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 [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-

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Loserkiller
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyDim 1 Juin 2014 - 15:48

Woh, forcément je vois en semaine le premier nouveau récit, je me dit que je lirais et commenterais plus tard et boum quand je reviens, x histoires de plus qui font le double en taille. Je vais tâcher d'en lire/commenter une par jour quitte à faire. Merci encore pour les trads, je ne sais pas si tu les avais déjà préparé à l'époque où si tu as réussi à tout pondre dans la semaine mais chapeau.

Pour ce qui est de la fiction et mon avis dessus, j'y viendrais après avoir commenté la trad en elle même et quelques petites choses qui m'ont froissé.

"où nous mettions habituellement des stratégies"
>"où nous mettions habituellement en place des stratégies" plutôt non ? "Mettre en plan" aussi, quoiqu'il en soit il manque un mot.

Le "Et alors... " m'a fait bizarre, surtout avec la suite de la phrase. Au début je pensais que c'était la réaction de Nidhiki puis au final non et ???. J'ai lu la VO et c'est vrai que c'est aussi assez spécial, il faudrait peut être formuler différemment ou utiliser une autre ponctuation.

"Lancer des attaques élémentaires et espérer qu'ils touchent quelque chose ?
>"qu'elles touchent" vu qu'on parle des attaques, faute d'inattention sûrement.

"Il y avait deux Toa qui voulaient les accompagner"
>"nous accompagner" c'est même ce qui est employé dans la VO. Avec "les" le narrateur change complétement alors que de base c'est principalement Nidhiki qui cause.

"c'est pour ça que j'ai dû apprendre à utiliser les ténèbres à mon avantage, contrairement à ces trois-là."
>"j’eus à apprendre..." Je pense que le passé simple convient mieux que le présent là, sinon la phrase sonne juste bizarrement à la lecture.

"Il ne nous avait pas encore vu, donc j'ai créé un vide autour de lui et à cause du manque d'air, il tomba inconscient."
>"Il ne nous avait pas encore vu, j'ai donc crée un vide autour de lui et du fait du manque d'air il tomba inconscient."
Voilà comment j'aurai réécris la phrase perso, ta version m'a semblé un peu trop littérale ou hachée/robotique quand je l'ai lu la première fois.


Pour ce qui est de la fic' en elle même, j'ai lu la réponse de geek avant de la lire donc peut être ais-je été influencé ? Après je serais moins critique que lui d'autant plus qu'on ne sait jamais vraiment l'âge de l'auteur.

Quoiqu'il en soit ouais, je ne sais pas si il a écrit toute sa fic façon "Nidhiki est froid et comme c'est son récit il en sera de même" mais le fait est qu'il y a zéros détails ou précisions sur l'environnement, les persos,... Au final je vois un peu cette fic comme un mercredi après-midi grisâtre à Ga-Metru où une équipe de Toa part chercher une bombe l'air penaud, un mec est assommé, une attaque se déclenche, un Toa meurt et on rentre à la maison.

C'est assez visible à la fin surtout où Nidhiki lâche "De toutes façons, pourquoi Lhikan en avait-il eu tant à faire d'une vie sur une centaine ?".
Alors je ne sais pas si il parle des principes de Lhikan en général ou juste sur le Toa mort dans la fic'. Quoiqu'il en soit si c'est le second cas, cela sort un peu de nul part dans le sens où Lhikan sort UNE phrase à ce sujet et là encore, aucun précision sur l'intonation de sa voix, ses émotions. Autant dire que quand j'ai lu la fic pour la première fois, je n'ai rien ressenti de particulier quand Lhikan a dit cela, juste une phrase sans conviction de formalité.
Donc voir Nidhiki revenir là dessus après avoir coupé le récit sur le devenir de la bombe m'a juste fait bizarre.

Donc oui manque de détails, de descriptions, et de caractérisations dans tout les sens selon moi. Je n'ai pas eu de "gros" problèmes avec les Piraka après perso, juste que leur apparition faisait très "sous-Bionicle Legends vol.4".

Et vu que j'ai passé facile 20 à 30+ min sur ce post je crains le pire pour les autres fic qui m'ont l'air plus "robustes" niveau contenu, aïe aïe aïe.
Quoiqu'il en soit merci encore pour les traductions.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyDim 1 Juin 2014 - 18:16

Il m'en reste encore deux validées à traduire, les deux concernant Naho - et oui, du coup, c'est traduit en général la journée où c'est posté, quoique parfois sur deux jours.

Pour ta question sur l'âge de l'auteur, on parle a priori, d'après les informations publiques, de quelqu'un de 12 ans au moment de l'écriture. C'est vrai que ça remet des choses en place.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyLun 2 Juin 2014 - 14:36

Tout de suite avec cet âge là en perspective en effet cela change un peu la donne. Le concept de la bombe en lui même n'était pas mauvais mais vraiment pas exploité hélas. Après il a déjà eu du courage de poster une fic dans un concours qui me semble très régulé.

Concernant Protecteur :

"que mes Grands Épées de Feu"
>que mes Grandes Épées de Feu"

"Maintenant, au moins, nous avons un moyen pour nous reposer."
>En VO le mot utilisé est "moment" et non pas moyen ce qui donne tout de suite plus de sens à la phrase. Faute inattention/de mots similaire je suppose.

"Turaga Dume suggère que les Chasseurs de l'Ombre"
>En VO il utilise le verbe suspecter et non pas suggérer, en soit ce n'est pas une grosse différence mais je me dit que tout de même le sens du verbe est un poil différent dans le contexte. Suggérer fait plus proposition lancée sur le moment tandis que suspecter fait plus quelques chose qui a été réfléchi auparavant. Enfin c'est comme ça que je vois les choses mais en soit pas super important pour le lecteur français je suppose.

"Sachant ce que les Chasseurs de l'Ombre ont fait pour prendre le contrôle par le passé, je ne doute pas que nous en verrons d'autres très bientôt."
>A la première lecture je ne comprenais pas trop qui était ces "autres" puis j'ai fait le lien avec les CdO. En anglais c'est plus clair avec le pronom "them" je suppose.

"Ce sont tous d'excellents guerriers, et ils semblent assez bien aller ensemble."
>"aller assez bien ensemble" peut être plutôt quand à la formulation ? Question de goût je pense.

" Je ne laisserai mes amis tomber à nouveau..."
>"Je ne laisserai pas mes amis tomber à nouveau"

Et d'ailleurs quitte à enchaîner sur la fic en elle même, il fait référence à quoi là ? Le vol de la pierre Makoki par les Piraka ou je confonds avec autre chose/un autre Toa ?

Pour le reste l'emploi du présent au lieu du passé est vraiment troublant je trouve à plusieurs endroits comme genre la description du Toa de Feu, toute au présent. Cela trouble un peu le récit, des fois je m'y suis repris à savoir si on était toujours au même "moment" dans le récit.

La description de Nidhiki au début est un peu "too much" aussi je trouve. Cela est vraiment trop forcé sur le "l'auteur connait bien les évènements Bionicle à venir et va vous le faire savoir de façon rétroactive via un perso". C'est dommage car les deux descriptions juste avant étaient juste ce qu'il fallait d'anecdotique sans trop forcer sur les détails et d'un coup voilà.

Mais mis à part à cela c'est un bon récit je trouve. L'atmosphère ambiante ressort bien et les quelques détails ici et là donnent du charme à l'ensemble. Après en soit le récit n'apporte pas grand chose. Je ne sais pas si cela est dû aux règles/limites du concours mais en soit on n'apprend rien de particulier.
Et d'ailleurs tout comme le récit précédent, on a encore le droit à une description Kanohi/couleur armure qui est un peu déplacée à défaut de trouver un meilleur terme dans le sens où c'est le seul perso à disposer de ce traitement. Est ce là encore lié à une règle en particulier, ou est ce juste les auteurs qui quitte à ce que leur histoire soit canonisée en profite pour caser une description de perso histoire que si moc du perso sus-cité il y a, alors il sera canon par office ? Étrange en tout cas.

Enfin oui, bon début de récit et bonne façon d'aborder les choses quand au contexte (persos/environnement) de l'action mais juste un manque certain de profondeur/d'action. Au final, pour les connaisseurs, il y a juste le passage avec Lhikan sauvé par Dume et le fait que le chroniqueur lui demande d'écrire sa tablette qui soit "nouveau"/original vis à vis du canon ou pas ?

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyMer 4 Juin 2014 - 12:31

Hop là Ascension. Sachant qu'après avoir lu ton commentaire j'ai lu la VO en premier puis ta trad' afin de pas louper des éventuelles différences. Mais dans la globalité je pense que l'esprit et le contenu du récit est très bien respecté.

Des petits trucs ici et là néanmoins :

"cinq « égaux »"
>"cinq êtres « égaux »" me semble plus correct/compréhensible en français

"me confiant à la pierre"
>Là encore cela rend bizarre en français, peut être rajouter "à la tablette de pierre" ? Même si je l'admet le sens change un peu.

"esclavagiste."
>J'ai un peu de mal avec le terme, d'après le dico c'est plus être partisan de l'esclavagisme que forcément posséder des esclaves non ? Vu comment Zaktan vois les autres, je ne sais pas j'aurais clairement vu plus "maître d’esclaves" qui donne tout de suite plus le ton et le contraste avec un esclave.

"suant des clochards et des Rahi souterrains dégoûtants"
>"suant de clochards et de Rahi" ? Je ne sais pas, la première fois quand j'ai lu j'ai eu l'impression que c'est Zaktan qui les suait ce qui n'est pas l'idée. Le terme suintant conviendrait peut être mieux ? Je ne sais pas trop honnêtement.

"Tu as bien exécuter"
>"executé"

"ne plus être nécessaire"
>nécessaires

"il avait toujours adoré envoyé"
>envoyer

"objets plutôt préciaux"
>précieux

"Et nous combattâmes"
>combattîmes

"je revenai avec une bien meilleure humeur."
>revins

"d'entre eux ne puisse protester, je partai,"
>je partis

"Derrière la ligne de front, la tribu attaquant avait des canons lanceurs de flamme, qui perçaient le ciel vers la forteresse, qui brûlait rapidement."
>Derrière la ligne de front, la tribu attaquante avait des canons lanceurs de flammes qui perçaient le ciel vers la forteresse, et brûlaient rapidement.

"Min ancien chef de tribu"
>Mon

"pu vous téléporté ici."
>teleporter

"et je cupai le premier"
>je coupai

"harceler les forces ennemis"
>forces ennemies

"retournés contre eux"
>retourné

"fondre des bouts des meurs."
>murs

"Vezok fit avancer son Tahtorak fonçant dans le mur et en détruisant une grande section, ainsi qu'une partie de la ville à l'intérieur des murs, rugissant d'un rire maniaque tout du long."
>Vezok fit avancer son Tahtorak, fonçant dans le mur en en détruisant une grande section ainsi qu'une partie de la ville à l'intérieur des murs, tout en rugissant d'un rire maniaque tout du long.
Je pense que c'est un peu mieux, pas entièrement sûr de tout les points après.

"Masque de Vie n'a pas encore réussi"
>"pas encore abouti" me semble plus correct.


Pour ce qui est du récit en lui même, forcément tout de suite ça change. Pas spécialement fan des Piraka de base mais je pense qu'il a assez bien cerné leur caractère (peut être même un poil trop de violence/morts pour le coup, comparé à ce qui se fait habituellement dans Bionicle, mais je pourrais être en tort à ce sujet).
Pas mal de péripéties racontées avec le niveau suffisant de détails aussi ce qui change des "récits à un évènement et fin" pour un ensemble qui reste cohérent globalement. J'aurais peut être aimé voir un peu plus du changement de caractère/de la montée personnelle de Zaktan au fur et à mesure. C'est notable ici et là au cours du récit mais au final le groupe/le contexte reprends souvent un peu le dessus je trouve. Ce qui là encore est normal en soit et je doute que faire différemment aurait été spécialement mieux.
Quelques petits détails à la fin sympa comme l'histoire des lanceurs ou encore les plans des Nektann. Enfin oui vraiment un bon récit, prenant des éléments du passés déjà connus, en amenant d'autres de nouveaux tout en restant cohérent et en explorant un peu plus ces personnages. Vraiment sympa et plus proche de que je pouvais attendre d'une telle compétition.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyVen 6 Juin 2014 - 16:08

Enfin, la Voie du Mentor avec d'abord ce que j'ai remarqué dans la traduction :

"Cependant, ily avait un problème"
>y avait

"ses convictiones"
>convictions

"la frustraction"
>frustration

"Le ton de mon nouvel élève était aussi que détaché."
>ferme que détaché, d'après la VO

"Avec tout le respect que je te dois, Ihu"
>Si c'est son eleve, ne devrait il pas le vouvoyer ? Après c'est vrai que Ihu dis qu'il n'est pas son "maître" mais il n'en reste pas moins son supérieur quand à l'âge et l'expérience. Après il est vrai que Nuju a l'air assez brut dans sa façon de s'exprimer donc peut être fait il fi de ces règles de politesse.

"je ne préoccupai pas de ce qu'ils disaient."
>je ne me préoccupai

"Je tenais dans le vestibule d'une des Tours de la Réflexion du Metru"
>je demeurais

"pas assez convainquants"
>convaincants, me semble être l'ortographe adapté dans cette phrase.

"que je guidais mon pupile"
>le mot pupile n'existe visiblement pas en français. Pourquoi ne pas avoir traduit par élève tout simplement ou apprenti à la limite. Tu utilises le terme encore 2-3 fois après même si je ne l'ai pas relevé dans cette liste.

"Crier dans les couleurs"
>dans les couloirs

"ils arrêtront quelqu'un ne serait-ce que pour faire le plus petit des bruits."
>ils arrêteront quelqu'un /ne serait ce que si il ne faisait le plus petit des bruits
ou >ils arrêteront quelqu'un pour n'avoir fait que le plus petit des bruits

"Je me détournai et ne regardai pas alors que Nuju quittai l'observatoire"
>quitta

"La nouvelle s'était évidemment répandu"
>répandue

"La prochaine, je t'emmenerai"
>La prochaine fois, je t’emmènerai

"et tu as fini appris ce que je tentai"
>finalement appris

"Depuis combien ne nous sommes-nous pas vu ? "
>Depuis combien de temps

"plein de conversations"
>plein milieu de conversation, j'ai des doutes aussi pour le pluriel de "conversation".

"Implication : Elles ont été stockées ailleurs."
>Je pense pas que la majuscule est nécessaire à "Elles" ici étant donné que "elles ont été stockées ailleurs" n'est pas véritablement une citation qui engendrait l'emploi d'une majuscule après un ":".

"Un groupe d'Archivistes veut me veut comme orateur"
>Un groupe d'Archivistes me veut"

"Un jour, je suis sûr que l'importance du futur et de nos recherches deviendront célèbres chez eux."
>Un jour, je ferais en sorte que l'importance du futur et de nos recherches deviennent célèbres chez eux.
Après vérification sur la VO, Nuju est le sujet principal contrairement à ta version où il est détaché du reste de la phrase, ce qui engendre un sens différent.

"Étant un Ko-Matoran, je pensai qu'enregistrer"
>je pense, là encore le présent est utilisé dans la VO

"C'est une méthode rapidement et simple"
>méthode rapide et simple

"pour que collègues"
>pour que mes collègues

"une petite section d'un travial"
>d'un travail

--------------------------

Quand à la fic, je pense qu'elle répond assez bien à mes "attentes" dans le sens où on a des clins d’œil/détails qui se font somme toute discrets ou justifiés par rapport au reste de l'histoire. On a assez de description pour vraiment s'empreindre du lieu et des personnages ainsi que de leur rapports. Je pense d'ailleurs que le rapport entre Nuju et Ihu est assez intéressant en soit (au niveau du canon, et pas uniquement de la fic) et reste une partie qui mérite d'être racontée.
Après étrangement cela est aussi un problème dans le sens où la fic reste très en lieu clos. Alors certes on a l'évènement avec les Vahki (pas bien pigé ce qu'avais fait Nuju d'ailleurs. Il a crié dans les couloirs ? D'accord mais pour quelles raisons ? A force d'avoir une opinion contraire à Ihu ? Bref, bizarre) et la visite à Ga-Metru mais cela reste écrasé vis à vis de l'environnement sobre et impersonnel de Ko-Metru. Et forcément comme on reste dans ce lieu avec juste deux personnages principaux, cela devient vite assez long j'ai trouvé contrairement à la fic précédente qui avait logiquement la "chance" d'avoir un groupe de personnages dans lequel piocher plus vaste.
Donc oui pour une fois, je n'aurais pas été contre un récit peut être plus court, mais peut être que tout comme la relation entre Nuju et Ihu, la nouvelle avait besoin de temps pour vraiment s'installer et évoluer.

Je parlais plus haut des Vahki et je dois avouer que j'ai bien aimé les petites infos ici et là, pour ces personnages qui sont souvent à tort ou raison, simplement relégués au statut de gardes sans avoir le droit à une description plus approfondie sur leur pouvoir ou apparence.

Aussi pour les experts de la storyline, quelques questions :

"Si je l'étais, je serais allé aux écoles de Ga-Metru."
S'agit il d'une expression ou est ce que cela voudrait dire que tout les Matoran quelque soit leur Koro peuvent/vont eux écoles de Ga-Metru ? Il est vrai que dans ma tête, les Matoran restaient dans leur Koro et faisait uniquement des travaux correspondant à ce lieu et donc dans l'idée seules des Ga-Matoran allaient dans ces écoles pour apprendre puis par la suite enseigner.

Et aussi car c'est tout de même important et je n'avais jamais vraiment réfléchi à la chose mais comment marche tout ce principe de prophéties/d’étoiles vis à vis au final de Mata Nui. Je veux dire ils sont dans un robot donc en soit les étoiles sont gérées par des "machines" et des mécanismes internes, non ? Donc si prophéties il y a, cela voudrait dire que les personnes chargées du mouvement des étoiles, envoient consciemment des messages sur l'avenir des Matoran pour être ensuite lu par ces derniers ?
Tout le concept de lire l'avenir via le mouvement des étoiles me laisse un peu pantois et je sais que c'est sûrement lié à des "sciences" au sein de notre propre monde mais j'ai juste un peu de mal à comprendre tout ce concept. Car vu le nombre de Ko-Matoran, ils doivent en lire un bon nombre de choses dans les étoiles.

"Nuju avait sculpté environ quarante-cinq pages de notes.
Cela doit être lourd et encombrant à transporter non ? A moins que j'ai loupé un objet Matoran qui miniaturisait les tablettes ou alors il écrit vraiment petit mais ça sent un peu la galère pour sculpter d'une telle façon.

Enfin voilà, d'ailleurs je n'ai pas relu les premières fics traduites (et en fait je pourrais même aller vérifier en un click) mais on en a pas eu une autre avec Nuju et Ihu ? A moins qu'elle ne parlait de Nuju et Ehrye ? En tout cas sympa, mais un poil longuette peu être pour conclure (enfin !).

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyVen 6 Juin 2014 - 17:46

Bon, changements effectués. Par contre :
Citation :
"Derrière la ligne de front, la tribu attaquant avait des canons lanceurs de flamme, qui perçaient le ciel vers la forteresse, qui brûlait rapidement."
>Derrière la ligne de front, la tribu attaquante avait des canons lanceurs de flammes qui perçaient le ciel vers la forteresse, et brûlaient rapidement.
Non pour le changement d'accord du dernier verbe. C'est la forteresse qui brûle rapidement.

Citation :
tout en rugissant d'un rire maniaque tout du long.
Pas changer pour cette partie-là, trop lourd à mon sens et « tout en » et « tout du long » me semblent redondants.

Citation :
"Je me détournai et ne regardai pas alors que Nuju quittai l'observatoire"
>quitta
Actuellement, « quittait » :p

Citation :
"Implication : Elles ont été stockées ailleurs."
>Je pense pas que la majuscule est nécessaire à "Elles" ici étant donné que "elles ont été stockées ailleurs" n'est pas véritablement une citation qui engendrait l'emploi d'une majuscule après un ":".
Copié de la VO.

Citation :
"que je guidais mon pupile"
>le mot pupile n'existe visiblement pas en français. Pourquoi ne pas avoir traduit par élève tout simplement ou apprenti à la limite. Tu utilises le terme encore 2-3 fois après même si je ne l'ai pas relevé dans cette liste.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais persuadé que pupille ne prenait qu'un seul « l ». C'est corrigé, du coup.




Concernant les questions :
Dans Protecteur, Lhikan me semble bien faire référence à son équipe massacrée par les Frostelus. C'est sensé être quelque chose de plutôt important pour lui, donc ça me semble faire sens qu'il l'évoque.

Dans La Voie du Mentor, la VO ne cite que crier dans les couloirs pour se plaindre d'Ihu. J'ai utilisé le tutoiement entre Ihu et Nuju parce que le vouvoiement me semblait très étrange sur certaines phrases.

Citation :
"Si je l'étais, je serais allé aux écoles de Ga-Metru."
S'agit il d'une expression ou est ce que cela voudrait dire que tout les Matoran quelque soit leur Koro peuvent/vont eux écoles de Ga-Metru ? Il est vrai que dans ma tête, les Matoran restaient dans leur Koro et faisait uniquement des travaux correspondant à ce lieu et donc dans l'idée seules des Ga-Matoran allaient dans ces écoles pour apprendre puis par la suite enseigner.
Seulement des Ko-Matoran, lors d'échanges.

Citation :
Et aussi car c'est tout de même important et je n'avais jamais vraiment réfléchi à la chose mais comment marche tout ce principe de prophéties/d’étoiles vis à vis au final de Mata Nui. Je veux dire ils sont dans un robot donc en soit les étoiles sont gérées par des "machines" et des mécanismes internes, non ? Donc si prophéties il y a, cela voudrait dire que les personnes chargées du mouvement des étoiles, envoient consciemment des messages sur l'avenir des Matoran pour être ensuite lu par ces derniers ?
C'est Mata Nui qui a le contrôle des étoiles vues depuis l'intérieur de son corps. Comme l'a montré Teridax en les réarrangeant en Kraahkan. Ou Mata Nui en modifiant les étoiles pour les Toa Metru.

Citation :
Cela doit être lourd et encombrant à transporter non ? A moins que j'ai loupé un objet Matoran qui miniaturisait les tablettes ou alors il écrit vraiment petit mais ça sent un peu la galère pour sculpter d'une telle façon.
Honnêtement, aucune réponse à donner à ça. La gestion des objets dans BIONICLE a toujours un peu tenu de la magie, avec des outils qui apparaissent et disparaissent selon les besoins de l'histoire.

Citation :
Enfin voilà, d'ailleurs je n'ai pas relu les premières fics traduites (et en fait je pourrais même aller vérifier en un click) mais on en a pas eu une autre avec Nuju et Ihu ? A moins qu'elle ne parlait de Nuju et Ehrye ? En tout cas sympa, mais un poil longuette peu être pour conclure (enfin !).
Réflexions.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyLun 28 Juil 2014 - 9:36

Bon, j'ai bien traîné et il y a quelques autres ajouts à la liste des traductions que je dois faire si je veux me tenir à ce que j'ai prévu. Pour déblayer un peu la liste, je me suis occupé de la plus courte - et pas la meilleure, loin s'en faut, à mon avis.




Cette fiction est l'œuvre de Dual Cee, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Croyance
par Dual Cee

Normalement je n'écris pas, mais pour ça, je souhaite faire une exception. Ceci est un rapport sur le jour où j'ai appris que les trois vertus existaient vraiment.

Il y a quelques années, je suis allé en mission pour amener une Toa du Psychisme folle au Puits pour avoir assassiner quelques Matoran.

Ce n'était pas un travail très spécial, la Toa avait déjà été maîtrisée par un membre de l'Ordre, donc la seule chose que j'avais à faire était la récupérer. Mais lorsque je suis arrivé, tout avait dégénéré.

La Toa se tenait au milieu du village, tenant une espèce de pierre, et tout autour d'elle gisaient des Matoran, ainsi que le corps de mon confrère membre de l'Ordre.

Dès qu'elle me remarqua, je senti mon esprit être mis en pièces. Normalement, un membre de l'Ordre serait protégé contre de telles attaques, mais cette Toa était beaucoup plus forte que n'importe laquelle des siennes que je n'avais jamais vu auparavant.

Elle brisa mon bouclier mental et je me senti m'évanouir. J'avais complètement perdu le sens du temps et de l'espace, et lorsque je me suis réveillé, j'ai vu la Toa se tenant devant moi.

Elle parla :

« J'ai vu des choses intéressantes dans ton esprit, Botar. Maintenant je sais tout de ton Organisation, son but, son emplacement secret, et même son chef. Je vendrai probablement cette information au plus offrant, ou garderait cette information pour renverser cette Toa Helryx et prendre le contrôle de l'univers. Rien ne peut m'arrêter maintenant ! »

Derrière elle, je vis les Matoran s'éveiller, ils auraient juste pu s'enfuir à un Koro proche et continuer leurs vies. Mais ils ne s'enfuirent pas. À la place, je vis dans leurs yeux qu'ils étaient préparés à faire n'importe quoi pour sauver les deux Matoran qui se trouvaient près de moi.

Certains d'entre eux fusionnèrent même leurs corps et esprits et devinrent quelque chose que j'avais jamais vu auparavant, d'autres attrapèrent des outils et se préparèrent à attaquer la Toa.

C'était de la folie pure, un village entier était en train de risquer sa vie pour sauver deux petits Matoran et j'étais incapable de faire quoi que ce soit.

La Toa, qui avait complètement perdu sa santé mentale, observa les Matoran et les frappa avec une puissante attaque mentale mais même cela ne pouvait arrêter ceux qui n'étaient motivés que par l'unité.

Mon allié de l'Ordre s'éveilla également, et il était prêt à se venger, alors qu'il marchait vers elle et tentait de la mettre à bas avec son épée.

Mais juste alors que son épée était sur le point de la frapper, elle disparut, et puisque je connaissais la téléportation, je regardai rapidement aux alentours pour la trouver. Un Matoran me devança et cria :

« Elle est là ! »

Il était trop tard, elle avait déjà invoqué une rafale incroyablement puissante d'énergie psychique brute, et lorsqu'elle la libéra tout le monde sauf moi commença à tomber au sol comme des poupées, et les Matoran se séparèrent.

Elle continua à utiliser son pouvoir, déterminée à tous les tuer, en commençant par mon allié.

Je ne pouvais pas permettre cela d'arriver, c'est mon devoir de protéger... oui mon devoir. Et en pensant à cette vertu, je me relevai et préparai mon pouvoir pour la téléporter à un endroit où elle ne pourrait blesser personne.

J'avançai vers elle et attrapai la Toa folle, mais avant que je ne puisse me téléporter, elle me repoussa.

Ses yeux remarquèrent un vaisseau à l'horizon et elle commença à utiliser son Kualsi pour l'atteindre.

Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, mon allié se releva en disant : « Toa folle, c'est la fin ! », et il enfonça son épée dans son corps, exactement au moment où elle se téléportait.

La partie supérieure de son corps s'était téléportée avec succès jusqu'au bateau mais le reste resta en place. Elle était morte, c'était sûr.

Soudainement mon allié s'étrangla et tomba dans mes bras puis dit :

« Ne t'inquiète pas mon ami, c'est ma destinée de mourir ici. » Ce furent ces derniers mots.

Sa lumière de cœur arrêta de briller et il mourut. Je le téléportai à Daxia et rapportai ce qui s'était passé. Les esprits terrorisés des Matoran ne se rappeleraient de rien, mais ils vivraient.

La pierre était perdu à jamais, disparaissant avec le vaisseau derrière l'horizon.

Et moi, je retournai à mon travail avec encore plus d'amour pour lui qu'auparavant. Car à partir de ce moment je savais que les choses pour lesquelles nous nous battons existent vraiment. Unité. Devoir. Destinée.


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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyLun 28 Juil 2014 - 14:38

L'âge de l'auteur change beaucoup la donne, oui.

Pour ce qui est de la trop forte abondance de violence que tu soulignes Loserkiller, j'ai envie de dire qu'on suit les Piraka, qu'on est dans une mine esclavagiste et ensuite sur Zakaz, et surtout qu'on est dans l'univers BIONICLE = P
Après, bien sur, on a jamais eu tant de violence, mais parce que des sources officiels n'ont jamais traité de tel sujet/événements, pour le coup.

Pour Protecteur, c'est très sympathique. Je croyais que cette forme purement « Journal Intime » allait donner quelque chose de franchement chiant et sous exploité, mais en fait nan, ça va. La psychologie de Lhikan est bien travaillée. J'apprécie bien le style de l'écrit du gars, tout comme certains raccourcis entre le canon, le théoriquement canon et les choix personnels. De plus, je crois bien avoir lu qu'il y avait deux Toa du Feu dans les Toa Mangaï, dans BL 4 ou autre part... Le fait que l'équipe qui est enfermé en premier le Dragon de Kanohi soit celle de Dume... Pourquoi pas après tout, mais j'aime moyen. Les informations que donne Lhikan sur Naho et Tuyet m'étonnent un peu et me plaisent pas à 100 %, mais là encore, pourquoi pas.

Pour ce qui est de Croyance, même tonneau que Dommage Collatéral. Je n'ai pas aimé, mais je salue par contre le geste pour la réflexion sur les Trois Vertus ici. Mais le reste... Heureusement que je savais qu'elle portait sur Botar, sinon je ne l'aurais jamais deviné : on tord même pas l'identité du personnage là, on la supprime complètement pour faire un écrit dessus... Et c'est ça ainsi que la platitude de la chose qui m'a vraiment déplu. Et pour le coup d'épingler la moitié d'une personne en pleine téléportation, je ne ferais pas de commentaire.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyLun 11 Aoû 2014 - 6:39

Merci pour la traduction, désolé d'y répondre un peu en retard. Quoiqu'il en soit :

"siennes que j'ai vu auparavant"
>que j'avais vu

"j'avais jamais vu auparavant"
>je n'avais jamais...

"elle disparut, et puisque je connaissai la téléportation, je regardai rapidement"
>je connus la téléportation (passé simple)/je connaissais (imparfait). "Je regardai rapidement" sonne assez mal je trouve mais est correct au niveau du temps employé donc je ne sais pas trop quoi en dire.

"une rafale incroyablement puissant"
>puissante

"et les Matoran se séparèrent."
>Je trouve la phrase un peu longuette et la répétition du "et" assez mal venue. J'aurais finit la phrase comme cela quitte à ne pas être 100% fidèle : "...comme des poupées, les Matoran se séparant sous le choc."

Pour la fic en elle même, je dois avouer que je l'ai trouvé plaisante. Je ne sais pas, peut être le fait qu'on soit en face d'une Toa du Psychisme, qui plus est aux ambitions peu recommandables ce qui change un peu des Toa habituels (et d'une énième histoire sur aigri-Nidhiki). Je pouvais aussi assez bien imaginé la scène dans un petit village malgré le manque cruel de détails par contre. Enfin la fusion entre les Matoran qui est assez peu exploitée d'habitude était une bonne idée même si là encore pas plus poussée que ça. Mais rien que sa présence était assez plaisante et surprenante si je puis dire.
Donc étrangement je suis assez positif sur la fic ? Bizarre étant donné qu'elle possède au final peu de détails ce que je critiquais sur d'autres écrits et que comme la dit Geek, Botar n'est pas du tout personnifié. Après il faut dire que pour ce qui est de Botar, j'en suis toujours resté à son design/set que je trouvais déjà peu charismatique et donc dans mon inconscient Botar reste un type sans charisme/personnalité. Peut être pour ça qu'au final cela ne m'a pas plus choqué qu'il n'ait pas plus de caractère même si je suis sûr qu'il est un peu plus profond que ça dans le canon officiel.
Après quand aux notions d'Unité, Devoir et Destinée, pourquoi pas. Je ne les ai pas trouvés plus exploitées que cela et je n'ai pas l'impression que cela changeait beaucoup de chose au récit en lui même mais ce n'est peut être que moi. Le coup de la décapitation m'a aussi un peu surpris, étant assez violent et sortant de nul part, bien que cela me fasse ni chaud ni froid.
Ah et sinon "Les esprits terrorisés des Matoran ne se rappeleraient de rien, mais ils vivraient." veut dire que Botar possède un pouvoir pour leur effacer la mémoire (du fait du rôle de l'Ordre dans la mission) ou est ce dû aux attaques psychiques de la Toa ? Toa d'ailleurs connue dans le canon ou inventée ?

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyLun 11 Aoû 2014 - 18:12

Pour info, si certains passages sonnent bizarres, c'est aussi parce que l'anglais n'est pas la langue maternelle de l'auteur (Dual Cee est belge) ; je n'ai donc pas fait spécialement d'effort pour rendre les passages sonnant bizarres en anglais moins bizarres en français, vu que ça fait partie de l'expérience de lecture en VO également.

Pour ta question, Botar n'a aucun pouvoir connu lié à la mémoire, ma compréhension est simplement que Botar estime que les Matoran ne se souviendront de rien à cause du traumatisme de s'être faits attaqués par une Toa, de la mort de certains des leurs, etc...

La Toa n'est pas connue en tant que telle, il est juste connu que d'autres Toa ont possédé la Pierre Nui avant Tuyet.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyMer 24 Déc 2014 - 18:53

Cette fiction est l'œuvre de ZippyWharrgarbl, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Turaga Inconnu
par ZippyWharrgarbl

Ça va faire un moment depuis la dernière fois que j'ai écrit ici, mais j'ai le sentiment que les événements récents doivent être compilés. Cette fois, cependant, je ne le graverai pas pour que le public le voit demain, lorsque les courriers répandront la nouvelle dans chaque maison de Metru Nui.

Je m'appelle Kodan, et j'ai découvert quelque chose de terrible.

Je suppose que la personne qui lit ceci est familière avec Turaga Dume, le Turaga de Metru Nui. On le voit régulièrement s'adresser aux Matoran ou bien dans le Colisée ou sur les grands écrans installés dans la cité. Je ne suis pas sûr que quelqu'un l'ait remarqué, mais il semble éviter les rencontres publiques avec seulement une personne ou demandant trop de conversation familière. Il appelle rarement les Toa en personne ces derniers temps, et moi encore moins. Au début, j'ai supposé que c'était juste une humeur passagère du Turaga ; il agit rarement de cette façon, mais quelle autre raison pourrait-il avoir pour un comportement aussi étrange ?

Ensuite, il y eut les histoires. Je les ignorais au début, pensant qu'elles avaient été fabriquées par des Matoran paranoïaques qui se déplaçaient de nuit dans les rues. Mais elles persistèrent, et de plus en plus de Matoran venaient voir les Toa et moi-même avec des histoires d'êtres à l'air sinistre se montrant à la tombée de la nuit. Vu la persistance des rapports de ces rencontres, je les rapportais avec hésitance à Turaga Dume, qui m'envoya une réponse sous la forme d'une lettre, expliquant que j'étais censé rapporter les nouvelles, pas les jeux de lumière, et que j'avais l'interdiction d'imprimer ces rapports. Cependant, peu importait ce que je disais au nombre de témoins grandissant, ils continuaient à insister.

J'ai convaincu Toa Naho de m'accompagner une nuit, pour chercher les ombres mystérieuses. Nous avons patrouillé durant la majorité de la nuit, et juste avant que la lumière du jour ne se lève au-dessus de notre belle cité, nous l'avons vu. Une grande créature presque invisible avec de grandes griffes brillant dans la lumière du fin rayon de soleil matinal qui passait miraculeusement par là. Toa Naho s'avança, sa rapière1 en main et prête à frapper au plus petit mouvement. Mais, comme par magie, la bête avait disparu lorsque la lumière du soleil permit à nouveau de voir. Le soleil se levait derrière nous, et Toa Naho lançait des regards mal à l'aise vers les ombres de plus en plus petites dans la rue, l'arme toujours levée et prête. Après environ une minute, elle rengaina sa lame, l'air vaguement inquiet.

Je me demande si je devrais regretter de m'être porté volontaire pour rapporter la nouvelle, mais je n'ai pas le sentiment que c'était quelque chose que j'aurais dû laisser à quelqu'un d'autre. J'étais, après tout, celui chargé de rapporter tout ce qui se passait dans la cité. Donc, pour une fois, j'étais le courrier au lieu du Chroniqueur.

Je verrais quelque chose de terrifiant ce matin-là, mais je ne le savais pas, alors que je courrais avec les rayons de soleil vers la silhouette impressionnante du Colisée sur l'horizon, priant pour que cette chose ne soit pas en train de rôder dans les allées ou me poursuivre dans les ombres. J'atteignais les portes et remerciait le Grand Esprit entre deux souffles d'épuisement et de soulagement. Je montais les marches de pierre, marchait dans les couloirs silencieux, et vit la porte du Turaga entrouverte.

Je n'aurais pas dû regarder.

J'ai vu… J'ai vu quelque chose de terrible. Des ombres s'accrochaient aux murs, au plafond, au sol, et tournaient autour du Turaga lui-même. Mais ce n'était pas le Turaga, pas le Turaga que nous respections et en lequel nous avions confiance. C'était un monstre, une créature dérangée qui portait le déguisement du Turaga de Metru Nui. Il ressemblait au Turaga, et pourtant ce n'était pas lui, il ne pouvait pas l'être, il était trop corrompu en son âme.

Cette image de la bête en habit de Turaga disparut en un instant, et soudain la pièce était dorée, illuminée par le levée du soleil filtré par les rideaux épais, flottant légérement dans la brise du matin. Turaga Dume se détourna du miroir et me sourit. Ce n'était pas un sourire aimable.

« Eh bien, eh bien, Kodan », réprimanda-t-il, toujours avec un regard malade et mauvais. « Je t'ai dit que je n'acceptais plus les... visites. »

Ma lumière de cœur clignotait erratiquement, et je tentai de la couvrir avec une main et de feindre que mon horreur pure n'était que de la fatigue. « Ah, mes excuses, Turaga. Je ne souhtais pas manquer de respect. Toa Naho et moi avons décidé de chercher cette créature la nuit dernière, voyez-vous, pour mettre fin à ces rumeurs - »

« Et je suis sûr que vous avez découvert que ce n'était que des histoires idiotes ? »

« Plutôt le contraire, Turaga. Nous avons vu la bête, elle était exactement comme les Matoran la décrivait - »

Le Turaga leva une main pour me faire taire. « Oh. Donc vous inventez des histoires aussi ? »

« Non, Turaga ! Nous l'avons vu ! »

« Est-ce que ça ne serait pas encore plus un problème si tu répandais encore plus de ces... mensonges ? Les pauvres Matoran pourrait te croire, et ça ne ferait rien d'autre que causer une panique inutile. »

Ça me fait mal ne serait-ce que de penser à ce qui est arrivé après, même aussi brièvement que pour l'écrire pour ce journal. C'était une scène qui allait indubitablement hanter mes cauchemars pour le reste de ma courte vie. C'était terrifiant, c'était horrible à voir, et je ne pouvais me protéger de ce qui allait arriver. J'avais le sentiment que j'étais maudit alors que le monstre se penchait sur moi, sa sale mâchoire à seulement une main de mon masque. Je tombais au sol et plaçait mes bras sur ma tête dans une tentative désespérée de me protéger, mais je pouvais sentir la respiration de la bête, chaude et putride, sur mon cou. Je ne pouvais pas regarder à nouveau le visage tâcheté de rouille qui me regardait avec des fentes écarlates brûlantes et ressemblait presque à un Rahi mais pas un Rahi, c'était trop intriguant, trop... trop...

« Turaga ? »

J'ouvrais mes yeux et vit Toa Naho me regardant, inquiète. Le Turaga était agenouillé à mes côtés comme si je m'étais évanoui. Le Turaga dit ensuite à Toa Naho que je devrais peut-être prendre un jour de vacances loin de mes devoirs habituels, et, peut-être, la suivre pour fermer une porte maritime. Ça n'allait pas être excitant, mais ça me donnerait une raison pour avoir une pause bien gagnée. Je tentais d'objecter, mais malheureusement, ni le Turaga ni Toa Naho n'acceptèrent la moindre objection. Je partis donc avec Toa Naho, et elle me permit de m'arrêter à ma hutte avant notre départ avec un autre Toa.

Je sais que nous ne reviendrons pas de ce voyage. Je sais que Turaga Dume - ou qui que ce soit qui a pris sa place - sait que j'ai appris son secret. Et je sais qu'il continuera ce qu'il a prévu, à moins que quelqu'un ne l'arrête.

Je n'ai rien dit de tout ça à Naho. Avec de la chance, si je ne le dis à personne, je serais le seul à être éliminé. Je doute qu'elle me croirait si je lui racontai, de toutes façons ; le plus probable serait qu'elle me dise que c'était dû à mon évanouissement, ou à cause d'une nuit sans sommeil. Je laisserai donc mon journal, caché du Turaga imposteur et cette bête à griffe porteuse de Kanoka qui arpente nos rues. Je le placerai quelque part où seul un vrai résident de Metru au cœur pur pourra le trouver, et prierait pour qu'il puisse arrêter le mal que ces monstres prévoyaient de répandre.

~~~

1 : Ce n'est pas l'arme confirmée de Toa Naho, simplement de la licence artistique de la part de l'auteur. Son Outil Toa est à l'heure actuelle non-confirmé.


Dernière édition par maxim21 le Mar 6 Jan 2015 - 8:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyMer 24 Déc 2014 - 18:54

Cette fiction est l'œuvre d'Emissary, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Premier Chasseur
par Emissary

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours vécu sur ma ruse et mes armes. Je suis un de ces êtres qui, au lieu de permettre à l'univers de jouer avec les circonstances comme il lui plaît, préfère tirer les cartes quand son propre destin est concerné.

Et pour l'univers, je me moque de la notion de « destinée ». Je ne crois pas que chaque être dans ce monde n'a qu'un but dans sa vie, ni qu'il y a une sorte de pouvoir divin qui nous surveille, nous juge, et décide tout pour nous, complétement contre nos volontés.

Pour faire simple, je ne crois pas en la métaphysique. Si ça ne peut pas m'être prouvé scientifiquement, mis devant mes yeux, être tenu dans mes mains, ça n'existe pas pour moi.

Mais même moi doit admettre qu'il n'y a pas d'explications logiques pour tout. J'ai vu trop de phénomènes étonnants et étranges pour croire le contraire. Il y a des objets, des créatures, et des événements tellement impossible, existant quelque part dans le monde, qui défie toutes les lois de la nature.

Où est-ce que je veux en venir, vous demandez-vous peut-être. Quel rapport y a-t-il entre les lois des invraisemblances et l'histoire que je suis sur le point de raconter ?

Parce que je suis, moi-même, une invraisemblance. Un être modeste d'une terre désolée devenant un des chasseurs de prime les plus craints de l'univers ? Quelles sont les chances ?

Je suis connu de tous comme le premier vrai Chasseur de l'Ombre, un des membres fondateurs de l'organisation. Je suis le lieutenant de confiance du Ténébreux, et son ennemi le plus rusé. Je suis un soldat pour les criminels les plus dépravés et les gardiens de l'ordre de l'univers les plus fanatiques.

Je ne suis pas un sauveur. Mais je suis pas non plus un monstre.

Je ne suis pas un héros. Ni un méchant.

Je ne suis rien de toutes ces choses, et pourtant je suis aussi tout cela

Pour faire court, je suis Ancien.

~~~

Je viens d'un royaume de glace et d'ombre, où seuls les plus forts survivent jusqu'à l'aube suivante. C'était une terre à la météo difficile, et aux gens encore plus difficiles, un de ces endroits où tout semblait vouloir votre mort.

En fait, s'il n'y avait pas eu les lois draconiennes mises en place par nos dirigeants, la guerre civile aurait commencé beaucoup plus tôt. Et même avec ça, ça n'arrêtait pas les conflits à la fin de la journée, donc je suppose que ça dépend de votre point de vue.

De mon point de vue, l'ancien gouvernement était à la fois un garde-fou et un instigateur de la guerre civile. Les règles oppressives appliquées à la vie quotidienne ne faisaient rien pour arrêter le crime. Elles ne faisaient que le pousser de plus en plus loin, ne faisant que l'empirer et grandir. Ça n'arrêtait pas les bandits et les seigneurs de guerre, ça leur donnait juste l'occasion de faire des plans et se vanter.

Ce ne fut donc pas une grande surprise pour moi quand la guerre finit par éclater, transformer notre société autrefois paisible en un désert ravagé par la guerre et gouverné par l'anarchie. En tant que mercenaire (un des meilleurs de notre île, ajouterai-je), les affaires fleurirent pour moi pendant cette époque, faisant de moi un véritable roi, dans une terre de pauvres et de réfugiés.

Cela dura jusqu'à la fin de la guerre, quand les chefs restants furent tués, et de nombreux soldats commencèrent à se demander pourquoi ils se battaient en premier lieu. Peu m'importait ce qui s'était passé, honnêtement. J'aurais plein de marchés quoi qu'il advienne, et j'étais déjà assez riche pour pouvoir tenir des années si le flot d'employeurs se tarissait.

Un de ces employeurs, qui serait un de mes derniers, vint me voir peu après la fin de la guerre. J'étais dans un des hôpitaux de fortune qui avaient été installés sur l'île, lorsqu'une autre offre me fut proposée.

Mon employeur plein d'espoir était une créature vraiment pitoyable, un être sombre et tordu, qui n'avait pas l'air assez fort ne serait-ce que pour me pousser de la couchette sur laquelle j'étais assis. Il parlait rapidement et calmement, je m'en souviens. Je trouvais ça très ennuyant.

« Mon maître a une offre pleine de promesses pour vous, grand guerrier, » dit l'être, me montrant un grand sac de widgets, une grimace d'auto-satisfaction au visage. « 10 000 widgets contre la tête d'un de ses rivaux. »

« 10 000 widgets, eh ? » Je considérais cela. C'était une bonne quantité de monnaie, assez pour durer des années sans travail.

Cependant, si un mercenaire survivait jusqu'à mon âge, c'était parce qu'il était prudent, et rusé, et pas quelqu'un qui sautait sur la première proposition sans question.

« Je veux des noms » dis-je, me penchant légèrement vers mon employeur, pour que mon ombre tombe directement sur lui, « Qui est ton employeur et qui veut-il mort ? »

Ma petite démonstration de force eut l'effet désiré, et l'être se recroquevilla immédiatement. Ses doigts fins et fuselés se pliaient nerveusement, et il choisissait apparemment les mots qu'il allait prononcer avec prudence.

« Je suis connu sous le nom d'Enregistreur - » commença-t-il, seulement pour que je secoue la main, le coupant.

« Si je voulais l'histoire de ta vie, j'aurais demandé », dis-je, baissant ma voix pour la faire résonner. « Des noms. Maintenant. »

L'Enregistreur hésita pendant un moment des plus brefs, avant de continuer, « Tu dois pourchasser un être connu comme le 'Ténébreux'. C'est un autre seigneur de guerre qui s'est tenu sur le chemin de mon maître depuis trop longtemps. Quant à moi, je suis employé par quelqu'un qui se nomme 'Ténèbres'. »

Je grognai, sans m'embêter à cacher mon dédain pour cet « Enregistreur », « Qu'est-ce que les gens ont contre leurs noms habituels ces temps-ci ? »

L'Enregistreur sembla sentir que c'était le moment de parler, et il répondit, « Je suis d'accord, m- »

« La ferme », lançai-je, détournant mon attention du petit être tordu. Normalement, je n'aurai pas été imprudent au point de quitter du regard un compagnon, mais je ne me sentais pas particulièrement menacé par cet être. Ce n'était pas comme si je pouvais l'écraser en un instant.

Je regardai à nouveau le messager, ma ligne de vision alternant entre son visage et le sac de widgets dans ses mains. J'avais entendu de vagues rumeurs sur ce « Ténébreux » au fil des années, mais rien qui ne m'aiderait à connaître ses mouvements, ses tactiques, ses talents.

De l'autre côté, bien sûr, j'aimais les défis, et cette mission semblait prometteuse.

« Je vais accepter », annonçai-je finalement, me mettant sur pieds et tendant la main, attendant que la monnaie soit mise dans ma paume, « Je m'attends à un payement d'avance, si ça ne vous gêne pas. »

L'Enregistreur exécuta ma demande, lâchant rapidement le sac dans ma paume, avant de trottiner au loin, « Puis-je vous souhaiter une bonne chasse couronnée de succès, mon seigneur. »

Je grognai, empochant l'argent, retenant sérieusement mon envie de frapper ce sycophante de déchet misérable au visage. Au lieu de ça, je me détournai, me dirigeant vers la porte. Alors que j'allais passer le seuil, j'entendis l'être appeler à nouveau.

« Vous avez une certaine réputation », dit l'Enregistreur, « Un guerrier aussi ancien que cette île-même. Le vrai champion de cet endroit maudit. Vous devriez être fier. »

M'arrêtant un moment, je me laissai la liberté de gronder mon mépris envers lui, avant de m'avancer dans l'air froid.

~~~

Il ne me fallut pas longtemps pour trouver ce « Ténébreux ». Pour quelqu'un avec une récompense aussi élevée pour sa tête, il aimait certainement laisser les indices les plus évidents pointant dans sa direction. Demander son chemin à réfugier, pourchasser un Kikanalo, expliquer ses intentions à tous ceux qui voulaient bien écouter. Ou bien ce seigneur de guerre était une espèce d'abruti... Ou bien il me menait dans un piège. Mais même s'il faisait ça, il le faisait très mal, si je pouvais dire qu'il me menait dans un piège.

Bien sûr, j'aurais dû être capable de dire que c'était un piège dès que le messager avait été d'accord pour me donner le payement immédiatement. C'était le signe le plus reconnaissable pour dire que votre employeur tentait de vous doubler, puisque vous n'aurez de toutes façons pas le temps de dépenser l'argent.

Bien sûr, la décision logique aurait été d'arrêter de chercher ma cible, et de partir avec le profit que j'avais déjà fait. Cependant, si quelqu'un me voulait mort, ils n'arrêteraient d'essayer qu'une fois qu'ils auraient réussi, ou qu'ils soient morts.

J'espérais que ça serait la dernière option.

Finalement, après avoir suivi ses indices, je trouvai le Ténébreux au bout de l'île. Il se tenait parfaitement calme au bord d'une falaise abrupte, un endroit caractérisé par ses gigantesques formations glacières qui parsemaient le paysage.

De dos, avec une main tenant nonchalement un long sceptre avec une lame, ce seigneur de guerre ne semblait pas être conscient que sa mort se rapprochait rapidement.

Je vérifiais deux fois le lanceur Rhotuka sur mon bras, mes yeux ne quittant que rarement le personnage en face de moi. J'étais caché derrière une des formations glacières, hors de vue pour n'importe qui pourrait regarder la scène.

Au-dessus de moi, même les cieux noirs semblaient irradier de chaleur, et mon armure semblait trop chaude et poisseuse. Je haussai les épaules, un millier de pensées parcourant mon esprit. Était-ce un piège ? Devais-je seulement faire ça ? Qu'est-ce qui me dérangeait ?

Alors que je quittai lentement ma cachette, un étrange nouveau concept apparut dans ma tête. Ces étranges sentiments ; pouvaient-ils être attribués à la peur ?

Je grognai silencieusement, ne souhaitant pas que des choses aussi triviales m'arrêter. Je tuerai ce seigneur de guerre, je ne mourrais pas, je n'échouerai pas.

En rétrospective, j'ai vraiment honte de mon intrépidité durant cette bataille.

Si je n'avais pas voulu autant engager le Ténébreux, je ne l'aurai pas charger.

Si je ne l'avais pas chargé, il ne m'aurait pas entendu, et ne se serait pas retourné pour révéler ses rayons occulaires, manquant de m'envoyer en enfer.

Si je n'avais pas tourné dans tous les sens comme un danceur, en tirant des Rhotuka aléatoirement, espérant toucher une cible, je ne serais pas resté aussi vulnérable.

Au lieu de ça, dans mon intrépidité, j'ai laissé à mon adversaire une chance de tirer un étranger rayon sur mon bras, enchâssant le lanceur dans une coquille épaisse de protodermis. Dans d'autres circonstances, j'aurais pu récupérer de ce coup humiliant. Mais j'étais tellement pris dans le combat que je tombais au sol de surprise.

Soudain, je vis le sceptre du Ténébreux s'abaisser, prêt à décoller nettement ma tête de mes épaules.

Mais c'est une bataille, n'est-ce pas ? Une longue série de mouvements, de décisions, chacun lié à l'autre dans une danse intriquée.

Pour moi, cette bataille avait commencé par une longue série d'erreurs.

Alors que la lame du Ténébreux s'abaissait, je grognai, levant mon bras emprisonné pour bloquer le coup, avant d'écarter l'arme avec ma main libre. Le sceptre dérapa, laissant mon adversaire vulnérable, et je saisis ma chance, envoyant mes pieds dans son torse.

Alors que le Ténébreux tombait, je me remettai sur pieds, envoyant un autre coup sur le seigneur de guerre avant qu'il ne puisse reprendre ses sens. Malheureusement, mon adversaire fut trop rapide pour cela, et tira une autre série de rayons désintégrateurs sur moi, que je bloquai de justesse avec mon bras enfermé.

Bon point : le protodermis qui enchâssait mon bras fut détruit. Mauvais point : le Ténébreux était à nouveau sur pieds.

Avant que je ne puisse vraiment réaliser ce qui venait de se passer, des lasers mortels sur des lasers mortels furent envoyés vers moi, me forçant à m'abriter derrière un morceau de glace. Mon esprit était déjà au bord de l'explosion, cherchant désespérement un moyen de vaincre, ou même mettre en échec, ce seigneur de guerre.

Je pouvais l'entendre me chercher, ses rayons occulaires oblitérant tout ce qui se trouvait sur son chemin. Mon cœur sombra. Je n'arrivais pas à trouver de moyen pour arrêter cet être. J'étais maudit.

On dit qu'avant que vous mourriez, votre vie repasse devant vos yeux. Ce n'est pas un mensonge. Cependant, on ne vous dit pas les bénéfices que cela peut avoir. Alors que les souvenirs passaient dans mon esprit, je m'arrêtai sur un en particulier, où je combattai un Zyglak enragé, sans rien d'autre qu'une boîte de feux d'artifices Matoran.

Avec une vitesse et une rapidité que j'ignorai avoir, j'arrachai une de mes bottes, qui contenait un petit dispositif de lévitation, activé par la pression. Extrayant la machine, je creusai un petit trou dans le sol, puis l'enterrait dans le sol.

Sans avertissement, le morceau de glace derrière lequel je me cachais avait disparu, remplacé par un spectre ténébreux de mort et de destruction.

« On joue dans la boue ? » renacla le Ténébreux, révélant un sourire véritablement carnivore, ses yeux commençant à briller.

Sans attendre qu'il finisse son coup, je lançai un Rhotuka vers lui, tout en sachant que c'était totalement inutile. Le seigneur de guerre esquiva facilement l'assaut d'un pas de côté, me laissant assez de temps pour me remettre sur pieds, tentant de mettre autant de distance que possible entre nous deux.

Le Ténébreux, de son côté, continuait juste à sourire, visant pour une autre série de rayons occulaires. Le temps ralentit. L'air ressemblait à de l'eau, ralentissant mes mouvements. Le sol sous moi tremblait.

Mon regard se bloqua sur le petit morceau de sol juste devant mon futur assassin. Un pas. Tout ce dont j'avais besoin était un pas.

Le Ténébreux laissa échapper un éclat de rire, comme un Kavinika, fixant son regard fermement sur moi, tentant d'avoir une meilleure vue.

Ses pieds étaient trop près. Je me souviens de ça. Il avança son pied droit -- sur le morceau de terre. Il avança. Il avança vraiment.

Soudain, le Ténébreux fut renversé, sa jambe droite soulevée dans les airs sans avertissement par le dispositif de lévitation. Ses rayons occulaires éclairèrent le ciel, loin de moi. Dans ses yeux, pour la première fois durant notre combat, je vis de la surprise.

Sans attendre, je levais mon lanceur Rhotuka, tirait une roue vers mon adversaire, le frappant directement alors qu'il luttait pour regagner son équilibre. Je le vis s'effondrer sur le sol comme un tas de chiffon, ayant perdu toute coordination physique.

Je me permettais un petit sourire alors que j'avançais vers mon adversaire à terre, me préparant à l'achever une bonne fois pour toute. Un bon coup à la tête devrait faire la tête, pensai-je. Peut-être deux, au maximum.

Me tenant au-dessus du Ténébreux, le poing levé au-dessus de ma tête, Je regardai le seigneur de guerre à terre. Même s'il gisait en tas au sol, les membres dans des angles étranges, ses yeux brûlaient de férocité, comme s'il me défiait de l'achever.

Je ricanai, forçant ces pensées pensées distrayantes à quitter mon esprit. Cet être avait tenté de me tuer, et le détruire rendrait l'univers meilleur (et augmenterait ma durée de vie).

Cependant, ses yeux continuaient à m'énerver. Bien que remplis d'intensité, ils ne semblaient pas effrayer, pas le moins du monde. Ils avaient presque... accepté la mort, avec réticence bien sûr, mais absolument, quoi qu'il en soit. C'était le visage de tous les grands mercenaires qui avaient jamais vécu.

Dans ses yeux, je vis un peu de moi-même.

Lentement, je commençais à reconnaître le potentiel de ce guerrier. Avec son aide, je pourrais devenir encore plus grand que je ne l'étais auparavant. Sous ses ordres, je pourrais surpasser n'importe quel chasseur de prime ayant jamais existé.

Je rabaissais mon poing sur mon flanc, rigolant. « Je ne vais pas te tuer, vieil homme. Pas pour l'instant. »

~~~

Lorsque le Ténébreux s'éveilla, nous deux étions de retour dans l'hôpital. J'étais appuyé contre un mur, observant intenséement le seigneur de guerre allongé sur sa couche, mon lanceur Rhotuka préparé. Je n'allais pas le laisser avoir le dessus sur moi.

À nouveau.

Lentement, chancelant, le guerrier se leva, renversant les draps au sol se faisant. Immédiatement, mon lanceur fut pointé sur sa tête. Le Ténébreux ricana simplement.

« Vos manières ont besoin d'être améliorées, docteur », reprocha-t-il, sans même regarder dans ma direction, « Il me semble que même les seigneurs de guerre meurtriers ont le droit à un peu plus de respect que ça. »

Je souriais, sans changer de position, « Tant que je ne suis pas assuré que vous ne me tuerez pas dès que je tournerai le dos, je garderais l'arme préparée. »

« Votre bras va finir par se fatiguer dans ce cas-là. »

Je laissais échapper un éclat de rire, « Tu as du cran pour quelqu'un qui est du mauvais côté du lanceur. »

Le Ténébreux haussa les épaules, « Le rire est la meilleure médecine, n'est-ce pas ? »

« Peut-être », répondis-je, « Mais tant que tu ris, peut-être que tu pourras aussi répondre à quelques questions, Ténèbres. »

Le seigneur de guerre grimaça, avec un éclat de fierté éclairant ses traits.

« Oh oui », continuai-je, « Je sais que c'était un piège. Il n'y avait pas de cible. Tu voulais juste me voir mort. J'aimerais une explication. »

« Je suis certain que tous ceux qui ont vu la mort aimeraient la même chose, » répondit mon ennemi, « Ont-ils droit à leur vœu ? »

« Assez de blagues ! » rugis-je, soudain ennuyé par les errements de l'être, « Des réponses, vieil homme, maintenant ! »

Le Ténébreux soupira, regardant le mur opposée avec une expression paresseuse de contentement au visage, « Je dois dire, je suis impressionné. Vous avez raison sur tout, sauf un point. »

Lentement, il tourna sa tête vers moi, me faisant à nouveau monter mon lanceur. Cependant, ses yeux ne brillaient pas, et il ne fit aucun mouvement pour m'attaquer. Il me... regarda juste.

« Je ne te veux pas mort », dit le Ténébreux, « J'ai besoin de toi en vie. »

Je me souviens distinctement avoir été trop étonné pour faire une bonne répartie, et mon adversaire saisit cette opportunité pour se mettre sur pieds.

« J'ai cherché un guerrier de ton... talent, depuis quelques temps », continua-t-il. « Un être avec les capacités, l'intelligence, et l'absence de pitié nécessaires pour survivre dans le monde des criminels. Durant des éons, j'ai eu peur d'être le seul être avec ces qualités. »

« La flatterie ne vous mènera nul part », grondai-je.

« Tu ne comprends pas. Je ne cherches pas une âme sœur. J'ai besoin de toi comme... partenaire d'affaires. »

« Partenaire d'affaires ? Pourquoi ? »

Le Ténébreux mit ses mains derrière son dos, penchant légèrement son menton, comme pour se mettre en position dominante.

« Durant des années », expliqua-t-il, « J'ai joué avec l'idée d'une organisation d'être comme nous, dédiés au profit et seulement au profit. Une armée entière de criminels et de mercenaires, sans nation derrière. Et je veux que tu m'aides à créer ça. »

Je rigolai, cachant mon intérêt envers son idée. La notion d'une organisation de chasseurs de prime... c'était certainement une possibilité. La question, cependant : pouvait-ce être profitable ? »

« Pourquoi voudrais-je risquer autant sur une transaction aussi dangereuse ? » demandai-je, « Ici, j'ai la promesse de travail, de richesse, et de sécurité. Pourquoi quitter tout cela pour le rêve d'un seigneur de guerre ? »

Il sourit, « Le rêve ? Ce n'est pas un rêve, mon ami. Cela peut réussir et réussira, mais seulement si les bons esprits sont aux commandes. C'est-à-dire, nous. »

Je considérai ses mots, avant de sourire, « Alors je suppose que je suis plutôt important pour vous, hé ? »

« Pas trop important », contra le Ténébreux. « Mais oui, certainement nécessaire. Et pour les risques financiers, et bien, considères cela comme ta chance de vivre dans le monde réel. On vaut bien plus que ce que cette île peut offrir à nous deux, ne le comprends-tu pas ? Là-bas, nous aurons l'univers entier entre nos mains ! Nous serions des rois ! »

Sa voix grandissait avec une telle intensité que je me retrouvais à être d'accord avec lui. Ses mots tentaient des désirs et des pensées qui avaient rempli ma tête au fil des années. J'avais toujours considéré de quitter cette île, de recommencer ailleurs dans le monde.

« Si je vous rejoignais, je suppose que je serais considéré comme un égal, n'est-ce pas ? »

« Bien sûr. »

« Et les profits acquis seraient partagés également. »

« Je n'aurais pas fait autrement. »

Je souris, « Et je suppose que même en temps qu'égal, vous ne me donnerez pas votre véritable nom ? »

Un sourire carnivore désormais familier accueillit ma remarque, « Tu es très rapide, guerrier. Non, je ne le donnerai pas. Tu peux m'appeler le Ténébreux. Et je suppose que tu feras de même. »

Je hochai de la tête avec un sourire, « Très astucieux. »

« Alors », gloussa le Ténébreux. « Comment devrais-je t'appeler, chasseur ? »

Je m'arrêtai, réfléchissant. Quel serait mon nouveau nom ? Ma nouvelle identité, qui durerait pour le reste de ma vie, ainsi que pour mon héritage.

Aussi ennuyant que ce soit, la voix de l'Enregistreur se rappela à mes souvenirs. Vous avez une certaine réputation. Un guerrier aussi ancien que cette île-même. Le vrai champion de cet endroit maudit. Vous devriez être fier.

Un ancien champion d'une terre remplie de glace et d'ombre ? J'aimais ça. Un titre adéquat pour le roi des criminels.

« Appelle-moi Ancien », dis-je, baissant mon lanceur. « Et compte sur moi. »

~~~

Beaucoup peut changer au cours du temps. Depuis ce jour, notre idée, les Chasseurs de l'Ombre, a fleuri et s'est répandu dans l'univers. Le Ténébreux et moi sommes devenus de véritables rois des criminels. Nous sommes devenus des alliés proches, avec même quelques étincelles d'amitié entre nous.

Et maintenant, au milieu des cheminées de Xia, je me retrouve à compiler un des événements les plus importants de ma vie. Les ruines des usines et des ateliers m'entourent, et je réalise que ma mission me forcera à abandonner ce mémoire.

Mais pas d'inquiétude. J'aurais toujours le temps de finir quand je reviendrais.


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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyJeu 25 Déc 2014 - 9:48

Cette fiction est l'œuvre de Baron Von Nebula, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Certitude
par Baron Von Nebula

Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai trouvé ce rapport. Après être revenu à Destral depuis ma dernière conquête, j'ai décidé de me donner une bouchée du triomphe que je ressentirai à la culmination de ma vie. Moi, Makuta Icarax, me suis assis dans le trône de Teridax. J'y suis assis actuellement, affront vivant à son commandement.

Observant la pièce, je vois les Rahkshi mécaniques et les Exo-Toa à l'air sans émotion, contrastant fortement avec les Visorak, qui semblaient extrêmement nerveux. Même s'ils auraient pu être inquiets du chaos qui s'ensuivrait si un Makuta courageux/stupide me surprenait ici, le plus probable était qu'ils faisaient face à l'effet que ma présence avait sur tous les êtres. Certains pourraient hausser des épaules et prétendre ne pas être affectés, mais je sais qu'ils me craignent comme tous les autres.

Alors que je rassemblais mes pensées il y a quelques minutes, j'ai placé mes griffes sur les bras du trône d'obsidienne sans y réfléchir. J'ai rapidement senti un interrupteur savamment dissimulé. Après avoir ordonné à tous les gardes de quitter la pièce, je pressais l'interrupteur, et entendit un petit déclic. Lorsque j'ai situé la source du sond, j'ai découvert qu'une petite cavité s'était ouverte sur le flanc du trône, difficilement visible dans la pierre noire. Je remarquai un trou qui était apparemment un verrou. N'ayant pas la clé, j'étendais une tentacule d'ombre dans le verrou, déclenchant le mécanisme. Une dalle à côté du trône glissa, révélant une cachette. Je cherchais à l'intérieur et trouvait des tablettes. Après examination, je découvrai qu'ils étaient les rapports de Makuta Miserix. Après avoir brièvement scanné les tablettes, je décidai qu'elles n'avaient pas d'information pratique que j'ignorai.

Ce fut alors que je fus frappé par une idée : je serai le prochain chef de la Confrérie. Ça ne faisait aucun doute dans mon esprit. Même si Teridax semblait avoir été trop paranoïaque pour laisser ses propres informations, il devait avoir trouvé ces notes. Je ne serais pas aussi idiot. Même si je suis sûr que, si son Plan était possible, et s'il réussissait également, il refabriquerait l'histoire, je ne serais pas aussi couard. Après tout, pourquoi aurais-je peur de la vérité ?


----


Les événements que je chronique ont eu lieu il n'y a que peu de temps. La Guerre Confrérie-Chasseurs de l'Ombre faisait rage dans toute sa gloire, et j'avais choisi ma cible suivante. Alors que je me tenais sur le pont de mon vaisseau de guerre, j'observai la forteresse menaçante. Même si nous étions enveloppés par les ténèbres de la nuit, cela ne posait aucun problème à mes forces et moi, étant principalement des créatures de l'ombre de toutes façons.

Cette forteresse en particulier avait des millénaires, et les assumait. Il aurait été difficile de s'infiltrer silencieusement ; ceux qui tenteraient d'escalader les murs pourraient risquer d'abattre les ruines dangereusement instables. De plus, la forteresse prenait la majorité de la terre stable de la petite île ; la majorité de la « terre » environnante était soit la mer, soit de la glace. L'eau de mer qui frappait les murs gelait dans l'air glacial, créant une surface glissante.

À l'origine, la forteresse avait été construite par un groupe de Toa, morts depuis longtemps. Quelques temps après la fin de la construction, ils s'étaient rendus compte que l'intégralité de la région était infestée de Frostelus. Les Toa peuvent être tellement arrogants.

Il y a quelques mois, les Chasseurs de l'Ombre avaient reconnu l'intérêt stratégique de l'endroit et envoyer un bataillon pour l'occuper. Ils avaient élevés des fortifications comme ils le pouvaient, mais les escrocs et les voleurs qui formaient généralement les armées des Chasseurs de l'Ombre n'avaient pas l'habitude de construire quelque chose.

Dès que suffisamment de Rahkshi furent arrivés, je commençai à faire des préparations pour mon assaut. J'envoyai un groupe avec des pouvoirs associés à la furtivité pour infiltrer la forteresse.

Alors que je regardai vers les remparts, je finis par voir ce que je cherchai. Des silhouettes de gardes s'écroulant comme s'ils étaient frappés par derrière par mes Rahkshi cachés. Je pointai mon épée vers la forteresse et lançait un ordre mental pour avancer. Mes soldats reptiliens et mes Rahi obéirent silencieusement et avancèrent comme un seul être, commençant à escalader la forteresse.

Pendant ce temps, j'assaillirai l'avant. Ç'aurait été du suicide pour n'importe qui d'autre, mais je ne suis pas n'importe qui - je suis Makuta Icarax. Déployant mes ailes de chauve-souris, je planais jusqu'au haut du rempart et m'accrochai au côté.

« Ugh ! Je suis dehors à me geler, alors que le patron est bien au chaud là-dedans ! » se plaignait un garde. En regardant par dessus le rempart, je l'identifiai comme un membre de l'espèce dirigeante de Stelt.

« 'Restez alerte', il dit ! 'Gardez vos armes prêtes', il dit ! Comme si un Makuta allait venir jusqu'à cette épave ! Maudit soit ce piraka de surveillant ! Le Ténébreux doit - »

Il s'arrêta alors qu'il réalisait que ses mots pouvaient être pris pour une critique de son surveillant. Ne voyant personne aux alentours sauf un membre de l'espèce servile de Stelt, il continua à se plaindre.

« Et en plus - ACK ! » il toussa alors que l'écume d'une vague particulièrement grande atterrissait dans sa bouche.

« Je suis TREMPÉ ! Évidemment, le patron s'en moque, vu que c'est un poisson ! »

J'en avais marre. J'attrapai le col de son armure et le balançai par dessus le rebord, dans la mer.

La brute se pencha pour voir d'où venait le bruit d'éclaboussure, et me vit alors que je grimpai par dessus le rempart. Il hurla de rage et chargea vers moi.

Je me penchai et, utilisant sa propre inertie, le catapultait par dessus mon épaule. Il tombant dans la mer avec un « plunk » satisfaisant.

Je chargeai ma lame avec de l'énergie de fragmentation avant de la frapper contre le rempart. Alors que le mur s'effondrait dans un nuage de poussière, je bondissais hors de portée de l'explosion, et faisait appel à mon contrôle de la gravité pour flotter doucement vers le sol.

Après avoir nettoyé un espace dans les débris en utilisant mon pouvoir de Destruction Moléculaire, j'avançais dans la forteresse elle-même, puis refermai mon entrée de fortune. Personne ne sortirait par là.

Alors que je descendais le couloir principal, il devint rapidement visible que les Chasseurs de l'Ombre avaient découvert mes troupes, alors que j'abattai les Chasseurs qui tentaient de fuir. Vermines.

Je pensai à ces deux premiers gardes alors que je descendais dans le passage.

Le premier avait été plus intelligent que le second, mais sa faiblesse physique l'avait distrait de ma présence.

La brute, de son côté, avait été superbement puissante physiquement, et pourtant ses capacités mentales avaient mené à sa chute.

Ni l'un ni l'autre n'aurait fait l'erreur de l'autre. Moi, cependant, avait exploité leurs faiblesses pour m'assurer de la victoire. Durant un moment, je réfléchissai à ce qui faisait un grand guerrier. Durant la majorité de mon existence, j'avais lutté pour trouver les caractéristiques qu'un guerrier devrait posséder. Je suis certain d'être un grand guerrier, mais ma quête du guerrier parfait est une quête pour me définir. Je connais une qualité qu'un véritable guerrier ne devrait pas avoir : le manque de pratique. Teridax en est un bon exemple. Cet idiot gâche du temps et des ressources dans des plans inutiles. Il parie l'univers entier sur un plan de lunatique !

Le train de mes pensées avait atteint ce point lorsque je suis arrivé dans ce qui était clairement la pièce centrale de la forteresse. La pièce était impressionnement grande, et probablement une sorte de centre stratégique ou de commande.

Cependant, actuellement, c'était le chaos. Des boules d'énergie, des armes, et même des êtres étaient projetés partout dans la pièce. Mes forces repoussaient les Chasseurs, mais certains réussissaient à résister. Je savais d'expérience que ce groupe devait être dirigé par un chef particulièrement terrible. Alors que je cherchai un tel être dans la pièce, je remarquai un mouvement du coin de l'œil.

Un Chasseur efflanqué tentait de courir vers la porte dont je venais de sortir. Avant que je ne puisse le tuer, un fouet épineux s'enroula autour de sa cheville, le faisant trébucher. Il fut immédiatement attaquer par un Lerahk. Le Rahkshi du Poison, à son tour, s'effondra à cause d'un couteau projeté dans sa jambe. Je cherchai aux alentours pour trouver l'être responsable.

Je le regardai.

Il me regarda.

Sa réputation avait, en fait, atteint mes oreilles. J'avais entendu un Makuta se plaindre du désastre commercial qu'il avait causé dans sa région. Bien sûr, je n'avais pas l'intention de lui laisser savoir qu'il avait attiré l'attention des Makuta.

« Bonjour, Makuta », siffla-t-il.

« Je suis désolé, mais je n'ai pas saisi ton nom », répondai-je nonchalement.

« Amphibax, et le tien ? » demanda-t-il

« Pourquoi une racaille des mers dans ton genre mériterait-elle de le savoir ? »

Il savait que j'étais en train de l'appâter, et je savais qu'il savait. Je fus donc encore plus surpris lorsqu'il lança un couteau vers ma tête. Je l'évitais facilement, mais Amphibax avait déjà foncé en avant, diminuant la distance entre nous. Nous n'avons pas parlé alors que nous nous battions ; l'éclat de nos lames parlait suffisamment. Cependant, il n'avait aucune chance. D'un petit mouvement rapide de mon épée, j'arrachai le couteau qu'il portait, et je formais rapidement des liens d'ombre autour de lui. Il suffoqua en tenta de respirer alors que je l'écrasai avec des tentacules d'ombre, lorsqu'elle flétrirent et titubèrent soudainement, lui permettant de se libérer.

Je fus trop étonné pour réagir durant une seconde, donnant à mon nouvel adversaire l'opportunité de m'encercler avec un mur de flammes. Je lançai une attaque de Vide dans la direction où je pensai qu'Amphibax se trouvait, supprimant le feu.

Je vis une armure massive couverte de flammes, se débattant. Ensuite, elle pointa ses griffes vers son torse, et créa de l'eau qui éteignit les flammes. L'être avança dans un nuage de fumée. Je grognai intérieurement. Je reconnu ce Chasseur de l'Ombre, et comprit que j'allais combattre une des erreurs de Teridax.

« De rien », lança Kraata-Kal à Amphibax.

Je lançai simplement un regard mauvais, puis lançai des boules de foudre sur les deux. Ils échappèrent de peu à l'attaque potentiellement léthale.

Kraata-Kal, sa suffisance disparue, lança des attaques d'eau puis de feu à mes pieds, créant un nuage de vapeur presque opaque. Faisant appel à mon pouvoir d'Adaptation, j'améliorai dramatiquement mon sens de l'ouïe juste à temps pour entendre le sifflement d'une lame qui arrivait.

J'esquivai juste à temps pour éviter une des griffes d'Amphibax, puis tournoyait pour parrer la lame de Kraata-Kal. Durant un certain temps cela continua, me défendant sans réussir à trouver une ouverture pour attaquer. Ensuite, je trouvai mon opportunité. Tous deux plongèrent vers moi simultanément, alors même que je faisais un pas de côté.

Tout ce qu'ils purent faire fut éviter de s'empaler l'un l'autre. Je poussai Kraata-Kal avec le plat de mes Lames d'Ombre Rotatives, le poussant dans Amphibax.

Alors qu'ils luttaient pour se remettre sur pieds, je riai. Ça ne faisait que commencer. Maintenant j'étais sur l'offensive, et il fallut tout le talent des Chasseurs de l'Ombre uniquement pour survivre. Finalement, tous deux semblèrent prêt à s'effondrer de fatigue, lorsque je remarquai quelque chose.

Il faisait presque nuit. Sans m'en être rendu compte, j'avais combattu durant l'intégralité de la journée. Je décidai qu'il valait mieux finir cette bataille. C'était quelque peu embarassant que ce groupe de gredins ait tenu aussi longtemps contre la force de la Confrérie.

Je m'étais, pour le moment, réfréné d'utiliser des attaques mentales par désir d'aiguiser mes talents en combat au corps-à-corps, qui demandait plus de pratique pour rester au niveau que la télépathie.

Mais il était maintenant temps de frapper sans pitié. Mon attaque mentale ravagea les esprits du duo alors qu'ils criaient d'agonie.

Puis je l'entendis.

« On s'amuse ? »

« Teridax ? » demandai-je, étonné.

« Qui d'autre ? J'ai du travail pour toi. »

« Tu vas devoir prendre rendez-vous », pensai-je en fermant mon esprit.

« Tu ferais mieux de ne pas ignorer ça, à moins que tu ne veuilles que je n'accomplisse ma promesse. »

Je grimaçai, me rappelant l'humiliation que j'avais souffert face à lui. Je l'admet, j'étais surpris qu'il ait été capable de passer à travers mes défenses mentales d'aussi loin. Après avoir mis en place des défenses notablement plus puissantes, je réfléchissai un moment. Je décidai de découvrir ce qu'il voulait avant d'agir. Même si je me languissai de le tuer, il était trop loin et je ne savais même pas ce qu'il tentait de faire. Je connaissai son Plan (ou du moins, ce qu'il en avait dit à la Confrérie), et ce qu'il demandait ne semblait pas en faire partie.

« On a fini de bouder ? Je veux que tu récupères mon masque. »

« Quoi ? »

« Tu le trouveras dans la Mer d'Argent, à l'extérieur de Mangaia. »

Je n'avais aucune idée de comment il avait perdu son masque, mais je sentai qu'il y avait peut-être là une histoire qu'il n'avait pas l'intention de me raconter. Je ralentissais un peu, tournant mon dos à Amphibax et Kraata-Kal tout en considérant son offre. En considérant la perspective de découvrir quelque chose d'embarassant pour Teridax, je décidai de me rendre à Metru Nui.

« D'accord. J'irai le chercher. »

« Je savais que tu comprendrais qui est l'être supérieur. »

Il savait toujours quoi dire pour me faire enrager. Je l'avais toujours détesté pour ça. Je sentis sa présence mentale s'évanouir lorsqu'il cessa notre conversation télépathique. Je me retournai.

Amphibax et Kraata-Kal avait disparu. La bataille faisait toujours rage, mais ces deux-là étaient les seuls qui importaient. Ils étaient les seuls Chasseurs de l'Ombre importants sur place. Les autres - ils ne savaient rien, ils ne valaient RIEN. Je ne pouvais rien entendre. Ma vision était teinté de rouge. Je criai. Je frappai à gauche et à droite sur tout ce qui bougeait. Peu m'importait. C'était de la faute de Teridax. Il m'avait encore trompé, et tout ce qui respirait en payerait le prix.

Lorsque je repris le contrôle de mes sens, j'étais entouré de débris. Du métal tordu, des décombres, et même une flaque de métal fondu occupaient la majorité de l'espace autrefois occupé par la forteresse. Je n'étais pas trop épuisé, grâce à mon Masque du Charognard. Cela me rappela Teridax. Je n'enrageai pas à nouveau, heureusement pour les quelques êtres des deux camps qui s'étaient cachés ou enfuits. Mon visage fut déformé par un sourire, alors que je décidai ce que je ferais.

----


Actuellement, je suis assis sur le trône de Teridax, portant le masque de Teridax. Après avoir récupéré le Kraahkan, j'ai récupéré le Sceptre d'Artakha pour lui. Ça a semblé n'avoir servi à rien. Teridax est cinglé. C'est la fin de son règne. Je ne vais plus accepter ses ordres. Il travaille de façon opaque, dans l'ombre, et par la tromperie. Comment un tel être pourrait être un dirigeant stable.

Il a ordonné aux Makuta les plus talentueux au combat d'assaillir Karda Nui, le cœur de l'univers. Nous sommes largement surqualifiés pour cette tâche. Un Makuta a le pouvoir d'écraser une armée. Il ne faut pas huit d'entre nous pour combattre une poignée de Matoran et de Toa.

Je ne serais pas un accessoire de cette folie. J'ai refusé cet ordre et vit en clair rébellion. Je m'attend à ce que lorsque j'écrirais la prochaine fois dans cette chronique, j'écrirais en tant que chef incontesté de la Confrérie.

----


Icarax replaça la tablette dans le trône. Après avoir examiné le mécanisme durant une seconde, il réengagea le verrou. Seuls les yeux les plus aiguisés pourraient voir la moindre différence sur le trône noir.

Il pensa à Teridax, à la Confrérie, à ses ambitions. Il resta immobile un long moment.

Un Matoran déformé interromperait sous peu ses pensées. Il serait convaincu de changer ses plans. Icarax quitterait Destral, et sa chronique cachée. Lorsqu'il se rendrait vers Karda Nui, il se dirigerait vers le triomphe et la conquête. De cela, il était absolument certain.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyJeu 25 Déc 2014 - 11:35

Deux coquilles dans la dernière entrée que j'ai remarqué :

- qu'il avait atteintion l'attention des Makuta.

- « D'accord. J'irai le cherche. »
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyVen 26 Déc 2014 - 9:24

Cette fiction est l'œuvre de Felix Dzerinsky, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

La Folie du Chasseur
par Felix Dzerinsky

Lorsque la victoire de Teridax sera raconté par les chroniqueurs au fil des âges, il y aura sans doute des histoires sur sa défaite de Miserix. Il y aura aussi des histoires sur la manière dont les singes Brakas de Miserix furent pourchassés un par un. Mais j'ai le sentiment que ces histoires sur comment chaque Makuta a été vaincu ne seront que des notes de pied de page auxquelles seuls les archivistes Matoran d'Onu-Metru les plus instruits toucheront. Ça ne me gênerait pas, mais un des Makuta que j'ai pourchassé m'a changé à jamais. En écrivant cela, j'espère empêcher qu'une histoire ne devienne qu'une anecdote.

Tout cela commença après la grande révolution de Teridax, parce que tous les Makuta n'avaient pas accepté les plans de Teridax pour une meilleure Confrérie. Cinq Makuta avait décidé de se battre pour Miserix, ce qui affaiblirait sans doute la Confrérie. Mais ils étaient dépassés en nombre ; ils ne pouvaient pas se battre contre ce qui était bon pour la Confrérie des Makuta. Cependant, les cinq traîtres comprirent cela et se joignirent au bon camp ; mais Teridax ne pardonne pas les traîtres.

Après la défaite de Miserix, Krika était supposé s'occuper de lui. Pourquoi Teridax avait choisi Krika et Spiriah pour faire cela était un mystère pour moi. J'aurais été plus qu'heureuse de terminer la pathétique vie du vieil idiot, mais ça ne servait à rien d'argumenter une fois que Teridax avait pris sa décision. La triste vérité sur Krika est qu'il offrait sa pitié à ses ennemis vaincus, même lorsqu'ils n'avaient rien de valeur à offrir en terme d'informations, ce que je trouvai repoussant. Étrangement, lui et Spiriah étaient revenus sans le masque de Miserix. Je ne serais pas surprise s'il avait juste jeté Miserix dans une cellule Mata Nui sait où.

Bien que je n'ai pas pu avoir le plaisir d'achever la vie pathétique de Miserix, je pouvais achever la vie de ses serviteurs. Mais il y avait un hic ; je devais le faire avec Icarax. Je trouvais cela contreproductif à tout le moins. Malgré le fait d'avoir à travailler avec Icarax, nous avions réussi à pister et éliminer quatre des cinq Makuta. J'avais adoré chaque moment, même si Icarax ne voyait cela que comme un entraînement pour quelque chose de plus grand qu'il avait prévu. Je ne me suis jamais embêtée à le questionner là-dessus ; j'étais plus intéressée par tuer les Makuta que par l'entendre se vanter.

Nous n'avions tué que quatre des cinq Makuta ; il en restait toujours une à pister. Je n'arrivai pas à me rappeler son nom, seulement qu'elle était supposée être la plus mortelle des cinq Makuta. Plus elle était puissante, mieux c'était, pensai-je, supposant que cela me donnerait un défi.

Le quatrième Makuta était à peine un problème déjà ; il avait opposé un combat noble (pour ne pas dire pathétique), mais il finit par être vaincu. Je l'avais au sol, mon pied appuyant sur son cou, et je décidai de lui demander s'il savait où était le cinquième Makuta.

« Tu veux...» il s'arrêta pour respirer « pourchasser ce fils de Karzahni cinglé ? » C'était étrange, pensai-je, pourquoi traiterait-il son propre allié de Rahi fou ?

« Il ne parlera pas », dit Icarax caché dans l'ombre « brise juste son coup et finis-en avec ça ! »

J'ignorai l'ordre d'Icarax, mais je savais que je ne pourrais pas le faire longtemps.

« Où se cache le dernier Makuta ? » demandai-je, appuyant plus fort. « Dit nous juste ça et ta mort sera moins douloureuse. »

« Écoutez-moi.. » toussa-t-il. « Elle n'est rien... pour la Confrérie. Elle... a perdu toute santé mentale, tout sens de... »

« Gorast! Finis-le on apprendra rien de lui ! » fut-il interrompu par Icarax. Icarax était déjà à la limite de la rage pure. J'étais presque d'accord avec lui, je considérai même de laisser le coup final à Icarax, mais nous avions trouvé ce Makuta en 'persuadant' celui d'avant de nous dire où il se trouvait. Est-ce que ça marcherait une autre fois ?

« Je sais... ce que vous faîtes », dit-il en essayant de respirer, « mais j'essaye d'aider aussi... étonnant que ça en ait l'air. Elle vous tuera, et non seulement ça, mais elle découpera vos membres et les utilisera comme torches ! Si vous voulez voir votre glorieux chef Teridax réussir avec son plan, arrêtez de la chercher et des qu'elle a disparu à jamais. J'en ai peur moi-même, et lorsque vous la trouverez, vous aurez peur aussi. »

« Un Makuta opposé à Teridax est toujours quelque chose » rétorquai-je. « De plus, si elle ressemble vraiment à ce que tu décris, je suis sûr qu'on s'entendra très bien. Maintenant, où est-elle ? » Je vis l'expression dans ses yeux passer de la peur à la défaite. Il baissa la tête puis ferma les yeux.

« Alors, vous êtes condamnés. J'ai essayé de vous arrêtez. Rappelez-vous que » dit-il avant qu'Icarax ne surgisse hors des ombres rempli de colère. Icarax me poussa sur le côté, me faisant tomber la tête par terre. Ensuite, j'entendis le son du poing d'Icarax brisant le crâne du Makuta à terre ; avec un son assourdissant. Je me tournai pour faire face à Icarax et vit que le masque du makuta avait échappé de peu au même destin que le crâne de son propriétaire.

« À quoi ça servait ? » demandai-je en me remettant sur pieds. « J'avais la situation sous contrôle. »

Icarax me jeta juste un regard. « Tu le laissais vivre un peu plus longtemps qu'il n'aurait dû. Donc j'ai pensé que j'aiderai en l'envoyant dormir pour toi. »

« Il aurait pu savoir où était la dernière Makuta ! » criai-je presque. « Et tu viens de rendre notre travail beaucoup plus dur. »

« Amusant, je croyais que tu détestais la pitié », répondit Icarax, regagnant son calme. Alors que nous quittions l'île du Makuta éliminé, je commençai à me demander si je serais méchamment punie si je lançai « accidentellement » une dague dans Icarax.

De retour sur la péninsule de Tren Krom, je laissai ma colère éclater aux chutes d'acide. Jetant des dagues sur n'importe quel Rahi ayant la malchance de croiser mon chemin. « J'étais parfaitement en contrôle ! » dis-je à moi-même en jetant une autre branche pointue sur un ours de cendres. « J'ai pensé que j'aiderai en l'envoyant dormir » dis-je en tentant au mieux d'imiter la voix d'Icarax, « Et bien peut-être que tu auras dû attendre ! » Même si j'étais en colère - pas enragée - envers lui, il avait partiellement raison et je détestai l'admettre. Il n'aurait pas révélé où se trouvait son ancien allié. Je tentai de faire respirer un Matoran mort.

Une autre pensée me détourna de ma rage contre Icarax ; pourquoi le Makuta tué avait-il peur de son ancienne alliée ? Il l'avait appelé « fils de Karzahni cinglé » et avait dit qu'elle utiliserait nos membres comme torches. Je me demandai s'il avait tenté de nous effrayé. Si c'était le cas, il avait complétement échoué. Maintenant je voulais pourchasser cette Makuta encore plus qu'avant, ne serait-ce que pour le défi.

Je continuai à laisser échapper ma rage jusqu'au coucher du soleil. J'entendis un cri au loin. Même si chasser des Rahi n'était pas aussi amusant que des êtres intelligents, c'était tout de même amusant. De plus, je pensai que ça m'aiderait à me distraire les idées d'Icarax.

Je suivis le cri, faisant attention à ne pas faire de bruit. Mais alors que je m'approchai de ma cible, je vis des flammes et entendis des voix de Matoran.

« Dépêche-toi, frère » dit un des Matoran. « Nous ne voulons pas du cadeau que la Maîtresse nous a donné. »

« La Maîtresse » ? Je n'étais certainement pas responsable de cela. Mais si ce n'était pas moi, qui donc ? Ça devait être une Ga-Matoran perdue ou une sorte de Chasseur de l'Ombre qui avait émerveillé les Matoran. Ma curiosité me pressait de les suivre. Restant cachée dans les ombres, je regardai les Matoran tirer la source des cris : un Ours de Cendres blessé.

Je devais admirer la persévérance des Matoran, je les observais traîner l'Ours de Cendres au-dessus d'une petite montagne et à travers une forêt. Ils finirent par atteindre une grande clairière dans les bois. Ce fut alors que je remarquai quelque chose d'étrange sur les Matoran. Ils avaient peint leurs corps et certains avaient des armures en os de Rahi. Les peintures ressemblaient à des marques de griffes, de dents, d'yeux, et de cornes. Je tournai mon attention vers le grand feu ; je vis des ombres dansant autour chantant « Prions notre déesse ». C'était presque surréel.

Je m'arrêtai à un arbre proche pour regarder. Les Matoran avaient laissé l'Ours de Cendres probablement mort devant le feu avant de s'agenouiller puis de reculer. Soudain, tout le monde s'arrêta et tourna son attention vers une grande ombre. Quelqu'un venait d'avancer, et je reconnus immédiatement qui c'était. Le personnage avait une armure bleue couverte de ce qui semblait être des peintures tribales. Elle surplombait les Matoran, elle aurait même été capable de presque surplomber un Toa. Son masque était couvert d'égratignures mais elles semblaient avoir été fait par elle plutôt que par une bataille. Son corps était couvert d'os de Rahi qui formaient sa nouvelle armure. Elle marcha vers les Matoran ; tous se tournèrent vers elle et baissèrent la tête.

C'était la dernière Makuta, pensai-je. Je battais silencieusement en retraite de la clairière, mais décidai de laisser des marques sur les arbres pour me rappeler où je m'étais rendue. Je voulais la pourchasser, je voulais la chasser et rapporter moi-même son masque à Teridax. Je ne pouvais pas faire ça, cependant, j'avais besoin d'Icarax et je devais attendre jusqu'au matin avant de pouvoir informer Icarax de ma découverte.

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Le lendemain, le brouillard enveloppait la zone d'un manteau gris.

| Gorast », dit Icarax alors que nous atteignions la montagne où les Matoran avaient tiré le corps. « Réfléchis-y juste, s'il te plaît. Pourquoi un Makuta en fuite se cacherait-il là où vit la personne qui la chasse ? C'était peut-être une hallucination dûe à ton désir d'attraper cette Makuta. »

J'ignorai ses doutes en escaladant la montagne. Je savais que ce que j'avais était réel. J'atteignai le haut de la montagne et commençait à chercher les arbres marqués. J'en remarquai un, puis un autre, puis un autre. Il y avait des marques que je ne me souvenais pas avoir placé. Quelqu'un avait fait ça, mais comment les Matoran avaient-ils su que j'étais là.

« Gorast, tu ne m'écoutes pas », entendis-je Icarax dire alors que nous atteignions le haut. « À quel point crois-tu que cette Makuta est stupide ? Je veux dire, s'allier avec Miserix, c'est quelque chose, mais venir se cacher ici, c'est autre chose. J'ai vu des créations de Spiriah plus intelligentes que ça. »

Je prétendis l'ignorer alors que nous avancions vers la forêt. Une partie de moi était d'accord avec Icarax. Je continuai de tenter de me rassurer, de me dire que je n'imaginai pas des choses, qu'il y avait un Makuta qui était adoré. Je continuai à suivre tous les chemins, mais tous ne menaient qu'à la même chose ; encore plus d'arbres marqués. Tout autant que je détestais faire cela, j'avalai ma fierté et admit. « Il n'y a personne ici. J'aurais pu jurer... »

« Je pense que tu prends cette mission trop à cœur. Au point que tu confonds un petit chef de culte avec un Makuta. J'ai déjà vu des Matoran adorer des rochers, même pas le Rocher du Grand Esprit, juste des rochers. »

J'étais contente que ses jubilations soient terminées. Nous commençâmes le long voyage de retour aux Chutes d'Acide ; surprennament, il resta silencieux durant tout le chemin. Réfléchissait-il à d'autres insultes à me jeter ? Le brouillard ne s'était pas encore levée, et il transformait de simples arbres en géants. Je vérifiais continuellement dans toutes les directions pour m'assurer que nous n'étions pas suivis. Je ne prenais aucun risque, même si j'étais avec Icarax. Je remarquai un objet en forme de Matoran au loin. Il se tenait entre deux arbres à nous regarder. Il ne faisait aucun mouvement ni bruit. Je jetai un caillou dessus et toujours rien. Je continuai à suivre Icarax mais je remarquai deux autres silhouettes de Matoran. Elles ne bougeaient pas non plus ; étions-nous suivis ? Je remarquai plus de silhouettes qui ne faisaient pas de mouvements sur notre chemin.

« Je vous avais averti ! » lança une voix. Je me retournai très rapidement mais il n'y avait rien. Tout ce que je vis était le Matoran immobile. Je tournai mon attention vers rattraper Icarax. Il s'arrêta pour examiner quelque chose, un Matoran ?

« Gorast, il se pourrait que tu ais trouver quelque chose quand tu parlais de cette petite célébration que tu as vu » me dit-il en montrant le Matoran. Il était mort - depuis un moment - avec des lances qui dépassaient de son corps. On ne pouvait pas le nier, on était suivi. Je me préparais à tout, mais ce qui arriva ensuite me prit par surprise. Une branche pointue frappa Icarax à la cuisse, puis une autre au bras. Je sentis quelque chose de pointu me frapper ; ma vision se brouilla alors que je voyais une autre lance entrer dans mon estomac. Je tombais à genoux en voyant Icarax crier dans toutes les directions, cherchant désespérément quelque chose à contre-attaquer. Les ténèbres consumèrent ma vision.

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Je m'éveillai à la scenteur des braises et masque à masque avec un Matoran. Le Matoran fila à toute allure dès que je me réveillai.

« La Déesse avait raison » dit un Matoran sur une grande corniche au groupe. « Les démons viendraient et nous condamneraient ! »

Il s'agenouilla ensuite alors qu'une grande silhouette s'approchait de lui. « Oh, oh, qu'avons-nous là ? » dit la silhouette. C'était la Makuta que j'avais vu cette nuit. Elle se tenait en face d'un grand feu ; les Matoran se regroupaient autour de nous.

« Je n'aurai jamais pensé que le sage Teridax enverrait un Makuta comme toi. Bravo à Teridax. » Je tentais de bouger, mais me rendit compte que mes bras et mes jambes étaient liés. « Je ne ferais pas ça si j'étais toi. N'oublie pas, je suis aussi une Makuta, donc je peux faire frire ta jolie petite face. » Elle dit cela en tenant ma tête et en promenant son doigt le long de mon masque. « Maintenant Gorast... »

« Où est Icarax ? » demandai-je en me jetant en avant, mais pas assez loin. « Il - excuse-moi - s'est enfuit en se trainant. Mais ça m'allait, parce que c'est à toi que je voulais parler. » Elle ricana en terminant. « Je sais exactement pourquoi tu es là. Avant que tu me tues, veux-tu savoir pourquoi je ne vous ai pas rejoint ? »

« Pourquoi pas, je n'ai rien de mieux à faire, » répondis-je alors que je tentais de desserrer mes liens.

Elle se mit sur un genou, et nous nous retrouvâmes face à face. Elle grimaça « Est-ce que je ne viens pas juste de dire de ne pas essayer ça ? »

J'arrêtai.

« Bien. Tu sais ce que chaque petit escroc, chaque tricheur, chaque fraudeur veut dans la vie ? La rédemption, bien sûr. C'est ce que je voulais, vois-tu, car j'ai fait et vu des choses horribles dans ma vie, qui rendrait n'importe qui fou. Je me suis rendu compte que le seul moyen de gagner ma rédemption était de m'allier avec Miserix, et je crois que tu sais comment ça a terminé. Mais rapidement, je me suis rendu que je ne pourrais jamais atteindre ma rédemption à cause de qui je suis ; même m'allier avec Miserix ne pouvait pas faire ça. »

« Quel est le rapport avec les Matoran ? »

« Je suis contente que tu demandes. Tu te souviens que mon espèce ne pourra jamais recevoir la rédemption du Grand Esprit -- la victoire de Teridax a encore fait baisser nos chances -- donc j'ai eu une idée. Peut-être que je pouvais donner la rédemption à ceux qui croyaient ne pas pouvoir l'obtenir. »

Soudain une autre version d'elle apparut par derrière. Le clone parla « Tu vois, mon 'culte' est constitué d'âmes condamnées. Ils ne voyaient aucun espoir ou but dans leur vie. Puis je suis arrivé en leur promettant une voie pour leur rédemption. »

Un autre clone de la Makuta avança par derrière. « C'est pour ça qu'ils me servent. Maintenant je parie que tu demandes ce qui est en train de se passer au nom du Grand Esprit ? Et bien, sais-tu nager ? » Les clones commencèrent à rire, je tentais désespérement de m'échapper alors que d'autres clones d'elle apparaissaient. Je regardai brièvement vers le haut alors que les étoiles prenaient la forme de son masque.

Ensuite, les bulles apparurent, le monde veint boueux, et le ciel disparut. Je me rendis compte assez rapidement que j'étais sous l'eau. Où ? Je n'étais pas sûr. Je brisai rapidement mes liens et me précipitait à la surface. « Comment a-t-elle fait ça ? » me demandai-je. Je me demandai ce qui venait de se passer. Je regardai rapidement vers le haut et vis que les nuages bloquaient le ciel. Puis je regardai autour de moi mais ne vis que des arbres. Je tentais de bouger mais la douleur dans mon bras gauche m'arrêta. Je me rendis également qu'Icarax n'était nul part en vue. Parfois, Icarax pouvait être énervant, mais j'avais besoin de lui en vie.

Je commençai une longue marche dans la forêt montagneuse, cherchant des signes d'Icarax dans toutes les directions. Chaque partie de mon corps était remplie de colère envers cette Makuta. Je pensai à toutes les manières grâce auxquelles je pourrais l'étriper et arracher ce sourire de son visage. Je semblai n'aller nul part, ne voyant toujours que la même chose : des arbres. Je croisais aussi les mêmes Matoran immobiles mais je savais qu'ils étaient morts. Le milieu de la journée laissa rapidement la place au coucher du soleil et il n'y avait aucun signe d'Icarax. Je m'assis en face d'une souche d'arbre et examinai la situation. Il me fallait un plan. « Viens par là ! » cria quelqu'un. Je me tournai pour faire face à la voix, m'assurant d'être toujours cachée ; c'était un des cultistes de la Makuta. Pourquoi criait-il ?

« Nous avons trouvé un des démons ! » Il avait toute mon attention sans le savoir. « Il nous oppose un gros combat ! »

Je remarquai une explosion au loin. C'était définitivement Icarax, mettant sa rage à bon usage. L'ami du Matoran finit par l'atteindre. « Dépêche-toi ! Nos frères ont besoin de nous. » Le duo disparut ensuite dans la forêt en direction des explosions. J'attendis un peu avant de les suivre. J'avais comme priorité principale de rester silencieuse en suivant les deux Matoran. Rapidement, les bruits se firent plus forts et les explosions se rapprochèrent. Suffisamment pour que je puisse voir des morceaux de débris voler par dessus ma tête.

Finalement, le duo atteignit les illusions. J'avais raison, Icarax était au milieu, combattant des Matoran. Normalement, j'aurais rigolé en voyant Icarax incapable de les repousser, en fait je faillis le faire, mais je vis qu'un des Matoran se battait sans bras. Tous les Matoran avaient une sorte de blessure critique. Après que les deux Matoran soient arrivés pour aider leurs 'frères', je sautais dans le combat. Je fonçais à travers la vague de Matoran jusqu'à atteindre Icarax. « Content de te voir ici », dit-il en frappant un Matoran. « Elle t'avait piégée dans une illusion toi aussi ? »

Je jetais un Matoran au sol avant de répondre. « Oui, elle a fait des clones d'elle-même... » Je fus interrompue par le Matoran que j'avais envoyé au sol, me sautant dessus avec une dague à la main. Je le jetai puis sautais sur lui et le tuai d'un coup à la face. « J'ai oublié de mentionner ça » dit Icarax. Ensuite, il invoqua une boule de foudre depuis les nuages de tempête et frappa deux Matoran auxquels il manquait des membres. J'esquivai un Matoran qui tentait de me sauter dessus. Le Matoran portait une torche dans la main et dansa vers moi en secouant sa torche comme il le pouvait. J'attrapai la dague du Matoran précédent et esquivait son attaque. Je l'attrapai puis l'envoyai contre un arbre. Je coupai son coup d'un mouvement fluide.

Icarax envoya une autre boule d'enchaînement de foudre qui mit les trois derniers Matoran à genou. Je sautais sur les trois Matoran et brisait le coup de l'un d'entre eux. Je partais vers les deux autres. L'un d'entre eux commença une charge suicide qui se finit lorsqu'il fut plaqué au sol par moi. Le troisième fit quelque chose de plutôt extraordinaire. Il abandonna. Il mit ses mains en l'air et juste abandonna.

Je l'attrapai par le cou et lui montrai la dague. « Si c'est un piège, alors tu te retrouveras du mauvais côté de ça ! » dis-je.

« Je sais » répondit-il Je le laissait partir. Il semblait être un Onu-Matoran, son masque était craquelé et griffé, ses peintures de guerre commençaient à partir, et son bras semblait cassé. Icarax marcha vers le Matoran. « Tu t'attends à ce que nous te fassions confiance après que quasiment une demi-armée d'entre vous nous ait attaqué ? » demanda-t-il, la voix emplie de rage.

Je plaçai une main sur son épaule. « Je ne pense pas que nous ayions le choix. » lui dis-je. L'Onu-Matoran nous mena dans la forêt jusqu'à un volcan endormi. Je devais aider Icarax à marcher, celui-ci ayant été méchamment blessé durant l'attaque. Il détestait être vu dans cet état, et j'en savourais chaque minute. « Comment savais-tu que nous étions dans une illusion ? » lui demandai-je.

« Elle s'est juste mis le feu, puis tout le reste en feu », répondit-il. « Elle a aussi dit que tu avais fui, et je ne pouvais pas me rappeler si c'était vrai. »

« Elle a dit la même chose pour toi » ajoutais-je.

« La Déesse est connue pour ses illusions », dit l'Onu-Matoran. « Elle a utilisé ses capacités pour promettre des richesses, ou comme elle appelle ça, la rédemption. »

Je lui demandai quand elle était arrivée sur l'île.

« Personne ne le sait, mais lorsqu'elle est arrivée elle a utilisé des 'prophètes' pour répandre son message, tout autant que je déteste l'avouer. »

« Pourquoi voulais-tu -  » je fus coupé parce que le pied d'Icarax s'était pris dans quelque chose. Une fois libéré, je continuai « la rédemption ? »

Il ne parla pas durant un moment « Il y a longtemps j'ai volé un marchand, durant mon évasion, il a été sévérement blessé lorsqu'un arbre que j'avais coupé lui est atterri dessus. Je me suis exilé de mon village depuis. Cet être promettant la rédemption est arrivé et tous mes problèmes ont semblé disparaître. Vous savez ces Matoran que vous avez vu plus tôt ? C'est moi qui ait fait ça. »

Sa voix était remplie de regrets, est-ce que les autres cultistes Matoran étaient également comme cela ? Nous avons atteints une montagne volcanique. Il se tourna vers nous « Elles est là. Je vais aller au village le plus proche d'ici. » Il dit cela en pointant vers la montagne.

« Matoran... » dit Icarax « merci. » Je n'aurais jamais pensé que je l'entendrai dire ça, mais il n'avait pas fini. « Ne t'attends pas à la moindre faveur de notre part. Compris ? »

Le Matoran sourit simplement « Pas d'inquiétudes, que vous tuiez est suffisant pour moi. Maintenant pars. » L'Onu-Matoran s'enfuit, disparaissant hors de vue dans les bois.

Nous avons escaladé la montagne, même si porter Icarax avait rendu cela difficile. Lorsque nous avons atteint le pic, nous avons vu la Makuta parlant à ses sujets. J'appuyais Icarax contre un rocher ; je pouvais déjà dire qu'il avait envie d'expliquer sa façon de penser à la Makuta.

« Je vais revenir » dis-je avant de glisser dans le volcan. Les ombres dansaient sur les murs, toutes armées de bâtons et de lances. J'entendai la voix de la Makuta résonner dans la pièce. Elle arrêta de parler, sachant que j'étais ; exactement ce que je voulais.

« Il semble que ayons un invité imprévu à notre réunion », dit-elle.

Je sautais depuis une cachette, la dague fermement tenue dans ma main. « Je vais mettre fin à tout ça » dis-je.

Les Matoran préparèrent leurs armes mais la Makuta les arrêta. « C'est entre elle et moi seulement » dit-elle, préparant ses armes -- deux épées courbées. Les Matoran baissèrent leurs lances. « Commençons donc. » dit-elle. Soudainement, un éclair lumineux m'aveugla.

Mes yeux s'ouvrirent face à une forêt en feu. « C'est de cela que je protège mes serviteurs », résonna sa voix.

Je vis quelqu'un d'autre fait de flammes marcher vers moi, c'était l'autre Makuta traître. « Je t'ai averti, maintenant nous serons ensemble à Karzahni », dit-il.

Alors qu'il tombait en morceaux, la Makuta femelle plongea vers moi. Je réussissai à l'esquiver, mais elle me frappa par derrière. Elle fit virevolter ses deux épées vers moi et je bloquai les deux avec ma dague. Elle frappa ; j'esquivai, mais elle brisa ma dague. Je n'en avais pas besoin maintenant.

Elle frappa avec ses deux épées mais à nouveau je les esquivais. La traîteresse virevoltait et frappa mon bras supérieur. Cela me rendit folle ; je devais récupérer une de ses épées pour que le combat soit équilibré.

Le décor changea, nous n'étions plus dans une forêt en feu, mais dans une tour en pierre. Elle faillit avoir ma tête lorsqu'elle frappa avec son épée, mais maintenant c'était mon tour. Lorsqu'elle avança son épée vers moi, j'esquivai puis la projetai hors de sa main. J'attrapais l'épée. Maintenant c'était équilibré.

Nos épées se heurtèrent avec vitesse et férocité, le son du métal résonnant dans l'illusion. J'attaquai mais elle sauta hors de la trajectoire de la lame de l'épée. Je me réprimandai pour l'avoir laissée esquiver ça. Je frappai à nouveau et nos épées entrèrent en contact avec un bruit sourd.

« Il n'y a rien à nier », dit-elle « l'une d'entre nous va quitter cette île et ça ne sera pas toi ! » Elle frappa avec son épée, son arrogance augmentant la vitesse de sa frappe. Je réussissai à esquiver ; mon épée était miraculeusement toujours intacte, mais elle ne supporterait pas un autre coup comme ça.

Le combat continua, chaque coup manqué augmentant ma colère. Ma rage propulsait mon épée à des vitesses incroyables Je savais qu'il fallait que je finisse ça rapidement. Je laissais finalement ma rage se déchaîner contre elle, et je réussissai à la frapper. Je la frappai encore et encore, avant de la frapper au visage et de l'envoyer glisser au sol. L'illusion disparut et je retournai dans le monde réel.

Je marchai par dessus la Makuta à terre. Elle allait reprendre son épée, mais je mettais ma lame devant son visage.

« Bien joué Gorast », dit-elle sans faire aucun effort pour résister. « Je suppose que je ne peux plus fuir. Tu peux me tuer. »

« Pourquoi es-tu aussi fière de toi ? » demandai-je avec suspicion. « Je t'ai battu et je te tuerai ; tu ne pourras plus combattre Makuta Teridax maintenant. »

« Je sais, mais quelque soit l'endroit où je vais, je t'y verrais bientôt », répondit-elle. « Teridax vous mènera sur un chemin de ténèbres et de cruauté. Il vous tuera tous, il n'en a rien à faire de vous. »

Ce qui est arrivé après, je ne l'ai jamais regretté. Un coup rapide sur le long de son torse, puis je plantai l'épée à travers elle avec toute ma colère. Je crois avoir vu ses yeux se fermer avant que je la tue, acceptant sont destin. Je me tournai pour faire face à ses serviteurs ; l'expression sur leurs visages était l'horreur. Je les vis tous se ruer pour sortir du volcan, probablement pour supprimer tout ce qui pourrait rappeler leur service auprès de leur maîtresse et se fondre dans la société.

Je me tournai vers le corps, enlevait le Kanohi et un morceau de son armure à l'épaule. Je retournai à Icarax qui s'apprêtait à frapper les Matoran.

« Non » dis-je en jetant le Kanohi à ses pieds.

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Lorsque le matin est venu, je me suis glissée dans le village où l'Onu-Matoran s'était enfuit cette nuit. Je le trouvais à atteindre à l'extérieur d'une hutte avec une fronde à la main. Je lui donnais l'armure d'épaule.

« Elle est morte, voilà la preuve », dis-je. « Si tu parles de ça à qui que ce soit, ta tête sera mon prochain trophée. »

Il me regarda et me lança une grimace d'approbation. « Puisque tu as tué cette Makuta je respecterai ton souhait. Merci Makuta. »

Je me détournai du villageois. « À toi aussi » dis-je rapidement. Je lui lançai un regard mortel, et il saisit le message.

Je retrouvai Icarax sur une des plages de la Péninsule. « J'espère que tu ne t'attendris pas, Gorast » dit-il « les Matoran ne sont-ils pas nos inférieurs ? »

« Ne t'inquiètes pas, après ça, aucun Matoran ne peut s'attendre à de la gentillesse de ma part », le rassurai-je. Icarax se téléporta à Destral. Je lançai un dernier regard sur le masque que j'avais eu par ma victoire. Avait-elle eu ce qu'elle voulait ? me demandais-je. Avait-elle raison sur Teridax ? Je savais qu'elle avait tort sur ça, tellement tort sur ça. La menace de Miserix -- s'il en posait la moindre -- était éliminée ; c'était tout ce qui importait.

Maintenant, à chaque fois qu'un être verra le dernier masque dans la Chambre de Convocation, il connaîtra l'histoire derrière. Elle sera toujours connue par les Makuta lisant cela. Elle ne sera pas oubliée dans l'histoire de l'Univers Matoran.


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[02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyVen 26 Déc 2014 - 11:04

Cette fiction est l'œuvre de Willess12, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Dragon
par Willess12

Je m'appelle Mavrah. En tant qu'Onu-Matoran, c'est mon travail de compiler l'histoire. Puisque je suis un des rares Matoran se rappelant les événéments de la première attaque du Dragon de Kanohi sur Metru Nui -- pas celle arrêtée par Toa Lhikan et son équipe -- l'Archiviste en Chef m'a demandé de les raconter par écrit. Il y a d'autres Matoran qui pourraient faire -- Kaj, par exemple -- et certains d'entre eux vont écrire leur propre rapport des événéments. Ils seront tous compilés dans un même rapport.

----


Je n'ai pas assisté personnellement aux premières fois où le dragon a été aperçu, mais j'en ai entendu parler par un de mes amis Ta-Matoran. J'avais entendu la nouvelle du dragon à Ta-Metru. Notre Turaga l'avait annoncé dans la cité. Le Ta-Matoran me l'expliqua.

« Il semblait être en feu », disait-il. « Le plus étrange sur lui, cependant, c'était qu'il avait ce qui ressemblait à des... Masques Kanohi, sur les flancs. »

« Des Masques Kanohi ? » disais-je.

« Yep », disait-il. « Ne me demande pas si c'était des vrais ou pas, par contre ; aucun d'entre nous n'a pu déterminer ça, même les meilleurs fabricants de masques. »

« Cette chose est sortie du sol près du site de construction du Grand Fourneau. Il m'a fait peur comme pas permis. Il n'était pas hostile, mais sa queue brûlante a fait des dommages au Grand Fourneau. Le dragon est parti dans le ciel et est parti on ne sait où. »

Après ça, il a été vu à l'occasion dans le ciel. Je l'ai vu pour la première fois lors d'un voyage à Ta-Metru. J'apportai un message de Kaj au Chroniqueur d'alors, un Ta-Matoran (c'était avant que Kodan ne devienne un Chroniqueur). Je marchai vers Ta-Metru car le système de chutes n'était pas encore complètement opérationnel. Sur mon chemin vers la maison du Chroniqueur, un grand dragon rouge vola dans les airs.

« Regardez ! » dit un Ta-Matoran nommé Kapura. « Le dragon est de retour ! »

Je regardai bien le dragon. Il semblait avoir des Masques Kanohi sur les flancs. Du fait de leur nature, les Onu-Matoran nomment les Rahi qu'ils voient. J'avais un nom pour cette bête -- le Dragon de Kanohi.

Le dragon obscurcissait le ciel derrière lui, et je pouvais voir ce qui semblait être de la suie noire en tombant. Je demandai à Kapura, « Est-ce que ça fait toujours ça quand il vole ? »

« Oui », dit-il, « n'est-ce pas incroyable ? »

Je ne répondai pas ; je me ruais à la maison du Chroniqueur. J'avais quelque chose à lui dire.

J'arrivai à la maison du Chroniqueur. « Est-ce que quelqu'un a nommé ce dragon ? » demandai-je.

« Non », dit-il. « Tu l'as vu ? Si c'est le cas, je pense que tu es le premier Onu-Matoran à l'avoir vu. »

« Oui, et j'ai un nom pour lui, » dis-je. « Le Dragon de Kanohi. »

« Tu devras informer l'Archiviste en Chef de ça », dit-il.

Je me souvins soudainement de la raison d'origine de ma visite. « Oh, oui, Kaj souhaite t'informer que les Onu-Matoran ont découvert une tablette mystérieuse, enterrée sous terre. Elle détaille la Confrérie des Makuta. La plus grande partie est illisible, mais une partie est toujours lisible. Je l'ai là. » Je lui donnai la tablette.

Malheureusement, cette tablette ne finirait jamais dans les chroniques, puisque le Dragon de Kanohi a choisi ce moment pour attaquer la cité.

Le Ta-Matoran venait de prendre la tablette dans ma main lorsque le dragon attaqua. Nous avons entendu le bruit à l'extérieur et sommes allés à l'extérieur pour voir ce qui se passait. Le dragon était perché sur le toit d'un bâtiment, balançant sa queue, crachant du feu. Des Ta-Matoran le fuyaient. Le Chroniqueur et moi le rejoignirent.

Le Chroniqueur et moi avons été séparés. Je me cachais avec d'autres Ta-Matoran, dont Kapura, dans un bâtiment. Lorsque nous avons pensé que le dragon était parti, nous avons quitté le bâtiment, mais avons été attaqués par le dragon.

Heureusement, les Toa se montrèrent.

Il y en avait 8, de ce que je pouvais voir. La fumée obscurcissait un peu ma vue, malheureusement. Qui était le chef de l'équipe devint rapidement apparent.

« Bomonga, essaye de contenir la bête ! » dit le chef des Toa. « Toa de la Glace, voyez si vous pouvez le ralentir ! » Il appella aussi un des Toa, dont je ne compris pas le nom, pour qu'il aide à évacuer les villageois.

J'ai été le seul Matoran assez courageux pour rester et observer le combat, raison pour laquelle j'écris ça. Je me suis caché des Toa sur un toit, raison pour laquelle je suis toujours en vie pour écrire ça.

La bataille fut féroce, et longue. Au début les Toa de la Glace - il y en avait au moins deux - semblaient lutter contre la créature ; ensuite, ils furent rejoints par une Toa de l'Eau, et ils commencèrent à faire mieux. Le Dragon s'abattit sur un des Toa, mais il -- ou elle, je ne sais -- survécut. Bomonga, le Toa de la Terre, utilisa son pouvoir de la terre pour empêcher le monstre d'aller attaquer les Matoran.

Puis, la bête me vit. Elle tenta de me pourchasser. Un des autres Toa la bloqua. Le Dragon cracha du feu. Le Toa esquiva, et le feu détruisit la majorité du bâtiment sous moi.

J'étais sur le point de décider que c'était un bon signe qu'il était temps de partir lorsque je vis les Toa de la Glace, avec l'aide de la Toa de l'Eau, faire tomber la grande bête.

----


Je découvris par la suite que les Toa étaient en train de visiter Metru Nui lorsque le dragon avait attaqué, ce qui expliquait comment ils avaient réussi à venir aussi rapidement. Je voulais parler avec Bomonga, le Toa de la Terre, mais je n'en ai jamais eu la chance. Il ne semblait pas être à l'aise avec son équipe, et je ne pense pas qu'il en faisait vraiment partie. J'informai l'Archiviste en Chef de mon nom pour la bête, et il l'accepta. Je ne lui ai dit que récémment que j'étais resté pour observer le combat.

Le Chef des Toa envoya la Toa de l'Eau dans l'océan pour chercher « un bon endroit ». Plus tard, les Toa emportèrent le dragon -- le Dragon de Kanohi -- sous l'eau. Ils nous assurèrent qu'ils ne l'avaient pas tué, mais ce qu'ils lui firent reste un mystère. Malgré leur assurance que le Dragon de Kanohi n'attaquerait pas une seconde fois, il le fit, mais il semble que quelqu'un était derrière sa sseconde attaque. La seconde fois, il fut vaincu par l'équipe de Toa de Lhikan. La bataille fut beaucoup plus longue, durant un mois.

Concernant la tablette que j'ai donné au Chroniqueur, elle fut perdue durant l'attaque, et jamais retrouvée. Elle a été présumément détruite. Ce qu'elle racontait reste un mystère à ce jour.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyVen 26 Déc 2014 - 19:14

Cette fiction est l'œuvre de .:Yio:., et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Les Légendes de Lhii
par .:Yio:.

Turaga Vakama arpentait les restes de Ta-Metru. Après 1 000 ans, les Matoran étaient finalement revenus à Metru Nui et les Matoran travaillaient maintenant durement pour restaurer la glorieuse cité. Vakama avait visisté beaucoup d'endroits, se rappelant tout ce qui s'était passé avant le Grand Cataclysme. Cependant aujourd'hui, il sentait qu'il fallait qu'il visite un endroit très spécial. À ses côtés se trouvait Jaller, Capitaine de la Garde et un des Matoran principaux en charge de la reconstruction de Ta-Metru.

« Jaller, j'apprécie que tu sois venu avec moi, car l'endroit où nous allons est important pour ton héritage », dit Vakama.

Jaller hocha la tête, devinant déjà où Vakama l'emmenait. « Ça a à voir avec Toa Lhikan ? » demanda le Matoran. Vakama hocha la tête. Jaller avait récémment découvert que son masque appartenait au légendaire Toa Lhikan qui avait sacrifié son pouvoir pour que six Matoran devienne les Toa Metru.

Lorsqu'ils arrivèrent sur place, Vakama ferma ses yeux. La dernière fois qu'il était venu là, il était en colère, alors que la rage du Hordika prenait le contrôle de lui. À l'époque, il n'était intéressé que par la découverte de la vérité derrière sa transformation en Toa et la raison qui avait poussé Lhikan à le choisir. Mais durant de nombreux siècles sur l'île de Mata Nui, Vakama avait souhaité récupérer les tablettes qui contenaient la vie et les accomplissements de l'ancien héros. Maintenant, le jour était finalement venu. La porte était pliée et arrachée à cause du monstre enragé d'il y a un millénaire. Jaller aida à déplacer des débris qui avaient couvert la structure et le duo entra dans la petite pièce que Lhikan appelait son chez lui. Sur le sol se trouvait une seule tablette. Vakama savait ce qui était écrit dessus, elle ne l'intéressait plus maintenant. Il alla à la seule étagère de la pièce, couverte d'une épaisse couche de poussière. Tirant une des tablettes de l'étagère, il la dépoussièra doucement avec sa main puis la regarda.

« Maintenant Jaller, tu connais les histoires de Lhii le surfeur de lave. Aujourd'hui je te demande d'écouter les vrais légendes de Lhii le héros » dit-il, et il commença à lire les journaux à voix haute.

Alors que je grave ces mots, mes pensées sont en émoi. La paix a régné sur Metru Nui depuis les dernières 500 années et notre guerre avec les Chasseurs de l'Ombre. J'espère que cela continuera, mais je ne peux le savoir. Peut-être qu'un jour le Dragon de Kanohi reviendra ou les Chasseurs de l'Ombre chercheront à se venger. Quoi qu'il en soit, je décide de laisser mes paroles pour décrire ma vie et mes accomplissements. Même si elle n'a pas été facile, j'espère qu'elle continuera à vivre et inspirera à ceux qui liront cela les trois valeurs les plus importantes : l'unité, le devoir, et la destinée.

Ma vie débuta il y a des millénaires. Je travaillai comme simple artisan du côté est du Continent Nord. Nous formions un petit village, d'environ 100 Matoran menés par notre Turaga de la Glace. Bien que nous vivions près de la côte, nous étions coupés par de large montagnes qui entouraient notre village et que même un Po-Matoran ne s'aventurerait pas à escalader. La vie était très simple et heureuse à l'époque. Elle était aussi incroyablement ennuyante.

Ce n'est pas que je n'aimais pas mon travail. Mais rien ne s'est jamais passé dans notre village durant des siècles, pas de raids, pas de météo dangereuse, pas même une attaque de Rahi. Dire que mon village était paisible aurait été une euphémie. Cependant, il y avait une chose dans notre village qui faisait que travailler là en valait la peine et c'était la vie de l'ancien masque Hau dans la hutte du Turaga. La plupart des Matoran visitaient le Turaga simplement pour voir le trésor. On racontait qu'il avait été créé dans le royaume d'Artakha lui-même ce qui expliquerait sa magnificience ; son apparence était parfaite et des milliers de fragments de cristal incorporés dedans le faisait briller à la lumière. C'était notre protecteur, la chose qui maintenait la paix pour nous au cours des siècles.

Cependant, comme toujours, la paix ne dura pas.

Un jour je livrai des Kanohi que j'avais fabriqué à un de mes amis, le marchand. « Lhikan ! »  m'accueillit-il alors que j'entrai dans sa hutte, « Ah, je vois que tu m'as apporté un autre lot de ces magnifiques masques. C'est dommage que je ne puisse pas avoir celui que tu portes sur ta tête ! »

Je grimaçai et dit, « Ne t'inquiète pas, ceux-là sont d'aussi bonne qualité », plaçant tous les masques sur sa table.

« Six masques ? » demanda mon ami, « Lhikan, tu sais que j'en ai demandé quatre, non ? Je suis désolé, mais je n'ai pas assez de protodermis pour tout ça. Ou tu pourrais juste les garder jusqu'à la prochaine commande ? »

Je levai ma main et dit, « S'il te plaît, ça voudrait dire que j'aurais du temps libre plus tard. En fait, j'ai fait les autres parce qu'il me fallait quelque chose à faire. »

Maintenant c'était à mon ami de secouer la tête, « Lhikan, il faut vraiment que tu - »

Mais je ne saurais jamais ce qu'il allait dire. Un grand tumulte se fit soudainement entendre, venant du village. Mon ami et moi nous regardâmes puis courâmes rapidement à l'extérieur pour voir ce qui se passait. Un grand être rouge avec quatre griffes diaboliquement aiguisées et deux masques Kanohi montés sur ses épaules, surplombait notre Turaga au milieu de la place du village. De nombreux villageois étaient venus voir ce qui se passait mais se cachaient derrière leurs maisons. C'était le premier nouveau venu depuis des siècles et il semblait un peu plus que terrifiant.

« Donne-moi le masque maintenant et finissons-en, Turaga. Donne-le nous et ne faisons pas ça tourner mal » cracha l'être rouge, ses lames planant de façon menaçante au-dessus du Turaga. Le Turaga secoua la tête. « Bien, faisons de toi un exemple » répondit l'être rouge, et il attrapa le Turaga par la gorge. Juste avant que la créature ne presse sa vie, le Turaga activa son masque du contrôle mental et l'être rouge s'arrêta.

« Retourne d'où tu viens, Chasseur de l'Ombre » ordonna le Turaga. L'être reposa lentement le Turaga à terre, puis avec une vitesse aussi rapide que celle de n'importe quel Toa, il s'enfuit dans les montagnes. Le village fut silencieux pendant un long moment, avant que j'ai finalement le courage de demander au Turaga ce qui venait de se passer.

« Ne t'inquiète pas » dit le Turaga en se retournant pour faire face à tous les Matoran. « Notre village est et sera toujours protégé ! Continuez ce que vous faisiez. »

Je me renfrognai face à l'arrogance apparente du Turaga. Ce 'Chasseur de l'Ombre' aurait manifestement pu oblitérer la ville s'il l'avait voulu. Et s'il revenait ? Ou encore pire, revenait avec de l'aide ? Le masque du Turaga ne pourrait pas nous protéger la prochaine fois. « Turaga, avec tout mon respect, ne pensez-vous pas qu'il faudrait que nous évacuions ? » lui demandai-je.

Le Turaga secoua sa tête, « Lhikan », dit-il, « tu as toujours été un  esprit fougueux. Mais notre village est en paix. Laisse-nous comme ça. »

« Mais si nous faisons face à d'autres dangers ? Et si vous étiez blessé ? Nous avons vécu trop longtemps comme ça, nous ne saurions pas combattre ! » argumentai-je.

« Paix », dit le Turaga et il me regarda durant une bonne minute, avant de retourner à sa hutte. Je restai sur place me demandant comme un être sage pouvait être aussi naïf.

Les maisons brûlaient. Les Matoran criaient. Les rues étaient jonchés d'outils, de masques, et occasionnellement d'amis. La cause de cette destruction ? Le Chasseur de l'Ombre rouge, nommé Rôdeur, était revenu pour le masque précieux comme je pensai qu'il le ferait, mais cette fois avec un ami, un être armuré avec une tête de serpent nommé Kraata-Kal. Le serpent était arrivé de nulle part dans la nuit, déchaînant des attaques d'ombre et de feu partout. Il fut suivi par Rôdeur, qui attaque tous les Matoran qui se cachaient depuis les ombres. Je m'étais préparé durant toute la semaine précédente pour une attaque de ce genre, mais notre village était clairement en train de perdre. Notre Turaga avait tenté de nous protéger à nouveau, mais il ne pouvait pas contrôler les deux Chasseurs de l'Ombre, et avait inévitablement fini par être tué.

Je lançai disque Kanoka après disque Kanoka sur les êtres, espérant qu'ils feraient quelque chose. Hélas, ça les rendait plus en colère, mais ils ne pouvaient pas me voir alors que je cachais et les harcelai dans la fumée. Je vis mon ami, le marchant, portant un lanceur à la main. Il semblait ne pas avoir été utilisé depuis des temps immémoriaux. Il l'activa et une roue d'énergie tournoyante en sauta sur la créature à tête de serpent. Il manqua et, malheureusement, attira l'attention de l'être en armure. Il avança jusqu'au Matoran, et avec désinvolture, il frappa de son épée, la passant à travers lui.

« Nooooon ! » criai-je. La colère me remplit du masque aux pieds et je sautai par dessus les débris derrière lesquels je me cachai. Je continuai à charger mon lanceur de disques et à tirer. Kraata-Kal bloqua toutes les attaques facilement et marcha vers moi jusqu'à être juste en face de moi. Je frappai aussi fort que je le pouvais, mais sans résultat. Son armure était résistance mais abimée, noire et rouillée. Il était si près que je pouvais sentir sa malevolance même irradier de lui. Il rapprocha son épée de mon cou et souffla sur moi.

« Au revoir Matoran » siffla-t-il, levant son épée pour frapper. C'était fini, pensai-je. C'était la fin. Mon village était en ruines parce que je n'avais pas été assez fort pour protéger ceux autour de moi. Et non seulement ça, mais je ne pouvais pas me protéger non plus. Je fermais mes yeux et attendai de voir si je les ouvrirai une nouvelle fois.

« Aaaaaaagh !!! » cria de douleur Kraata-Kal et tomba à côté de moi. De la fumée sortait de son dos brûlé. Je cherchai qui pouvait avoir fait ça et devant moi se trouvait un Toa. Revêtu d'une armure noire et rouge portant les marques d'un millier de combats et portant une grande épée, il courut vers moi et me regarda à travers son Kanohi Kiril ; « Qui... qui es-tu ? » demandai-je, tremblant de peur.

« Je m'appelle Dume. Et permet-moi de te dire que c'était quelque chose de très courageux. Comment t'appelles-tu ? Lhikan ? Et bien Lhikan, c'était aussi très idiot. Très idiot mais courageux. » dit Dume. Kraata-Kal commença à remuer. « Maintenant va ! Suis mes frères Toa » ordonna-t-il alors qu'il se préparait et que Kraata-Kal se relevait, très en colère.

Je courus aussi vite que je le pouvais, mais je ne pu m'empêcher de regarder en arrière.

« Tu vas payer pour ça, Toa », entendis-je le Chasseur de l'Ombre dire. Mais il n'attaqua pas. Je pouvais voir que Rôdeur était sur le point d'attaquer depuis les ombres derrière Toa Dume. Kraata-Kal était en train de faire une distraction !

« Derrière toi ! » criai-je. Dume tourbillonna rapidement et frappa Rôdeur à la tête juste alors qu'il allait attaquer, assommant le Chasseur de l'Ombre.

« J'ai dit va ! » ordonna Dume. Ensuite, Kraata-Kal frappa avec son épée vers Dume et le Toa du Feu parra, et tous deux étaient maintenant coincés dans un combat.

Soudain, une main attrapa mon épaule. Elle appartenait à une Toa de l'Eau portant un Kanohi Kakama. « Par là. Je vais te mettre en sécurité », dit-elle et elle me souleva et me posa sur son épaule, courut jusqu'à une petite grotte cachée que je n'avais jamais remarqué auparavant dans le flanc d'une des montagnes.

En regardant dans la grotte, je vis une descente quasiment droite qu'il serait impossible de descendre s'il n'y avait pas d'échelle en corde.

« Suis le tunnel de la grotte en bas de l'escalier, ça mène à la mer où il y a un bateau avec le reste de tes frères et sœurs. Une fois là tu rencontreras mon frère Toa. Il t'emmenera au sud. Et ne t'inquiète pas, tu es le dernier Matoran », ordonna la Toa de l'Eau.

Ensuite, elle utilisa son masque pour retourner au village aider Dume. Je regardai le bas de la grotte et déglutissai. C'était une longue descente et je développai soudainement une peur des hauteurs dont je n'avais pas conscience auparavant. Sachant que revenir sur mes pas était définitivement pire qu'avancer, je continuai avec précaution et lentement. Le pied gauche, le pied droit, le pied gauche, le pied droit me disai-je à moi-même en rythme.

Mais une des marches de corde s'était usé à cause de tous les Matoran qui étaient descendus et elle finit par céder. Je commençai à tomber vers le sol de la grotte en criant.

J'aurais vraiment voulu pouvoir voler maintenant ! me disai-je à moi-même, fermant mes yeux fermement, me préparant pour ma mort apparente tout en continuant à crier. La prochaine chose que je su, c'était qu'un Toa de l'Air portant un Masque du Vol avait décollé par en-dessous et m'avait rattrapé dans ses bras.

« Hé salut Ta-Matoran ! » m'accueillit-il comme si rattraper des Ta-Matoran tombant vers une mort certaine était quelque chose qu'il faisait tous les jours. « La prochaine fois, laisse le haut-vol pour les gens comme moi. Maintenant je vais vite-emmener toi à tes amis. »

Toujours tremblant dans ses bras, nous volâmes dans le tunnel droit vers la sortie. Nous montâmes sur le bateau avec une soixantaine d'autres Matoran effrayés.

Le Toa de l'Air se tint à la roue du bateau et regardait le ciel. Il leva sa lance dans les airs pour créer un mini-cyclone. Ça devait être un signal, car il reçut comme réponse un grand pilier de feu qui venait à peu près du village et était probablement le travail de Dume. « Très bien, Matoran ! N'ayez pas peur, prochain arrêt, le sud ! » lança le Toa vert en démarrant le bateau.

« Excuse-moi, mais comment êtes-vous arrivés à temps pour nous sauver ? » demanda un des Matoran à bord.

« Nous avons discret-suivis les Chasseurs » raconta le Toa de l'Air, « surpris vite-effrayer un tas de villageois pour obtenir un bateau sur île proche. Pister-suivi eux, les avons combattu, puis les avons perdu en mer. Savaient pas ce qu'ils cherchaient jusqu'à ce qu'on retrouve leur bateau amarré près de cette grotte. » Il raconta ensuite une histoire extravagante sur leur combat contre les Chasseurs de l'Ombre.

Je n'écoutais pas, trop occupé à regarder au-delà du bateau, plongé dans de profondes pensées. En juste une nuit, la vie de mon village avait changé. Nous étions pratiquement coupés du reste du monde, vivant en complète paix et isolation, pensant que ça durerait toujours. Il n'y aurait plus la paix maintenant. Il nous fallait quelqu'un pour nous protéger. Que se passerait-il s'il n'y avait pas de Toa dans les parages comme cette fois-ci ? Alors que je cherchai une solution, je me rendis compte que je devais faire mon devoir de défendre les autres Matoran qui ne pouvaient pas se défendre eux-mêmes.

Des millénaires passèrent et même si je faisais toujours mon travail d'artisan, je m'entraînai toujours pour être un meilleur guerrier. Je m'entraînai à l'épée et aux disques et était un meneur dans le combat contre les attaques de Rahi dans divers villages. Les Kikanalo, les Kane-Ra, les Nui-Jaga, je les arrêtai tous. Ce que j'ignorai, c'était que ma réputation de meneur s'était répandue jusqu'à Metru Nui, car un jour un messager arriva à ma hutte avec une requête de Turaga Dume pour aider la cité de Metru Nui. « Turaga Dume ? » criai-je, surpris.

« Oui, celui-là même qui t'a sauvé la nuit où ton village est tombé. Avant qu'il ne devienne un Turaga, bien sûr » dit le messager. « Il a demandé que tu aides notre glorieuse cité. Notre principale route maritime marchande est devenue dangereuse et nous avons perdu quelques bateaux. Nous pensons que des Rahi maritimes les ont attaqués. Nous demandons que tu accompagnes un bateau marchand qui se rend à Metru Nui. Si tu réussis, le Turaga a demandé à te voir. »

« Mais pourquoi ne pas demander à un Toa ou deux ? » demandai-je, « Il serait sûrement plus efficaces ? »

« Je ne suis pas sûr de la raison, mais le Turaga m'a spécifiquement demandé de te chercher. Maintenant, tu peux décliner cette invitation si tu le souhaites mais quelque chose dans cette histoire me dit que le Turaga a vu quelque chose en toi par le passé. Considère ça comme un test », répondit le messager. Je réfléchissai un moment. Un test ? Dans quel but ? C'était un mystère que je voulais résoudre.

« Très bien, je le ferais », répondis-je.

Le lendemain je préparai mes possessions, emportant autant de disques Kanoka spéciaux que possible. Je réussis à obtenir un voyage sur un navire marchand local se rendant à Metru Nui.

« Bienvenue, Matoran ! Je m'appelle Defilak », dit le Le-Matoran en charge du bateau. Nous avons cogné nos poings et il continua « Mon vaisseau va droit vers un des quais de Le-Metru. On prévoit d'y vendre beaucoup de sculptures de pierre de ma terre natale. Elles sont vraiment précieuses pour moi pour le moment, il faut qu'on les vende pour avoir des ressources chez nous. Donc assure-toi de t'occuper de ces bêtes marines ! »

« Ne t'inquiète pas, laisse-moi gérer tout ça » dis-je, plutôt arrogamment.

Deux jours plus tard, la tempête pouvait être vue à l'horizon. Les nuages étaient aussi sombre que l'armure de Kraata-Kal et je pouvais voir des éclats de foudre.

Je regardai par dessus le pont et sifflai. Elle semblait dangereuse, comme si elle pourrait briser notre bateau à la minute même où nous nous retrouverions en son milieu. « Que les Grands Êtres soient avec nous », dis-je.

Un Po-Matoran proche, dans un coin, en train de sculpter une petite statue commença à se murmurer. « Le soleil ne prie pas et s'il le faisait, prierait-il d'autres soleils ? »

Je le regardai, ne comprenant pas « C'est à moi que tu parles ? » Il me sourit à travers son Kanohi Komau puis retourna à son travail.

Defilak était derrière moi et vit ma confusion. « Ne te préoccupes pas de Velika, la plupart du temps on ne sait pas non plus ce qu'il dit. Il a une perspective unique sur la vie. Quoi qu'il en soit, revenons à la tempête. Je n'en ai jamais vu de comme ça auparavant. Il se pourrait qu'on ait à attacher notre cargaison, et nous aussi. »

Velika arrêta ce qu'il était en train de sculpter et commença à regarder également la tempête. Il se renfrogna et dit « Si le feu est un four, alors qui fait un four ? » Je le regardai étrangement, comme si une deuxième tête lui avait poussé.

« Attends, je crois que j'ai compris celle-là », dit Defilak avec joie. Après un moment de satisfaction, il dit « Velika essaye de dire que quelqu'un doit avoir invoqué la tempête parce qu'elle n'est pas naturelle. » Il fit ensuite une pause. « Qui peut invoquer une tempête ? » Je n'avais pas de réponses, donc je regardai à nouveau. Ce fut alors que je remarquai qu'il y avait des choses qui volaient dans la tempête. Je me souvins soudainement d'une histoire que j'avais entendu d'un voyageur.

« Ce sont des Rahkshi du Contrôle de la Météo ? » demandai-je.

Defilak plissa les yeux et dit « Oui... c'est possible ». Il jura puis ordonna à l'équipage de prendre les armes. Il se tourna vers moi et dit « La plupart d'entre nous ne sommes pas des guerriers entraînés. De l'aide serait vraiment appréciée. »

Je tirai mon lanceur de disques et lançait un regard à mon nouvel ami ; « Ne t'inquiète pas, tu n'as pas à demander. Les Rahkshi sont probablement aussi ce qui fait couler ces navires. »

La bataille qui eut lieu ensuite ne pouvait être décrite que comme sauvage. Les vents et l'eau ménaçaient de nous séparer et dans le même temps il y avait deux Rahkshi du Contrôle de la Météo dans un affrontement bloqué. Ils étaient trop occupés à se combattre pour nous remarquer directement, mais dès que nous fûmes sous eux, ils atterrirent sur notre bateau. L'un d'entre eux atterrit juste derrière moi et je me tournai pour affronter le monstre. Sa vue était révulsante et j'étais soudain empli par la peur. Qu'est-ce que je faisais là ? Il nous fallait un Toa !

Mais je me souvins alors que nous n'en avions pas, il n'y avait que moi et seulement moi pour protéger l'équipage. Le Rahkshi frappa vers moi avec son sceptre et je plongeai. Il siffla et une boule de foudre faillit me toucher. Je levai mon bouclier puis tirait un de mes disques Kanoka. L'effet fut immédiat. Le pouvoir du disque était le rétrécissement, et le moment suivant, le Rahkshi ne faisait plus qu'un pied de hauteur.

Je riai et allait le balancer par dessus bord. La chose suivante que je remarquai, c'était qu'il s'était accroché à ma jambe et avait commencé à la gratter, ce qui faisait mal. « Aaaagh, enlevez-le ! » crai-je. Je secouai mes bras, mais il continuait à me frapper.

Velika vint et arracha le Rahkshi de mon visage. Il tomba sur le pont, et le Po-Matoran ouvrit rapidement son dos pour exposer son Kraata. Il projeta ensuite le Rahkshi dans la mer avec ses outils de sculpteur, en éjectant le Kraata miniature de son armure Rahkshi.

« Même une Vipère de la Damnation blessée est un ennemi dangereux » dit Velika, et cette fois je le compris.

« Ne sous-estime pas tes adversaires, peu importe leur taille apparente » approuvai-je. « Et bien, un de moins, et toujours un. Je suppose que de l'aide serait utile cette fois-là aussi. » Velika sourit et hocha la tête alors que nous nous tournions vers notre prochain ennemi.

Celui-là était déjà occupé par le reste de l'équipage mais ça ne se passait pas bien du tout. Quatre Matoran étaient inconscients, dont Defilak, et trois Matoran pointaient des lances vers la créature en armure. Quelques autres se cachaient derrière la cargaison. L'eau s'écoulait sur tout le pont, le bateau entier menacé par la tempête créée par le dernier Rahkshi.

« Velika, maintenant » ordonnai-je. Velika me visa avec mon lanceur de disques et tira un de mes précieux disques. Le pouvoir d'agrandissement du disque s'activa et j'étais maintenant plus grand que le Rahkshi lui-même. Je n'étais toujours pas assez fort pour le mettre à bas, mais ce n'était pas mon plan. Velika expliqua rapidement le reste de mon plan au reste des Matoran et ils commencèrent à mettre leurs amis inconscients en sécurité. Une fois cela fait, ils attrapèrent une corde et la tirèrent aussi fort qu'ils le pouvaient, formant une corde pour trébucher. Ils me signalèrent quand c'était fini, et je repoussai lentement le Rahkshi. Le temps était crucial car je commençais déjà à diminuer en taille. Alors même que le Rahkshi allait trébucher sur la corde, il se tourner et vit ce qui se passait. Réagissant aussi vite que je le pouvais, je poussai le Rahkshi, le projetant vers la corde et il tomba. Ensuite, les Matoran le ligotèrent rapidement et libérèrent son Kraata. La tempête disparut immédiatement et nous nous réjouîmes tous.

« C'était du bon travail, Velika ! » complimentai-je le Po-Matoran « J'espère qu'un jour tu seras récompensé, vraiment ». Velika me tappa sur le dos et se joignit aux célébrations.

Une fois arrivé à Metru Nui, je fis mes adieux à Defilak et à l'équipage. Ma destination suivante était le grand Colisée pour rencontrer Turaga Dume, comme il l'avait demandé. Alors que je marchais dans les couloirs du magnifique bâtiment, je pu le voir sourire à la fin.

« Lhikan, Lhikan, Lhikan » commença-t-il à dire « lorsque je t'ai sauvé en tant que Matoran, je savais que tu avais un but plus grand. Comme tu peux l'avoir deviné, lorsque j'ai entendu parler de ta réputation, j'ai voulu te tester et voir si tu avais les capacités pour affronter ceux qui nous menacent même s'ils semblent si puissants. Tu as accompli ton devoir et par l'unité vous avez réussi à surmonter le défi. Et aujourd'hui j'aimerai te présenter cette marque de la destinée ». Le Turaga tira un petit objet de ses robes. Dans sa main se trouvait une pierre brillante qui ne pouvait être qu'une chose.

« Une pierre Toa ! » m'exclamai-je. Dume hocha la tête et continua « J'ai choisi des Matoran à transformer en Toa lorsque je me suis transformé en Turaga. Mais j'en ai gardé une parce que j'avais le sentiment qu'il y avait quelqu'un qui la méritait mais que ce n'était pas encore le bon moment. Aujourd'hui, je crois que c'est le bon moment. Viens, suis-moi au Grand Temple. »

Nous nous rendîmes au Grand Temple, mais pas seuls. Des essaims de Matoran arrêtèrent de travailler et commencèrent à nous suivre pour voir ce qui se passait. Dume leur demanda de retourner au travail, mais il ne put pas s'assurer que tous le faisait. Ça ne me gênait pas. Je voulais montrer un nouvel espoir aux Matoran.

Alors que nous nous approchions du suva, les pensées se précipitaient dans ma tête. Étais-je digne du titre ? Devrais-je rester à Metru Nui maintenant ? Qui m'entraînerait ? Il n'y avait aucun moyen de le savoir avant de le découvrir me disais-je et je plaçai la pierre dans le seul emplacement libre.

Un rayon d'énergie fut lancé par le Suva et je pu sentir mon armure se tordre et s'agrandir, devenir plus résistante. J'ouvris les yeux et observai. J'étais maintenant un Toa du Feu ! Les Matoran s'émerveillaient, m'approchant pour toucher mon armure. Je riai et les laisser faire. Ce fut finalement le tour de Dume de s'approcher de moi.

« Maintenant que tu as ces capacités que feras-tu avec elles, Toa Lhikan ? »

Je secouai la tête « Je ne sais pas Turaga. Je ne sais pas encore comment utiliser mes capacités. Que me ferais-tu faire ? »

Dume réfléchit un moment et dit « Une équipe de Toa défend sa forteresse loin au sud de Metru Nui depuis des siècles. Je te recommande d'y aller et d'apprendre les habitudes de tes frères et sœurs. »

Je hochai la tête. « Si tu as besoin de moi, envoie moi un messager. Je viendrais aussi vite que je peux voler. »

« Voler ? » demanda Dume.

Je levai mes deux nouvelles lames et les rassemblai pour former un surf flottant. « Oui, Turaga, voler » sourai-je. « Une fois j'ai failli mourrir parce que je ne pouvais pas. Aujourd'hui, cependant, je prend mon essor », et je m'envolai hors du Grand Temple m'élevant si haut que je pouvais voir toute Metru Nui s'étaler sous moi, prêt pour ma prochaine aventure.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyVen 26 Déc 2014 - 22:13

Pour La Folie du Chasseur, pas mal de fautes, d'utilisation de mots donnant un sens bizarre à certaine phrase (surement des erreurs de traduction) et une phrase en anglais que tu as oublié de retirer même si tu l'as traduite

Pour Dragon, dernière partie de la fiction, première paragraphe : je découris --> je découvris

Pour Les Légendes de Lhii, on a une phrase en anglais qui a été oublié : But whatever he was going to say I never found out. (d'ailleurs, tu l'as un peu raccourcis à la traduction :p)
« Même une Vipère de la Damnation blessée » dit Velika, --> Je pense que tu as oublié de traduire une partie de l'énigme.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptySam 27 Déc 2014 - 10:55

Cette fiction est l'œuvre d'Infrared, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Memento Vivere
par Infrared

C'est un miracle que je sois toujours en vie et que j'ai trouvé les matériaux pour graver ce message. C'est un miracle qu'un endroit aussi terrible que celui-ci existe.

Je m'appelle Reysa. Jusqu'à récemment, je me serais qualifié d'Inventeur Onu-Matoran. Actuellement, je ne suis pas sûr que ce titre me convienne. Comme vous, je fus envoyé ici à cause d'une blessure. Je développai un moteur alimenté par des Pierres à Chaleur, et il explosa, avec mon ami Gar et moi pris dans l'explosion. Contrairement à vous, j'ai vu en personne toutes les horreurs que ce royaume a à offrir.

Personne ne mérite d'avoir à voir ces horreurs.

Je vous implore de lire et de quitter cette endroit. Et si vous êtes trop borné pour faire cela, je vous implore de reconsidérer.

***

Zap. Whoosh. Une boule de foudre frappa le bateau.

Après ce qui semblait être un éon, je m'éveillai. Lorsque je finis par reprendre mes sens, les restes de notre vaisseau avait flotté jusqu'à la côte, et Gar,  qui devait avoir barboté jusque là, était trempé.

Lorsque je titubai hors de l'épave, il me lança un regard de colère.

« Tu-tu es stupide ! J'ai failli mourir quand notre moteur a explosé chez nous, et maintenant regarde dans quel pétrin tu nous as mis ! »

Je fus ramené en arrière. Gar était un des Matoran les plus gentils que je connaissai - il ne s'énervait jamais sur qui que ce soit.

Il fut également ramené en arrière. Il regarda le sol, puis vers moi, et à nouveau le sol, embarrassé. « Je suis désolé, Reysa. Je ne sais pas ce qui - »

« Il faut qu'on trouve un abri », l'interrompai-je. « Reste-là et récupère nos affaires, j'essayerai de trouver le village. Je serais de retour avant la tombée de la nuit. »

Il regardait toujours au sol, sa voix pleine de remords. « Mais la météo empire. »

Il avait raison. Au loin, des nuages plus sombres que ceux au-dessus de nous se rapprochaient. Ils semblaient impatients de déverser leur protodermis liquide. Ils se déplaçaient avec une vitesse surprenante ; il ne leur faudrait pas longtemps pour arriver.

« C'est exactement pour ça que je vais chercher un abri » dis-je impatiemment.

« Le fait est - »

« Le fait est que je vais chercher un abri » crachai-je en partant précipitament.

***

Karzahni. Comme vous pouvez sans doute le voir par vous-même, ses alentours sont complètement désolés. La seule chose qui couvre le sol rocher est du sable et de la poussière. Même la simple logique semble n'avoir aucun effet ici. Pendant que je me trainai vers le village, le son de la brise soufflait comme un essaim de Kirikori Nui, mais seul un De-Matoran aurait pu entendre les explosions de foudre les plus fortes, s'il y en avait.

Le temps que je trouve le canyon, il faisait assez sombre pour qu'ils aient placé des lumines dehors comme s'il faisait nuit. D'un côté du royaume se trouvait une série de mystérieuses spires ; de l'autre, un village. Le village, tout comme ses alentours, était très étrange. Les villageois semblaient étrangement petits, même de loin, et beaucoup étaient rassemblés autour de blocs de glace comme s'ils tentaient de rester au chaud. Alors que je m'approchai d'un groupe de Matoran, beaucoup évitaient de me regarder dans les yeux. Les autres avaient un air de grande tristesse dans leurs yeux. L'un d'entre eux attira mon œil - un Le-Matoran nerveux qui, malgré sa peur évidente, tentait de maintenir son calme. Il me regarda droit dans les yeux. Il commença à trembler de plus en plus alors que je m'approchai, mais ses yeux brillant ne scillèrent pas.

Finalement, il baissa le regard. « Qu'est-ce que tu veux de moi ? » demanda-t-il. « Qu'est-ce que je pourrais avoir qui ait de la valeur ? »

« J'ai été envoyé ici par mon Turaga » répondai-je. Les Matoran qui avaient évité de me regarder plus tôt me fixaient maintenant de leurs yeux. « Où est Karzahni ? »

Le Matoran releva les yeux et réfléchit durant un moment, étonné. « Es-tu fou ? »

Je reposai ma question, plus vigoureusement cette fois.

Les yeux du Le-Matoran dardèrent entre plusieurs autres villageois, mais ses demandes d'aide ne reçurent que des regards vides en retour. Après quelques délibérations, il leva lentement une de ses mains et pointa vers les spires au loin. « Il est - il est là-bas - »

Je me dirigeai vers la direction qu'il avait pointé. Alors que je faisais cela, il m'appella. Le vent étouffa ses paroles.

***

Les spires montaient aussi haut que le ciel, comme si elles voulaient en arracher les étoiles. Même si les bâtiments semblaient tout neufs, ils semblaient aussi impossiblement anciens. Une faible lueur sortait d'une des tours, mais elle semblait presque triste.

Lorsque j'entrai dans le bâtiment principal, j'eu l'impression qu'il voulait me dévorer. La pièce était vide sauf quelques torches sur les murs. Les deux seules directions dans lesquelles je pouvais me rendre étaient un escalier menaçant ou repasser la porte, vers un lieu sûr.

Stupidement, je choisis les escaliers.

Après m'être trainé dans ce qui semblait être un kio de marches, je finis par atteindre un étage avec une grande porte. Mes jambes ne pouvaient plus bouger, et je m'effondrai au sol. On dit que les Onu-Matoran ont une endurance sans égal ; ça doit être vrai, je suis convaincu que sans mon obstination je serais tombé depuis bien longtemps. Pendant que je récupérai, j'étudiai la porte et me rendit compte qu'il n'y avait aucun moyen de l'ouvrir. Je courrais donc - ou plutôt boitillait - vers la porte, espérant alerter ceux qui se trouvaient de l'autre côté de ma présence. Cependant, elle s'ouvrit dès que je fus proche, m'envoyant glisser dans la pièce qu'elle cachait.

La pièce dans laquelle je me trouvais maintenant était très différente du reste du bâtiment. Même si elle était située en haut d'une spire, la pièce était surprennement grande. Sur un mur se trouvait une fenêtre donnant seulement sur du brouillard et du côté le plus éloingé de la pièce se trouvait un tas de tablettes de pierre couvertes de texte illisible accompagné occasionnalement d'une vague image. À côté de ce monticule, cependant, se trouvait la chose la plus étrange de la pièce : un trône tordu occupé par un être encore plus tordu.

Vous connaissez sans doute cet être. On raconte qu'il a été créé par les Grands Êtres eux-mêmes ; je peux seulement espérer que c'est un mensonge. Son armure était rafistolée comme s'il passait son temps libre à se reconstruire - il avait sans doute beaucoup de temps libre, vu la quantité d'efforts qu'il mettait pour maintenir son royaume. Et derrière son hideux Kanohi se trouvait une paire d'yeux au bord de la folie.

Je regardai Karzahni, qui me regardait sans me voir comme s'il était plongé dans ses pensées. Lentement, il contorsionna son visage pour former un sourire tordu. Puis soudainement, il parla.

« Bonjour, Matora. Souhaites-tu être guéri ? » Il demanda cela sans émotion, comme s'il avait récité la formule de bienvenue de nombreuses fois.

J'hochai lentement la tête. Il ne semblait pas y avoir d'autres options ; si je tentais de m'échapper de la pièce, il me rattraperait sans le mondre doute dans l'escalier.

Son corps tressauta comme s'il tentait de cacher un rire psychotique.

« Très bien », répondit-il, se levant. « Ça ne va pas faire mal du tout. »

C'était un mensonge.

***

Lorsque Karzahni eut fini de me reconstruire, il me lança un sourire d'approbation et m'observa, admirant son travail.

Soulagé, je regardai mon corps.

Horrifié, je regardai Karzahni.

J'eu soudainement le besoin de fuir la pièce de reconstruction et cet horrible royaume, ma peur d'être capturé disparue. Si l'être en face de moi s'en est rendu compte télépathiquement, par expérience, ou simplement parce que je regardai la sortie, je l'ignore. Mais je savais qu'il n'approuvait pas mes plans.

« Si tu tentes de fuir, Matoran, tu le regretteras. »

J'arrêtai de regarder la porte, et mes yeux parcoururent la pièce avant de finalement s'arrêter sur Karzahni. Il ricana. Je le regardai un petit moment, puis, ricanant à mon tour, je fonçai vers la sortie.

Mais avant que je ne puisse sortir de la pièce, la réalité commença à se déformer autour de moi.

Je suis maintenant à nouveau chez moi, devant mon moteur à Pierres à Chaleur. J'entends Gar entrer dans la pièce, et il se tient à côté de moi, examinant le moteur. Soudain, ma main bougea, mais je ne la contrôlai pas ; ma tête regarde vers le bas sans que je le souhaite, et je vis que je tenais une Pierre à Chaleur.

Ce fut alors que je me rendais compte de ce qui se passait. Quelqu'un - ou quelque chose - me forçait à revivre les actions qui m'avaient envoyées à Karzahni.

Je me tournai vers Gar, il secoua sa tête, désapprobateur. Je baissai à nouveau le regard. Sachant ce qui allait arriver, je résistait autant que je le pouvais. Mais malgré tous mes efforts, je plaçai la Pierre à chaleur dans son conduit.

L'explosion fut beaucoup plus grande que je ne me la rappelais. Je fus envoyé loin du moteur, et restait au sol pour ce qui semblait être une éternité. Je finis par regagner suffisamment de force pour bouger mes doigts, et fut surpris de découvrir que j'avais regagné le contrôle de mon corps. Après plusieurs tentatives douloureuses, je me relevais. Ensuite, je me traînai vers l'endroit où Gar gisait.

Lorsque je m'approchai de lui, il me lança un regard de désapprobation. Son Kanohi avait été brisé, et certains de ses fragments se trouvaient au sol près de moi. Je m'agenouillai devant lui, et il se détendit un peu.

« Ne t'inquiète pas », lui dis-je. « Tout va bien se passer. »

Gar sourit, mais avec beaucoup de difficultés. « Tu n'as jamais été doué pour mentir. »

Je regardai avec horreur sa lumière de cœur commencer à clignoter lentement. Je l'attrapai et priai pour lui, mais il sourit simplement et secoua la tête. Je le laissai aller et regardai au sol, et il parla une dernière fois.

« Rappelle-toi de vivre, Reysa. »

Je lui lançai un nouveau regard, et sa lumière de cœur était maintenant noire. Je regardai dans l'espace alors que des Matoran commençaient à s'agglutiner autour de nous. Dans tous les yeux qui me regardaient, je voyais la haine et la honte. Je les regardai. Je priai avec eux. Je regardai le ciel. Je regardai à nouveau Gar. Puis j'étais de retour dans la pièce de reconstruction.

Mon horrible vision s'était terminée.

***

Je foudroyais Karzahni du regard et m'apprêtai à l'attaquer lorsqu'il parla.

« Ne comprends-tu pas ? » demanda-t-il. « Ta propre incompétence a sauvé la vie de ton ami. Dans ma vision, j'ai simplement réparé le problème dans ton moteur qui le rendait moins efficace - exactement comme je l'ai fait pour toi. »

Il était clair que Karzahni m'énervait pour voir comment je réagirai ; après tout, la plupart des autres Matoran qu'il avait rencontré étaient probablement trop effrayés par lui pour s'enfuir. Malgré tout, c'était trop pour moi. Je récupérais un rouage au sol et lui jetait dessus.

Karzahni avança jusqu'à moi et me ramassa, mettant mon Kanohi terriblement proche du sien. « Vas-y, Matoran », cracha-t-il.

J'acceptai.

Karzahni me jeta au sol. Je savais à quoi m'attendre et me préparai. Mais rien n'aurait pu m'aider à me préparer à ce qui allait arriver. Alors que le monde fondait et se transformait autour de moi, je me retrouvai de l'autre côté de la pièce, agonisant de douleur. Je savais au fond de moi que ce n'était qu'une illusion, mais je n'arrivai pas à avoir la moindre pensée cohérente. Je me tenais juste là, désespéré. J'avais le sentiment que si l'attaque durait beaucoup plus longtemps que ça, combiné à la douleur d'avoir été reconstruit, mon esprit serait en pièces. Cependant, Karzahni finit par achever son assaut. Lorsque la vision se termina, il me regardait depuis le coin de la pièce avec des yeux vides. J'avançai lentement vers la sortie. Il aurait pu m'arrêter à nouveau, mais il ne le fit pas. Pour des raisons que je ne comprends toujours pas, il m'a laissé partir.

***

Je courrais et je courrais, dans le canyon cruel et dans la brume poussiéreuse aussi vite que mon nouveau corps me le permettait. Lorsque je finis par m'arrêter, je restai immobile quelques moments, à bout de souffle. Je regardai autour de moi, observant la terre désolée autour de moi, et mes nouvelles jambes, plus faibles, cédèrent sous moi. J'étais au milieu d'une averse torrentielle, et de grandes flaques s'étaient formées partout. J'en regardai une ; y regardant je voyais un Matoran complètement différent portant un Kanohi complètement différent? Je touchai mon masque. Je n'hallucinai pas.

Alors que j'étais assis là, observant la pluie tomber et la foudre frapper au loin, je plannifiais ma revanche sur Karzahni. Je restai assis durant des heures, écoutant, et observant, et complotant, pensant avec terreur aux événements qui venaient de se passer. Une bourrasque de vent souffla. Mais ce faisant, je l'entendis me chuchoter quelque chose.

Souviens-toi de vivre, Reysa.

Et alors que je pensai à ces mots, je compris soudain pourquoi ce royaume était aussi horrifiant. Ce n'était pas ses dangers. Ce n'était pas le terrible processus de reconstruction. C'était le fait que, via toutes ces tortures, même l'être le plus pur pouvait être transformé en monstre.

C'était le fait que j'étais le monstre, pas Karzahni.

Si j'étais le même être que lorsque j'étais arrivé, j'aurais ignoré les moqueries de Karzahni disant que j'avais mal construit le moteur - sinon lorsqu'il avait explosé Gar aurait été tué. Alors j'aurais tenté de me convaincre que j'avais construit le moteur comme ça délibérément.

Mais je ne suis pas le même être. Je me rend maintenant compte que j'ai passé ma vie à tenter de me cacher ma médiocrité avec une façade de confiance et d'impatience. Karzahni avait raison, dans une certaine mesure. Il avait peut-être réparé un défaut du moteur, mais ça ne l'avait pas empêcher de sauter. Il m'avait fait quelque chose de similaire - il m'avait peut-être reconstruit, mais il n'avait pas amélioré mon tempérament.

Le vent avait raison. Je devais cesser de me cacher mes défauts, et au lieu de ça je devais les accepter. Seulement alors je pourrais accomplir mon Devoir, exécuter ma Destinée, et commencer à vraiment prospérer. Même si j'ai perdu le sens du temps en gravant cela, je sais qu'il est temps pour moi de faire face à mon sort, et de vivre avec les conséquences de mes actions. Il est temps pour moi de retourner voir Gar, qui, j'espère, a honoré ma requête et n'a pas encore quitté l'épave du bateau. Ensuite, avec ou sans lui, je dois retourner à Karzahni, chez les villageois effrayés, et à ce Le-Matoran paranoïaque.

Peut-être que nous trouverons un moyen de quitter cet endroit. Peut-être pas. Seul le temps nous le dira. Mais votre sort n'est toujours pas décidé. Je vais commencer mon voyage de retour vers Gar, et lorsque j'atteindrai l'endroit où nous sommes arrivés, je placerai ce rocher ici pour que vous le trouviez. J'espère que ma malchance vous aidera à décider votre chemin - si vous partirez et vous sauverez tant que vous le pouvez ou me rejoindrez dans ce désert de monstres. Mais peu importe votre choix, je vous laisserai avec une simple requête :

Souvenez-vous de vivre.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:25, édité 1 fois
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[02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptySam 27 Déc 2014 - 13:51

Cette fiction est l'œuvre de DeltaStriker, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Frères
par DeltaStriker

Le Toa vert frappe à droite, lançant sa lame vers moi. Je le bloque facilement puis arrachait sa lame hors de sa main. Il récupère rapidement et m'attaque avec un torrent de vent. J'esquive et tire avec mon Lanceur Zamor, renversant mon adversaire. Il saute rapidement sur ses pieds.

Je ne suis pas sûr de l'identité de ce Toa, mais je sais une chose : il est doué. Presque trop doué.

Il fait appel à son pouvoir élémentaire pour reprendre son épée. Je tire à nouveau avec mon lanceur, le forçant à esquiver et brisant sa concentration. La lame tombe au sol. Alors que je charge le Toa, je fais appel à mes pouvoirs élémentaires pour attirer sa lame. Elle décolle du sol et atterrit dans ma main.

Il répond rapidement, me frappant avec un mur d'Air qui me renverse. Alors qu'il s'approche, je me prépare. Il est presque sur moi lorsque je me lance sur lui, frappant dans son torse avec les pieds.

Lorsque la poussière retombe, je me tiens sur mon adversaire avec les deux lames croisées sur son cou, prêt à le décapiter en un instant.

« Comment t'appelles-tu ? » demandé-je.

« Lesovikk », répond-il.

« Et bien, Lesovikk », dis-je. « Tu es certainement prometteur. J'aimerais t'aider à améliorer tes talents, si tu le veux bien. »

Le Toa de l'Air me fixe. « Et pourquoi est-ce que j'aurais besoin de ton aide ? Je suis un Toa vétéran, tu n'es qu'un débutant. »

Je ris. « Tu penses qu'un débutant aurait su te mettre au sol comme ça ? »

« Je suppose que non » répond-il. « Mais je crois toujours pas avoir quoi que ce soit à apprendre de toi. »

« Comme tu le voudras », dis-je, sans le libérer.

Il me lance un regard interrogateur. « Et bien ? » demande-t-il. « Tu vas me relâcher ? »

« Et te laisser m'attaquer par derrière ? Tu me prends pour un idiot. »

Lesovikk semble réfléchir. « Si je promets de te laisser « améliorer mes talents », me laisserais-tu partir ? »

J'hoche la tête et recule. Lesovikk se remet sur pieds et s'étire. Puis il se tourne vers moi.

« Où allons-nous ? » demande-t-il.

« Dans un endroit que je connais » répond-il.

Nous marchons pendant environ dix minutes, avec Lesovikk qui me suit.

« Hé » appelle-t-il. Je me tourne vers lui. « Tu ne m'as pas dit ton nom. »

« Jovan », réponds-je. « Toa Jovan. »

***

Nous atteignons rapidement la grotte que j'ai en tête, et nous entrons. Lesovikk tient sa lame plutôt fermement, étant donné que je lui avais rendu avant notre arrivée. Je trouve son comportent curieux, mais je pense qu'il vaut mieux ne pas le questionner.

Alors que nous nous approchons du centre de la grotte, la lumière augmente. Ensuite, nous entrons dans la pièce principale.

Les yeux de Lesovikk s'agrandissent d'émerveillement, car la pièce est quelque chose à voir. La lumière du soleil brille par les trous dans le toit par d'étranges angles et se réfléchit sur les cristaux enchâssés dans les murs. Le sol est lisse, tout comme les murs et le plafond, et un ruisseau traverse la pièce en son centre.

Nous avançons jusqu'au centre de la pièce. Je me tourne vers Lesovikk.

« Est-ce que ça conviendra comme zone d'entraînement ? » demandé-je.

Lesovikk hoche la tête, toujours frappé par la beauté de la pièce.

« Alors commençons. »

Je plonge vers Lesovikk, qui ne réussit que de justesse à bloquer avec sa lame. Je feinte à droite et frappe vers sa tête. Soudain, je suis renvoyé en arrière par une attaque d'air, et ma lame glisse sur le côté, hors de portée.

Lesovikk lève sa lame et se prépare à m'empaler. J'active mon Kanohi Kadin et vole entre ses jambes, faisant perdre l'équilibre au Toa de l'Air. J'utilise mes pouvoirs pour faire appel à ma lame puis charge Lesovikk.

Mon adversaire invoque une tempête, qui me suit dans la pièce. Je réussis à rester devant, mais elle m'empêche d'atteindre Lesovikk. Il faut que je trouve une autre stratégie.

Puis ça me vient. J'utilise mon pouvoir pour éjecter l'épée de Lesovikk de sa main. Il perd sa concentration et la tempête disparait. Je penche maintenant mon corps pour viser directement le Toa de l'Air.

Je me retrouve au sol, coincé par Lesovikk. Le Toa a sauté sur mon dos et m'a plaqué au sol.

« Pas mal » commenté-je.

« Comme d'habitude », répond Lesovikk. « Il va falloir t'y faire. »

Durant les semaines qui suivent nous continuons à nous entraîner, devenant plus fort chaque jour. Notre amitié grandit également, et notre confiance l'un en l'autre est renforcée.

Nous passons nos nuits assis dans la pièce centrale, ou à marcher dans la forêt proche. C'est lors d'une de ces marches que Lesovikk me parle de son équipe.

Il me raconte les nombreuses aventures qu'ils ont eu, à combattre des Rahi, à protéger des villages. Il me raconte leur personnalité et leurs traits. Cette nuit-là était la première où je voyais Lesovikk sourire, et il avait bien meilleur mine comme ça.

Il avance vers la rencontre avec les Zyglak. Il frissonne alors qu'il se rappelle son erreur fatale, et il sombre dans le le chagrin.

Je suis fortement ému par l'histoire de mon camarade. Elle étend ma vue du monde. Je l'aide à retourner à la pièce et nous nous reposons.


***

Aujourd'hui, nous nous entraînons au combat au corps-à-corps. Lesovikk semble avoir récupéré, mais je ne peux en être sûr. Il vaut mieux jouer la prudence.

Alors que nous nous entraînons, un messager Gukko arrive. Il vient d'un village proche que nous avons souvent visité. Je lis la note à voix haute et laisse échapper un hoquet de surprise. Elle dit que le village est attaqué.

Nous attrapons notre matériel et chargeons dans la forêt. De la fumée s'élève au loin. Nous arrivons et trouvons le village en train de brûler. Des Zyglak arpentent les rues.

Lesovikk reste immobile, apparemment effrayé. Je comprends pourquoi et panique. Il faut qu'on travaille ensemble pour défendre le village.

« Lesovikk ! » chuchotai-je. « Reprends-toi ! Ces Matoran ont besoin de toi. »

Quelque chose s'illumine dans les yeux de Lesovikk. Il sort sa lame et se prépare à charger. Je me joins à lui. Ensemble, nous chargeons dans le village.

Les Zyglak semblent surpris, ne s'attendant probablement pas à l'arrivée de Toa. Nous nous taillons un chemin dans la première vague puis continuons à avancer.

Les autres nous remarques et attaquent. Nous les repoussons facilement, mais ils continuent d'arriver. Je vois un trou dans la mer d'ennemi, et charge. Je me retrouve dans une petite clairière, avec un Zyglak solitaire se tenant au milieu.

Le Zyglak est grand, laid, et complétement noir. Il est détestable, je trouve. Je me prépare à combattre.

Le son de la bataille disparaît, et je sais que Lesovikk est entré dans la clairière. J'allais parler à mon camarade lorsqu'il a un hoquet de surprise.

« Toi » gronde Lesovikk.

Le Zyglak noir rit. « Alors tu te souviens de moi » dit-il. « J'espérai que tu viendrais. J'essayais d'avertir mes serviteurs que tu viendrais, mais ces idiots ont oubliés. »

Lesovikk fixe le Zyglak noir, que j'ai décidé d'appeler 'Noir'. Le Zyglak lui renvoie son regard, et tous deux se bloquent dans un face à face.

Lesovikk charge Noir, qui bloque facilement son coup. Ils sont maintenant bloqués dans une féroce lutte, et chaque côté a ses chances de gagner.

« Je ne te laisserai pas blesser ces Matoran » grogne Lesovikk. « Ils ne seront pas massacrés comme mon équipe. »

Noir ne répond pas ; au lieu de ça, il avance sa lame vers la tête de Lesovikk, mais le Toa esquive. Je suis tellement concentré sur le combat que je ne remarque pas le Zyglak qui se glisse derrière moi. Juste avant qu'il ne m'empale sur sa lame, je me retourne et le frappe avec le plat de ma lame, et il s'effondre au sol.

Cela fait hurler la horde, et elle se rue vers moi. Je sais que je dois les empêcher d'approcher Lesovikk, celui-ci n'étant pas assez doué pour tous les gérer en même temps. Je vainc Zylgak après Zyglak, mais il semble ne pas y avoir de limite à leur nombre.

Je continue de défendre mon camarade, mais je sais que je ne pourrais pas continuer toujours. Juste alors que je suis sur le point de m'effondrer de fatigue, les Zyglak arrêtent de se battre, regardant derrière moi, étonnés.

Je me tourne pour voir Lesovikk sortir son épée du torse de Noir, et ce dernier s'effondre, désormais plus qu'un corps sans vie.

« C'est pour mon équipe », grogne-t-il.

Je me tourne pour voir la horde de Zyglak battre en retraite, impuissante et sans but sans son chef. Dès qu'ils ont quitté le village, les Matoran sont sortis de leurs huttes pour nous remercier de nos actions. Nous les laissons nous remercier, puis retournons à la pièce.


***

C'est maintenant le lendemain de notre bataille avec les Zyglak et Lesovikk semble troublé.

« Quel est le problème ? » demandé-je.

« Je dois avancer » répond le Toa vert. « J'ai d'autres amis à trouver. »

J'hoche la tête et cherche dans mon sac. J'en tire un lance-missiles Cordak et le tend à Lesovikk. « C'est pour toi » dis-je. « Tu l'as bien gagné. »

Lesovikk accepte le cadeau avec reconnaissance, puis se tourne pour partir. Il s'arrête un moment puis se retourne vers moi. Il hoche de la tête dans ma direction, et je lui renvoie le geste. Après cela, Lesovikk se tourne, et disparaît à l'horizon.


***

Moi, Lesovikk, ai trouvé ce journal de Jovan sur ma route vers Mahri Nui et me suis senti obligé d'ajouter quelque chose. J'ai toujours considéré tendrement ces semaines que nous avions passé ensemble, et j'ai même placé le Lance-Missiles Cordak qu'il m'avait donné sur mon traîneau des mers. Il me sert de rappel de mon frère mort, qui m'a aidé à former le Toa que je suis aujourd'hui.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:47, édité 1 fois
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[02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptySam 27 Déc 2014 - 17:22

Cette fiction est l'œuvre de Tikiturbo, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Professeur
par Tikiturbo

Je semble rêver du passer de plus en plus ces derniers temps. Cette fois, j'ai rêvé d'être à nouveau un Toa, prenant son essor dans les nuages et surveillant les Matoran. Me voyant voler vers eux, ils s'arrêteraient dans leur travail et me feraient signe, souriant et en sécurité. Et je sourierai également, souhaitant que ce moment dur toujours. Souriant et en sécurité...

Je baisse mon burin et lève le regard pour voir le soleil qui brille à travers ma fenêtre. J'attrape mon sceptre simple et je sors pour respirer l'air du matin. Les cris distants des Faucons de Lave résonne dans mes oreilles et je m'habitue lentement aux changements de la nuit. Je me dirige vers la place du village pour voir mes villageois accomplissant durement leurs devoirs. Toujours l'air déterminée, Dalu part avec ses outils pour chercher des matériaux pour les autres. Derrière son masque, je peux dire que Balta est perdu dans ses pensées, en train de concevoir un nouvel équipement pour les constructeurs. Fatigué après une longue nuit à garder ses frères Matoran, Garan retourne chez lui. Je souris en voyant cela et repart vers ma hutte.

Incroyablement, ce sont ces choses triviales qui m'ont fait continuer. La promesse de me lever chaque matin pour voir ces Matoran travailler durement et sans un souci au monde. Ça m'étonne que j'ai jamais pu oublier...

C'est vrai. Je baisse à nouveau mon burin. J'ai oublié. J'ai oublié si longtemps... Voyons voir. Ça n'était que quelques années après que mon équipe et moi ayions récupéré le Masque de Vie...

Alors que le soleil aveuglant illuminait ma hutte, je laissai échapper un soupir irrité. Il était toujours tôt, donc la lumière frappait mon masque presque de côté. J'étais éveillé, une vieille habitude de mes années de Toa, mais je retardais mon lever aussi longtemps que possible. Pourquoi sortir de mon lit ? Est-ce que les Matoran avaient besoin d'un Toa pour les sauver d'une menace imminente ? Non. Tout le monde dans le village était en sécurité, et même si ce n'était pas le cas, un faible Turaga n'y pourrait rien.

« Tout ce que je peux faire », murmurai-je en me levant, « C'est sortir et avoir l'air important. Un symbole, c'est tout ce que je suis. Le résultat final d'un travail acharné et d'avoir loyalement accompli mon devoir. »

J'allai à l'extérieur et les Faucons de Lave m'accueillaient avec des cris perçants, retournant vers le Mont Valmai inactif alors que je passais à côté. Il était temps de vérifier le village et de s'assurer que tout le monde était bien au travail. Puis retour au lit. Parfois, j'avais le besoin de partager avec eux les précieuses leçons que j'avais apprises en tant que Toa, mais ils semblaient rarement écouter, donc je retournerai juste à ma hutte et les écrirai comme je les aurai raconté dans mon journal. C'était quelque chose que je n'avais jamais eu le temps de faire en tant que Toa. J'avais toujours vu l'importance de la sagesse et de la compréhension du monde alentour, mais je n'avais jamais eu le temps de partager mes idées avec les autres.

Je pensai que ce journal pouvait être un moyen de transformer mes rêves en réalité. Placés dans la caverne où les compilations de l'histoire de Voya Nui étaient stockés, je pouvais instruire les Matoran pour les siècles à venir. Non, décidai-je. C'est inutile. Je ferais mieux de retourner dormir. Je fermai mes yeux. Peut-être que je ferais à nouveau ce rêve...

« Jovan ! Turaga Jovan ! »

Les cris étaient proches. Instinctivement, j'attrapais mon sceptre et me ruait à l'extérieur, mais il n'y avait aucun signe de celui avait appelé. Ou du moins c'est ce que je pensai. J'entendis du bruit dans les buissons derrière moi et je vis une main blanche être tirée dans la forêt - dans la Ceinture Verte.

« Mata Nui, ce n'est pas bon. »

Des bruits de pas paniqués se firent entendre derrière moi. Je me tournai, et il y avait trois villageois, haletants et épuisés, un Ta-Matoran, une Ga-Matoran, et un Le-Matoran, portant tous d'étranges outils.

« Que c'est-il passé ? » demadai-je. « Dîtes-moi rapidement. »

Le souffle coupé, le Ta-Matoran haletait. « Notre village a été attaqué par une Fenrakk. On a réussi à la repousser mais - mais elle a emporté Kazi avec elle ! » Sa voix chevrotait. « Il faut qu'on le récupère ! Nous - »

Je bougeai la main, et il s'arrêta. « Pourquoi êtes-vous là, où est Garan ? Je pensai qu'il était le chef de la garde du village. »

La Ga-Matoran semblait tout autant effrayée, mais s'était recomposée suffisamment pour parler. « Il essaye de rassembler les villageois pour pourchasser Kazi. Il nous a envoyé pister cette chose pour qu'on puisse le ramener.

À ces mots, je secouai la tête. « Ce n'est pas bon. Les Araignées Fenrakk n'attendent pas que leurs proies soient sauvées. Votre ami sera mort avant que Garan ne puisse rassembler les villageois. » Mon esprit fonctionnait à pleine vitesse. Je scrutais les Matoran devant moi. Ils étaient terrifiés en surface, oui, mais en-dessous émanait une détermination indescriptible. Ce ne sont pas des Toa, mais je suppose que ça devra faire l'affaire. « La seule option est d'aller le chercher nous-mêmes. »

En entendant ça, les jambes du Le-Matoran commencèrent à trembler et la Ga-Matoran me regarda comme si j'avais suggéré de sauter dans le volcan. Le chevrotement de la voix du rouge empira. « On - on ne peut pas y aller nous-mêmes. On va mourrir ! »

Je regardai le ciel quelques moments avant de répondre. « Un village est comme une équipe de Toa.  Tout le monde fait partie du tout, pas un membre est moins important que les autres. Mais dans le même temps, un membre est tout aussi important que tous les autres assemblés. On va tous réussir et survivre, ou on échouera tous et on mourra. » Je sentis une boule dans ma gorge en disant ces mots. « Que ce soit nous quatre, ou le village entier. »

Je baissai à nouveau mes yeux et regardai à nouveau les Matoran. Cette fois ils semblaient un peu moins effrayés et un peu plus féroces. Je me tournai en direction de la Ceinture Verte. Ce n'était pas le moment de faire des discours. « Suivez-moi. Dîtes-moi ce que vos outils peuvent faire, et je trouverai un moyen de sauver votre ami. Je ne vous laisserai pas tomber. » La boule grossit encore.

Je partis dans la forêt familière sans voir s'ils étaient prêts. J'y allais de toute façon. Après une brève hésitation, les trois Matoran me suivirent. Je les entendis me rejoindre. Je n'allais pas laisser qui que ce soit mourrir. Je n'allais pas. Pouvais pas.

Nous suivîmes la piste de la Fenrakk de notre mieux. Nous n'étions pas loin derrière et, grâce aux souvenirs de voyage bien trop récent dans la Ceinture Verte, je savais où pouvait être le nid de la Fenrakk. Les Matoran, nommés Balta, Dalu, et Piruk, m'avaient informé de ce à quoi j'avais affaire, et j'avais commencé à formuler un plan qui devrait réussir sans trop de risques pour eux. Cependant, quelque chose me dérangeait.

« Toi. » Je dirigeai ça au Ta-Matoran. « Quel était ton nom déjà ? » « Balta » répondit-il en roulant les yeux. Je suppose qu'ils n'ont jamais écouté quand je leur enseignai le respect.

« Balta, pourquoi les Fenrakk n'ont pas attaqué avant ? C'est comme s'il n'y avait rien pour les arrêter. »

Balta ralentit son rythme en réfléchissant. Après quelques considérations, il reprit sa vitesse normale. « Elles attaquaient avant, mais après vous êtes arrivé et elles ont soudainement arrêté. C'est comme si elles avaient peur de vous, au moins durant un moment. »

Les paroles de Balta me rappelèrent un incident regrettable qui s'était passé quand nous étions en chemin pour ramener le Masque de Vie. Des Fenrakk me chargeaient. Ma manière négligente de leur balancer des Impulsions Magnétiques. Les Fenrakk en train de m'enfuir. Je redoublai de vitesse. « Je ne vois pas pourquoi. »

Le terrain commença lentement à être en pente, et il finit par descendre franchement dans un nid rocheux ressemblant à un nid. Ralentissant, je fis signe aux Matoran d'être silencieux et nous rampâmes jusqu'au bord du bol. Au fond se trouvait Kazi inconscient et un Rejeton de Fenrakk particulièrement vorace avançant vers lui, bavant de l'acide en anticipant son repas.

« Rappelez-vous » chuchotai-je. « La force de l'ennemi n'a pas d'importance. Tout tourne autour de ses faiblesses. »

« Et si notre plan ne fonctionne pas ? » demanda Piruk en aiguisant nerveusement ses Griffes Déchiqueteuses.

« Pourquoi crois-tu que je suis là ? Maintenant, en position, vite ! »

Comme je l'avais ordonné, Piruk se rendit silencieusement du côté gauche du bol et commença à creuser en silence. Je tappai deux fois sur le dos de Balta, et ses yeux se déconcentrèrent, puis déterminés. Il se raidit et commença à descendre le bol. Le son de sa descente alerta le Rahi, et il se retourna pour affronter son invité imprévu. Le Ta-Matoran terrifié se déplaça également pour affronter le cauchemar. Se fortifiant mentalement, Balta leva ses Repoussoirs pour renvoyer la charge qui devrait suivre. La Fenrakk, écumant d'acide, chargea, et contre sa volonté, les yeux de Balta se fermèrent dans ce que son corps savait être sa fin.

Puis Balta entendit quelque chose crier et hurler devant lui, et il força ses yeux à s'ouvrir. Là où se trouvait l'araignée se trouvait maintenant un tas rouge et noir s'étranglant avec sa propre salive acide, son sens du goût multiplié un millier de fois. Je laissai échapper un soupir intérieur en rattrapant Dalu affaiblie. Ses Chargeurs avaient fait leur travail, mais nous n'avions pas encore fini.

Je donnai la confirmation pour continuer aux Matoran tremblants. Osant à peine quitter le Rahi des yeux, Balta récupéra Kazi et l'emporta à la sortie nouvellement construite par le Le-Matoran dans le flanc du nid de pierre.

Osant finalement faire un son, je poussai un soupir alors que Balta et Piruk apportait Kazi à Dalu et moi. Même si les Ta- et Le-Matoran semblaient prêts à s'effondrer, on avait réussi. Je commençai à regarder le ciel lorsque quelque chose attira mon regard. De l'autre côté du nid se trouvait une armée de Fenrakk adultes, observant notre travail dans leur nid.

Je ne perdis pas de temps à rester bouche bée. Je regardai à mes côtés où se trouvaient les Matoran qui étaient, comme on pouvait s'y attendre, bouche bée. « Ne vous inquiétez pas », les rassurai-je. « J'avais prévu ça. »

Piruk était paralysé sur place. « Vraiment ? »

En réponse, j'activai mon Kadin et m'envolai dans le ciel. Quand je fus assez haut, je criai pour avoir l'attention de l'armée. Étant donné la rapidité avec laquelle elles commencèrent à me pourchasser, je supposai qu'elles avaient reconnu leur ancien adversaire. Je m'envolai sans voir les visages des Matoran sous moi. Je les entendi m'appeler, mais leur voix furent emportés par le vent avant que je ne puisse les comprendre.

Je regardai derrière et en bas. L'armée entière de Rahi semblait m'avoir suivi. Bien, ils ont pris l'appât. Bon, c'est bien pour les Matoran, je suppose, pas pour moi.

Une sensation de tiraillement interrompit mes pensées. J'avais commencé à descendre, mais je n'avais pas encore perdu les Fenrakk. Comme je m'y attendai, le vol limité du Kanohi Noble ne suffirait pas à échapper à mes poursuivants. Il semblait que je n'aurai pas à m'inquiéter de mes responsabilités de Turaga beaucoup plus longtemps.

J'atterris dans une grande clairière. Même si je l'avais voulu, il n'y avait nul part où se cacher.

Après avoir sauvé l'univers en tant que Toa et sa transformation en Turaga, mon équipe fut demantelée. Les autres partirent pour devenir les aînés d'autres villages au loin, mais j'avais senti le besoin de rester sur Voya Nui. Qu'est-ce que je raconte. Ce n'était pas un besoin. C'était de la culpabilité.

Les Fenrakk s'approchaient, leur acide combiné formant un brouillard.

Lorsque j'étais un Toa, j'avais adoré protéger les Matoran. Mon équipe aussi. Peu importait le danger, je trouvais toujours une solution qui assurait la sécurité de tout le monde. J'avais confiance en mes capacités à diriger mon équipe dans les défis les plus durs et ressortir sain et sauf. Mais ma confiance s'était brisée après avoir achevé ma mission finale. Parce qu'achever la mission avait coûté la vie d'un de mes amis.

Le brouillard s'étendait devant les bêtes, leurs fumées combinées me faisant suffoquer et m'aveuglant.

Notre mission était de sauver Mata Nui, tous les Matoran, et même l'univers lui-même. Nous réussîmes dans notre mission, mais j'échouai personnellement, en étant incapable de sauver un de mes meilleurs amis. On survit tous, ou on meurt tous. C'est pour ça qu'après être devenu un Turaga, j'étais resté derrière. Je savais que si je restais avec eux, je finirais par les faire tuer aussi.

Maintenant, alors que je sentai mes ennemis se rapprocher, tout ce que je pouvais faire était de m'assurer que Balta, Garan, et les autres n'auraient pas à subir ça non plus. C'est une leçon que je ne veux pas leur apprendre.

Que ce soit de la vague de monstres ou de mes propres cris, rien ne se faisait entendre. Ma vue avait été remplacée par une vision semi-opaque du monde autour de moi. Je ne pouvais rien entendre, je ne pouvais rien voir, et j'acceptai silencieusement mon sort. Ce fut donc naturellement à ce moment-là qu'une gigantesque explosion choisi de détonner au milieu de l'essaim de Fenrakk. Je me mettais en boule et couvrais mes oreilles face au retour malvenu du son et toussais alors que l'explosion dispersait le brouillard d'acide, ainsi qu'un bon nombre de ceux à son origine.

Je clignai des yeux et regardais autour de moi, ma vue également restaurée. Qu'est-ce qui s'était passé ? Alors que je regagnai mon sens de l'orientation, les Fenrakk retournaient vers leur nid pour se protéger après avoir été effrayées par la mystérieuse explosion d'énergie.

Ensuite, j'entendis des voix bruyantes derrière moi. Je roulais pour découvrir la source de la clameur, et je fus choqué de voir le village entier, armé et rassemblé, se réjouissant d'avoir repoussé les Fenrakk. À la tête des villageois se trouvait Garan, qui décroisa lentement ses Générateurs d'Impulsions. Après m'avoir vu, il détendit ses épaules et me fit un signe. Incertain, je fis un signe en retour. Il était très loin. Balta, Piruk, Dalu, et Kazi étaient aussi avec les villageois, le Ko-Matoran souriant faiblement et s'appuyant contre un ami.

Voyant cela, je sentis la boule dans ma gorge revenir. Ces idiots. Qu'est-ce qu'ils faisaient là-bas ? J'étais parti de leur chemin pour qu'ils soient sains et saufs, et ils m'avaient suivi malgré tout ! « Qu'est-ce que vous faîtes !? » Ma réprimande n'était qu'un murmure. Ma voix était enrouée.

Balta semblait étonné. « Et bien... nous sommes venus te sauver. Ou bien on s'en sortait tous, ou bien aucun d'entre nous, c'était le plan, non ? »

Me sauver ? Graduellement, je fermai les yeux. La boule avait disparu. « C'est ça » chuchotai-je. « Cette fois-ci on s'en est tous sortis. On s'en est tous sortis ensemble... »

Je posai mon burin et lisait mon journal. Qu'est-ce que je devrais en faire maintenant ? Devrais-je le stocker dans la caverne des compilations historiques pour que les Matoran l'apprenne ? « Non », dis-je. « Ça serait inutile. » J'attrapais mon sceptre. »

La seule leçon qui valait la peine d'être enseignée était celle qu'ils m'avaient apprise.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:48, édité 1 fois
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[02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyDim 28 Déc 2014 - 10:16

Cette fiction est l'œuvre de TheSkeletonMan939, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Première Victime
par TheSkeletonMan939

Seule, Naho regardait les chutes de protodermis de Ga-Metru, perdue dans ses pensées. Magnifique pensait-elle. Chez elle, elle n'avait jamais eu la chance d'avoir cette sorte de structure. Les Matoran de Metru Nui étaient gatés.

Elle entendit des bruits de pas et lança un coup d'œil derrière son épaule. Kodan le Chroniqueur avançait vers elle, un sac de tablettes sur son dos. « Je préfère Po-Metru » dit immédiatement Kodan. « Je travaille mieux dans le bruit. »

« Je pense mieux dans le calme », répondit Naho. « Tu veux un siège ? »

Kodan se tira une caisse proche et sortit une tablette et un outil pour écrire de son sac. « Maintenant », dit-il indifférement, « Comment es-tu devenue une Toa ? »

Naho soupira et regarda les chutes. Elle parla doucement.

***

Je tire mes racines de la Péninsule de Tren Krom, une partie du Continent Nord. Même si les autres peuples de l'île étaient plus belliqueux de nature, mon village était plus intéressé dans les arts et les sciences. J'étais moi-même une scientifique. J'aimais apprendre de nouvelle chose, utiliser mon esprit pour travailler sur les petits puzzles de la nature créés par les Grands Êtres.

En tant que Matoran, je n'ai jamais été conviviale ou quelqu'un de social. Je préférai rester seule plutôt que partir à l'aventure et me faire un nom. Du coup, je n'ai jamais connu quelqu'un en particulier en dehors de mes partenaires de laboratoire.

Mais je savais qu'il y avait un Onu-Matoran dans mon village qui se rendait souvent dans des endroits comme Stelt, Xia, et Metru Nui. Lui et moi avions mis en place un arrangement pour qu'il me rapporte un type de plante exotique qui avait, croyais-je, une intrigante valeur médicinale, qui s'appelait une harakeke.

Je me rendis à sa hutte un matin, curieuse à propos de cette étrange petite plante. Je frappais à sa porte puis regardais mes pieds, attendant qu'il ouvre. Plusieurs secondes passèrent, et je frappais à nouveau. Plusieurs secondes plus tard, je frappais une troisième fois.

Pas de réponse. J'entrai. « Bonjour ? » appellai-je. « C'est Na - » Je m'arrêtai sur place.

L'Onu-Matoran était assis contre le mur, ses yeux froids regardant droit dans les miens. Il avait l'air effrayant. Je m'avançai lentement vers lui, demandant s'il allait bien. J'avançais une main et le touchais.

Il glissa sur son torse, révélant une grande lame plantée dans son dos.

Ce Matoran était mort.

Je sautais en arrière. J'étais effrayé. Un puits se forma dans mon estomac. Je ne pouvais plus respirer. Et si le tueur était toujours là ? Allait-il me tuer ?

Peut-être qu'il allait bien, pensais-je. Peut-être qu'il était juste endormi. Je secouai l'Onu-Matoran et le frappai, essayant de le réveiller. Il ne le fit pas.

Un Le-Matoran passa sa tête dans l'entrée, espérant probablement voir le Matoran également. « Oh, salut Naho... » commença-t-il, sa voix s'éteignant. Il marcha jusqu'à où j'étais agenouillée, à pleurer. « Mata Nui », dit-il calmement. Il se tourna vers moi, regarda le corps, puis moi à nouveau.

« Écoute-moi, Naho » dit le Le-Matoran. « Je vais aller chercher le Turaga. Je vais lui dire ce qui s'est passé. Tout va bien aller. »

Je hochai la tête. J'étais effrayée. Je n'avais jamais vu de personne morte auparavant.

Pourquoi est-ce que c'est arrivé ? me demandai-je.

***

Le Turaga était de l'élément Terre, et portait un Garai Noble. Son Insigne de Charge était un sceptre serti d'une étrange pierre. Il l'utilisait surtout comme canne, à cause d'une blessure datant de ses jours en tant que Toa qui le faisait boiter. Étrangement, nous n'avons jamais su son nom - c'était juste « le Turaga » pour nous.

Le service fut court. Il expliqua gravement la situation au village, sans supprimer la gravité de la situation.

C'était ridicule, pensai-je. Nous allions nous cacher, apeurés, et le tueur allait s'en tirer à bon compte. Je voulais le voir souffrir pour ce qu'il avait fait. Je voulais voir son corps mutilé de la manière la plus douloureuse, la pénible, la plus agonisante possible. Il le méritait.

Je ne connaissais qu'une personne qui serait d'accord avec moi.

***

« Non », dit Mazeka avec un léger gloussement. « Ce gars est sérieux. Ça ne va pas être toi ou moi qui allons nous occuper de lui. Ce n'est pas quelqu'un qu'on peut combattre juste comme ça. »

« C'est vraiment ce que tu penses ? » demandais-je. Mazeka agissait souvent de façon rude et dédaigneuse envers tout le monde, mais je savais qu'au fond il avait un grand sens de la justice et de la moralité. Si je touchais cette partie de lui, il serait pour sûr avec moi.

Mazeka posa le morceau de calcaire avec lequel il jouait, et soupira. Il me regarda et demanda « Tu as une piste ? »

« Et bien » dis-je lentement, « il avait un... un couteau dans le dos ». L'image passa devant mes yeux. Je pouvais m'imaginer ces yeux morts qui ne voient rien... Je pouvais presque sentir ses mains froides.

« Ce n'est pas une piste », répondit Mazeka. « C'est inutile. Est-ce que sa hutte était en désordre ? »

« Non » répondis-je. « En fait, elle avait l'air très bien rangé. »

« Alors il n'a pas eu le temps de réagir au coup du tueur. Il n'y a pas eu de combat. Et où était le corps ? »

Je pris une profonde inspiration et dit « Contre le mur. Presque comme s'il avait été... posé là. »

« Okay » dit Mazeka, ramassant une étrange machine dans une pile de déchets dans un coin. « Quand est-ce que j'ai fait ça ? » se demanda-t-il. Il se tourna vers moi et dit. « Tu as raison. Il n'a probablement pas rampé jusque là tout seul. Le plus probable est que le tueur l'a mis là pour lui poser des questions... ou quelque chose. Peut-être juste pour dégager le passage. »

Mazeka avait ce talent de clairvoyance. Il pensait avec beaucoup de logique, ce qui faisait de lui un bon enquêteur, en quelque sorte.

« Maintenant », continua-t-il, « on peut proposer que le but était de voler quelque chose. Peut-être quelque chose que l'Onu-Matoran a rapporté d'une île exotique ? Qui sait quoi exactement ? »

Je grattais l'arrière de ma tête et dit simplement. « Et bien, le Turaga l'a toujours forcé à faire un inventaire de ce qu'il rapportait. Tu sais pour s'assurer que ce n'était pas quelque chose de mauvais - »

« C'est vrai, » interrompit Mazeka. « Il a mis la main sur quelque chose de précieux, et quelqu'un le voulait. Sauf... qu'on ne peut pas laisser qui que ce soit savoir qu'on fait ça... enquêter sur la situation. »

« Pourquoi pas ? » demandais-je. « On aura besoin de toute l'aide disponible. »

« Naho, » dit sombrement Mazeka. « Ça ne faisait qu'un jour qu'il était revenu lorsqu'il a été assassiné. Personne en dehors du village ne pouvait savoir qu'il était revenu. »

Une sombre idée se glissa dans ma tête. « Non », dis-je. « Absolument non. »

« Je pense que c'est ça », dit Mazeka. « Quelqu'un du village est le tueur. »

***

Je ne dormais pas bien cette nuit-là. Quelqu'un que je connaissais était un tueur. Un meurtrier dérangé rempli de haine.

Mais peut-être que c'était le contraire. Peut-être que l'Onu-Matoran mort le méritait. Peut-être que c'était un pirate qui volait des choses sur les îles qu'il traversait. Au final, qui était la vraie victime ?

Mazeka et moi avions prévu de contacter le Turaga le lendemain. Nous savions tous deux que ça ne se passerait pas bien avec lui. Il avait fait des efforts disproportionnés pour nous garder en sécurité ; la raison pour laquelle le village était si loin de tout problème était qu'il y a de nombreuses années, il nous avait fait déménager dans un endroit plus isolé et plus sûr. J'avais de vagues souvenirs de notre foyer précédent - ils n'étaient pas bons.

Je devais trouver un argument pour le Turaga si ça se révélait être le pire scénario possible.

***

« Absolument pas ! » dit le Turaga d'un ton exaspéré.

« Élaborez », dit calmement Mazeka. « S'il vous plaît. »

Nous étions seuls avec le Turaga dans sa hutte. L'intérieur était net et ordonné - tout comme le Turaga lui-même.

« J'ai déjà un mort - je n'ai pas besoin d'avoir deux de mes meilleurs scientifiques disparus également » dit le Turaga. « Je souhaite qu'il y ait quelque chose que je puisse faire, mais - »

« Mais quoi ? » interrompis-je. « Quelqu'un a tué mon ami et s'en est tiré. Quelqu'un dans ce village a tué un autre être vivant. »

Les yeux du Turaga s'agrandirent. « Tu ne peux pas dire ça à n'importe qui. J'ai travaillé beaucoup trop dur pour que la paix d'esprit du village entier soit compromise par un bandit. »

« Turaga », dis-je calmement. « Nous pouvons aider. Nous pouvons arrêter ça. »

« Non », dit le Turaga. « Non, c'est mon travail. C'est mon travail de tous vous protéger, mon travail de trouver le maléfique tueur corrompu qui... qui... »

« Vous avez fait beaucoup pour nous », continuai-je. « Merci pour ça. Mais c'est notre tour maintenant. »

***

Au final, il nous donna l'inventaire, et sa bénédiction. Il était rempli d'étranges objets que je n'avais jamais vu ni entendu parler auparavant, mais Mazeka avait quelques connaissances sur ces choses.

« Je pense qu'il a gardé à peu près tout ce qu'il a ramené », dit Mazeka. « Comme souvenirs, je suppose. Et regarde ça, je crois qu'on a un motif. »

Je regardai Mazeka. « Quoi ? Comment ? »

« Certaines des choses de cette liste semble plutôt rares » dit Mazeka. « Regarde ça - il a ramené des armes. »

« Penses-tu que nous devrions parler à Vultraz de ça ? Des armes ? » demandais-je. Vultraz était un ingénieur de notre village qui savait tout sur les machines. Il pouvait dire comment quelque chose fonctionnait, pourquoi il fonctionnait, ou pourquoi il refusait de s'allumer.

« Non », dit Mazeka. « Nous deux suffisons. Je ne veux pas que d'autres gens nous rejoignent. Ça minerait notre contrôle créatif. »

Il me fallut un moment pour comprendre que Mazeka avait juste fait une blague, aussi mauvaise qu'elle soit. Il ne faisait jamais de blague. Peut-être que prendre l'air frais et rester loin de son laboratoire aussi longtemps le changeait pour le mieux.

« Pourrons-nous aller dans la hutte ? » demandais-je. « Je veux dire, c'est une scène de crime... »

« Bien sûr », dit Mazeka. Je remarquais cependant qu'il regarda bien partout avant d'ouvrir la porte de la hutte.

Le corps avait été enlevé. La hutte était bien rangée, avec des choses empaquetées et étiquettées. Apparemment personne n'avait osé toucher à ses possessions depuis que son corps avait été trouvé.

« Il allait repartir ? » demandais-je.

« Nah, » répondit Mazeka. « Il venait de revenir. Il devait juste ne pas avoir fini de tout déballer. »

J'allais vers une boîte et l'ouvrais. À l'intérieur se trouvait des machines étrangères que je n'avais jamais vu de ma vie. J'allais les prendre lorsque j'entendis un petit cri par derrière.

Mazeka était au sol, un couteau dans le dos. Et Vultraz se tenait par dessus son corps.

Je tentais de parler, mais j'étais trop effrayée. Trop choquée. Trop surprise.

« Toi - oh, Mata Nui... Vultraz », me lamentais-je.

« Ouais... ouais, j'ai tué l'Onu-Matoran », dit négligemment Vultraz. « Mazeka est à terre... et à moins que tu ne te taises, tu es la suivante. »

« Pourquoi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? » criai-je avant de pouvoir m'arrêter. Pendant un moment, je pensais qu'il allait me tuer immédiatement, mais au lieu de ça, il sourit. C'était un bon sourire, un sourire amical. Un sourire familier. Comment quelqu'un que je connaissais pouvait être aussi malfaisant ?

« Je déteste cet endroit » confessa Vultraz. « J'ai toujours tenté si dur de devenir le meilleur, mais peu importait mes efforts, rien ne se passait jamais comme je le voulais. »

« Donc j'ai commencé à réfléchir il y a un moment. Et je compris quelque chose : la vie est assez simple - arriver au plus haut et faire ce qu'il y a à faire. Donc, avec ça en tête, je choisis de prendre la route la plus rapide vers le succès - tuer le Matoran et prendre les armes. Quitter ce village et les vendre sur le marché noir. Avoir de quoi vivre. Tout le monde gagne. Sauf les morts. »

Ma lumière de cœur battit si fort que je pensais qu'elle allait sortir de mon torse. Je lançai un regard à Mazeka. Il remua légèrement. Presque comme s'il tremblait.

« Je ne veux vraiment pas avoir à vous tuer vous deux », dit Vultraz. « J'ai décidé que je ne devrais tuer que ceux que je devais tuer. En fait, le matin où tu as trouvé le corps, j'ai dû partir par la fenêtre de derrière de cette hutte pour ne pas te croiser. »

Vultraz soupira, haussa les épaules, et avança vers moi. J'étais paralysée par la surprise. Il allait me tuer.

Lorsque Vultraz et moi ne fûmes plus séparés que par un pas, il ordonna simplement « Avance. » Il me poussa hors de son chemin et commença à prendre les machines de la caisse que j'avais regardé plus tôt. Ses yeux s'agrandirent. « Un Fusil à Cristaux d'Impact ! Où est-ce qu'il a eu ça ? »

De nul part, Mazeka sauta sur le dos de Vultraz et commença à l'étrangler. Vultraz lâcha le lanceur et tenta d'écarter les bras de Mazeka. Mazeka tomba sur le dos, enfonçant encore plus la lame dans son corps. Il hurla, et Vultraz se libéra facilement de l'étreinte de Mazeka. Il retourna Mazeka, reprit sa lame, et joua avec entre ses doigts. « Peu importe combien de coups il faut... » murmura Vultraz. Je réalisais que Vultraz allait tuer Mazeka pour de bon.

Par réflexe, je sautais entre les deux Matoran. « Stop ! » dis-je à Vultraz. « Juste stop ! S'il te plaît, prends tout et pars ! »

« Tu crois que je vais te laisser t'en sortir ? » dit Vultraz avec colère. « La dernière chose dont j'ai besoin, c'est que tu dises mon plan à tout le monde. »

« S'il te plaît... » chuchotais-je.

Vultraz ricana. « Tu croyais vraiment que j'allais te laisser t'en sortir en vie ? Combien de douzaines de coups crois-tu qu'il me faudra pour te tuer ? »

Une seule pensée passa par mon esprit :

Si tu meurs, meurs au combat.

En utilisant toute ma force, j'attrapai le poignet de Vultraz et le tordai aussi fort que possible. Je le frappais dans l'estomac et laissais aller le poignet. Il vola dans les caisses et les boîtes, et la lame tomba au sol.

« Bon coup » grogna Mazeka. Je faisais une emjambée et tentais de l'aider à se relever. « Je vais bien », croassa-t-il. « Mon dos me fait juste mal. »

Vultraz se releva lentement, grimaçant. « Tu connais les sentiments qu'on ressent en tuant quelqu'un ? » demanda-t-il. Il se baissa et ramassa la lame non-loin. « Quand tu vas tuer quelqu'un, tu te sens anesthésié. Et tu le fais juste. Et puis tu te rends compte que tu n'avais jamais pensé que quelqu'un pouvait crier comme ça. Ce cri... c'est comme une récompense d'avoir été assez fort pour faire l'acte... de l'accomplir.

Et savoir que tu viens de tuer quelqu'un... ça te rend plus fort en toi. Ça te donne le sentiment que tu peux faire des choses que tu ne pouvais pas faire auparavant », continua Vultraz, les yeux fous. « C'est comme un superpouvoir. »

« N'approche pas » ordonnais-je. Mazeka trébucha alors que j'essayais de l'aider à se relever.

La foudre se fit entendre à l'extérieur. Il pleuvait.

« Je vais te tuer » dit Vultraz d'un ton détaché.

Ses yeux.

« Je vais te tuer ! » dit-il encore.

Il y avait quelque chose dans ses yeux.

« Je vais te tuer ! » dit-il une troisième fois.

« Non, tu ne vas pas le faire. » criai-je. Je m'agenouillai et posais Mazeka au sol. Je me tournais vers Vultraz. « Tu ne vas pas me tuer. Ni maintenant, ni à n'importe quel autre moment. »

Vultraz était en colère. Il perdait le contrôle de la situation - il voulait avoir le contrôle. Il devait avoir le contrôle. Je crois que c'était la seule façon où il ressentait que le meurtre en valait la peine.

Il jeta son couteau au sol et chargea, me frappant comme un Kane-Ra. Nous passâmes à travers la porte et nous retrouvâmes à l'extérieur, le froid, humide, sombre, pluvieux, extérieur.

Vultraz cria de colère. Il me frappait avec ses mains nues.

C'était mauvais. Physiquement, je ne faisais pas le poids contre le Ta-Matoran.

Mais mentalement... j'étais une scientifique. Je vivais du fait de réfléchir, d'analyser des objets, et de faire des observations.

Je savais exactement comment gagner ce combat.

Vultraz avait un style de combat - même si à première vue il semblait tout inventer au cours du combat, les choses se mirent rapidement en place dans le contexte. Je me trouvai un livre mental de règles.

Vultraz était droitier, ce qui voulait dire que s'il tentait de me frapper avec sa gauche, c'était un faux coup pour me distraire. Chaque coup devait compter, et il ne pouvait pas se permettre de gâcher de l'énergie en me frappant avec de faibles coups de la main gauche.

Vultraz avait pour habitude de lancer rapidement un regard à ses pieds avant de frapper, juste pour voir où les choses se situaient dans l'espace. Je pouvais utiliser cela à mon avantage.

Le flanc gauche de Vultraz était blessé du coup qui l'avait envoyé dans les boîtes. Je devais continuer à frapper là. La douleur finirait par être insupportable, et il devrait s'évanouir.

Je l'achevais en quelques minutes. Vultraz était au sol, gémissant et maudissant. Il était trop meurtri et vaincu pour seulement se relever rapidement. Surprenament, personne n'avait entendu le bruit que nous avions fait - avaient-ils pris le bruit pour les sons de la tempête ?

« Dégage » dis-je à Vultraz. « Je veux que tu partes pour toujours. Ne reviens jamais. Et si j'entends que tu as causé des problèmes ailleurs, je viendrais et t'arracherais ta lumière de cœur. Compris ? »

Aucune réponse ne vint. Il me regarda juste avec de la haine dans les yeux.

« Compris ? »

« Oui ! » répondit hativement Vultraz, éloignant le regard.

Je frappais à nouveau Vultraz et dit « Pars. »

Vultraz partit sans regarder en arrière.

***

Mazeka allait bien. Il avait eu mal au dos durant plusieurs semaines, mais il avait guéri surprenament bien.

Le Turaga annonça que Vultraz était le tueur et s'était enfui. À ma requête, il ne mentionna pas mon combat contre lui. Je ne voulais pas être considérée comme une héroine. Je voulais juste recommencer à travailler.

Je regardais certains des derniers documents de l'Onu-Matoran, et découvrait que la raison pour laquelle il gardait des armes était qu'il pourrait les vendre à meilleur prix lorsqu'il y aurait plus de demande et peu de stock. Ça semblait être un bon plan, mais étrangement similaire à celui de Vultraz. Je me demandais à quel point ces deux-là se ressemblaient - est-ce que l'Onu-Matoran avait tué des Vortixx pour obtenir les armes ? Je ne l'ai jamais su.

Un matin, le Turaga vint à ma hutte et me demanda si nous pouvions parler. Bien sûr que nous pouvions.

« Naho, je sais que j'ai été trop protecteur envers vous tous », dit-il, « et je veux que tu saches que c'est avec votre bien-être à l'esprit que j'agis de cette manière. »

Je hochai la tête, incertaine d'où il voulait en venir.

« Mais je ne peux plus. Mes jours en tant que héros sont passés. J'étais idiot et stupide de penser que je pourrais continuer aussi longtemps.

Naho... Il nous faut quelqu'un à admirer. Quelqu'un pour arrêter tous les Vultraz du monde. Naho... J'aimerais que tu prennes ça. »

Le Turaga prit son Insigne de Charge - sa canne - et en retira la pierre. Il me la tendit. « C'est une pierre Toa », dit-il, en la montrant. « Mon pouvoir Toa est en elle, ainsi que le pouvoir de mon vieux Turaga de ma terre natale. Maintenant elle est à toi. »



« Turaga... » dis-je tranquillement. « Êtes-vous sûr ? »

« Bien sûr que je suis sûr », dit le Turaga avec un ricanement. « Tu t'es montrée brave et intelligente ces derniers jours - et le monde a besoin de ça. »

« Et Mazeka ? » protestais-je. « Il ferait un meilleur travail que moi ! »

« Peut, peut-être pas. » dit le Turaga avec un soupir. « On pourrait certainement penser que c'est sa destinée... mais je ne crois pas en la destinée. Je crois que chacun sculpte son propre sort. Et c'est pour ça que je t'offre le choix de la prendre ou de la la laisser. »

« De plus », continua le Turaga. « J'ai demandé à Mazeka. Il m'a dit de te demander. »

Je regardai la Pierre Toa. Une sorte d'énergie en émanait, paralysant ma main.

« Je ne sais pas » murmurais-je. « Être un Toa, ce n'est pas dangereux ? »

« Pas beaucoup plus dangereux que ce que tu as affronté » répondit le Turaga. « De plus, tu as des pouvoirs élémentaires. Ça vaut le coup. »

Je pris une profonde inspiration. Les Toa. Même si leurs corps pouvaient mourrir, leurs noms vivaient à jamais dans les histoires des Matoran.

La phrase que je dis juste après changerait ma vie entière, pour le meilleur ou pour le pire.

« Je suis prête », dis-je, de l'acier dans les yeux.

***

Kodan leva le regard, prêt à en entendre plus, mais Naho s'était déjà relevé.

« C'est tout alors ? » demanda-t-il.

« C'est tout », dit Naho avec un soupir. C'était étrange ; elle avait oublié la majeure partie de l'histoire jusqu'à présent.

« Et bien... c'est ça » dit-il, se levant. « Et le reste de l'histoire est que tu as entendu l'appel pour arrêter le Dragon de Kanohi et ait venu ici. »

« Oui, » dit Naho, regardant l'horizon. « Et je suis heureuse de l'avoir fait. Cette cité est formidable. »

« Une autre quête réussie du Chroniqueur », dit Kodan avec un léger sarcasme. « J'ai maintenant l'histoire des origines de tous les Toa Mangai. Ça, Naho, c'est du vrai héroïsme. »

Naho sourit alors que Kodan emportait son sac de tablettes.

***

Ce qui suit est un épilogue écrit par le Chroniqueur Kopeke.

Le temps apporte le changement.

Naho serait appellée par Turaga Dume - le terrible Makuta déguisé - pour aller aider le peuple de sa terre natale contre un ennemi dangereux. Elle arriva et apprit trop tard que c'était une ruse ; le Chasseur de l'Ombre Éliminateur la tua et la jeta dans la mer. Le vieux Turaga de Naho retrouverait le corps sur la côte et préparerait le service mortuaire pour elle. Son étoile d'esprit tomba du ciel.

Et pourtant, des années plus tard, son nom n'est pas oubliée. Nokama baptisa les chutes de Ga-Koro d'après elle, ainsi que la baie dans laquelle elles se déversaient.

Tout cela prouve l'argument de Naho disant que les Toa vivent à jamais.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyDim 28 Déc 2014 - 15:05

Cette fiction est l'œuvre de Click, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Journal
par Click

Reysa fixait l'algue des airs qui ondulait lentement, appréciant son étrange forme et sa surface pleine de poches remplies ce que certains membres de Mahri Nui appelait l'« Or Clair », ou des bulles d'air. À ce moment, un Hydruka vert la frappa avec ses défenses aiguisées, rattrapant les bulles pour la récolte. Pour n'importe quel autre Matoran, le rythme de l'Hydruka aurait semblé douloureusement lent, mais Reysa travaillait avec eux depuis plusieurs mois, et s'était habitué à leur lenteur. Après tout, s'il les forçait à aller plus vite, ils pourraient tout aussi bien s'arrêter, et aucun Matoran de Mahri Nui ne serait content de ça.

Il avait pris de l'expérience durant son séjour sous l'eau, ce qui n'était pas un endroit pour un Onu-Matoran. Il était toujours envieux de ses souvenirs à la surface, aussi brumeux qu'ils semblent. En fait, tout ce dont il pouvait se rappeler était un sens ténu qu'il était à la surface autrefois, mais il ne savait pas où, ni quand. Mahri Nui avait sombré dans les profondeurs, et seule la libération des bulles d'air des algues d'air avait sauvé les quelques Matoran qui restaient. Les Hydruka vinrent récolter l'air pour les Matoran, leur seul moyen de survie dans ce monde hostile, et il ne pouvait être récolté que durant une heure de « sécurité », ce qui semblait une notion folle lorsqu'elle fut introduite, mais se révéla exacte pendant toute la période où Reysa avait été là.

Donc, pour passer le temps, Reysa sortit des tablettes. Personne d'autre n'avait connaissance de l'existence de celles-ci ; il les avait trouvées dans les débris de sa hutte précédente après que Mahri Nui ait coulé. Dans le chaos qui avait suivi la noyade puis la reconstruction, et les tentatives de survie, il les avait oubliées mais maintenant, avec une pleine heure pour lui, et pas grand chose à faire, il avait un peu de temps pour les lire. Malgré leurs bords écaillés et leurs coins parfois en miettes, il pouvait deviner que c'était un journal de ses propres souvenirs avant son arrivée à Mahri Nui. Tout commençait dans un petit village solitaire d'une centaine de Matoran et leurs Turaga tentant tous de survivre. Lors d'un de ses précédents tours de garde, Reysa avait lu jusqu'à la partie où la grotte où il minait du Protodermis s'était soudainement effondré à cause d'un grand Rahi souterrain qui cherchait de la nourriture. Il fut sauvé, mais l'effondrement tordit son flanc droit au point d'être irréparable, et sur une aussi petite île avec si peu de matériaux, il n'y avait pas assez de ressources pour le reconstruire. Les Turaga savaient que leur seul choix était de l'envoyer à Karzahni, le frère d'Artakha, pour être reconstruit. L'entrée suivante commençait avec le voyage.

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C'est aujourd'hui que je me rend à Karzahni. Ces semaines à lutter sans pouvoir utiliser la moitié de mon corps ont été difficiles, mais un frère Onu-Matoran, Gar, m'a aidé. Il m'accompagnera aussi au bateau de notre village, puis pour le long voyage vers Karzahni. J'ai entendu dire qu'il est le frère d'Artakha, le Grand Créateur, et je suppose qu'il doit être doué dans son travail. Le voyage ne devrait prendre que quelques semaines en bateau, et je ne pense pas que quoi que ce soit arrivera pendant ce temps. On part maintenant, et je doute avoir le temps d'écrire quoi que ce soit jusqu'à notre arrivée.

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J'arrivai à Karzahni sain et sauf, et comme prévu le voyage ne vit aucun événement. Je marchais dans un grand dôme le long d'une longue péninsule étroite et déserte, et passais une porte avec un champ à peine visible autour. Karzahni elle-même est plutôt étrange, mais je suppose que je ne resterais pas ici très longtemps. Il me faudra un moment pour m'habituer aux doux cris qui sortent du sol à chaque pas. Lorsque je suis descendu du bateau, j'ai cru que j'avais écrasé un petit Rahi. En attendant Karzahni, j'ai aussi pris contact avec une partie intéressante de l'île lorsque de petites créatures que quelqu'un a appelé « Dard de Poussière » ont décidé que mon armure endommagée ferait un bon casse-croûte.

Avec beaucoup de sauts et d'écrasements, je repoussais les créatures avec plus d'agilité que je n'aurais cru possible dans ma condition. Finalement, mon tour d'être réparé arriva, et je marchai précautionneusement vers la porte, m'appuyant fortement sur Gar. Un autre Matoran qui était tellement rouillé et décoloré que je ne pouvais pas dire son élément m'aida dans la salle d'opérations pendant que mon ami attendait à l'extérieur.

Pour être honnête, Karzahni n'est pas le personnage imposant que je m'étais toujours représenté. Son armure rouge sombre et bleu clair est horriblement disparate, et son Masque des Futurs Alternatifs est tout aussi confus, il est plein de pics et semble avoir été rafistolé aléatoirement, semblant aussi équilibré que sa santé mentale. Divers pièces de Matoran jonchaient la pièce, certaines tordues au point d'être irréparables, d'autres provenant d'êtres plus grands ou plus petits, et chaque pièce ayant une apparence et une couleur complètement différente. Apparement, pas le grand génie dont j'avais entendu parler.

J'ai été attaché à une table par le Matoran qui m'avait aidé à rentrer, et le « génie » demanda « Alors quel est le problème ? » Je le regardai, incrédule. Je pensai qu'il blaguait, mais sa mauvaise tentative pour sembler sincère me fit réaliser qu'il se posait vraiment la question. J'expliquai mon accident de mon mieux, et il sembla soudain remarquer le métal tordu et applati sur mon flanc droit. Les pièces en mauvais ont été enlevées précautionneusement, et Karzahni a tenté de me faire la conversation en me reconstruisant. Les liens m'empêchait de regarder ses progrès, mais je pouvais sentir mon corps se remettre en place. Quelque chose semblait un peu étrange, mais j'attribuais ça aux nouvelles pièces d'armures qu'il me plaçait dessus. L'opération continua comme prévu, avec de petits serviteurs Matoran aidant à trouver les bonnes pièces, mais soudainement, il commença à travailler sur mon autre côté.

« Hum, excusez-moi, Grand Mécanicien, mais je n'étais endommagé que du côté droit. » Il hocha simplement la tête comme s'il m'entendait le féliciter, et continua à désassembler ma jambe gauche. Finalement, j'arrêtai de lutter, et Karzahni fit quelques finitions sur mon autre bras, et détacha les liens. Un miroir me fut tendu par un de ses serviteurs, et je vis ce qu'il avait fait.

Mes jambes étaient petites et courtaudes, des pièces d'armures aléatoires étaient attachées partout, et un bras atteignait presque mes orteils, alors que l'autre avait à peu près une taille normale. Rien ne correspondait du tout, et les plaques d'armures ne semblaient même pas correspondre à ma taille. Je levais le regard vers le sourire inégal de Karzahni, qui me forçait presque à le suivre dans ses commentaires optimistes.

J'éclatais soudainement « Ça ne ressemble à rien ! Qu'est-ce que vous m'avez fait ? »

Sa grimace disparut rapidement, et une grande moue apparut sur son visage. « À rien ? Tu sais à quoi ça ressemble, quelque chose qui ne ressemble à rien ? Je vais te montrer quelque chose qui ne ressemble à rien, petite mouche de feu ingrate ! »

La dernière chose que je vis avant que tout ne disparaisse fut que l'Olisi de Karzahni commençait à briller, et j'eus la sensation de tomber jusqu'à ce que je frappe la table avec un bruit sourd. La vue floue, je me regardais, alors que je ne ressemblais même plus à un Matoran. Je tentais d'objecter, mais tout ce qui sortit fut un grognement rauque. Karzahni sourit à nouveau, comme si mon apparence était une grande réussite, s'agrandissant de plus en plus jusqu'à ce qu'il ressemble à la grimace d'un fou qui viendrait de finir une super-arme. Je jetais mon nouveau corps inégal contre lui, mais son rire maniaque m'avala, et je tombais soudainement à nouveau sur le table, rebondissant cette fois-ci et me transformant en pile de bouts de métaux. Le masque de Karzahni s'éteignait lentement, mais son sourire était toujours en place, toujours aussi fou que dans l'illusion.

« Tu... tu monstre ! » Je tentai de former une phrase cohérente, en état de choc. « Regarde juste... Je veux dire tu... Je pensais que tu... » Finalement, je m'effondrais dans la pile de déchets, trop épuisé et surpris pour ajouter quelque chose.

« C'est ça, petit Matoran, allonge-toi. Habitue-toi à ta nouvelle apparence, parce que tu seras comme ça pour le reste de ta vie, qui, puisque je ne veux pas t'avoir à ruiner mes petites affaires ici, sera passée dans le bonheur au Continent Sud. Est-ce que c'est monstrueux, ça ? » J'étais trop étourdi pour faire quoi que ce soit alors que ses serviteurs rouillés m'emportaient. Dès que je pus à nouveau penser, mes premières pensées furent pour mon ami Gar. Avait-il échappé à Karzahni ? Est-ce que je lui manquerai ? Qu'est-ce que mon village penserait ?

-----------------------------------------------------------------

Je découvris rapidement la vérité à son propos. Je fus envoyé sur la côte nord du Continent Sud avec un peu de fournitures, une petite arme chargée, et une nouvelle apparence terrifiante. En errant dans les bois, je trouvais un petit village de Matoran « réparés », qui avaient établi une bonne colonie et un bon système pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Je fus accueilli les bras difformes ouverts, et trouvais rapidement ma place dans le village.

Quelques jours plus tard, un autre Onu-Matoran arriva sur la côte. Ses longues jambes et bras me surprirent un moment, mais lorsque je l'ai observé de plus près, j'ai reconnu mon vieil ami Gar. Karzahni l'avait capturé pour qu'il ne parle pas, et l'avait « réparé » tant qu'il y était, puis il l'avait envoyé rapidement au Continent Sud. Je me sentais horriblement coupable qu'il soit piégé ici avec moi, tous deux étant incapables de revoir nos amis, et c'était ma faute d'être tombé dans ce piège. Gar semblait prendre ça plutôt bien cependant, mais je pouvais dire qu'il était énervé de n'avoir rien remarqué plus tôt, avec sa nature prudente. En fait, j'étais surpris également, Gar étant toujours le premier à remettre en question les décisions de nos Turaga chez nous.

La vie était simple sur le Continent Sud. Nous travaillions tous pour rassembler de la nourriture, nous défendre des prédateurs habituels et des autres dangers, puis nous détendions sur notre temps libre. Je me remis à creuser un peu avec mes nouvelles armes, et mes bras plus longs et mon corps plus court aidèrent au moins pour ça. Je trouvais du Protodermis pour le village, et minai la pierre dont nous avions besoin, avec Gar et quelques autres Onu-Matoran travaillant à mes côtés. En fait, j'aurais pu commencer à aimer cet endroit.

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La paix de notre village changea un jour, lorsqu'une Vipère de la Damnation brisa nos défenses, répandant son souffle toxique partout. Aucun défenseur ne pouvait s'en approcher, notamment à cause des six têtes colorées regardant dans toutes les directions et soufflant sur tout ce qui approchait. Un grand nombre d'entre nous mourrurent avant même que nous nous rendions compte de ce qui se passait.

Gar et moi étions à la mine lorsqu'elle attaqua, et lorsque nous sommes revenus, nous avons découvert notre petit village désormais détruit, et bon nombre de ses habitants gisaient, morts. Gar, toujours aussi prudent, m'empêcha d'aller rapidement venger leurs morts.

« Tu es trop impulsif. Reste en retrait un moment, et on pourrait découvrir une faiblesse. »

Je savais qu'il avait raison, mais je devais lutter dur pour ne pas charger directement alors que mes meilleurs amis suffoquaient dans les fumées. Je fis donc la seule chose que je pouvais faire, et j'attendais, ce qui était très difficile pour moi. Certains de mes ennemis au village diraient que c'était précisément pour ça que j'avais été pris dans l'effondrement qui nous avait mis dans ce bazar. Je chargeais dans une grotte sans vérifier s'il était stable ou s'il n'y avait pas de nids de Rahi, les deux points qui avaient contribué à ma blessure.

La Vipère de la Damnation se débattait, faisant cingler ses têtes de partout et détruisant tout notre dur labeur. Graduellement, je remarquai que sa queue était coincée dans une fissure dans une des huttes, et qu'elle tentait de s'échappait.

Je regardai Gar et lui dit ça, mais il avait apparemment déjà remarqué, et hocha juste la tête vers moi. Je pouvais dire qu'il était en train de mettre un plan au point, et avec de la chance, nous nous en sortirions vivants. Tout ce qu'il me dit fut « Pars maintenant et va à la queue ! »

Je courrais aussi vite que possible, avec Gar qui distançait grâce à ses jambes bien plus grande. La vipère était trop occupée à détruire un entrepôt à nourriture pour remarquer les deux Matoran qui la chargeaient. En chemin, j'atteignai rapidement ma hutte en ruines et attrapait mes armes de creusage, et Gar attrapa également les siennes. J'atteignis la queue peu après lui, et me préparai à lui tirer dessus.

« Arrête ! » cria Gar. « Tu ne peux pas l'attaquer immédiatement ; n'utilise ça qu'en dernier ressort ! Tes outils vont juste libérer la queue. »

Il avait raison, je devais l'admettre. Il allait me dire quel était le vrai plan lorsque la Vipère de la Damnation se tourna vers nous. Le grand Matoran ferma soudainement sa bouche et fonça, du gaz empoisonné non loin derrière. Je fis ce qui était le plus sage etcourrait dans l'autre sens, la moitié des têtes suivant également mon avancée. Elle ne pouvait pourchasser qu'un seul d'entre nous, cependant, et je suppose qu'elle jugeait Gar comme une plus grande menace, et elle le poursuit... jusqu'à ce que sa queue la ramène à la hutte détruite à nouveau.

Gar soupira, soulagé, et retourna vers moi, le dos tourné à la vipère. Malheureusement, ce manque de prudence eut des conséquences drastiques.

La vipère lança une tête, entrelaçant lentement les grandes jambes de Gar, le faisant trébucher. Instantanément, les six têtes furent sur lui, du gaz sortant de leurs mâchoires crochues. Gar réussit à reculer juste assez pour que le gaz passe sous lui, mais il n'avait plus beaucoup de temps. Il devait agir vite, donc je courrais jusqu'à la queue. Un rapide coup de mon arme brisa la pierre l'enchâssant, mais cela fit peu au Rahi à part attirer son attention, et c'était suffisant. Les six têtes se tournèrent vers moi, frappant les airs en me chargeant. Je fuyais vers le seul endroit auquel je pouvais penser, la vieille mine. Ses tunnels étroits empêcheraient au moins certaines des têtes de me toucher, et la vipère avançait moins vite que je ne courrais.

Je finis par atteindre un tunnel en particulier que les Matoran avaient abandonné il y a longtemps à cause du risque d'effondrement. J'avais le sentiment que c'était mon dernier choix, et dès que ces têtes se montrèrent dans le coin, je sautai rapidement par dessus, me balançant avec mes grands bras pour gagner les quelques bio qu'il me fallait pour atteindre l'autre côté, tirant avec mes armes en plein vol. Le tunnel résonna en s'effondrant, la Vipère de la Damnation siffla, puis tout fut silencieux. Je réussis à retourner à l'entrée pour trouver Gar, avec un genou cassé, se traînant vers moi, souriant. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire non plus, puis il s'effondra. La jambe fracturée lui faisait très mal, et je ne pouvais pas y faire grand chose pour le moment, donc je décidais de lui repayer ma longue dette en le rapportant au village. Il continua à sourire malgré la douleur pendant tout le chemin. Tout semblait parfait.

-------------------------------------------------------------

Reysa finit par poser les tablettes pour observer la récolte des Hydruka, riant à cette dernière ligne. Depuis que sa cité avait coulé, rien n'était parfait, et tant de choses s'étaient passées depuis la fin de cette entrée. Quelques Hydruka partaient vers Mahri Nui, leur dessous d'armure en forme de bol retenant de grandes bulles d'air comme du mercure liquide, mais le reste était toujours au travail. Reysa remarqua également qu'il faisait beaucoup plus sombre maintenant dans la faible lumière qui filtrait depuis la surface, il était beaucoup plus tard que son heure habituelle de départ. Il se leva pour mettre en marche les Hydruka, les enjoignant de se presser lorsqu'un son l'arrêta. C'était sans doute juste un outil qu'un Matoran idiot avait laissé échapper dans un courant. Et pourtant, au bord du champ d'air, il n'y avait aucun signe d'un outil. Les yeux de Reysa s'agrandirent soudainement lorsqu'un tentacule s'enroula autour de sa taille, l'emportant dans les profondeurs. Le seul signe qu'il avait été là était son journal, désormais le mémoire d'un mort.


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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyDim 28 Déc 2014 - 16:15

Quelques mots qui ont été oublié dans Le Journal Wink
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE- - Page 2 EmptyDim 28 Déc 2014 - 18:11

Cette fiction est l'œuvre d'Iku, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Toa
par Iku

Je commence cette chronique, une compilation de mes origines, car j'ai besoin d'un peu temps pour réfléchir aux événements récents qui ont changé le cours de ma vie entière, et quel meilleur moyen de réfléchir que de graver sa propre histoire ? Bien sûr, vous pourriez penser que c'est un projet de vanité - ça se pourrait bien, on ne sait jamais. Vous ne pouvez que faire confiance à mes paroles, et espérer qu'elles vous mènent à la vérité.

***

Ma vie de Matoran n'a jamais été ennuyeuse. De la petite île d'où je viens, je pourrais décrire chaque coin et recoin, chaque nid de chaque Rahi qui y vivait. La conglomération de villageois habitant l'île était dirigée par trois chefs Matoran élus, puisque nous n'avions pas de Turaga. Ils considéraient mes exploits d'aventurière comme étranges. Après tout, les Ga-Matoran sont supposées être des créatures paisibles, passives, et sages. Mais quelques esprits plus aventureux, habituellement de la Végétation ou de la Foudre, venaient me rejoindre de temps à autres.

Une de ces Matoran de la Foudre gagna le surnom Toa, en témoignage de ses exploits ; sauver des Matoran de Rahi, régler des disputes, et aider dans les activités quotidiennes, quand elle le pouvait. Notre village avait pour habitude de dire que nous n'avions pas besoin de vrai Toa ; nous avions notre propre héros local, qui finit par adopter le titre et nom de « Toa ». Sa soif d'aventures ne rivalait que la mienne, et nous nous sommes rapprochées durant nos nombreuses escapades. Ironiquement, ce fut elle qui nous aider à trouver la pierre Toa.

Un matin, Toa et moi nous sommes rencontrés à notre point d'observation habituel, et je la trouvai déjà assise sur un rocher, admirant la vue.

« Ça ne cesse jamais de m'émerveiller. On peut voir tellement de l'île d'ici » s'amusa Toa.

« La vue est encore meilleure avec le lever du soleil, » J'avançais vers l'horizon. Son regard resta perdu pendant un long moment, puis se reposa sur moi.

« Hé, Naho, tu vois cette petite grotte ? » montra-t-elle. « Elle n'était pas là la nuit dernière, ni avant. La tempête de la nuit dernière a dû déplacer ce qui la bloquait. »

Il me fallut un moment pour la voir ; mes yeux n'étaient pas si vifs que ça. Cependant, je pouvais dire qu'elle était excité, parce que c'était difficile de suivre ce qu'elle disait, même si je m'étais habitué à son rythme rapide de paroles. Elle me regarda et s'excusa, grimaçant. Ça faisait un moment qu'on n'avait rien découvert de nouveau.

Nous nous sommes rapidement frayées un chemin dans la jungle, courrant presque, et sommes arrivées à la grotte. Ou du moins où nous pensions qu'elle était. Le soleil du matin passait à travers les feuilles des arbres, illuminant la colline abrupte où ne se trouvait aucune grotte.

« Elle n'est pas là ! » Toa avait l'air incrédule. « J'aurais pu jurer que la grotte était - Peut-être qu'on ne peut la voir que depuis la falaise - Naho, examine la zone. » Toa grimpa rapidement en haut d'un arbre.

J'explorai à nouveau la zone, et rien. La grotte aurait dû être juste là, alors pourquoi n'y était-elle pas ? Ça n'aurait pas pu être un jeu de lumière, non ? J'explorai la zone, sans résultat. Le creux dans la montagne, d'après nous, ne pouvait être nul part d'autre. La combinaison des repères marquants ne menait qu'ici. Alors que j'examina le lieu attentivement, Toa sauta d'un visage en roc, déçue.

« J'ai essayé le point de vue le plus élevé, rien. La grotte a disparu. »

« On doit juste regarder plus attentivement. » Je montrais le mur de roche.

En l'examinant de près, la mousse de la paroi était flottante dans certaines zones, ce qui nous sembla bizarre, parce que la mousse ne décide pas de s'enraciner dans l'air. Le sol là où la montagne rencontrait la terre était aussi branlant, révélant la moitié d'une grande empreinte.

« Je pense que c'est une porte », concluais-je. « Sans contours, et un visiteur... »

Je frappai plusieurs fois sur la pierre, mais les vibrations indiquaient qu'elle était solide. Perplexes, nous avons taté la surface, jusqu'à ce que la main de Toa trouve un petit symbole, qui brilla immédiatement. Nous avons toutes deux sursauté alors que le mur se dissolvait dans la montagne, dévoilant un tunnel.

Des lianes luminescentes jetaient des ombres légères sur les runes étranges et pourtant familières inscrites sur l'intérieur lisse du tunnel. Toa courut de mur en mur, scrutant l'étrange construction.

« Cet endroit à l'air nouveau, mais l'écriture - c'est presque du Matoran, mais je ne reconnais aucun des symboles. Les empreintes ont disparu. »

Le changement de sujet était abrupte, et il me fallut quelques moments pour rassembler mes pensées. Elle avait raison. Le sol de pierre cachait toute preuve du mystérieux visiteur.

Cela nous fit rapidement réaliser que quelqu'un devait être là avec nous. Précautionneusement, nous avons descendu le chemin qui baissait progressivement, nous arrêtant occasionnellement pour regarder les diverses représentations d'un univers qui nous était étranger. Alors que nous tournions un autre coin, je criais. Nous nous sommes toutes deux arrêtées, choquées.

« Que... s'est-il passé ? » Un corps était étendu au sol - notre visiteur, sans doute.

« Il semble s'être battu », je faisais référence aux entailles profondes dans son armure.

L'armure gris-cramoisi de la victime portait une épée tordue, faite pour tuer, ainsi qu'un ensemble de dagues à lancer. Gravé sur son torse en grands caractères se trouvait le mot Matoran, « INDIGNE ».

Toa tenta de ramasser une épée courte. « Qui était-ce ? Pourquoi a-t-il été tu- »

« Je pense qu'on devrait faire demi-tour. »

Je prenais une dague au sol. Nous avions toutes deux peur, mais Toa avançai, curieuse, ne me laissant pas d'autre choix que de la suivre silencieusement. Le tunnel s'agrandit soudainement, arrivant dans une petite mais grande pièce avec des statues de gardiens alignées sur les murs. Des vrombissements de machines résonnaient dans le hall - une des statues s'avança, ses pas résonnant, menaçante devant nous. Elle portait une grande épée dans une main, et un étrange lanceur dans l'autre. Elle semblait être un exo-Toa, une puissante exo-armure que certains Toa portaient dans des histoires racontées autour des feux de camp. Nous avons baissé nos armes, tremblantes. Le robot s'arrêta, et nous regarda avec sa tête plate et ronde. Il se retourna puis reprit sa place.

Essouflées de peur, nous nous sommes lentement approchées de la pierre brillant légèrement au bout du couloir.

« Protéger ça vaut la peine de tuer ? » Je tapais avec précaution sur l'artefact couvert de hiéroglyphes.

« Qui voudrait seulement - »

« Prend-le », suggéra-t-elle.

Après un moment de confusion, je compris, et fermais ma main sur la pierre. Je tirais, et elle fut délogé de son piédestal. Nous nous sommes tenus immobiles, attendant quelque chose. Rien ne se passa. Notre trésor, semblait-il, n'était destiné qu'à ceux qui en étaient « dignes ». On ne pouvait que supposer que l'être infortuné rencontré plus tôt ne l'était pas.

Lorsque nous sommes revenues au village, les chefs du conseil étaient à moitié curieux à moitié inquiets lorsque nous leur avons demandé d'examiner la pierre. Après notre récit du voyage, ils ont déduit que c'était en fait une pierre Toa (au grand amusement de Toa). Ils l'enfermèrent dans un coffre en protoacier dans la chambre du conseil, créé par les chefs des Fe-Matoran et des Ta-Matoran. En sécurité.

***

La nuit fut interrompue par un cri, qui me réveilla de mon sommeil léger. J'attrapai le couteau que j'avais trouvé dans la grotte et courrai à la source du cri. C'était le temple au bord du village. Le sanctuaire était pillé, et une silhouette en tas était vautrée au sol - celui qui avait fait ça cherchait quelque chose, et avait tué - je n'osais pas regarder. La pierre Toa. Il voulait la pierre Toa. Qui pourrait la vouloir ? Qui aurait les ressources et les motifs pour découvrir ça en quelques semaines ? Les seules personnes auxquelles je pouvais penser étaient les Chasseurs de l'Ombre - ils avaient affrontés les Toa d'innombrables fois, ils tenteraient sans doute d'empêcher que d'autres ne soient créés. Je courrais au centre du conseil - peut-être que cette folie pouvait être arrêtée en accomplissant leur quête. Je ne savais pas.

La chambre du conseil avait un mur brisé. Une armure violet sombre se laissa apercevoir dans la lumière des torches alors que mes yeux parcouraient la structure détruire. À l'intérieur, une fine silhouette imposante - femelle, apparement - cherchait l'artefact. Quelques membres du conseil gisaient immobiles au sol, et - Toa. Mata Nui, elle était si immobile, je - j'avais un plan idiot.

La Chasseresse réussit à éventrer le coffre. Elle prit la pierre dans sa main, une grimace de satisfaction sur le visage. Ma main se tendit autour de la poignée de ma dague. Juste alors qu'elle la plaçait dans un sac de stockage, je frappai ses doigts, lui faisant lâcher la pierre. Je l'attrapai, tournoyai, et pointai la dague vers elle. La Chasseresse de l'Ombre semblait amusée, bien que légèrement irritée.

« Que vas-tu faire maintenant, Matoran ? Oh, mais que tu sembles terrifiée ! » se moqua-t-elle.

Soudain, j'étais au sol, mon bras tenant la pierre écrasé par son pied. Son sourire entendu était mêlé à de la pitié et un plaisir sadique.

« Tu as une réponse ? Aucune ? Et bien, je pense », elle sortit une lame de son avant-bras, pointée sur mon torse. « que tu vas mourrir, lentement, avec douleur, en souhaitant ne pas avoir fait ça. »

De l'énergie me traversa et je frappais, l'envoyant voler loin de mon torse. Je n'avais pas le temps de mettre en question ma nouvelle force. La Chasseresse rebondit sur l'autre mur, fonçant directement sur moi. Instinctivement, je bloquai. De l'eau entra par le côté du bâtiment, nous envoyant toutes deux sur la plage adjacente. Immédiatement, tout apparut plus petit, sembla - différent. Étrangement, je luttai pour tenir debout. Ma coordination était déréglée. Dans cet état, je craignai de ne pas même pouvoir me déplacer correctement, encore moins combattre la Chasseresse. La colère rétrécissait ses yeux bleus glacés alors qu'elle sautait sur pieds et me foudroyait du regard.

« C'était une pierre Toa, c'est ça ? » grogna-t-elle.

« Tu ne savais pas à quoi ça ressemblait ? »

« Ce petit détail m'a été caché, semble-t-il. » Elle crachait ces mots. Son expression était devenue sombre, même si elle se détendit rapidement. « Mais ne t'inquiète pas, j'ai déjà tué quelques Toa auparavant, tous plus expérimentés que toi. »

Elle me lança plusieurs dagues, toutes frénétiquement interceptées par l'eau de mer. Quelque chose m'attrapa par derrière. Une douleur féroce perça mon dos et je nous envoyait dans le sable. Nous avons été submergées.

L'eau froide de l'océan enveloppa mon corps, nous séparant. Régénérée, je m'élevais dans les airs mais fus à nouveau attaquée lorsque la Chasseresse de l'Ombre saisit mon pied et l'utilisa pour refaire surface. J'invoquais un torrent d'eau, nous envoyant toutes deux dans les airs, puis créait une fontaine pour supporter mon poids alors que mes poumons rejetaient de l'eau. La Chasseresse frappa l'eau avec un gros bruit d'éclaboussure, et lutta contre le courant de la fontaine pour regagner la côte.

Ça devait en terminer rapidement. Avec le temps, le combat tournerait en faveur de la Chasseresse de l'Ombre. Alors que je descendais, rassemblant derrière moi vague après vague, mes muscles se raidissant à cause de la concentration. La Chasseresse eut à peine le temps de se tourner vers le son avant d'être projetée dans la falaise abrupte où la plage se terminait. Je la suivais, et réussis à ramener son corps inconscient sur la côte.

Le soulagement fut court. Une grande ombre se jeta sur le sable.

« Alors c'est là que la pierre est partie ? Pitoyable. »

Je levais la tête, confrontée à une gigantesque armure noire. Mon énergie était épuisée. Je ne pouvais pas m'occuper d'un autre chasseur. Je réalisais soudain que j'échouerais, les gens que j'avais combattu depuis si peu de temps pour protéger mourraient parce que j'avais pris la pierre. Parce que je devais jouer à l'héroïne ; parce que je devais faire quelque chose.

« Excuse ma partenaire pour son petit éclat. Elle a tendance à prendre ses mission un peu trop... personnellement. »

Voyant mon expression morbide, elle ricana. « Non, je ne vais pas te tuer. Je n'ai aucune raison de le faire. Je n'ai aucune raison de faire ça. Si nous n'avons pas la pierre, nous ne serons pas payés. C'est simple. Je ne vais pas t'amener à notre patron non plus. Je n'ai aucune garantie d'être récompensé si je le fais. Prend ça pour un acte de pitié. »

Sa face s'assombrit, « Je t'avertis, cependant - si tu fais encore quelque chose comme ça à un Chasseur de l'Ombre, non seulement toi, mais tous tes petits amis allez payer pour ça. » Le chasseur noir emporta son ami alors que je m'effondrai, et m'évanouissait.

Je m'éveillais dans ma chambre, à la vue familière des murs en algue des mers. C'était réconfortant, beaucoup plus que la douleur constante. J'étais allongé au sol. Pourquoi ? Ma main chercha mon lit, et elle semblait différente ; plus grande. Mes yeux dardaient sur le reste de mon corps. Non, bien sûr ce n'était pas un rêve, mais c'était tellement surréel. Douloureusement, je me levais, me demandant pourquoi Toa n'était pas là, maintenant, à m'aider, à me donner de l'espoir, comme elle le faisait lorsqu'elle n'était pas préoccupée... Toa ! Je sautai en avant, sortant de ma hutte, et m'effondrais.

Je commandais à mon corps de se relever, mais il répondait si lentement. Mon village m'observait, les yeux grands ouverts face à la vision paradoxale - un Toa impuissant, hah ! Bêtement, je demandais « Où est Toa ? », ce qui les embrouilla encore plus - un Toa à terre, posant des questions sur elle-même ? « C'est moi, Naho ! Vous ne me reconnai - Je veux dire, avez-vous vu Toa, la Matoran de la Foudre ? »

Un Matoran de la Végétation s'avança et pointa en direction du centre du village. « Je pense qu'elle est à préparer les funérailles. »

Mon torse se creusait encore plus lorsque j'apercevais la place du village. La gravité de la cérémonie me frappa - des Matoran étaient morts. J'étais trop préoccupée par la pierre Toa, je n'avais pas pensé aux autres Matoran ; j'aurais dû laisser les chasseurs prendre la pierre, et aidé ceux qui étaient blessés.

J'arrivais, et trouvais Toa en train de placer des gravures des noms des Matoran sur leurs autels respectifs. De magnifiques fleurs germaient sur chaque autel, chacune choisie pour représenter leur caractère. Ils en avaient tous une représentant la bravoure.

Un, deux, trois morts, comptais-je. Je comptais. Le premier était un constructeur, un Fe-Matoran timide qui adorait concevoir des bâtiments ; il était toujours sur des sites de construction, à faire des plans pour des structures.

Le second était un Le-Matoran, un marchand amical de la côte qui travaillait dans le commerce maritime ; il vous faisait toujours rire, même au pire moment. Le dernier, un Matoran de la Gravité que je ne connaissais que de nom.

Les Matoran auraient pu être n'importe qui ; les Chasseurs de l'Ombre les auraient tués quand même. Ils auraient pu être des Toa. Une montée d'émotions me lança en avant et quelques secondes plus tard, je réalisais que j'étreignais fermement Toa, remerciant Mata Nui qu'elle soit saine et sauve. Elle me regarda avec une expression douloureuse, un sentiment mutuel de perte emplissant mon esprit.

Le chagrin évolua en fureur incontrôlable alors que je réalisais que ces morts innocentes venaient des lames froides et indifférentes des Chasseurs de l'Ombre. Ils devaient souffrir pour ça. Je m'en assurerais. Je déchiqueterais leurs -

« Naho ! » interrompit Toa, voyant la rage s'accumuler. « Tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas les tuer. Si tu le fais, d'autres prendront leur place, tu comprends ? Tu deviendrais une cible immédiatement. »

« Mais ils ont tué - »

« Je sais. Tu es une Toa maintenant, mais ça ne veut pas dire que tu peux affronter tout ce qui se met sur ton passage - c'est stupide, pas courageux. » Elle prit une profonde inspiration. « Si quelqu'un est à blamer pour ces morts, c'est moi. C'est moi qui nous ait menées à la pierre Toa, c'est pour ça que les Chasseurs de l'Ombre sont venus. Ils ne pouvaient pas l'avoir eux-mêmes, et on l'a sortie pour eux. »

L'image du chasseur mort dans la grotte passa dans mon esprit. INDIGNE. Je regardai mon corps en armure. Le corps d'un Toa.

À ce moment, je me rendis compte qu'elle aurait été un meilleur Toa que je ne le serais jamais, à cause de sa résolution sans faille, et son courage face à une adversité insurmontable.

Une foule de Matoran s'était amassée devant la place du village. Que feraient-ils s'ils découvraient la vraie raison pour laquelle les Chasseurs de l'Ombre étaient venus ?

« De toutes façons, ils finiront par le découvrir », rétorqua Toa, lisant presque mon esprit. « Ça ira. Je vais répondre de ce que j'ai fait. »

« Non, ils vont t'exiler, ou pire. Je prendrais ta place, et je resterais au loin pour que tu ne sois pas blessée. »

« Ils ont besoin d'un Toa pour les protéger après ce qui s'est passé. »

« Et ce sera toi. »

« Matoran, écoutez », s'addressa Toa à la foule. « C'est à cause de moi que les Chasseurs de l'Ombre nous ont attaqués la nuit dernière. Ils recherchaient la pierre Toa que j'ai trouvé il y a quelques semaines. »

Des murmures enveloppèrent la foule. Avant que je ne puisse intervenir, la colère atteignit quelques uns, « Les Chasseurs de l'Ombre ne seraient jamais venus si vous n'aviez pas sorti la pierre Toa ! »

« Ces Matoran n'ont rien fait de mal, et vous nous faîtes tomber ça dessus ! »

« Et maintenant Naho est une Toa ? Où est la justice ? »

« Quelqu'un devrait tuer les Chasseurs de l'Ombre qui ont fait ça ! »

« Silence ! » Le chef Ba-Matoran, souvent connu sous le nom de Géant, parla, incarnant son nom. « Est-il temps de se disputer ? Est-il temps d'oublier ce que nous avons perdu ? Même Toa et Naho comprennent la gravité de leurs actions, et pleureront aussi les morts. Ne leur enlevez pas ça. Seulement après les funérailles déciderons-nous comment gérer la situation. »

Les Matoran se calmèrent, se dispersant, la plupart se préparant pour la cérémonie ce soir. Toa et moi sommes retournées à notre dispute, puis nous nous sommes rendues compte que c'était futile - les Matoran décideraient ce que nous affronterions, et refuser ça, c'était s'opposer à ce qu'était être un Toa - je ne pouvais pas être une ennemie de ceux que je devais protéger. Nous avons passé le reste de la journée à préparer les funérailles, et je découvrai que c'était Toa qui m'avait ramené dans ma chambre, s'était assurée que les membres du conseil étaient sains et saufs et avait aidé à récupérer les morts. Ils avaient été tués juste pour les empêcher d'éveiller tout le village. Toa et les membres du conseil étaient chanceux d'avoir été rapidement assommés et de n'avoir pas eu le temps d'affronter les Chasseurs.

Les funérailles, dirigées par Géant, furent encore plus douloureuses que le moment où je m'étais rendu compte que les Matoran avaient été tuées. Chaque mot prononcé par le Ba-Matoran me rappelait tous les Matoran que je ne pouvais pas aider, tous les Chasseurs de l'Ombre que j'aurais empêcher de venir si j'avais poser mes pieds et dit que nous ne devrions pas continuer dans ce tunnel. Les yeux de Toa fixaient les miens, partageant tristesse et culpabilité alors que la procession avançait lentement, jusqu'à ce que nos corps et esprits soient comme anesthésiés.

Le lendemain, nous avons été mises en procès pour les morts qui s'étaient abattues sur le village, et ils ont décidé que je devais partir, parce que je deviendrais sans doute un aimant pour tous les Chasseurs de l'Ombre. Toa a été gardée ; elle était trop utile comme membre du village pour être exilée - ses talents étaient ce qui la définissait. Même si elle voulait venir avec moi, elle accepta solonellement, puisque c'était son devoir.

***

La lumière dorée s'étalait sur le vieux quai en bois, une lueur pas si différente du lever de soleil qui avait marqué le commencement de notre aventure. L'océan enveloppait le bateau et les supports en bois. Je jetais un regard sur l'île, autrefois mon monde, puis mes yeux virent Toa, projetant une petite ombre devant moi.

« C'est fini, hein ? » soupira-t-elle.

« Je reviendrai, mais pas de sitôt. Il faut que les Chasseurs de l'Ombre arrêtent de me pister, et je le promets, je reviendrais » les mots sortaient de ma bouche, tentant faiblement de m'accrocher à leur familiarité.

« Je sais, mais j'ai le sentiment que ça ne sera pas avant longtemps. »

« Pourquoi est-ce que ça n'a pas été toi ? » demandai-je. « Pourquoi n'es-tu pas devenue l'héroïne, à ma place ? Tu es plus digne - »

« Ne remet pas en question ce qui s'est passé. Tu ne peux pas le changer. La seule chose que tu peux accepter est ta responsabilité, et continuer. »

Ses yeux trahissaient sa voix ; elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qui aurait changé si elle avait été transformée à ma place. Mais elle semblait comprendre. Elle savait qu'elle ne pouvait pas changer la réalité, et l'acceptait.

« Tu vas me manquer », je m'agenouillai, et ses bras enserrèrent rapidement mon cou. Je l'étreignai fermement, comme si je n'allais jamais la laisser partir.

« Tu vas me manquer aussi. » Libérant son étreinte, ma meilleure amie sourit et rapprocha sa bouche de mon oreile, doucement.

« Au revoir, Toa Naho. »


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[02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-
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