avait des marques que je ne me souvenais pas avoir placé."
>Il y avait des marques que je ne me souvenais pas avoir placées.

"...c'est quelque chose, mais venir se cacher ici, c'est autre chose."
>mais venir se cacher ici, c'en est une autre.

"surprennament, il resta silencieux durant tout le chemin."
>Étonnamment, il...

"Le brouillard ne s'était pas encore levée,"
>...pas encore levé

"Je tournai mon attention vers rattraper Icarax"
>je tournai mon attention sur le fait de rattraper icarax. Merci Shaddow.

"N'oublie pas, je suis aussi une Makuta"
>N'oublies pas,...

"Avant que tu me tues"
>Avant que tu ne me tues, même si ta version est bonne en soit et le côté "franc" convient peut être mieux à la situation, à toi de voir.

"Maintenant je parie que tu demandes ce qui est en train de se passer au nom du Grand Esprit ?"
>...que tu te demandes...

"Puis je suis arrivé en leur promettant une voie pour leur rédemption. "
>vers la rédemption., d'après la V.O.

"Ensuite, les bulles apparurent, le monde veint boueux"
>devient boueux

"Je me rendis également qu'Icarax n'était nul part en vue."
>Je me rendis également compte qu'Icarax...

" Je coupai son coup d'un mouvement fluide."
>son cou

"Je sautais sur les trois Matoran et brisait le coup de l'un d'entre eux."
>le cou de l'un d'entre eux

"« Je sais » répondit-il Je le laissait partir."
>...répondit-il. Je le relâcha

"« Elle s'est juste mis le feu, puis tout le reste en feu »"
>Elle s'est mis feu, à elle puis à tout le reste

"Pas d'inquiétudes, que vous tuiez est suffisant pour moi. Maintenant pars"
>Pas de soucis, que vous la tuiez est suffiant pour moi. Maintenant aller.

"Elle arrêta de parler, sachant que j'étais"
>Elle arrêta de parler, sachant que j'étais là ;

"à des vitesses incroyables Je savais qu'il fallait que je finisse ça rapidement"
>à des vitesses incroyables. Je savais qu'il fallait que je finisse ça rapidement

"avant que je la tue, acceptant sont destin"
>avant que je la tue, acceptant son destin

"Je le trouvais à atteindre à l'extérieur d'une hutte avec une fronde à la main."
>Je le trouvais à attendre...

"Elle sera toujours connue par les Makuta lisant cela"
>Elle sera toujours connue par les Makuta qui liront cela

--------------------------------------------------------------------------------------------

Pour la fic en elle même:
"en os de Rahi."
Le côté "os" me fait forcément penser à l'image des os humains et autre, donc c'est vrai que c'est un peu dur à visualiser je trouve vu qu'il s'agit de créature mécanique tout de même et que l'organique est relégué aux organes.
Après tout le côté tribal et peinture est assez "intéressant", peut être pas le plus original pris comme ça mais dans le contexte de Bionicle où cela, sauf erreur de ma part, n'a jamais été présent, permet de les différencier. D'ailleurs tout le concept de culte et de rédemption aussi est assez peu utilisé dans le canon officiel (à part peut être Lesovikk pour le côté rédemption, certes).
Petite note mais le coup des arbres marqués m'a rappelé MNOLG avec la forêt calcinée et la croix qu'on pouvait marquer, ah ah.
"Le milieu de la journée laissa rapidement la place au coucher du soleil"
Bizarre qu'elle ait pu voir les étoiles juste avant alors si on est au milieu de la journée, à moins que cela ne fasse partie de l'illusion de la Makuta.
"tu ne pourras plus combattre Makuta Teridax maintenant."
L'emploi des deux mots à la suite est courante dans le canon ou pas ? C'est vrai que sur le coup ça m'a un peu surpris même si tout à fait correct.
Plus généralement la fic était somme toute efficace je trouve avec comme je l'ai mentionné des parties plutôt originales et aussi l'ajout d'Icarax qui permettait d'éviter une narration peut être trop solitaire si je puis dire. Juste les pouvoirs de la Makuta qui me semble tout de même assez puissants. Ah et aussi lle fait qu'au final j'ai l'impression que malgré les idées, elles restent pas tant exploitées que ça. Par exemple le principe du culte et de la rédemption, n'était ce qu'une façade par la Makuta ? Elle donne au final peu d'explications sur ce qu'est censé être cette rédemption, tout comme le Matoran énervé qui ne donne pas non plus de justification à sa haine. A t-il était utilisé ? Si oui dans quelle mesure si ce n'est de servir de combattant aveugle pour la Makuta. Et dans ce cas là était ce le but principal de la Makuta quand elle avait décidé de regrouper les Matoran, se servir d'eux comme une armée personnelle contre ses agresseurs ?
Je ne sais pas, je suppose que cela me fait au moins un peu réfléchir, mais il est vrai qu'un peu plus de travail sur tout ces éléments n'aurait pas été mal. Après le côté énigmatique ajoute un peu au charme de cette expédition en territoire rocheux et entouré de brouillard.
Pour revenir sur les Matoran, vu leur difformités, étaient ils censés être des "rescapés" de Karzahni ? Quoiqu'il en soit ce côté endommagé n'était pas trop mal aussi.
En conclusion, un peu long mais avec un charme particulier malgré quelques carences. Et je suppose qu'elle m'aura permis d'apprécier un peu plus les Makuta en général et Gorast qui honnêtement ne m'ont jamais paru plus charismatiques que cela en 2008.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 8 Fév 2015 - 12:12

Loserkiller a écrit:
Cela me semble assez peu canon mais plutôt sympathique comme petite touche je trouve.
Pourtant, ça l'est bien Wink

Loserkiller a écrit:
L'emploi des deux mots à la suite est courante dans le canon ou pas ? C'est vrai que sur le coup ça m'a un peu surpris même si tout à fait correct.
Entre deux Makuta, c'est tout à fait normal étant donné qu'elles connaissent normalement le nom de Teridax Wink
Par contre, ça serait non-canon si ça serait deux Matoran qui papotent : le nom de Teridax n'était connu que de très peu d'UMiens, dont les membres de la Confrérie des Makuta.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 30 Aoû 2015 - 18:34

Bon sur le coup je ne vais pas proposer de corrections (même si il y en a, peut être que je les posterais par la suite, rien n'est moins sûr) mais juste lire et donner mon avis sur les nouvelles histoire que je le fasse avant ma reprise tout de même.

Dragon

Pas grand chose à dire sur cette fic qui partait pourtant sur de bonnes bases (le Matoran Mavrah qui avait déjà une petite histoire établie, la première capture du Dragon qui il me semble est moins "connue" que la seconde) mais qui au final ne décolle jamais vraiment.
Alors certes on a bien cette petite anecdote du nom donné au dragon par Mavrah mais c'est bien là la seule chose d'intérêt je trouve hormis peut être ce petit développement sur le personnage de Kaj qui visiblement n'a jamais vraiment eu de développement personnel si je puis dire.
A part ça et des répétitions assez fréquentes (je ne sais pas si cela vient de la traduction ou de la VO en elle même n'ayant pas pu lire cette dernière), rien ne ressort vraiment. Dommage je suppose.

Les légendes de Lhii

Déjà je tiens à dire que j'avais totalement oublié ce "personnage" de Lhii inventé par Vakama. Quelqu'un sait quand il apparaît pour la première fois dans la storyline officiel/le canon ?
Après bien sûr, contrairement à Dragon, on sent la différence au niveau de la longueur du texte qui permet de bien plus s'imprégner des personnages et surtout de nous montrer notre Lhikan dans deux situations "différentes".
Le coup du Kanohi "précieux" si je puis dire est une première je trouve, n'ayant jamais vraiment vu cette notion de luxe si ce n'est le fait que certains Kanohi sont mieux forgés que d'autres.
Après je n'ai pas grand chose de plus à dire, cela se lit de façon plaisante, le lien Dume/Lhikan est établi plutôt clairement et en plus de cela quelques clin d’œil au reste de l'univers avec Velika, fidèle à lui même. Fic vraiment sympa donc et ce même si Lhikan n'est pas spécialement mon personnage préféré du thème.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 31 Aoû 2015 - 18:13

Loserkiller a écrit:
Déjà je tiens à dire que j'avais totalement oublié ce "personnage" de Lhii inventé par Vakama. Quelqu'un sait quand il apparaît pour la première fois dans la storyline officiel/le canon ?
Dès 2001. Il était mentionné dans la description du McToran Jala en préface du premier comic McDonald's.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mar 1 Sep 2015 - 9:42

Ah c'est cool ça, toujours sympa de voir que certains termes remontent vraiment à longtemps et que l'idée était déjà en place.

Memento Vivere

J'ai bien aimé cette fic je dois avouer alors qu'en y repensant elle ne raconte pas non plus des masses de choses. Je pense après que c'est dû à plusieurs facteurs :
-Je ne connaissais pas du tout les Matoran et qui plus est j'étais encore moins au courant qu'ils avaient eu une apparition un tant soit peu marquée dans le canon (contrairement à certains Matoran qui ont un nom mais qui au final n'ont rien qui les démarque vraiment). Qui plus est dans ce cas là, le fait d'avoir été envoyé chez Karzahni arrive vraiment et donc cela permet de bien replacer la fic dans le contexte officiel.
-Autant le personnage de Karzahni et son design ne m'ont jamais vraiment parlé, autant le lieu en lui même est vraiment sympathique je trouve du fait de son ambiance et ce qui en ressort. Je dois donc avouer qu'une fic qui s'y passe est un plus. Après force est de constater que ce n'est pas non plus la joie au niveau de la description des lieux dans la fic en elle même entre des amas rocheux et quelques Matoran figurants peu intéressants et cette structure à coup de grandes pièces totalement vides et de marches énormes que n'aurait pas renier GregF dans ses romans.

Ce passage m'a bien fait marrer qui plus est :
"Soulagé, je regardai mon corps.

Horrifié, je regardai Karzahni."

Par contre "Je priai avec eux." me fait bizarre. Je sais que Mata Nui est vu comme un grand esprit et donc il est révéré mais cette notion de prière me semble assez étrangère à l'univers de Bionicle. Et ce même si il me semble que certains personnages s'exclament "par Mata Nui" dans le canon.
Je ne sais pas ce que vous en pensez après.

Après aussi tout ce concept de "Souvenez-vous de vivre" me semble un peu rajouté à la va-vite. Il est aussi très possible que j'ai mal suivi la fic ou je n'ai pas compris sa véritable intention mais cela ne me semble pas vraiment convenir à ce que j'ai lu.
Je n'ai pas l'impression qu'il eut été question de mort ou quoique ce soit dans la fic hormis cette vision alternative avec la mort de Gar. Mais quand je me penche sur Reysa j'ai plus eu l'impression d'avoir à faire à un Matoran plutôt spur de lui malgré les doutes que lui apporte la vision, mais pas particulièrement à quelqu'un qui pensait à la mort. Tout comme je n'ai pas l'impression que les Matoran de Karzahni aient recourt au suicide.
Donc bon je ne sais pas, cela est peut être à mettre en opposition à "ne devenez pas fou (du fait de votre nouvelle apparence et de votre emprisonnement dans ce lieux maudit) mais souvenez de vivre." mais là encore je ne suis pas vraiment convaincu par cette formule.

Quoiqu'il en soit fic sympa mais après c'est assez subjectif sur le coup et ce n'est pas non plus comme si il n'était pas sans défaut (je ne suis pas particulièrement attaché au personnage de Reysa par exemple, après je ne sais pas si cela était voulu du fait de son caractère, là encore un avis assez personnel).

Frères

Une fic un peu "pif paf boum" mais qui m'a permis d'apprendre que Jovan et Lesovikk s'étaient vraiment entraînés ensemble ce qui est plutôt cool, tout comme le fait de voir des Toa interagir entre eux généralement. Je croyais aussi jusqu'à présent que les Zyglak était avant tout des créatures sous-marines voir exclusivement sous-marines et qu'elles n'avait pas vraiment le don de la parole, étant des sortes de monstres mais visiblement j'avais tout faux là dessus donc bon c'est au moins ça d'appris grâce à la fic.
Tant qu'à rester sur les Zyglak, le fait qu'il retrouve celui précisément qui s'est attaqué à son équipe de Toa est un peu bof, qui plus est que je pense que c'est censé être un moment vraiment important pour Lesovikk et au final bon, on ne ressent pas plus de choses que ça. Tout comme le fait qu'il arrive rapidement à reprendre contrôle de ses esprits alors qu'il me semble que même des millénaires après il n'arrive pas spécialement à faire le deuil de ses compagnons et sa vie passée, même après tout ce temps.
Pour revenir à ce qui est sympa et à ce que j'ai appris avec quelques recherches en plus de la fic, le terme Cordak et le rapport entre le nom de l'équipe et celui des lanceurs, plutôt sympa à savoir. Le nom Toa Cordak n'avait pas été choisi par les fans d'ailleurs ou je me trompe ?
Quant à la fic, faire le lien avec le Cordak sur le véhicule était une chouette touche je trouve, les véhicules ayant souvent une storyline assez limitées.
Donc oui étrangement une fic surtout intéressante pour moi car elle m'a permis d'apprendre pas mal de petits trucs même si en soit elle n'est pas non plus incroyable quant à sa narration.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Sam 5 Sep 2015 - 13:10

Le professeur

Bonne fic, d'autant plus que j'aime pas mal l'île de Voya-Nui mais qu'à part ce qu'il s'y passe en 2006 j'ai toujours eu du mal un peu à visualiser ce qu'il s'y passait avant d'autant plus que je ne sais pas si il y eu beaucoup de récits canonique s'y déroulant à ce moment là. C'était donc un vrai plaisir de retrouver les Voyatoran que j'ai toujours beaucoup aimé en set.
Quant à la notion de culpabilité, pourquoi pas même si en soit du fait des règles de l'Ignika, je ne vois pas comme Jovan aurait pu empêcher un sacrifice de se produire, si ce n'est se sacrifier lui même donc bon.
Le fait qu'il passe vraisemblablement ses journées au lit est aussi un peu particulier, plus proche de la dépression qu'autre chose.

Première victime

Une fic intéressante du fait de son petit côté crime et enquête qui change un peu de ce que j'ai pu lire avant dans les autres. Les petites touches au canon (même si venant de MNOLG, il me semblait que quelques éléments n'étaient plus à considérer comme tels) comme la mention de Harakeke sont agréables.
Pour le reste le fait d'avoir fait en sorte que Naho habitait le même village que Mazeka et Vultraz est ok je suppose, d'après mes recherches ce n'est pas vraiment le cas et bon, pourquoi pas oui. Je ne sais pas trop quoi en penser, je n'aurais pas spécialement lié ces personnages ensemble mais après c'est le côté créatif de l'auteur qui parle.

« De plus, tu as des pouvoirs élémentaires. Ça vaut le coup. »
Je trouve le ton de cette phrase un peu étrange, je n'ai pas lu la VO mais "ça vaut le coup" ne fait pas très très sérieux quand on sait toutes les responsabilités qu'à un Toa, le Turaga étant le premier à le savoir mais bon.

Voilà donc pour ces deux fics là, qui étaient somme toutes plutôt bien je dois avouer malgré le fait que j'aurais bien aimé un texte plus centré sur les Voyatoran pour le premier et peut être plus sur Naho pour le second vu qu'au final sa fic est "parasitée" par la rivalité Mazeka/Vultraz qui avait déjà été bien établie dans le canon.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 6 Sep 2015 - 8:18

Le journal

C'est toujours intéressant de voir deux interprétations d'un même personnage, ici Reysa, à travers deux fics différentes. D'autant plus qu'ici il ne s'agit pas juste d'un personnage mais véritablement d'un moment assez important dans son histoire avec Karzahni. Par rapport à Memento Vivere donc je suppose que j'ai préféré la personnalité de Reysa ainsi que le fait que la fic continue un peu après avec cette idée de petit village/communauté. Le combat à la fin en soit ne pas trop passionné après et je ne saurais dire si je préfère cette "version" de Gar à celle de Memento. Les deux se valent et qui plus est dans Memento cela est directement lié à la vision qu'il y a. Néanmoins je pense que le journal offre un meilleur aperçu de l'amitié entre les deux. Après je pense que la vision plus sombre du monde Karzahni dans Memento est peut être celle que je préférais.

D'ailleurs même en ayant eu connaissance de la mort du personnage dans le canon quelques jours plus tôt j'ai tout de même était pris par surprise à la fin, l'attaque étant assez soudaine et ma garde étant baissée si je puis dire après la lecture du passage chez Karzahni/au village.

Après la fic reste en territoire sympa sans plus je trouve.

Toa

A nouveau une seconde interprétation, cette fois-ci pour la vie de Matoran (et même plus) de Naho. Et je pense préférer celle-ci à Première victime du fait de son côté un peu plus original/détaché des personnages plus connus.
Cela peut faire un peu bizarre, pris dans le canon mais j'aime bien ce terme de Toa donné à un Matoran du fait de ses compétences, je trouve ça assez marrant. J'ai aussi bien apprécié le coté un peu aventure avec la grotte secrète et le caractère intrépides des deux Matoran. Cela ajoutait un peu de mystères sans trop en faire pour autant. C'est aussi assez cool de voir cette évolution de Toa prendre place en "direct" lors du combat avec cette perception du monde environnant qui change, rendant Naho assez confuse et devant s'adapter à la situation.

J'ai donc vraiment bien apprécié cette fic je suppose, plutôt "fraîche" et bien écrite.

Et cela me permet aussi de conclure mes commentaires sur le concours. Forcément je serais bien incapable de choisir celle que j'ai préféré du fait de ma mémoire mais je dois avouer qu'en grande partie, les fics étaient plutôt de qualité. C'est même dommage au final que l'aspect canon du concours ait entièrement disparu étant donné que certaines de ces histoires permettant vraiment d'approfondir un peu plus la vie de différents personnages.
Quoiqu’il en soit merci encore à Maxim21 d'avoir pris le temps de traduire toutes ces fics, car même avec des fautes, cela reste tout de même une tâche assez impressionnante et plutôt chronophage donc bon, voilà voilà.

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