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 [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-

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geek7434
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 23 Mai 2014 - 15:19

Très content que ça ait reprit, mais... Berk.
C'est du genre résumé au possible avec un lot de détails inférieur à un serial : wow.
Bon, d'accord : c'est censé être des mémoires, donc plus ou moins approfondis, mais ça reste vraiment d'une qualité bidesque pour être canon, franchement.

« On se retire ! »
« Attend, je leur laisse un cadeauheauheau... »
« AH, je meurs... »


... Pourquoi, juste... Pourquoi.

J'apprécie strictement pas la présence des Piraka. C'est expéditif, c'est mal fait, ça reflète pas du tout les personnages, c'est pourris... Okay, une des règles du concour n'était de pas utiliser des personnages non-canon... Mais t'avais pas que eux, quoi. Ça fait vraiment gros guignole qui met les Piraka pour mettre les Piraka.

J'aime bien aussi l'incrustation ratée de l'histoire de Nidhiki au début, essayant de faire comme dans La Naissance d'un Chasseur de l'Ombre. On sent que c'est pour montrer la distance morale entre lui et les autres Toa, mais que c'est mal fait...

Bref, je dirais même que c'est inférieur à La Dernière Chronique, juste pour toutes ces bidonneries.
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maxim21
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mar 27 Mai 2014 - 8:50

Pas forcément la meilleure - bien trop résumé pour ça - mais au moins ça trahit pas l'esprit des personnages comme Dommage Collatéral.




Cette fiction est l'œuvre de Colt McCoy, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Protecteur
par Colt McCoy

Et bien... nous avons gagné. Habituellement, je ne perdrai pas mon temps à sculpter cette tablette. J'aime l'histoire autant que n'importe quel Toa - c'est juste que je ne peux pas m'empêcher de penser que mon temps et mes pouvoirs pourraient être mieux utiliser ailleurs, alors que cette vaste cité se reconstruit après la grande bataille qu'elle a subi. Hélas, un Po-Matoran que Turaga Dume a nommé Chroniqueur des Toa m'a demandé de compiler mes pensées sur ces dernières semaines, pour qu'il puisse les inclure sur le nouveau Mur de l'Histoire de Ta-Metru. Je ne suis revenu que récemment du voyage avec Naho et les autres sur l'île de Xia, où nous avons laissé le Dragon de Kanohi vaincu. Ce que les natifs de Xia prévoient d'en faire, je n'en ai aucune idée. Mais comme Tuyet l'a suggéré, ils peuvent toujours le donner à manger à leur autre 'animal de compagnie', s'il se révèle trop vicieux même pour les standards Vortixx.

En revenant, nous avons remarqué que la cité insulaire de Metru Nui était en bien meilleure forme que lorsque nous sommes partis. Déjà, la moitié sud de Ta-Metru est presque reconstruite, alors qu'elle avait été pratiquement anéantie par le Dragon de Kanohi. Tout le monde fait preuve de tant de collaboration. Même le Turaga a donné un coup de main là où il le pouvait. Effectivement, les Matoran ici sont vraiment bénis par le Grand Esprit, car leur chef est aussi sage que brave. Ces Matoran ne sont pas comme les autres que j'ai pu voir. Leur persévérance et leur créativité n'ont pas d'égal dans ce que j'ai connu auparavant.

Je me souviens la première fois que j'ai rencontré Dume, encore un Toa à l'époque. J'étais un simple bidouilleur et fabricant de masques de la moitié ouest du Continent Nord, prenant une pause imprévue dans mes devoirs et me dirigeant vers la rivière de lave locale. Dans ma hâte, je n'avais pas remarqué que la planche à lave que j'avais 'emprunté' à un ami était tellement usée qu'elle serait inutile même sur l'eau. Bien sûr, je ne l'ai remarqué qu'une fois au milieu de la rivière, à pleine vitesse sur le magma en fusion. Je serais mort pour sûr si Dume ne m'avait pas vu sur sa patrouille de routine du Koro. Il m'a sauvé, et m'a apparemment bien aimé, puisqu'il a fait de moi un Toa par la suite.

En regardant en arrière, ma première pensée lorsque j'ai reçu l'appel de Dume par un émissaire Vahki avait été de me demander si le Turaga se rappelerait de moi. Je suis parti vers le nord aussi vite que mes Grandes Épées de Feu pouvaient voler, remarquer des visages familiers se dirigeant vers le même endroit, accrochés à leurs Vahki respectifs. Naho que je connaissai déjà depuis que j'avais exploré une petite île du sud, recherchant la Pierre Makoki disparue. Tuyet que j'avais rencontré en cherchant dans la partie la plus à l'est du Continent Nord et, la connaissant, je n'étais pas surpris qu'elle ait répondu à la demande de Toa pour aider Metru Nui. Rien n'attirait autant l'attention de Tuyet que la chance de frapper quelques têtes. Un autre héros, un Toa de l'Air (Nidhiki, je crois qu'il s'appelle), était nouveau pour moi. Je suppose que Nidhiki a une histoire plutôt trouble, étant donné le peu qu'il a partagé. Je me demande quelle est son histoire, et s'il me fera jamais assez confiance pour me dire. Les sept autres Toa sont plutôt mystérieux, n'ayant pas eu le temps de les rencontrer avant qu'on entre en action.

Dume avait eu la chance de trouver 4 Toa de la Glace souhaitant répondre à l'appel et s'occuper du Dragon. Sans leur pouvoir, nous n'aurions certainement pas pu vaincre la grande bête. Un Toa que Dume a été béni par les Grands Êtres d'avoir fait venir était un Toa du Feu expérimenté. Il a été le dernier à répondre à l'appel, et le seul que personne ne connaissait avant la formation de l'équipe. Il ne parle pas beaucoup...… il ne nous a même pas encore dit son nom. Il porte une armure écarlate et argentée, et porte un Kanohi Kakama. Ses talents de combattants n'ont pas d'égal parmi tout ce que j'ai jamais pu observer chez n'importe quel guerrier de n'importe quelle espèce. Il m'a instantanément rappelé le commandant de la vieille Tour des Toa, et se comporte énormément comme lui également. Il aurait probablement fait un meilleur chef que moi, mais, pour je ne sais quelle raison, il a insisté pour que je dirige la nouvelle équipe. Nidhiki a suggéré qu'il pourrait faire un meilleur chef, mais un regard silencieux de notre féroce nouveau allié mit fin à ces pensées.

Nous sommes donc entrés dans la cité de Metru Nui, certains d'entre nous pour la première fois. Après un bras de fer avec trois Chasseurs de l'Ombre notre mission est devenue claire ; trouver la bête et la vaincre par n'importe quel moyen, avant qu'elle ne puisse endommager encore plus la cité. Nous avons trouvé le Dragon perché en haut du Grand Fourneau, sa taille immense faisant ressembler le bâtiment colossal à une hutte d'un village.

Alors la bataille a commencé. Un de nos Toa de la Glace a envoyé impulsivement une attaque de neige et de grêle depuis son arme, frappant le Dragon directement dans l'œil. La créature, enragée par la douleur et le froid, plongea de la structure et envoya une attaque de feu orange sur notre partenaire glacé. Le Toa de la Glace aurait sûrement été incinéré si Nidhiki n'avait pas envoyé un cyclone miniature du bout de sa Faux d'Air et l'avait envoyé sur le chemin.

La bataille est rapidement devenue une guerre, durant plus d'un mois ; combattant chaque jour le dragon, où qu'il se cache. Durant cette période, des milliers de Vahki furent détruits, ainsi que la majeure partie de Ta-Metru. Heureusement, durant cette période, nous avons appris à combattre en tant qu'équipe - une des quelques récompenses venues de notre victoire. Je n'ai pas le temps d'aller dans le détail de tous les conflits, mais cela vaut la peine de noter que j'ai maintenant une nouvelle appréciation de l'idée d'avoir des partenaires combattant à mes côtés. Peut-être que je ferais un chef décent un jour.

Maintenant, au moins, nous avons un moyen pour nous reposer. Nos Toa de la Glace sont de loin les plus épuisés de tout ça. Leur armure est presque aussi noire que la suie à cause de leurs efforts pour capturer la bête dans la glace. Turaga Dume suspecte que les Chasseurs de l'Ombre aient libéré la bête pour le convaincre que ça valait le coup de les laisser construire une base ici pour la 'protection' de Metru Nui (ironique étant donné qu'ils nous ont mis en danger et que c'était l'équipe de Dume qui avait enfermé le Dragon dans la glace la première fois). Sachant ce que les Chasseurs de l'Ombre ont fait pour prendre le contrôle par le passé, je ne doute pas que nous en verrons d'autres très bientôt.

Être un chef n'est pas ce que je voulais, mais ça semble être la position dont j'ai été chargé. Ma nouvelle équipe est bonne. Ce sont tous d'excellents guerriers, et ils semblent aller assez bien ensemble. Mes frères Toa et moi sommes d'accord pour dire qu'il serait sage de rester dans la cité et d'agir comme son équipe de Toa permanente. Certains des Matoran les plus hardis nous ont donné le nom « Toa Mangai ». Prendre le titre de protecteur pourrait bien être le plus grand honneur que n'importe lequel d'entre nous ai jamais reçu. Oui, je pense que je pourrai rester là un moment. Je sens que le temps viendra où cette cité et ses Matoran auront à nouveau besoin de nous. Et par les Grands Êtres, je ne les laisserai pas tomber. Je ne laisserai pas mes amis tomber à nouveau.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:58, édité 2 fois
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maxim21
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mer 28 Mai 2014 - 12:33

Pour information, je ne suis pas totalement satisfait de cette traduction ; la version originale est à mon sens bien meilleure. Ce qui me pose problème, c'est essentiellement la complexité des phrases, qui rend assez difficile d'accomoder ça au français parfois - on parle de phrases à cinq, six propositions. Normalement, le sens est bien traduit, mais certaines lourdeurs de style peuvent être dues à la traduction.




Cette fiction est l'œuvre de Toa Makao, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Ascension
par Toa Makao

Alors que moi, Zaktan, chef des Piraka, suis confortablement assis dans notre forteresse de Voya Nui avec cinq êtres « égaux » qui croient qu'ils dirigent l'équivalent d'une île à mes côtés, je me rappelle comment j'ai atteint ce point, me confiant à une tablette de pierre. Je partage avec vous mon ascension d'esclave à maître d'esclaves.

Mon histoire commence il y a de nombreux millénaires, dans une ignoble mine de Protodermis sous Zakaz. Le son des pioches, toute la journée, et toute la nuit, il n'y a rien de plus ennuyant. Je trimai, jour et nuit, dans ce détestable trou plein de Protodermis, suintant des clochards et des Rahi souterrains dégoûtants. Quel gâchis. Bien sûr, je savais que j'étais brillant, mais personne d'autre ne le savait. Pour le tyran qui dirigeait la mine, je n'étais qu'un autre ouvrier cupide et trop ambitieux nourrissant des espoirs vains. Le surveillant de la mine… il était aussi grand qu'une montagne, en armure rouge, doué pour intimider les ouvriers, un singe de lave brutal. Il avait un fouet comme la queue du Dragon de Kanohi et une hache qui aurait pu trancher un des ouvriers en deux d'un seul coup, s'ils lui donnaient une occasion de le faire. Pour résumer, c'était le modèle de notre espèce. Je suis sûr que c'est pour ça que les Chasseurs de l'Ombre lui avaient donné la charge de la mine. Les Chasseurs de l'Ombre possédaient la mine ; ils avaient déjà tué le précédent surveillant et propriétaire - une créature faible et pathétique.

Autant les autres ouvriers détestaient le nouveau surveillant, autant ce n'était pas mon cas. J'étais jaloux de lui, du pouvoir qu'il avait sur eux ; je pourrai être tellement plus que ce que j'étais. Si seulement j'avais une chance de le prouver. Je me rappelle penser à moi-même, « Je suis là à casser des rochers avec ces clochards sans valeur ; ma vie pourrait être tellement plus que ça. Un jour ils verront, un jour, je le montrerai à quoi ressemble le pouvoir, et ce jour, la lave tombera du ciel, la terre tremblera, la mer elle-même battra en retraite, les falaises s'effondreront devant moi, même le vent chantera mes louanges. Et mon nom sera loué par chaque bouche encore vivante pour le faire. Ma magnificence sera indéniable, et ceux qui s'aventureront ne serait-ce qu'à une pensée de dissidence périront. Je serais plus grand que Mata Nui lui-même. Et ça arrivera, le monde peut y compter. »

Ce dont je ne me doutais pas, c'était que je serais bientôt sur cette trajectoire, et que je suis maintenant prêt du but. Il ne fallut pas longtemps pour que j'ai une excuse pour occuper une position plus élevée. Le surveillant menaçait un misérable Skakdi de la Terre infirme qui travaillait près de moi.

« Ramasse cette pioche, ou tu auras à te soucier d'autre chose que la douleur dans ton dos ! » hurlait-il. Le Skakdi de la Terre avait peut-être un problème au dos, mais on racontait que ça ne faisait que rendre les Skakdi de la Terre plus féroce. C'était une occasion de le prouver. Ce Skakdi ramassa sa pioche, et la jeta sur le tyran. Si la brute ne l'avait pas fait fondre avec ses rayons occulaires, elle l'aurait frappé au visage.

« Va te faire voir, ou tu auras à te soucier de plus grave qu'une pioche dans la face ! » hurla-t-il en retour sur le surveillant. Évidemment, ce fut son dernier signe de rébellion ; le surveillant chargea son assistant – un type bizarre, maléfique, avec le dos tordu – de jeter le Skakdi de la Terre dans la source de lave dans les profondeurs de la mine.

Ce fut alors que j'eus une idée délicieusement rusée – le Skakdi de la Terre était un bon ami de nombreux autres mineurs, et je pourrais utiliser ça à mon avantage ; j'utiliserai sa mort comme excuse pour lancer une révolte. Je lançai mon plan en tuant silencieusement quelques uns des gardes du surveillant, volant leurs armes et cachant leurs corps jusqu'à ce qu'ils soient utiles. Je m'assurai de retourner rapidement là où j'étais sensé être, et répandit la nouvelle parmi les autres mineurs. Une fois satisfait du nombre de supporters que j'avais rassemblé, je distribuai les armes, et mettait un des corps de garde à découvert. Rapidement, le singe brutal et son assistant arrivèrent dans nos rangs, demandant à savoir qui avait tué ses gardes. Le piège fut déclenché immédiatement ; tous deux moururent dans le combat qui s'ensuivit, ainsi que quelques uns de mes hommes, mais cela avait peu d'importance pour moi. J'étais traité en héros, et fut rapidement déclaré nouveau surveillant. Et ainsi l'esclave devint maître d'esclaves, exactement comme prévu. Mais je n'eu que peu de temps pour me glorifier de ma ruse et de ma fourberie, ou pour m'installer dans mon nouveau rôle. La nouvelle atteignit le Ténébreux, comme c'était sa mine, et la nouvelle l'intriguant tant qu'il vint à Zakaz en personne. Je me souviendrai toujours le jour où il s'est avancé dans mes nouveaux quartiers.

« Quel spectacle », dit-il, presque avant que j'ai fermé la porte derrière lui, « utiliser la revanche pour la mort d'un 'ami' comme écran de fumée pour se hisser au sommet ; la plupart des chefs révolutionnaires aimeraient être aussi nobles. » ricana-t-il, et il me coupa lorsque je commençai à parler. « Ne le nie pas, je connais ton espèce ; toujours à manipuler. Tu as bien exécuté ta prise de pouvoir, pour un mineur pas entraîné au combat ou au commandement. Comme j'espère que tu l'as deviné, je ne suis pas ici pour te punir ; tu ne me serais d'aucune utilité mort. Je suis ici pour t'offrir une place parmi nous. J'ai besoin de serviteur aussi rusé que toi. Tu as le souhait de conquérir, de gagner en pouvoir, de réussir comme tous les autres Skakdi, je t'offre donc la rare opportunité de réaliser tes désirs. Sers-moi, et tu auras toutes ces choses. Trahis-moi, et tu auras de la chance si je ne laisse pas les Rahi avoir ton corps. » Voyant que je serais fou de refuser une telle opportunité, j'acceptai bien évidemment, et je restai parmi leurs rangs... pour le temps que cela m'arrangeait.

Mais n'allons pas si loin en avant ; bien qu'ils aient fini par ne plus être nécessaires, je me suis amusé avec les Chasseurs de l'Ombre. Le travail était certainement moins ennuyant que de creuser éternellement. C'était alors que j'étais initié par le Ténébreux que je rencontrai les cinq étrangers de ma race qui sont actuellement les cinq autres Piraka, même si une alliance aussi fragile ne peut pas durer. Tout d'abord Reidak - il est plus intelligent que ses manières brutales le suggéreraient, même s'il choisit de ne pas le montrer. Le Ténébreux appréciait particulièrement de m'envoyer sur des missions avec lui ; il avait toujours adoré envoyer des équipes ou des duos avec des personnalités incompatibles. Son sens de l'humour, je suppose. Avak, beaucoup plus utile que la plupart des autres ; il est inutile au combat en mêlée, mais sa connaissance des machines et son pouvoir de créer des prisons pour n'importe quelle circonstance font de lui un allié utile. Ou un ennemi compliqué, ce qui est quelque chose que je devrais et vais garder à l'esprit. Hakann est plein de bravade et de furie comme tous les Skakdi du feu ; son impulsivité rend définitivement impossible de travailler avec lui, et sa nature traîteresse le rendent encore plus impossible à aimer. Thok, c'est le stéréotype du solitaire, qui a certainement fait beaucoup d'efforts pour se mêler aux cinq autres ces derniers temps, mais je suspecte que c'est pour un motif plus sinistre qu'aider l'équipe. Finalement, Vezok, qui était beaucoup plus calme et légèrement plus intelligent avant que Vezon soit séparé de lui ; maintenant, c'est pratiquement la colère sous forme physique. Même avant la création de Vezon, il était loin d'être le plus intelligent d'entre nous, mais maintenant, et bien, la plupart des Rahi ont une meilleure capacité intellectuelle que lui. Je déteste vraiment personnellement Vezok.

Une de nos sessions d'entraînement supplémentaire demanda à voler d'un coffre sans laisser la moindre preuve, chose à quoi Vezok et Reidak échouèrent rapidement, même si le Toa couard qui nous entraîner, Nidhiki, disait qu'ils avaient bien fait, n'étant qu'un faible flagorneur. Thok utilisa son pouvoir pour animer le coffre et le faire cracher son contenu devant lui, avant de retourner à la normal. Avak utilisa sa connaissance des machines pour ouvrir et refermer discrètement le coffre, même si cela lui prit un long moment. Hakann, étant un voleur doué, vola la clé du sac de Nidhiki, et la remit sans que le moindre d'entre nous ne remarque jusqu'à ce qu'il s'explique. Puis ce fut mon tour. Bien sûr, j'aurais pu faire passer une partie de mes protodites par le trou dans le coffre et l'ouvrir de l'intérieur, mais j'avais l'impression que c'était ce qui était attendu. Je décidai de tenter d'ouvrir le coffre différement. J'utilisai donc la plus grande arme à ma disposition, une bien supérieure à n'importe quel petit tour des autres : mon esprit.

Je regardai donc par la fente de la porte du coffre, et me familiarisai avec le mécanisme gardant le coffre fermé. Satisfait que je pourrai l'ouvrir, j'insérai avec précaution mes fines Lames Ciseaux dans la fente, et en faisant attention, je mis le mécanisme en mouvement, faisant tourner les rouages à l'intérieur jusqu'à ce que la porte clique. Et le coffre était donc ouvert. Après avoir récupéré son contenu, j'utilisai à nouveau mon arme pour fermer la porte. Toa Nidhiki me donna un regard d'approbation, même si ça ne voulait pas dire grand chose de la part d'un tel paillasson.

« Tu as appris quelque chose d'important, Skakdi, » dit-il. « La meilleure des armes n'est pas un canon capable de tout détruire, ou un pouvoir élémentaire, ou même une capacité puissante et unique - c'est l'esprit, particulièrement s'il est dans la tête de quelqu'un qui ne pense pas comme les autres. » Je resistai à l'envie de pointer que je savais déjà ça à Nidhiki, aussi couard que lèche-bottes. Et la session d'entraînement se termina donc avec le Ténébreux et son conseil interne encore plus sûr que nous serions des atouts précieux pour sa sale bande de coupe-gorges, de voleurs, et de mercenaires, pour improbable que ce soit que nous nous contenterions de termes aussi défavorables, comme nous allions le prouver. Mais une fois de plus, je prend de l'avance.

Nous tous (sauf Avak) nous rebellâmes contre le Ténébreux et survivèrent. Ce fut Vezok, Reidak et Avak qui libérèrent le Dragon de Kanohi à Metru Nui. Ce fut Thok qui fut envoyé kidnapper Turaga Dume. Ce fut Avak et moi qui furent envoyés s'assurer que le Ténébreux règne sur Metru après que les araignées de compagnie de la Confrérie aient été repoussées, mais nous échouâmes, ne nous attendant pas à rencontrer Turaga Dume, les six Rahaga dont Roodaka m'avait parlé, et un colosse jaune que je ne connaissai pas. Ce furent Traqueur, Avak, Thok, et moi qui capturâmes Roodaka et l'apportâmes au Ténébreux pour interrogation.

Je réussi même à garder quelques objets plutôt précieux sans que le Ténébreux le remarque ; par exemple, la fois où Reidak, Avak et moi fûmes envoyés trouver et récupérer une cache de Gantelets du Griffon près du Continent Sud, peu après le début de la guerre contre la Confrérie des Makuta. Un De-Matoran qui voyageait nous pointa en direction d'une petite ville sur une île pas loin au sud, avant que nous ne prenions ses objets de valeur et que Reidak l'enterre vivant avec le pouvoir de son arme de transformer le sol solide en sables mouvants. Après un voyage heureusement bref vers l'île, nous arrivâmes aux quais d'un village côtier qui était gardé par un Toa du Plasma.

« Vous n'avez rien à faire ici, Skakdi, » cracha-t-il. « Retournez à Zakaz. » Il leva sa masse pour tenter de nous menacer. « Ou je vous y renverrai »

« Tsk, tsk, » dis-je. « Que de mauvaises manières pour un Toa, mais peu importe. Nous sommes ici pour une cache de Gantelets du Griffon ; nous savons par... une source sûre qu'ils sont sur ce misérable rocher. Et tu vas nous dire où. »

« Et si je refuse ? » sourit-il avec une défiance prévisible.

« Ça ne serait pas très sage », l'avertis-je. « Refuse, et nous détruirons tous tout sur notre chemin jusqu'à ce que nous les trouvions, en commençant par toi et ton village. » Je perdais rapidement ma patience, mais je ne le montrai pas. Le Toa hésita un moment.

« Non », dit-il finalement. « Je ne permettrai pas ça. Pas plus que je ne vous permettrai d'accéder à de telles armes. Si vous voulez que je parle, je vous invite à tenter de me vaincre. » Et nous combattîmes donc, trois contre un, ce fut un combat bref bien sûr. Il utilisa son Kadin pour voler dans les hauteurs et nous bombarder de Plasma, mais fut descendu par Avak.

« Vous ne me ferez jamais parler » dit-il, toujours défiant, même après la défaite. Je perdis finalement patience.

« Vous deux, » sifflai-je à Avak et Reidak, « restez-là ! » Je tirai le Toa vaincu et protestant faiblement assez loin, et disons simplement que ce fut une des morts horribles les plus gratifiantes que j'ai jamais délivré ; je revins de bien meilleure humeur. Et nous fîmes donc ce que nous avions promis au Toa - nous détruisîmes son village jusqu'à ce que nous trouvions ce pour quoi nous étions venus, les Gantelets du Griffon, qui étaient dans les mains d'un Turaga du Feu particulièrement borné et agressif.

Bien évidemment, tout aussi borné que le Toa, le vieux crétin tenta de résister - il secoua son sceptre vers nous, nous arrosa d'étincelles, et brûla accidentellement un de ses tapis. Il menaça même d'utiliser un des gantelets.

« Je suggère que tu nous écoutes avant que tu ne fasses quoi que ce soit de précipité, vieux allume-torche » grondai-je. « Tu sais tout aussi bien que moi qu'utiliser ce gantelet demanderai que tu tues un d'entre nous. Et aucun Matoran, Toa, ou Turaga n'oserait faire une telle chose. » Il se questionna sur ça pendant un moment, finissant par abandonner les gantelets. Un rapide test des gantelets plus tard, et le village n'avait pas seulement besoin d'un nouveau Toa, mais d'un nouveau Turaga également ; Reidak regardait joyeusement le gantelet et le Turaga écrasé et des éclats de protodermis cristallin au sol.

« Imagine ce qu'une de ces choses pourrait faire à un Makuta, histoire de voir s'ils sont si grands et puissants lorsque leur armure se fait écraser - » Avak le coupa.

« Une bonne idée, si on pouvait s'approcher de suffisamment près sans être tué par un main d'ombre, crétin », railla-t-il, les doigts négligeament sur son gantelet. « En fait, pourquoi n'essaye-tu pas, Reidak, pour voir ce qui arrive ? Peut-être qu'on aura ta part de la paye sur Odina... »

« Si toi et Reidak avez fini », coupai-je. « Je vais voir si le Turaga avait d'autre gantelets caché, ou d'autres trucs de valeur. » Avant que l'un d'entre eux ne puisse protester, je partis, ayant en fait l'intention de cacher un des gantelets que j'avais volé. Un jour, je le récupérerai.

Mais le travail ayant payé le mieux que j'ai jamais fait pour les Chasseurs était lorsque Vezok, Thok, et moi fûmes engagés par un seigneur de guerre sur Zakaz il y a environ 10 ans. Ce fut Ancien qui nous apprit la nouvelle.

« Nous avons reçu un message de Zakaz ; un seigneur de guerre a besoin de mercenaires pour améliorer ses forces pour repousser un siège. Le Ténébreux a décidé que vous y allez. Le bateau vous attend sur la Plage de Nidhiki, comme toujours. Amphibax vous emmenera et ramènera le bateau. » Quand nous arrivâmes sur la côte est de Zakaz, nous nous retrouvâmes au milieu du siège. Le ciel était orange et plein de fumée et à travers celle-ci nous pouvions difficilement voir la forteresse du seigneur de guerre Skakdi qui nous avait contacté, l'ancien chef de ma tribu. À sa porte se trouvait une armée principalement constituée de Skakdi de la terre, de la pierre, et du feu, avec un petit groupe de défense - principalement constituée de Skakdi de l'eau, de la glace et de l'air – tentant en vain de détruire les béliers tentant d'enfoncer la porte, et de repousser l'ennemi.

Derrière la ligne de front, la tribu attaquante avait des canons lanceurs de flamme, qui perçaient le ciel vers la forteresse, qui brûlait rapidement. À la tête des attaquants se trouvait un seigneur de guerre cramoisi fortement armuré avec lequel nous n'étions pas familiers, sur le dos d'un Tahtorak, une lance Dévasteur en main. Nous le regardions avec crainte alors que d'un coup, il transperçait trois des défenseurs et utilisait le pouvoir explosif de sa lance pour les achever.

« Rien de tel que chez soi, huh ? » dit Vezok, capturant la scène en faisant tournoyer nonchalament son arme. Après un moment de silence, il fit rouler ses yeux, et demanda : « Est-ce qu'on vous a dit à quel point vous n'avez pas de sens de l'humour ? » Son commentaire fut à nouveau ignoré.

« On ne rentrera pas par là » Thok pointa le nektann et les Skakdi bien armurés qui s'alignaient sur les créneaux. « Peut-être qu'il y a un aut- » Il fut coupé alors que nous étions téléporté loin de la bataille dans une longue pièce en pierre, la cacaphonie de la bataille toujours présente dans l'air, mais étouffée. C'était la salle du trône du seigneur de guerre. Mon ancien chef de tribu était penché sur une table encombrée de plans de bataille et de cartes de l'île. C'était un magnifique spécimen de notre espèce, un Skakdi de l'air titanesque ; portant un diadème à cornes comme couronne, il tentait un grande épée incroyable dans ses mains, et attachée à son dos se trouvait une dague de bataille bizarrement incurvée qui aurait facilement pu être une épée pour un être plus petit. Il se tourna pour nous parler.

« Ainsi, le Ténébreux m'envoie des membres de mon espèce », dit le seigneur de guerre, bien évidemment peu sûr d'avoir été floué par le Ténébreux. « C'est bien que j'ai été informé de votre arrivée avant que vous ne soyiez trop près de la bataille et que j'ai pu vous téléporter ici. »

« Qu'est-ce que tu veux dire par ça ? » gronda Vezok, ses yeux commençant à briller. Je remédiai rapidement à la situation avec mon pied et me retournai vers le seigneur de guerre amusé.

« Ne vous préoccupez pas de Vezok, il est de nature grossière et oublie souvent ses manières », m'excusai-je. « Maintenant, de quoi avez-vous besoin ? »

« Il faut que vous arrêtiez ce siège en sabotant les machines de guerre ennemis et en vous occupant de leurs Tahtorak. » dit-il. « Si nous vainquons les forces ennemies, j'aurai encore un autre travail pour vous, si vous en voulez. »

« Et notre payement ? » Vezok était impatient, comme toujours.

« Il vous sera donné une fois la tâche effectuée », la voix du guerrier n'était pas celle d'un être qui allait facilement changer d'avis, « et pas avant. Et si vous échouez, je n'ai aucune utilité pour vos corps, à part peut-être comme nourriture pour mes Tahtorak. Maintenant, partez. » Nous commençâmes par les cinq béliers. Thok gela une des jambes de bois du premier bélier, et la fracassa avec son pic à glace, détruisant le bélier et ensevelissant une partie des Skakdi ennemis qui nous avaient remarqué sous les débris. Vezok s'occupa du second en lançant des dagues d'eau depuis sa scie circulaire dans ses chenilles. Rapidement, les cinq étaient ou immobiles ou détruits.

Ensuite, nous combattîmes pour avancer des portes aux dix canons de flammes, et je coupai le premier en deux avec ma vision laser. Thok en anima un autre pour détruire le reste, et le laissa tel quel pour harceler les forces ennemies. Utilisant la distraction, nous nous glissâmes vers les cinq Tahtorak de la tribu ennemie, nous approchant par derrière, nous tailladâmes leurs pistons de chevilles avec nos armes, renversant les créatures rugissantes, et prenant leurs cavaliers par surprise. Avec leurs machines de guerre inutiles, les Tahtorak blessés et immobiles, et un de leurs propres canons retourné contre eux, la tribu ennemie était démoralisée et fut rapidement encerclée et forcée de se rendre ou de battre en retraite. Pour finir, Thok rendit à nouveau le canon de flammes inanimé, et le laissa pour que le seigneur de guerre le récupère. Le siège était terminé, et le seigneur de guerre fut généreux dans son payement.

« Mon contrôle de cette zone de Zakaz a été affirmé, et chacun d'entre vous a mes remerciements. Encore mieux, je suis maintenant en position de lancer une attaque sur la forteresse ennemie plus dans les terres, ce qui est exactement ce que je prévois de faire. Si vous êtes intéressés, je vous demanderai d'aider au siège de la forteresse de la tribu ennemie. » Bien évidemment tenté par la promesse d'une paye plus conséquente, nous acceptâmes.

Nous montâmes sur nos propres Tahtorak aux côtés du seigneur de guerre ; nous devions lui servir de généraux pour la durée du siège. Nous chevauchâmes à travers l'oasis boisé derrière la forteresse, où les réparations avaient commencé, puis dans le désert sauvage, avant d'arriver finalement à la base d'un volcan assoupi. Nichée dans une vallée à la base de ce volcan se trouvait la forteresse du seigneur de guerre du feu, sa façade en sombre pierre volcanique décorée avec des statues de l'épine du seigneur de guerre et ses créneaux grouillant de nektann de combat.

La première partie de nos forces à avancer jusqu'aux murs furent les machines du seigneur de guerre, des nektann noirs et des nektann de réparation principalement, ainsi que des ballistes laser. Les éclaireurs ennemis furent rapides à remarquer le mouvement, et les portes s'ouvrirent temporairement, et une petite armée de Skakdi de terre, de pierre, et de feu en sortit. Les ballistes lasers firent de grands trous circulaires enflammées dans les Skakdi ennemis, les tuant facilement, et faisant même fondre des bouts des murs. Vezok fit avancer son Tahtorak fonçant dans le mur en en détruisant une grande section ainsi qu'une partie de la ville à l'intérieur des murs, rugissant d'un rire maniaque tout du long. Thok et moi rassemblâmes une grande partie de l'armée avec nos Tahtorak avant de les écraser ou de les prendre en brochettes avec nos Dévasteurs.

Le seigneur de guerre suivit Vezok, après avoir fait signe à Thok et à moi de le suivre. Son Tahtorak enfonça la porte, et nos Tahtorak avancèrent dans la rue principale du donjon, écrasant et harponnant tous ceux qui se tenaient sur notre chemin. Après avoir laissé les Tahtorak aux lieutenants du seigneur de guerre pour empêcher que nous ne soyons dépassés pendant que nous étions dans le donjon, nous avançâmes dans les corridors de pierre, nous occupant des restes de l'armée du seigneur de guerre ennemi en chemin.

Finalement, nous arrivâmes dans la pièce centrale du donjon, où de fines veines de lave s'écoulaient le long des murs, et le seigneur de guerre du feu se tenait prêt au combat devant son trône. Dans une main, il brandissait une hache de combat à double tranchant. Dans l'autre, il portait un gantelet noir et griffu, de l'énergie d'ombre crépitant autour.

« Quel renversement de rôle », ricana le seigneur de guerre. « Maintenant, ta domination prend fin, tes terres seront miennes, je serai le seigneur de guerre le plus puissant sur Zakaz, » dit-il en dégaînant son épée, « et tu vas mourrir ».

« Ne compte pas tes necrofinch avant la couvée », avertit le seigneur de guerre du feu. « Je vis toujours, et tant que je vis, tes rêves ne sont que des rêves. Je te laisserai cette dernière chance de battre en retraite jusqu'à ton taudis sur la côte, et de te retirer de la politique sanglante de Zakaz, avant que je ne t'en supprime. » Notre employeur rit.

« Tu te crois vraiment encore en position de faire des ultimatums ? » Il s'avança, l'épée sur son épaule. « Maintenant nous prouvons l'arrogance de tes paroles. »

Et donc nous combattîmes. Le seigneur de guerre du feu balaya Thok avec un torrent d'ombre, et Vezok pillonna le seigneur de guerre avec l'imitation d'une attaque d'ombre. La bataille continua, avec nous quatre dans une impasse face au seigneur de guerre du feu. Alors que nous combattions, un plan se forma dans ma tête, et j'envoyai de petits groupes de mes protodites en informer Vezok, Thok, et le seigneur de guerre. Le seigneur de guerre de l'air lança une bourrasque avec son épée, projetant le seigneur de guerre ennemi contre le mur et avant que le seigneur de guerre ennemi ne puisse ravancer, Thok utilisa son pouvoir de vision pour le désorienter, et Vezok utilisa sa vision d'impact pour détruire le mur. Comme je l'avais espéré, de la lave se précipita dans la pièce et consuma le seigneur de guerre hurlant, le tuant. Avant que la lave n'innonde la pièce, Vezok et Thok combinèrent leurs pouvoirs élémentaires pour refroidir la lave en roche.

Je reculai et admirait mon travail, la face du seigneur de guerre mort dépassant toujours de la roche, gelé dans un cri de douleur permanent, tout comme son gantelet d'ombre, que le seigneur de guerre de l'air attrapa triomphalement et enfila. Il se retourna vers nous.

« Je regrette que vous soyiez au service du Ténébreux et non au mien », dit le titan vert, et inhabituellement pour un Skakdi, la gratitude dans sa voix semblait sincère. « Car c'est grâce à vous que j'ai gardé le contrôle de mon propre territoire, et annexé le territoire de ce pauvre porte-hache par la même occasion, faisant de moi un des seigneurs de guerre les plus puissants de l'île. Et ne vous trompez pas, je payerai comme il convient. » Il nous tendit un sac bourré d'argent Skakdi, et une tablette. « Ce sont les plans d'un lanceur. Certains de mes hommes... les ont obtenus... de la cache d'un seigneur de guerre ennemi. Cela devrait être utile au Ténébreux. »

Il nous fournit des montures pour retourner à la côte – où nous repartirions vers Odina avec Amphibax – et nous renvoya. Évidemment, les plans n'atteignirent jamais le Ténébreux, et furent par la suite utilisés par Avak pour créer nos lanceurs Zamor. Nous gardâmes également une bonne portion de l'argent, que nous stockâmes près de la forteresse du seigneur de guerre de l'air, où nous l'avons récemment récupéré pour acheter des copies des plans de divers sortes de nektann immobiles à Xia, qu'Avak utilisa pour produire les nektann qui entourent notre forteresse.

Pour l'instant, notre recherche du Masque de Vie n'a pas encore abouti, mais nous avons trouvé une piste potentielle - Brutaka, un grand guerrier doré qui est dans cette zone depuis des millénaires ; si quelqu'un doit savoir, il saura. Heureusement, j'ai réussi à m'assurer sa loyauté, mais lorsqu'on cherche quelque chose d'aussi inestimable que le Masque de Vie, aucune allégeance n'est absolue. Je me souviendrai de ça, et les autres feraient également bien de s'en souvenir.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 30 Mai 2014 - 8:14

Allez je vais quand même tenter de lire cette histoire, au fait est-ce qu'elle va devenir canon ou rester une fanfiction?
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 30 Mai 2014 - 11:47

Ça dépendra des votes finaux sur les sondages sur BZP et de la définition précise du canon que tu prends.




Cette fiction est l'œuvre de Mersery, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

La Voie du Mentor
par Mersery

« Non ! Non ! Incorrect ! Non ! Cette partie est trop vague et toute cette section est complètement fausse ! »

Ce furent les premiers mots de mécontement que je me souviens que Nuju m'a dit alors qu'il commençait ce qui serait la première de nombreuses leçons avec moi. Je n'étais pas surpris. J'avais lu ses évaluations académiques peu avant qu'il ne vienne à mon lieu de travail. Toutes parlaient de lui de manière élogieuse ; bon nombre des Prophètes qui l'avaient pris sous leur aile croyaient qu'il était destiné à devenir un bon érudit. Effectivement, il était reconnu comme l'un des étudiants les plus brillants et les plus prometteurs que Ko-Metru avait vu depuis des décades, peut-être même des siècles. Il avait un potentiel énorme.

Cependant, il y avait un problème avec prendre Nuju comme élève - il y a toujours ce genre de choses, je suppose. Malgré ses talents intellectuels, il était réputé pour être... impatient, et semblait toujours être pressé. Il était ferme dans ses convictions et ses idéaux, ce qui était toujours une caractéristique prometteuse, mais il était borné quant à ses croyances. Beaucoup avaient dit qu'il était difficile pour lui de voir les choses sous d'autres perspectives. C'était toujours un élève après tout, et ceux qui étaient bons soutenaient toujours leurs idées.

J'observai pendant que le Ko-Matoran me lançait un froid regard noir. Je n'en pris pas offense ; c'était un regard tout à fait normal et naturel entre Matoran de la Glace. Mais les yeux de Nuju brillaient de plus que la soif et la frustration intellectuelles ; ils brillaient de désappointement.

Il tendit la tablette qu'il venait de finir de lire. « Ça ne peut pas être un outil d'apprentissage utile, Ihu. » Je lui souris et m'avançai jusqu'où il était assis. Des tablettes de pierre innombrables étaient éparpillées sur sa table, chacune concernant un sujet différent de la philosophie et de la science. Nuju tendit sa main avec espoir, tenant la tablette qui lui déplaisait clairement. Je la pris de ses mains et l'examinai attentivement.

« Nuju, tu es en train de critiquer un document hautement acclamé », commençai-je. « Ce texte est un enregistrement contenant les notes de certains des meilleurs scientifiques de Metru Nui. Je ne vois pas comment leurs idées communes sur comment créer des Kanoka peuvent être imprécise, particulièrement vu qu'elles ont été mises en pratique depuis qu'elles ont été mises par écrit. »

« Ces informations ont des centaines d'années » grommela Nuju. « Depuis ces années, des tonnes de fabricants de masques ont proposé de nouvelles et meilleurs moyens de créer des Kanohi. Ces techniques sont obsolètes et dépassées. » Le ton de mon nouvel élève était aussi ferme que détaché.

« Et sur quoi ces fabricants de masques ont-ils basé leurs améliorations ? » le questionnai-je. « Ils font toujours référence à ces données lorsqu'ils veulent faire des améliorations. La technologie qui a créé en premier lieu les Kanoka, peu importe à quel point elle est vieille, a posé la fondation de toute une industrie dans cette cité. »

Nuju grommela pendant une minute, son occulaire s'étendant et se repliant alors qu'il examinait la tablette en détail. Il était tout neuf et venait d'être attaché à son Matatu par un type nommé Vakama, dont j'avais entendu dire qu'il était une étoile montante dans les fonderies de Ta-Metru. Je souris courtoisement à mon nouvel élève, malgré les regards glacés qu'il me lançait qui semblaient aussi aiguisés qu'une dague. Il avait toujours beaucoup à apprendre.

« Pourquoi est-ce que j'étudie ça, de toutes façons ? » demande-t-il, secouant férocement sa tête. « Je ne suis pas un élève habituel. Si je l'étais, je serais allé aux écoles de Ga-Metru. Quoi que tu en penses, l'étude des Kanoka n'est pas importante pour ceux qui étudient le futur. »

Je m'attendai à autant de la part de Nuju. « Pour te prouver que les grands avancements de la culture Matoran ne viennent pas seulement de regarder dans les étoiles ou déchiffrer des puzzles mystérieux. »

Nuju fronça les sourcils. « Mais étudier les Kanoka ne nous aide pas à en apprendre plus sur le futur. »

Je me détournai de lui et traversai mon observatoire, m'arrêtant devant la grande fenêtre qui donnait sur le quartier gelé de Ko-Metru. J'avais choisi de ne pas mettre d'effets personnels dans la pièce, à part mon indispensable équipement pour observer les étoiles et des fournitures basiques, même si lorsque les métaux bruts réfléchissants étaient baignées par la lumière du soir, la pièce ressemblait presque à une œuvre d'art. Elle était magnifiquement minimaliste. J'éclarcis ma gorge en observant les étoiles lointaines.

« Pour comprendre le futur, tu dois d'abord comprendre les choses basiques qui permettent à nos sociétés d'aller de l'avant. Tu dois comprendre le passé et le présent, avant de vouloir juger le futur. »

Lorsque je me retournai pour faire face à Nuju, il avait un air choqué, comme si je venais de proférer un juron Skakdi dans le Grand Temple. Il semblait presque insulté.

« Avec tout le respect que je te dois, Ihu, le passé est quelque chose autour duquel nous laissons les Onu-Matoran bourdonner. Tous les Ko-Matoran savent que faire une différence dans notre société demande de consulter les motifs du futur. Le passé ne fait que nous dire ce qui s'est passé auparavant. Il ne peut pas nous guider dans notre futur. »

Je fronçai les sourcils. Nuju était brillant, mais aussi naïf.

« Mais sans apprendre les leçons du passé, comment pourrions-nous nous adapter au futur ? Notre société est construite sur notre passé. Chaque erreur historique que chacun a fait affecte comment il voit le futur. Le Grand Esprit nous apprend cela. Il y a autant d'importance dans le passé que dans le futur. »

« Ça expliquerait pourquoi vos pairs vous considèrent comme un non-conformiste, monsieur. »

Je ne pu que grimacer. Il était vrai que le nom d'Ihu avait à la fois des connotations positives et négatives. Durant des années, j'ai été considéré comme un des meilleurs penseurs et prophètes de Metru Nui ; un pionnier dans un âge de développement et de prospérité. De nombreuses fois auparavant, j'avais rencontré des gens puissants que je ne croyais pas avoir de temps pour un vieil érudit poussiérieux comme moi. En particulier, ma grande connaissance et compréhension des prophéties du futur m'a fait gagner de nombreuses éloges. De nombreuses fois durant ma carrière, j'ai déchiffré certaines des prophéties les plus cryptiques de Metru Nui avec beaucoup de détail.

Et pourtant, pour quelqu'un qui était si relégué à l'apprentissage et au raisonnement, j'avais été appelé pour faire des conférences dans les écoles de Ga-Metru, dans les profondeurs des Archives, et même dans les quartiers privés des Tours de la Réflexion de Ko-Metru. Et pourtant ma tendance à placer autant de valeur dans le passé que dans le futur avait causé beaucoup de commentaires sur le fait j'étais un tantinet excentrique, particulièrement parmi les Ko-Matoran. Personnellement, je ne me préoccupai pas de ce qu'ils disaient. Leurs réactions m'amusaient. Je lançai à Nuju un sourire amical tout en continuant à raisonner sur sa dure déclaration.

« Je suppose que cela expliquerait énormément de choses, Nuju, mais c'est la seule chose controversée que je dirai pour la journée. J'espère t'avoir donné beaucoup de choses auxquelles réfléchir. J'aurai totalement échoué si ce n'était pas le cas. Peut-être que la prochaine fois que tu voudras échanger des idées, tu vouras un peu plus voir les choses d'une perspective différente. »

Nuju renifla en se levant de derrière la table où il était assis et quitta la pièce. Je pouvais dire à cet instant qu'il allait avoir des débuts difficiles avec moi. Il n'était pas mon élève, ni dans l'idée ni spirituellement, mais il était un érudit plutôt nouveau dans les Tours de la Connaissance. Il aurait besoin d'aide pendant ses premières années, particulièrement en étant entouré des meilleurs Prophètes de la cité.

Je serais plus qu'heureux de l'aider, mais ça dépendrait de Nuju d'accepter et de faire possiblement la chose la plus importante pour un Ko-Matoran : écouter.

----

Je tenais dans le vestibule d'une des Tours de la Réflexion du Metru. L'atmosphère était tendue et à part les pépiements mécaniques des Vahki proches qui innondaient la pièce, pas un mot n'était dit. Même si on s'attendait à ce que tout soit silencieux dans le royaume de Ko-Metru (d'où son surnom, « le Metru silencieux »), c'était presque un soulagement de savoir que les érudits proches étaient tenus au silence, afin qu'ils ne murmurent pas de rumeurs et de commérages entre eux.

Cela faisait deux mois que j'étais devenu le mentor de Nuju, et très malheureusement, il ne répondait pas bien à mes enseignements. Il trouvait que mes méthodes n'avaient aucun sens, mon travail ne méritait pas les félicitations académiques qu'il avait reçu. Plus d'une fois pendant nos discussions, il avait tenter de me détrôner de ma posture respectable, comme beaucoup de mes pairs lorsque j'étais encore un jeune Prophète, mais je me révélai tout simplement trop versé dans mon terrain d'expertise pour être vraiment détrôné.

De nombreuses fois, Nuju m'avait présenté des heures de travail que j'avais renvoyé d'un geste de la main. Il y avait toujours de petits oublis, pas assez d'attention aux détails, et des arguments pas assez convainquants ou pas assez concluants. Il ne détestait pas le fait que je critiquai son travail ; il détestait le fait que j'avais raison. Évidemment, ça l'avait finalement frappé.

Je m'approchai du groupe de Vahki, gardant un œil attentif sur les divers érudits qui les encerclaient depuis les coins de la pièce, leurs yeux perçant des trous dans l'arrière de ma tête alors que je m'approchai. Le chef de l'escadron de Vahki, clairement un Keerakh, se sépara du reste de son équipe et s'approcha de moi, prenant de longues enjambées calculées pour se rapprocher. À côté de lui se tenait la forme détendue de Nuju, qui regardait le plafond avec des yeux écarquillés, un regard de confusion décorant sa face.

Je soupirai lorsque je compris l'état mental de Nuju. Les Sceptres de Confusion avait toujours été réputés pour être les outils d'étourdissement des Vahki les plus cléments, beaucoup plus que les Sceptres d'Effacement des Vorzakh, mais j'ai toujours trouvé déconcertant de voir ces vagabonds ayant subi l'effect du sceptre errer sans but dans les rues de Ko-Metru.

Le commandant des Vahki se retourna et aboya un ordre à ses camarades, et immédiatement, les autres Keerakh se tournèrent vers les autres Ko-Matoran, et commencèrent à les éparpiller. Je regardai dans les yeux bleu glacé du commandant, qui se tenait aussi immobile que la statue d'un Po-Matoran, et m'éclarcis la gorge.

« J'ai entendu parler de ce que Nuju a fait. Je n'excuse pas ce qu'il a fait, mais je souhaite qu'il n'y ait pas de dommages irrémédiables. »

Le Keerakh secoua lentement la tête, ses yeux mécaniques ne me quittant jamais. Une courte pause s'ensuivit et un silence presque sinistre remplit le blanc. C'était glaçant. Nuju continuait de regarder le plafond. Même s'il n'était pas le plus docile des élèves, je ne lui avais jamais souhaité aucun mal. J'éclaircis ma gorge à nouveau et me rendit compte que j'étais resté cloué sur place.

« Merci de votre aide. Je vais ramener Nuju à mon observatoire pendant que les effets s'estompent. »

Le Vahki ne répondit pas. À la place, il quitta son état immobile et quitta la Tour avec son escadron et en quelques secondes, ils disparurent dans le blizzard du dehors. Je me renfrognai pendant un moment puis me retournai et guidait Nuju, confus, dans les corridors et les passages venteux. Nous passâmes par plusieurs des pièces des prophéties, d'anciens centres d'apprentissage, et divers laboratoires. En chemin, d'innombrables érudits me jetaient des regards mauvais plein de désapprobation alors que je guidais mon pupille dans les halls, même si je n'accordai aucune importance à leurs gestes.

Le temps que nous retournions à mon observatoire, près du haut de la tour, Nuju était à nouveau lui-même, bien qu'il refusa de parler jusqu'à ce que nous soyions dans la sécurité de mes quartiers. Je le fis s'asseoir dans un de mes fauteuils avant de me tourner vers lui, l'air sévère.

« Qu'est-ce que c'était ? » demandai-je. Je ne cherchai pas à être malveillant.

Nuju soupira. « Les choses que vous m'avez apprise n'étaient pas à propos de regarder en avant ou en arrière ! Tout est à propos d'ici et maintenant ! En quoi est-ce important ? C'était un signe de protestation, Ihu ! »

Je combattis l'envie de grimacer.

« Un signe de protestation ? Crier dans les couloirs des Tours de la Réflexion n'est pas un signe de protestation, particulièrement quand tu te plains de ma capacité à être un mentor. Ça ne te fait rien gagner ! Tu sais aussi bien que moi que les Vahki surveillent très bien ces bâtiments ; ils arrêteront quelqu'un pour n'avoir fait que le plus petit des bruits. Je suis surpris qu'ils aient bien voulu te ramener à cette Tour de la Connaissance et me notifier de ce qui était arrivé. Ce que tu as fait était juste stupide ! »

Nuju était silencieux. Accuser un Ko-Matoran d'être stupide était une grande offense, à tout le moins.

« Tu es un excellent savant, Nuju. Ton génie t'emmenera loin dans ta future carrière, mais des choses comme ça ne te feront pas de faveurs ! Tout ce que ça fera, c'est que tes pairs penseront que tu es un crétin effronté qui n'a pas sa place avec eux dans le futur. »

Quelque chose changea dans les yeux de Nuju à cet instant. C'était subtil bien sûr, comme les ondulations d'un étang après y avoir lancé un caillou, mais les effets étaient là malgré tout. Je souris intérieurement. Finalement, j'arrivai quelque part avec lui.

« Je vois », dit-il platement. Son regard se tourna ensuite vers un grand télescope qui se trouvait à l'extérieur sur mon balcon, celui que j'avais utilisé tant de fois pour étudier les étoiles.

« Peut-être que nous devrions voir quels secrets les étoiles peuvent nous dire ce soir », dit-il poliment. « Ça pourrait être une bonne manière de distraire nos esprits de ce problème. »

« Peut-être, mais pas ce soir », lui dis-je, un sentiment de satisfaction déferlant sur moi. « Tu dois te reposer. Va réfléchir à ce que je t'ai dit. Les mystères du Grand Esprit attendront toujours ici lorsque nous reviendrons demain. »

Je me détournai et ne regardai pas alors que Nuju quittait l'observatoire. Mes yeux étaient fixés sur les soleils jumeaux qui se couchaient au loin, avec leur lumière orange les accompagnant. Si mon dos n'avait pas été tourné, mon pupille aurait pu voir mon expression, mais puisqu'il ne pouvait pas, seul moi pouvait vraiment l'apprécier. C'était la joie.

Après tant de lutte et de résistance, mon élève avait finalement commencé à faire ses premiers pas sur le chemin de devenir un grand esprit universel.

----

Les choses changèrent dramatiquement durant l'année.

Passant de mon élève le plus défiant à mon auditeur le plus avide, Nuju était devenu plus qu'un autre pupille. Il était devenu mon ami, un pair intellectuel. Depuis l'incident avec les Vahki, Nuju avait commencé à s'adoucir quelque peu, avec son impatience et son entêtement disparaissant dans une certaine mesure.

C'était toujours un critique d'une netteté remarquable, qui analysait tout ce qui passait sur son bureau avec une minutie extrême, mais maintenant il commençait vraiment à devenir un érudit. Avec sa nouvelle position, les leçons étaient devenues beaucoup plus simples avec lui dans les profondeurs des Tours de la Connaissance. Il lui avait même été permis de retourner dans les Tours de la Réflexion, malgré l'incident de la dernière fois. La nouvelle s'était évidemment répandue qu'il avait finalement commencer à coopérer avec mes enseignements.

Ce jour-là, cependant, j'avais décidé de faire quelque chose d'un peu différent.

Sentant le besoin de mettre de côté des désaccords persistants, j'avais décidé de l'emmener avec moi lors d'une 'semi-excursion' à Ga-Metru. J'étais moi-même familier avec la région ; de nombreuses professeurs Ga-Matoran m'avaient demandé de faire des conférences, et on m'avait offert plus d'une fois une place dans les écoles locales. C'était des places très respectables, mais elles ne me correspondaient pas. Je n'avais jamais pu me mettre en tête les examens des niveaux Protos. Toujours était-il que venir dans ce quartier était toujours immensément plaisant.

Malheureusement, cependant, Nuju n'était pas aussi ravi que moi, et se retrouva immédiatement hors de sa zone de confort. Je ne pouvais que sourire. Comme de nombreux Ko-Matoran, il quittait rarement les Tours de la Connaissance dans lesquelles il avait été admis, et encore moins le Metru. Voir sa réaction à l'incroyable apparence de Ga-Metru était donc inoubliable.

Nous commençâmes notre tour du plus grand centre spirituel et d'apprentissage de la cité par un voyage près des Fontaînes de la Sagesse, suivi par un tour du merveilleux Grand Temple (un endroit qui ravissait même les êtres les plus émotionnellement détachés). Ensuite, nous partîmes sur une expédition le long de la côte de la région de l'eau grâce à une boutique nommée les Canoës de Macku. À la fin de l'après-midi, Nuju avait sculpté environ quarante-cinq pages de notes. Pas surprenant.

« La prochaine, je t'emmènerai voir les musiciens à Le-Metru », me souviens-je dire alors que nous traversions un pont finement ciselé donnant sur les Chutes de Protodermis. « Personne ne fait de meilleurs orchestre que, surprenament, les Le-Matoran. Certaines de leurs symphonies sont à couper le souffle, tant qu'ils ne laissent pas les chœurs parler dans leur Langage des Chutes déconcertant. »

Nuju grogna pour signifier qu'il avait entendu et s'appuya contre la rampe, regardant les soleils oranges et le scintillement des eaux pures des Chutes. Les subtiles indices de son langage corporel indiquait qu'il prenait juste une seconde pour s'imprégner de l'atmosphère ; cette aura de paix, d'harmonie, et de tranquilité qui ne pouvait être trouvée nul part d'autre dans la cité. Les secondes s'écoulaient alors que nous deux nous tenions simplement, observant simplement les eaux se jeter d'au-dessus des falaises dans la rivière en-dessous.

« Pourquoi m'as tu amené ici ? » demanda-t-il doucement. Je ne le regardai pas.

« Pour te prouver quelque chose. » répondis-je.

« Quand fais-tu quelque chose qui ne cherche pas à prouver un point ? » demanda Nuju. C'était une question réthorique.

Ignorant son sarcasme pour une fois, je continuai.

« Je voulai te prouver qu'il y a beaucoup plus dans cette vie que simplement s'assoir dans des grattes-ciel et observer le ciel pour des réponses. Tant de Ko-Matoran regardent si loin qu'ils manquent tout ce qui est important autour d'eux. C'est un style de vie addictif ; pas forcément un mauvais, mais il peut parfois porter atteinte à tes expériences. »

« Alors tu veux que je fasse mes recherches en plein milieu de parties d'Akilini ? »

Je rigolai. « Non, mon ami, pas du tout. Mais le Grand Esprit n'a pas mis en place toute cette beauté devant nous juste pour que nous nous enfermions dans des laboratoires spécialisés et réfléchissions à pourquoi c'est si beau. Parfois, il faut simplement apprécier la vie qui s'offre à nous simples Matoran, au lieu d'observer le monde par la petite lorgnette. »

Les yeux de Nuju brillaient d'une contemplation profonde. « Tu es une âme très sage, Ihu. Metru Nui n'aura jamais de Prophète aussi perspicace que toi. »

Je lui souris tout en me forçant à rencontrer finalement son regard, mon esprit ayant finalement atteint cette conclusion préssentie depuis des jours.

« Et c'est pour ça que je te défie maintenant de prouver que cette affirmation est fausse mon ami. Tu n'as plus besoin de moi, maintenant, et ta Destinée est tienne. Je t'ai appris tout ce que je pouvais, et tu as finalement appris ce que je tentai de t'enseigner depuis le début. Tout le reste n'était qu'un bonus. »

Les yeux de Nuju se rétrécirent de curiosité. « Et que serait cette chose ? »

Je m'arrêtai une seconde avant de trouver les bons morts. « L'humilité et le respect ; la capacité à aller au-delà de tes propres opinions en acceptant et en comprenant les vues des autres. En apprenant à garder un esprit ouvert. »

----

« Ihu, tu as un visiteur qui t'attend dans ton observatoire. »

Je me détournai du groupe de philosophes auxquels je parlai pour faire face à un jeune messager. Je crois que son nom était Ehrye.

« Dis-lui de prendre un rendez-vous avant, » dit-je avec un geste de la main. « Comme tous les Matoran ici, je suis très occupé maintenant. Et je dois aussi partir dans quelques minutes. Donc, s'il te plaît, dit à cet invité ou bien de s'asseoir et d'attendre dans mon bureau jusqu'à la semaine prochaine ou de retourner chez lui. »

Ehrye se raidit assez peu discrètement en disant les mots suivants. « Monsieur, je crois que votre visiteur est un de vos vieux étudiants. Le Prophète Nuju vous attend dans votre bureau. »

Je me retournai vers le messager, l'air surpris. Cela faisait quatre ans maintenant que Nuju avait officiellement achevé son entraînement avec moi, et depuis lors, il était parti sur une carrière pleine de succès en tant que penseur dans les échelons supérieurs de la société Ko-Matoran. Il était rarement trouvé en dehors de son nouvel observatoire, où son esprit agité pouvait se concentrer sans être distrait. Ce fut alors que je remarquai quelque chose d'autre.

Ehrye avait dit ces derniers mots les dents serrés, et il n'avait fait aucun effort pour déguiser sa gêne à la mention du nom de mon ami. Quelque chose fit tilt dans mon esprit. Ah oui, c'était ce Matoran dont Nuju avait très brutalement refusé de prendre en charge l'éducation. Il avait dit que le Matoran n'était pas fait pour ce rôle ; il manquait de patience, parlait trop, et agissait trop vite. Personnellement, je suspectai que Nuju avait retrouvé trop de lui-même dans le garçon de courses enthousiaste.

« Dit-lui que j'arrive » dis-je. Ehrye hocha la tête solonellement et partit sans un mot. Je m'excusai rapidement auprès des érudits avec lesquels je discutai et me fraya rapidement un chemin dans les couloirs cristallins de la Tour. Les rencontres de ce genre étaient toujours plutôt ennuyantes.

En arrivant à mon observatoire, j'ouvris les portes pour voir Nuju se tenir sur mon balcon, regardant dans mon télescope. Il se tourna au son de mon entrée et hocha la tête courtoisement. Je lui souris alors que nous avancions l'un vers l'autre et nous serrions les mains.

« Nuju, mon ami ! Comment vas-tu ? »

La lentille télescopique de mon ancien étudiant sortit puis re-rentra alors qu'il observait la pièce. « Je vais au mieux, Ihu. Depuis que nous nous sommes séparés formellement en tant qu'élève et professeur, j'ai été impliqué dans un grand nombre de projets de recherche. J'ai aussi remarqué que tu as redécoré ton observatoire depuis ma dernière visite. Je n'aime pas. »

Même si ce n'était pas évident, c'était la version d'une blague de Nuju. Le gros problème lorsqu'il racontait des blagues était qu'il ne souriait jamais ou ne semblait jamais tenter de dire quelque chose de drôle.

« Et bien, remplit une réclamation et regarde jusqu'où ça t'amène », répondis-je. « Je suis sûr que nos pairs riront bien que tu critiques le décor de mon bureau. »

Nuju pencha sa tête, puis ignora ce que je venais de lui dire et continua. « Depuis combien de temps ne nous sommes-nous pas vu ? Tu as pris d'autres élèves sous ton aile ? »

« Pas cette fois, » dis-je alors que je m'asseyais dans un de mes fauteuils. « La quantité de stress que tu m'as fait subir a suffi à me faire réaliser que je ne prendrai plus de Matoran prometteur. »

« Alors que fais-tu maintenant ? » demanda Nuju en s'asseyant dans le siège opposé au mien.

Mes yeux partirent par dessus son épaule alors que je réfléchissai à une réponse.

« J'ai participé à des projets scientifiques plutôt gros. Beaucoup ont en haute estime ma compréhension des prophéties, donc je ne suis pas encore à court de travail intéressant. Cependant, je me suis relégué à des travaux plus petits. »

Il y eut une pause. Ce n'était pas du tout étrange. De nombreux Ko-Matoran faisait des pauses en plein milieu de conversation pour rassembler leurs pensées et cataloguer leurs sentiments. C'était une habitude parfaitement naturelle.

« Tu pars quelque part, n'est-ce pas ? » demanda Nuju.

Je combattis l'envie de le dévisager. Il avait parfaitement raison. « Qu'est-ce qui te fait dire ça ? »

Nuju soupira.

« Tes propriétés intellectuelles les plus importantes ne sont pas sur ton bureau. Implication : Elles ont été stockées ailleurs. Les lentilles de ton télescope ont été changées. Les Ko-Matoran se donnent rarement la peine de changer leurs lentilles à part lorsqu'ils partent longtemps. La porte de ton bureau était également fermée ; heureusement, je connais le code de ton bureau. Tu devrais vraiment le changer. »

Nuju inspira en concluant sa déduction. « Mon hypothèse : tu pars de Ko-Metru. Probablement pour une autre conférence. »

Je gloussai légèrement, plus à moi-même pour avoir rendu ça tellement évident pour lui. « La puissance de ta perception ne cesse jamais de m'étonner Nuju. Tu as effectivement raison. Un groupe d'Archivistes me veut comme orateur d'honneur dans une conférence publique. Je dois parler de l'importance du passé pour déterminer le futur. »

Nuju soupira et fit rouler ses yeux. « Typique. Le travail des Onu-Matoran reçoit plus d'attention qu'il ne le mérite, particulièrement avec toutes ces expansions constantes de leurs archives. Un jour, je ferai en sorte que l'importance du futur et de nos recherches deviennent célèbres chez eux. »

Je lui souris avec une chaleur inattendue. « Et bien, lorsque tu deviendras le prochain grand pionnier de notre futur, rappelle-toi de nommer quelque chose à mon nom. »

Nuju sourit à ma blague. « Considère ça comme déjà fait. »

Le sourire de Nuju me surprit ; il n'y avait que très peu d'occasions (s'il y en avait eu) où je l'avais vu sourire. Je scrutai par la fenêtre et regardai les soleils, pour déterminer l'heure. Décidant que maintenant serait le meilleur moment pour partir, je me levai de mon fauteuil et me rendit à mon bureau.

« Maintenant, mon ami, je crois qu'il est temps que je parte. Je ne veux pas manquer ce voyage », dis-je en ramassant un ticket pour le Système de Chutes. « J'ai déjà mes baggages à la station, et tu sais comment sont ces surveillants ; si peu disposés à ignorer la procédure standard quand on est en retard. »

Alors que je commençai à avancer vers la porte, Nuju se leva et leva son poing, contre lequel je cognai en déviant de ma trajectoire vers la porte.

« Bonne chance pour ta conférence, Ihu, » commença-t-il, sa voix remplie d'une émotion surprenante. Il semblait vraiment compter sur moi autant comme ami que comme mentor. « Je serai très intéressé d'entendre ce que ces Onu-Matoran à l'esprit étroit auront à dire sur tes commentaires. Bon voyage. »

« Oh, Nuju, » dis-je joyeusement avec un rictus sur mon visage. « Je serai de retour avant que tu t'en aperçoives ! »

----

Et cela conclue mes mémoires pour le temps présent. Étant un Ko-Matoran, je pense qu'enregistrer ces réflexions sur une série de tablettes de pierre est à la fois ennuyant et inutilement compliqué, et j'ai donc conçu un meilleur moyen de raconter mes pensées. Oui, nombreux seront ceux qui mettront en question mon utilisation des Cristaux Mémoires à des buts sentimentaux, ou me traiteront même d'égoïste pour avoir tenté de laisser une petite empreinte sur ce monde d'une manière aussi compliquée, mais je ne vois pas de meilleur moyen.

Le potentiel des Cristaux Mémoires va bien plus loin que celui d'un simple outil de stockage ; ils peuvent être utilisés pour enregistrer des biographies entières et raconter la vie entière d'un être sans l'effort de sculpter des lettres sur des tablettes. C'est une méthode rapide et simple de transférer des informations, donc je ne vois aucune raison pour que collègues interviennent à cause de mon utilisation inhabituelle de ce cristal.

Même si mes mémoires sont actuellement incomplètes - mon tutorat de Nuju n'étant qu'une petite section d'un travail plus grand - je compte les conclure proprement une fois retourné de mon excursion à Onu-Metru. Pour le moment, je vous laisse avec un petit fait que j'ai autrefois exposé à Nuju, un qui l'a fait réfléchir durant des jours :

La vie est un puzzle qui ne peut pas être facilement résolu. Il faut beaucoup de temps et de patience pour assembler ses énigmes ensemble, et pour comprendre leur signification. Si ces mystères vous frustrent ou vous déboussolent, ne faîtes rien de plus que regarder le ciel au-dessus et garder l'esprit ouvert. Votre futur n'est pas une série d'événements gravés dans la pierre ; votre futur, mais amis, est ce que vous décidez d'en faire…


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 1 Juin 2014 - 15:48

Woh, forcément je vois en semaine le premier nouveau récit, je me dit que je lirais et commenterais plus tard et boum quand je reviens, x histoires de plus qui font le double en taille. Je vais tâcher d'en lire/commenter une par jour quitte à faire. Merci encore pour les trads, je ne sais pas si tu les avais déjà préparé à l'époque où si tu as réussi à tout pondre dans la semaine mais chapeau.

Pour ce qui est de la fiction et mon avis dessus, j'y viendrais après avoir commenté la trad en elle même et quelques petites choses qui m'ont froissé.

"où nous mettions habituellement des stratégies"
>"où nous mettions habituellement en place des stratégies" plutôt non ? "Mettre en plan" aussi, quoiqu'il en soit il manque un mot.

Le "Et alors... " m'a fait bizarre, surtout avec la suite de la phrase. Au début je pensais que c'était la réaction de Nidhiki puis au final non et ???. J'ai lu la VO et c'est vrai que c'est aussi assez spécial, il faudrait peut être formuler différemment ou utiliser une autre ponctuation.

"Lancer des attaques élémentaires et espérer qu'ils touchent quelque chose ?
>"qu'elles touchent" vu qu'on parle des attaques, faute d'inattention sûrement.

"Il y avait deux Toa qui voulaient les accompagner"
>"nous accompagner" c'est même ce qui est employé dans la VO. Avec "les" le narrateur change complétement alors que de base c'est principalement Nidhiki qui cause.

"c'est pour ça que j'ai dû apprendre à utiliser les ténèbres à mon avantage, contrairement à ces trois-là."
>"j’eus à apprendre..." Je pense que le passé simple convient mieux que le présent là, sinon la phrase sonne juste bizarrement à la lecture.

"Il ne nous avait pas encore vu, donc j'ai créé un vide autour de lui et à cause du manque d'air, il tomba inconscient."
>"Il ne nous avait pas encore vu, j'ai donc crée un vide autour de lui et du fait du manque d'air il tomba inconscient."
Voilà comment j'aurai réécris la phrase perso, ta version m'a semblé un peu trop littérale ou hachée/robotique quand je l'ai lu la première fois.


Pour ce qui est de la fic' en elle même, j'ai lu la réponse de geek avant de la lire donc peut être ais-je été influencé ? Après je serais moins critique que lui d'autant plus qu'on ne sait jamais vraiment l'âge de l'auteur.

Quoiqu'il en soit ouais, je ne sais pas si il a écrit toute sa fic façon "Nidhiki est froid et comme c'est son récit il en sera de même" mais le fait est qu'il y a zéros détails ou précisions sur l'environnement, les persos,... Au final je vois un peu cette fic comme un mercredi après-midi grisâtre à Ga-Metru où une équipe de Toa part chercher une bombe l'air penaud, un mec est assommé, une attaque se déclenche, un Toa meurt et on rentre à la maison.

C'est assez visible à la fin surtout où Nidhiki lâche "De toutes façons, pourquoi Lhikan en avait-il eu tant à faire d'une vie sur une centaine ?".
Alors je ne sais pas si il parle des principes de Lhikan en général ou juste sur le Toa mort dans la fic'. Quoiqu'il en soit si c'est le second cas, cela sort un peu de nul part dans le sens où Lhikan sort UNE phrase à ce sujet et là encore, aucun précision sur l'intonation de sa voix, ses émotions. Autant dire que quand j'ai lu la fic pour la première fois, je n'ai rien ressenti de particulier quand Lhikan a dit cela, juste une phrase sans conviction de formalité.
Donc voir Nidhiki revenir là dessus après avoir coupé le récit sur le devenir de la bombe m'a juste fait bizarre.

Donc oui manque de détails, de descriptions, et de caractérisations dans tout les sens selon moi. Je n'ai pas eu de "gros" problèmes avec les Piraka après perso, juste que leur apparition faisait très "sous-Bionicle Legends vol.4".

Et vu que j'ai passé facile 20 à 30+ min sur ce post je crains le pire pour les autres fic qui m'ont l'air plus "robustes" niveau contenu, aïe aïe aïe.
Quoiqu'il en soit merci encore pour les traductions.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Dim 1 Juin 2014 - 18:16

Il m'en reste encore deux validées à traduire, les deux concernant Naho - et oui, du coup, c'est traduit en général la journée où c'est posté, quoique parfois sur deux jours.

Pour ta question sur l'âge de l'auteur, on parle a priori, d'après les informations publiques, de quelqu'un de 12 ans au moment de l'écriture. C'est vrai que ça remet des choses en place.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 2 Juin 2014 - 14:36

Tout de suite avec cet âge là en perspective en effet cela change un peu la donne. Le concept de la bombe en lui même n'était pas mauvais mais vraiment pas exploité hélas. Après il a déjà eu du courage de poster une fic dans un concours qui me semble très régulé.

Concernant Protecteur :

"que mes Grands Épées de Feu"
>que mes Grandes Épées de Feu"

"Maintenant, au moins, nous avons un moyen pour nous reposer."
>En VO le mot utilisé est "moment" et non pas moyen ce qui donne tout de suite plus de sens à la phrase. Faute inattention/de mots similaire je suppose.

"Turaga Dume suggère que les Chasseurs de l'Ombre"
>En VO il utilise le verbe suspecter et non pas suggérer, en soit ce n'est pas une grosse différence mais je me dit que tout de même le sens du verbe est un poil différent dans le contexte. Suggérer fait plus proposition lancée sur le moment tandis que suspecter fait plus quelques chose qui a été réfléchi auparavant. Enfin c'est comme ça que je vois les choses mais en soit pas super important pour le lecteur français je suppose.

"Sachant ce que les Chasseurs de l'Ombre ont fait pour prendre le contrôle par le passé, je ne doute pas que nous en verrons d'autres très bientôt."
>A la première lecture je ne comprenais pas trop qui était ces "autres" puis j'ai fait le lien avec les CdO. En anglais c'est plus clair avec le pronom "them" je suppose.

"Ce sont tous d'excellents guerriers, et ils semblent assez bien aller ensemble."
>"aller assez bien ensemble" peut être plutôt quand à la formulation ? Question de goût je pense.

" Je ne laisserai mes amis tomber à nouveau..."
>"Je ne laisserai pas mes amis tomber à nouveau"

Et d'ailleurs quitte à enchaîner sur la fic en elle même, il fait référence à quoi là ? Le vol de la pierre Makoki par les Piraka ou je confonds avec autre chose/un autre Toa ?

Pour le reste l'emploi du présent au lieu du passé est vraiment troublant je trouve à plusieurs endroits comme genre la description du Toa de Feu, toute au présent. Cela trouble un peu le récit, des fois je m'y suis repris à savoir si on était toujours au même "moment" dans le récit.

La description de Nidhiki au début est un peu "too much" aussi je trouve. Cela est vraiment trop forcé sur le "l'auteur connait bien les évènements Bionicle à venir et va vous le faire savoir de façon rétroactive via un perso". C'est dommage car les deux descriptions juste avant étaient juste ce qu'il fallait d'anecdotique sans trop forcer sur les détails et d'un coup voilà.

Mais mis à part à cela c'est un bon récit je trouve. L'atmosphère ambiante ressort bien et les quelques détails ici et là donnent du charme à l'ensemble. Après en soit le récit n'apporte pas grand chose. Je ne sais pas si cela est dû aux règles/limites du concours mais en soit on n'apprend rien de particulier.
Et d'ailleurs tout comme le récit précédent, on a encore le droit à une description Kanohi/couleur armure qui est un peu déplacée à défaut de trouver un meilleur terme dans le sens où c'est le seul perso à disposer de ce traitement. Est ce là encore lié à une règle en particulier, ou est ce juste les auteurs qui quitte à ce que leur histoire soit canonisée en profite pour caser une description de perso histoire que si moc du perso sus-cité il y a, alors il sera canon par office ? Étrange en tout cas.

Enfin oui, bon début de récit et bonne façon d'aborder les choses quand au contexte (persos/environnement) de l'action mais juste un manque certain de profondeur/d'action. Au final, pour les connaisseurs, il y a juste le passage avec Lhikan sauvé par Dume et le fait que le chroniqueur lui demande d'écrire sa tablette qui soit "nouveau"/original vis à vis du canon ou pas ?

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mer 4 Juin 2014 - 12:31

Hop là Ascension. Sachant qu'après avoir lu ton commentaire j'ai lu la VO en premier puis ta trad' afin de pas louper des éventuelles différences. Mais dans la globalité je pense que l'esprit et le contenu du récit est très bien respecté.

Des petits trucs ici et là néanmoins :

"cinq « égaux »"
>"cinq êtres « égaux »" me semble plus correct/compréhensible en français

"me confiant à la pierre"
>Là encore cela rend bizarre en français, peut être rajouter "à la tablette de pierre" ? Même si je l'admet le sens change un peu.

"esclavagiste."
>J'ai un peu de mal avec le terme, d'après le dico c'est plus être partisan de l'esclavagisme que forcément posséder des esclaves non ? Vu comment Zaktan vois les autres, je ne sais pas j'aurais clairement vu plus "maître d’esclaves" qui donne tout de suite plus le ton et le contraste avec un esclave.

"suant des clochards et des Rahi souterrains dégoûtants"
>"suant de clochards et de Rahi" ? Je ne sais pas, la première fois quand j'ai lu j'ai eu l'impression que c'est Zaktan qui les suait ce qui n'est pas l'idée. Le terme suintant conviendrait peut être mieux ? Je ne sais pas trop honnêtement.

"Tu as bien exécuter"
>"executé"

"ne plus être nécessaire"
>nécessaires

"il avait toujours adoré envoyé"
>envoyer

"objets plutôt préciaux"
>précieux

"Et nous combattâmes"
>combattîmes

"je revenai avec une bien meilleure humeur."
>revins

"d'entre eux ne puisse protester, je partai,"
>je partis

"Derrière la ligne de front, la tribu attaquant avait des canons lanceurs de flamme, qui perçaient le ciel vers la forteresse, qui brûlait rapidement."
>Derrière la ligne de front, la tribu attaquante avait des canons lanceurs de flammes qui perçaient le ciel vers la forteresse, et brûlaient rapidement.

"Min ancien chef de tribu"
>Mon

"pu vous téléporté ici."
>teleporter

"et je cupai le premier"
>je coupai

"harceler les forces ennemis"
>forces ennemies

"retournés contre eux"
>retourné

"fondre des bouts des meurs."
>murs

"Vezok fit avancer son Tahtorak fonçant dans le mur et en détruisant une grande section, ainsi qu'une partie de la ville à l'intérieur des murs, rugissant d'un rire maniaque tout du long."
>Vezok fit avancer son Tahtorak, fonçant dans le mur en en détruisant une grande section ainsi qu'une partie de la ville à l'intérieur des murs, tout en rugissant d'un rire maniaque tout du long.
Je pense que c'est un peu mieux, pas entièrement sûr de tout les points après.

"Masque de Vie n'a pas encore réussi"
>"pas encore abouti" me semble plus correct.


Pour ce qui est du récit en lui même, forcément tout de suite ça change. Pas spécialement fan des Piraka de base mais je pense qu'il a assez bien cerné leur caractère (peut être même un poil trop de violence/morts pour le coup, comparé à ce qui se fait habituellement dans Bionicle, mais je pourrais être en tort à ce sujet).
Pas mal de péripéties racontées avec le niveau suffisant de détails aussi ce qui change des "récits à un évènement et fin" pour un ensemble qui reste cohérent globalement. J'aurais peut être aimé voir un peu plus du changement de caractère/de la montée personnelle de Zaktan au fur et à mesure. C'est notable ici et là au cours du récit mais au final le groupe/le contexte reprends souvent un peu le dessus je trouve. Ce qui là encore est normal en soit et je doute que faire différemment aurait été spécialement mieux.
Quelques petits détails à la fin sympa comme l'histoire des lanceurs ou encore les plans des Nektann. Enfin oui vraiment un bon récit, prenant des éléments du passés déjà connus, en amenant d'autres de nouveaux tout en restant cohérent et en explorant un peu plus ces personnages. Vraiment sympa et plus proche de que je pouvais attendre d'une telle compétition.

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 6 Juin 2014 - 16:08

Enfin, la Voie du Mentor avec d'abord ce que j'ai remarqué dans la traduction :

"Cependant, ily avait un problème"
>y avait

"ses convictiones"
>convictions

"la frustraction"
>frustration

"Le ton de mon nouvel élève était aussi que détaché."
>ferme que détaché, d'après la VO

"Avec tout le respect que je te dois, Ihu"
>Si c'est son eleve, ne devrait il pas le vouvoyer ? Après c'est vrai que Ihu dis qu'il n'est pas son "maître" mais il n'en reste pas moins son supérieur quand à l'âge et l'expérience. Après il est vrai que Nuju a l'air assez brut dans sa façon de s'exprimer donc peut être fait il fi de ces règles de politesse.

"je ne préoccupai pas de ce qu'ils disaient."
>je ne me préoccupai

"Je tenais dans le vestibule d'une des Tours de la Réflexion du Metru"
>je demeurais

"pas assez convainquants"
>convaincants, me semble être l'ortographe adapté dans cette phrase.

"que je guidais mon pupile"
>le mot pupile n'existe visiblement pas en français. Pourquoi ne pas avoir traduit par élève tout simplement ou apprenti à la limite. Tu utilises le terme encore 2-3 fois après même si je ne l'ai pas relevé dans cette liste.

"Crier dans les couleurs"
>dans les couloirs

"ils arrêtront quelqu'un ne serait-ce que pour faire le plus petit des bruits."
>ils arrêteront quelqu'un /ne serait ce que si il ne faisait le plus petit des bruits
ou >ils arrêteront quelqu'un pour n'avoir fait que le plus petit des bruits

"Je me détournai et ne regardai pas alors que Nuju quittai l'observatoire"
>quitta

"La nouvelle s'était évidemment répandu"
>répandue

"La prochaine, je t'emmenerai"
>La prochaine fois, je t’emmènerai

"et tu as fini appris ce que je tentai"
>finalement appris

"Depuis combien ne nous sommes-nous pas vu ? "
>Depuis combien de temps

"plein de conversations"
>plein milieu de conversation, j'ai des doutes aussi pour le pluriel de "conversation".

"Implication : Elles ont été stockées ailleurs."
>Je pense pas que la majuscule est nécessaire à "Elles" ici étant donné que "elles ont été stockées ailleurs" n'est pas véritablement une citation qui engendrait l'emploi d'une majuscule après un ":".

"Un groupe d'Archivistes veut me veut comme orateur"
>Un groupe d'Archivistes me veut"

"Un jour, je suis sûr que l'importance du futur et de nos recherches deviendront célèbres chez eux."
>Un jour, je ferais en sorte que l'importance du futur et de nos recherches deviennent célèbres chez eux.
Après vérification sur la VO, Nuju est le sujet principal contrairement à ta version où il est détaché du reste de la phrase, ce qui engendre un sens différent.

"Étant un Ko-Matoran, je pensai qu'enregistrer"
>je pense, là encore le présent est utilisé dans la VO

"C'est une méthode rapidement et simple"
>méthode rapide et simple

"pour que collègues"
>pour que mes collègues

"une petite section d'un travial"
>d'un travail

--------------------------

Quand à la fic, je pense qu'elle répond assez bien à mes "attentes" dans le sens où on a des clins d’œil/détails qui se font somme toute discrets ou justifiés par rapport au reste de l'histoire. On a assez de description pour vraiment s'empreindre du lieu et des personnages ainsi que de leur rapports. Je pense d'ailleurs que le rapport entre Nuju et Ihu est assez intéressant en soit (au niveau du canon, et pas uniquement de la fic) et reste une partie qui mérite d'être racontée.
Après étrangement cela est aussi un problème dans le sens où la fic reste très en lieu clos. Alors certes on a l'évènement avec les Vahki (pas bien pigé ce qu'avais fait Nuju d'ailleurs. Il a crié dans les couloirs ? D'accord mais pour quelles raisons ? A force d'avoir une opinion contraire à Ihu ? Bref, bizarre) et la visite à Ga-Metru mais cela reste écrasé vis à vis de l'environnement sobre et impersonnel de Ko-Metru. Et forcément comme on reste dans ce lieu avec juste deux personnages principaux, cela devient vite assez long j'ai trouvé contrairement à la fic précédente qui avait logiquement la "chance" d'avoir un groupe de personnages dans lequel piocher plus vaste.
Donc oui pour une fois, je n'aurais pas été contre un récit peut être plus court, mais peut être que tout comme la relation entre Nuju et Ihu, la nouvelle avait besoin de temps pour vraiment s'installer et évoluer.

Je parlais plus haut des Vahki et je dois avouer que j'ai bien aimé les petites infos ici et là, pour ces personnages qui sont souvent à tort ou raison, simplement relégués au statut de gardes sans avoir le droit à une description plus approfondie sur leur pouvoir ou apparence.

Aussi pour les experts de la storyline, quelques questions :

"Si je l'étais, je serais allé aux écoles de Ga-Metru."
S'agit il d'une expression ou est ce que cela voudrait dire que tout les Matoran quelque soit leur Koro peuvent/vont eux écoles de Ga-Metru ? Il est vrai que dans ma tête, les Matoran restaient dans leur Koro et faisait uniquement des travaux correspondant à ce lieu et donc dans l'idée seules des Ga-Matoran allaient dans ces écoles pour apprendre puis par la suite enseigner.

Et aussi car c'est tout de même important et je n'avais jamais vraiment réfléchi à la chose mais comment marche tout ce principe de prophéties/d’étoiles vis à vis au final de Mata Nui. Je veux dire ils sont dans un robot donc en soit les étoiles sont gérées par des "machines" et des mécanismes internes, non ? Donc si prophéties il y a, cela voudrait dire que les personnes chargées du mouvement des étoiles, envoient consciemment des messages sur l'avenir des Matoran pour être ensuite lu par ces derniers ?
Tout le concept de lire l'avenir via le mouvement des étoiles me laisse un peu pantois et je sais que c'est sûrement lié à des "sciences" au sein de notre propre monde mais j'ai juste un peu de mal à comprendre tout ce concept. Car vu le nombre de Ko-Matoran, ils doivent en lire un bon nombre de choses dans les étoiles.

"Nuju avait sculpté environ quarante-cinq pages de notes.
Cela doit être lourd et encombrant à transporter non ? A moins que j'ai loupé un objet Matoran qui miniaturisait les tablettes ou alors il écrit vraiment petit mais ça sent un peu la galère pour sculpter d'une telle façon.

Enfin voilà, d'ailleurs je n'ai pas relu les premières fics traduites (et en fait je pourrais même aller vérifier en un click) mais on en a pas eu une autre avec Nuju et Ihu ? A moins qu'elle ne parlait de Nuju et Ehrye ? En tout cas sympa, mais un poil longuette peu être pour conclure (enfin !).

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 6 Juin 2014 - 17:46

Bon, changements effectués. Par contre :
Citation :
"Derrière la ligne de front, la tribu attaquant avait des canons lanceurs de flamme, qui perçaient le ciel vers la forteresse, qui brûlait rapidement."
>Derrière la ligne de front, la tribu attaquante avait des canons lanceurs de flammes qui perçaient le ciel vers la forteresse, et brûlaient rapidement.
Non pour le changement d'accord du dernier verbe. C'est la forteresse qui brûle rapidement.

Citation :
tout en rugissant d'un rire maniaque tout du long.
Pas changer pour cette partie-là, trop lourd à mon sens et « tout en » et « tout du long » me semblent redondants.

Citation :
"Je me détournai et ne regardai pas alors que Nuju quittai l'observatoire"
>quitta
Actuellement, « quittait » :p

Citation :
"Implication : Elles ont été stockées ailleurs."
>Je pense pas que la majuscule est nécessaire à "Elles" ici étant donné que "elles ont été stockées ailleurs" n'est pas véritablement une citation qui engendrait l'emploi d'une majuscule après un ":".
Copié de la VO.

Citation :
"que je guidais mon pupile"
>le mot pupile n'existe visiblement pas en français. Pourquoi ne pas avoir traduit par élève tout simplement ou apprenti à la limite. Tu utilises le terme encore 2-3 fois après même si je ne l'ai pas relevé dans cette liste.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais persuadé que pupille ne prenait qu'un seul « l ». C'est corrigé, du coup.




Concernant les questions :
Dans Protecteur, Lhikan me semble bien faire référence à son équipe massacrée par les Frostelus. C'est sensé être quelque chose de plutôt important pour lui, donc ça me semble faire sens qu'il l'évoque.

Dans La Voie du Mentor, la VO ne cite que crier dans les couloirs pour se plaindre d'Ihu. J'ai utilisé le tutoiement entre Ihu et Nuju parce que le vouvoiement me semblait très étrange sur certaines phrases.

Citation :
"Si je l'étais, je serais allé aux écoles de Ga-Metru."
S'agit il d'une expression ou est ce que cela voudrait dire que tout les Matoran quelque soit leur Koro peuvent/vont eux écoles de Ga-Metru ? Il est vrai que dans ma tête, les Matoran restaient dans leur Koro et faisait uniquement des travaux correspondant à ce lieu et donc dans l'idée seules des Ga-Matoran allaient dans ces écoles pour apprendre puis par la suite enseigner.
Seulement des Ko-Matoran, lors d'échanges.

Citation :
Et aussi car c'est tout de même important et je n'avais jamais vraiment réfléchi à la chose mais comment marche tout ce principe de prophéties/d’étoiles vis à vis au final de Mata Nui. Je veux dire ils sont dans un robot donc en soit les étoiles sont gérées par des "machines" et des mécanismes internes, non ? Donc si prophéties il y a, cela voudrait dire que les personnes chargées du mouvement des étoiles, envoient consciemment des messages sur l'avenir des Matoran pour être ensuite lu par ces derniers ?
C'est Mata Nui qui a le contrôle des étoiles vues depuis l'intérieur de son corps. Comme l'a montré Teridax en les réarrangeant en Kraahkan. Ou Mata Nui en modifiant les étoiles pour les Toa Metru.

Citation :
Cela doit être lourd et encombrant à transporter non ? A moins que j'ai loupé un objet Matoran qui miniaturisait les tablettes ou alors il écrit vraiment petit mais ça sent un peu la galère pour sculpter d'une telle façon.
Honnêtement, aucune réponse à donner à ça. La gestion des objets dans BIONICLE a toujours un peu tenu de la magie, avec des outils qui apparaissent et disparaissent selon les besoins de l'histoire.

Citation :
Enfin voilà, d'ailleurs je n'ai pas relu les premières fics traduites (et en fait je pourrais même aller vérifier en un click) mais on en a pas eu une autre avec Nuju et Ihu ? A moins qu'elle ne parlait de Nuju et Ehrye ? En tout cas sympa, mais un poil longuette peu être pour conclure (enfin !).
Réflexions.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 28 Juil 2014 - 9:36

Bon, j'ai bien traîné et il y a quelques autres ajouts à la liste des traductions que je dois faire si je veux me tenir à ce que j'ai prévu. Pour déblayer un peu la liste, je me suis occupé de la plus courte - et pas la meilleure, loin s'en faut, à mon avis.




Cette fiction est l'œuvre de Dual Cee, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Croyance
par Dual Cee

Normalement je n'écris pas, mais pour ça, je souhaite faire une exception. Ceci est un rapport sur le jour où j'ai appris que les trois vertus existaient vraiment.

Il y a quelques années, je suis allé en mission pour amener une Toa du Psychisme folle au Puits pour avoir assassiner quelques Matoran.

Ce n'était pas un travail très spécial, la Toa avait déjà été maîtrisée par un membre de l'Ordre, donc la seule chose que j'avais à faire était la récupérer. Mais lorsque je suis arrivé, tout avait dégénéré.

La Toa se tenait au milieu du village, tenant une espèce de pierre, et tout autour d'elle gisaient des Matoran, ainsi que le corps de mon confrère membre de l'Ordre.

Dès qu'elle me remarqua, je senti mon esprit être mis en pièces. Normalement, un membre de l'Ordre serait protégé contre de telles attaques, mais cette Toa était beaucoup plus forte que n'importe laquelle des siennes que je n'avais jamais vu auparavant.

Elle brisa mon bouclier mental et je me senti m'évanouir. J'avais complètement perdu le sens du temps et de l'espace, et lorsque je me suis réveillé, j'ai vu la Toa se tenant devant moi.

Elle parla :

« J'ai vu des choses intéressantes dans ton esprit, Botar. Maintenant je sais tout de ton Organisation, son but, son emplacement secret, et même son chef. Je vendrai probablement cette information au plus offrant, ou garderait cette information pour renverser cette Toa Helryx et prendre le contrôle de l'univers. Rien ne peut m'arrêter maintenant ! »

Derrière elle, je vis les Matoran s'éveiller, ils auraient juste pu s'enfuir à un Koro proche et continuer leurs vies. Mais ils ne s'enfuirent pas. À la place, je vis dans leurs yeux qu'ils étaient préparés à faire n'importe quoi pour sauver les deux Matoran qui se trouvaient près de moi.

Certains d'entre eux fusionnèrent même leurs corps et esprits et devinrent quelque chose que j'avais jamais vu auparavant, d'autres attrapèrent des outils et se préparèrent à attaquer la Toa.

C'était de la folie pure, un village entier était en train de risquer sa vie pour sauver deux petits Matoran et j'étais incapable de faire quoi que ce soit.

La Toa, qui avait complètement perdu sa santé mentale, observa les Matoran et les frappa avec une puissante attaque mentale mais même cela ne pouvait arrêter ceux qui n'étaient motivés que par l'unité.

Mon allié de l'Ordre s'éveilla également, et il était prêt à se venger, alors qu'il marchait vers elle et tentait de la mettre à bas avec son épée.

Mais juste alors que son épée était sur le point de la frapper, elle disparut, et puisque je connaissais la téléportation, je regardai rapidement aux alentours pour la trouver. Un Matoran me devança et cria :

« Elle est là ! »

Il était trop tard, elle avait déjà invoqué une rafale incroyablement puissante d'énergie psychique brute, et lorsqu'elle la libéra tout le monde sauf moi commença à tomber au sol comme des poupées, et les Matoran se séparèrent.

Elle continua à utiliser son pouvoir, déterminée à tous les tuer, en commençant par mon allié.

Je ne pouvais pas permettre cela d'arriver, c'est mon devoir de protéger... oui mon devoir. Et en pensant à cette vertu, je me relevai et préparai mon pouvoir pour la téléporter à un endroit où elle ne pourrait blesser personne.

J'avançai vers elle et attrapai la Toa folle, mais avant que je ne puisse me téléporter, elle me repoussa.

Ses yeux remarquèrent un vaisseau à l'horizon et elle commença à utiliser son Kualsi pour l'atteindre.

Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, mon allié se releva en disant : « Toa folle, c'est la fin ! », et il enfonça son épée dans son corps, exactement au moment où elle se téléportait.

La partie supérieure de son corps s'était téléportée avec succès jusqu'au bateau mais le reste resta en place. Elle était morte, c'était sûr.

Soudainement mon allié s'étrangla et tomba dans mes bras puis dit :

« Ne t'inquiète pas mon ami, c'est ma destinée de mourir ici. » Ce furent ces derniers mots.

Sa lumière de cœur arrêta de briller et il mourut. Je le téléportai à Daxia et rapportai ce qui s'était passé. Les esprits terrorisés des Matoran ne se rappeleraient de rien, mais ils vivraient.

La pierre était perdu à jamais, disparaissant avec le vaisseau derrière l'horizon.

Et moi, je retournai à mon travail avec encore plus d'amour pour lui qu'auparavant. Car à partir de ce moment je savais que les choses pour lesquelles nous nous battons existent vraiment. Unité. Devoir. Destinée.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 28 Juil 2014 - 14:38

L'âge de l'auteur change beaucoup la donne, oui.

Pour ce qui est de la trop forte abondance de violence que tu soulignes Loserkiller, j'ai envie de dire qu'on suit les Piraka, qu'on est dans une mine esclavagiste et ensuite sur Zakaz, et surtout qu'on est dans l'univers BIONICLE = P
Après, bien sur, on a jamais eu tant de violence, mais parce que des sources officiels n'ont jamais traité de tel sujet/événements, pour le coup.

Pour Protecteur, c'est très sympathique. Je croyais que cette forme purement « Journal Intime » allait donner quelque chose de franchement chiant et sous exploité, mais en fait nan, ça va. La psychologie de Lhikan est bien travaillée. J'apprécie bien le style de l'écrit du gars, tout comme certains raccourcis entre le canon, le théoriquement canon et les choix personnels. De plus, je crois bien avoir lu qu'il y avait deux Toa du Feu dans les Toa Mangaï, dans BL 4 ou autre part... Le fait que l'équipe qui est enfermé en premier le Dragon de Kanohi soit celle de Dume... Pourquoi pas après tout, mais j'aime moyen. Les informations que donne Lhikan sur Naho et Tuyet m'étonnent un peu et me plaisent pas à 100 %, mais là encore, pourquoi pas.

Pour ce qui est de Croyance, même tonneau que Dommage Collatéral. Je n'ai pas aimé, mais je salue par contre le geste pour la réflexion sur les Trois Vertus ici. Mais le reste... Heureusement que je savais qu'elle portait sur Botar, sinon je ne l'aurais jamais deviné : on tord même pas l'identité du personnage là, on la supprime complètement pour faire un écrit dessus... Et c'est ça ainsi que la platitude de la chose qui m'a vraiment déplu. Et pour le coup d'épingler la moitié d'une personne en pleine téléportation, je ne ferais pas de commentaire.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 11 Aoû 2014 - 6:39

Merci pour la traduction, désolé d'y répondre un peu en retard. Quoiqu'il en soit :

"siennes que j'ai vu auparavant"
>que j'avais vu

"j'avais jamais vu auparavant"
>je n'avais jamais...

"elle disparut, et puisque je connaissai la téléportation, je regardai rapidement"
>je connus la téléportation (passé simple)/je connaissais (imparfait). "Je regardai rapidement" sonne assez mal je trouve mais est correct au niveau du temps employé donc je ne sais pas trop quoi en dire.

"une rafale incroyablement puissant"
>puissante

"et les Matoran se séparèrent."
>Je trouve la phrase un peu longuette et la répétition du "et" assez mal venue. J'aurais finit la phrase comme cela quitte à ne pas être 100% fidèle : "...comme des poupées, les Matoran se séparant sous le choc."

Pour la fic en elle même, je dois avouer que je l'ai trouvé plaisante. Je ne sais pas, peut être le fait qu'on soit en face d'une Toa du Psychisme, qui plus est aux ambitions peu recommandables ce qui change un peu des Toa habituels (et d'une énième histoire sur aigri-Nidhiki). Je pouvais aussi assez bien imaginé la scène dans un petit village malgré le manque cruel de détails par contre. Enfin la fusion entre les Matoran qui est assez peu exploitée d'habitude était une bonne idée même si là encore pas plus poussée que ça. Mais rien que sa présence était assez plaisante et surprenante si je puis dire.
Donc étrangement je suis assez positif sur la fic ? Bizarre étant donné qu'elle possède au final peu de détails ce que je critiquais sur d'autres écrits et que comme la dit Geek, Botar n'est pas du tout personnifié. Après il faut dire que pour ce qui est de Botar, j'en suis toujours resté à son design/set que je trouvais déjà peu charismatique et donc dans mon inconscient Botar reste un type sans charisme/personnalité. Peut être pour ça qu'au final cela ne m'a pas plus choqué qu'il n'ait pas plus de caractère même si je suis sûr qu'il est un peu plus profond que ça dans le canon officiel.
Après quand aux notions d'Unité, Devoir et Destinée, pourquoi pas. Je ne les ai pas trouvés plus exploitées que cela et je n'ai pas l'impression que cela changeait beaucoup de chose au récit en lui même mais ce n'est peut être que moi. Le coup de la décapitation m'a aussi un peu surpris, étant assez violent et sortant de nul part, bien que cela me fasse ni chaud ni froid.
Ah et sinon "Les esprits terrorisés des Matoran ne se rappeleraient de rien, mais ils vivraient." veut dire que Botar possède un pouvoir pour leur effacer la mémoire (du fait du rôle de l'Ordre dans la mission) ou est ce dû aux attaques psychiques de la Toa ? Toa d'ailleurs connue dans le canon ou inventée ?

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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Lun 11 Aoû 2014 - 18:12

Pour info, si certains passages sonnent bizarres, c'est aussi parce que l'anglais n'est pas la langue maternelle de l'auteur (Dual Cee est belge) ; je n'ai donc pas fait spécialement d'effort pour rendre les passages sonnant bizarres en anglais moins bizarres en français, vu que ça fait partie de l'expérience de lecture en VO également.

Pour ta question, Botar n'a aucun pouvoir connu lié à la mémoire, ma compréhension est simplement que Botar estime que les Matoran ne se souviendront de rien à cause du traumatisme de s'être faits attaqués par une Toa, de la mort de certains des leurs, etc...

La Toa n'est pas connue en tant que telle, il est juste connu que d'autres Toa ont possédé la Pierre Nui avant Tuyet.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mer 24 Déc 2014 - 18:53

Cette fiction est l'œuvre de ZippyWharrgarbl, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Turaga Inconnu
par ZippyWharrgarbl

Ça va faire un moment depuis la dernière fois que j'ai écrit ici, mais j'ai le sentiment que les événements récents doivent être compilés. Cette fois, cependant, je ne le graverai pas pour que le public le voit demain, lorsque les courriers répandront la nouvelle dans chaque maison de Metru Nui.

Je m'appelle Kodan, et j'ai découvert quelque chose de terrible.

Je suppose que la personne qui lit ceci est familière avec Turaga Dume, le Turaga de Metru Nui. On le voit régulièrement s'adresser aux Matoran ou bien dans le Colisée ou sur les grands écrans installés dans la cité. Je ne suis pas sûr que quelqu'un l'ait remarqué, mais il semble éviter les rencontres publiques avec seulement une personne ou demandant trop de conversation familière. Il appelle rarement les Toa en personne ces derniers temps, et moi encore moins. Au début, j'ai supposé que c'était juste une humeur passagère du Turaga ; il agit rarement de cette façon, mais quelle autre raison pourrait-il avoir pour un comportement aussi étrange ?

Ensuite, il y eut les histoires. Je les ignorais au début, pensant qu'elles avaient été fabriquées par des Matoran paranoïaques qui se déplaçaient de nuit dans les rues. Mais elles persistèrent, et de plus en plus de Matoran venaient voir les Toa et moi-même avec des histoires d'êtres à l'air sinistre se montrant à la tombée de la nuit. Vu la persistance des rapports de ces rencontres, je les rapportais avec hésitance à Turaga Dume, qui m'envoya une réponse sous la forme d'une lettre, expliquant que j'étais censé rapporter les nouvelles, pas les jeux de lumière, et que j'avais l'interdiction d'imprimer ces rapports. Cependant, peu importait ce que je disais au nombre de témoins grandissant, ils continuaient à insister.

J'ai convaincu Toa Naho de m'accompagner une nuit, pour chercher les ombres mystérieuses. Nous avons patrouillé durant la majorité de la nuit, et juste avant que la lumière du jour ne se lève au-dessus de notre belle cité, nous l'avons vu. Une grande créature presque invisible avec de grandes griffes brillant dans la lumière du fin rayon de soleil matinal qui passait miraculeusement par là. Toa Naho s'avança, sa rapière1 en main et prête à frapper au plus petit mouvement. Mais, comme par magie, la bête avait disparu lorsque la lumière du soleil permit à nouveau de voir. Le soleil se levait derrière nous, et Toa Naho lançait des regards mal à l'aise vers les ombres de plus en plus petites dans la rue, l'arme toujours levée et prête. Après environ une minute, elle rengaina sa lame, l'air vaguement inquiet.

Je me demande si je devrais regretter de m'être porté volontaire pour rapporter la nouvelle, mais je n'ai pas le sentiment que c'était quelque chose que j'aurais dû laisser à quelqu'un d'autre. J'étais, après tout, celui chargé de rapporter tout ce qui se passait dans la cité. Donc, pour une fois, j'étais le courrier au lieu du Chroniqueur.

Je verrais quelque chose de terrifiant ce matin-là, mais je ne le savais pas, alors que je courrais avec les rayons de soleil vers la silhouette impressionnante du Colisée sur l'horizon, priant pour que cette chose ne soit pas en train de rôder dans les allées ou me poursuivre dans les ombres. J'atteignais les portes et remerciait le Grand Esprit entre deux souffles d'épuisement et de soulagement. Je montais les marches de pierre, marchait dans les couloirs silencieux, et vit la porte du Turaga entrouverte.

Je n'aurais pas dû regarder.

J'ai vu… J'ai vu quelque chose de terrible. Des ombres s'accrochaient aux murs, au plafond, au sol, et tournaient autour du Turaga lui-même. Mais ce n'était pas le Turaga, pas le Turaga que nous respections et en lequel nous avions confiance. C'était un monstre, une créature dérangée qui portait le déguisement du Turaga de Metru Nui. Il ressemblait au Turaga, et pourtant ce n'était pas lui, il ne pouvait pas l'être, il était trop corrompu en son âme.

Cette image de la bête en habit de Turaga disparut en un instant, et soudain la pièce était dorée, illuminée par le levée du soleil filtré par les rideaux épais, flottant légérement dans la brise du matin. Turaga Dume se détourna du miroir et me sourit. Ce n'était pas un sourire aimable.

« Eh bien, eh bien, Kodan », réprimanda-t-il, toujours avec un regard malade et mauvais. « Je t'ai dit que je n'acceptais plus les... visites. »

Ma lumière de cœur clignotait erratiquement, et je tentai de la couvrir avec une main et de feindre que mon horreur pure n'était que de la fatigue. « Ah, mes excuses, Turaga. Je ne souhtais pas manquer de respect. Toa Naho et moi avons décidé de chercher cette créature la nuit dernière, voyez-vous, pour mettre fin à ces rumeurs - »

« Et je suis sûr que vous avez découvert que ce n'était que des histoires idiotes ? »

« Plutôt le contraire, Turaga. Nous avons vu la bête, elle était exactement comme les Matoran la décrivait - »

Le Turaga leva une main pour me faire taire. « Oh. Donc vous inventez des histoires aussi ? »

« Non, Turaga ! Nous l'avons vu ! »

« Est-ce que ça ne serait pas encore plus un problème si tu répandais encore plus de ces... mensonges ? Les pauvres Matoran pourrait te croire, et ça ne ferait rien d'autre que causer une panique inutile. »

Ça me fait mal ne serait-ce que de penser à ce qui est arrivé après, même aussi brièvement que pour l'écrire pour ce journal. C'était une scène qui allait indubitablement hanter mes cauchemars pour le reste de ma courte vie. C'était terrifiant, c'était horrible à voir, et je ne pouvais me protéger de ce qui allait arriver. J'avais le sentiment que j'étais maudit alors que le monstre se penchait sur moi, sa sale mâchoire à seulement une main de mon masque. Je tombais au sol et plaçait mes bras sur ma tête dans une tentative désespérée de me protéger, mais je pouvais sentir la respiration de la bête, chaude et putride, sur mon cou. Je ne pouvais pas regarder à nouveau le visage tâcheté de rouille qui me regardait avec des fentes écarlates brûlantes et ressemblait presque à un Rahi mais pas un Rahi, c'était trop intriguant, trop... trop...

« Turaga ? »

J'ouvrais mes yeux et vit Toa Naho me regardant, inquiète. Le Turaga était agenouillé à mes côtés comme si je m'étais évanoui. Le Turaga dit ensuite à Toa Naho que je devrais peut-être prendre un jour de vacances loin de mes devoirs habituels, et, peut-être, la suivre pour fermer une porte maritime. Ça n'allait pas être excitant, mais ça me donnerait une raison pour avoir une pause bien gagnée. Je tentais d'objecter, mais malheureusement, ni le Turaga ni Toa Naho n'acceptèrent la moindre objection. Je partis donc avec Toa Naho, et elle me permit de m'arrêter à ma hutte avant notre départ avec un autre Toa.

Je sais que nous ne reviendrons pas de ce voyage. Je sais que Turaga Dume - ou qui que ce soit qui a pris sa place - sait que j'ai appris son secret. Et je sais qu'il continuera ce qu'il a prévu, à moins que quelqu'un ne l'arrête.

Je n'ai rien dit de tout ça à Naho. Avec de la chance, si je ne le dis à personne, je serais le seul à être éliminé. Je doute qu'elle me croirait si je lui racontai, de toutes façons ; le plus probable serait qu'elle me dise que c'était dû à mon évanouissement, ou à cause d'une nuit sans sommeil. Je laisserai donc mon journal, caché du Turaga imposteur et cette bête à griffe porteuse de Kanoka qui arpente nos rues. Je le placerai quelque part où seul un vrai résident de Metru au cœur pur pourra le trouver, et prierait pour qu'il puisse arrêter le mal que ces monstres prévoyaient de répandre.

~~~

1 : Ce n'est pas l'arme confirmée de Toa Naho, simplement de la licence artistique de la part de l'auteur. Son Outil Toa est à l'heure actuelle non-confirmé.


Dernière édition par maxim21 le Mar 6 Jan 2015 - 8:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Mer 24 Déc 2014 - 18:54

Cette fiction est l'œuvre d'Emissary, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Le Premier Chasseur
par Emissary

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours vécu sur ma ruse et mes armes. Je suis un de ces êtres qui, au lieu de permettre à l'univers de jouer avec les circonstances comme il lui plaît, préfère tirer les cartes quand son propre destin est concerné.

Et pour l'univers, je me moque de la notion de « destinée ». Je ne crois pas que chaque être dans ce monde n'a qu'un but dans sa vie, ni qu'il y a une sorte de pouvoir divin qui nous surveille, nous juge, et décide tout pour nous, complétement contre nos volontés.

Pour faire simple, je ne crois pas en la métaphysique. Si ça ne peut pas m'être prouvé scientifiquement, mis devant mes yeux, être tenu dans mes mains, ça n'existe pas pour moi.

Mais même moi doit admettre qu'il n'y a pas d'explications logiques pour tout. J'ai vu trop de phénomènes étonnants et étranges pour croire le contraire. Il y a des objets, des créatures, et des événements tellement impossible, existant quelque part dans le monde, qui défie toutes les lois de la nature.

Où est-ce que je veux en venir, vous demandez-vous peut-être. Quel rapport y a-t-il entre les lois des invraisemblances et l'histoire que je suis sur le point de raconter ?

Parce que je suis, moi-même, une invraisemblance. Un être modeste d'une terre désolée devenant un des chasseurs de prime les plus craints de l'univers ? Quelles sont les chances ?

Je suis connu de tous comme le premier vrai Chasseur de l'Ombre, un des membres fondateurs de l'organisation. Je suis le lieutenant de confiance du Ténébreux, et son ennemi le plus rusé. Je suis un soldat pour les criminels les plus dépravés et les gardiens de l'ordre de l'univers les plus fanatiques.

Je ne suis pas un sauveur. Mais je suis pas non plus un monstre.

Je ne suis pas un héros. Ni un méchant.

Je ne suis rien de toutes ces choses, et pourtant je suis aussi tout cela

Pour faire court, je suis Ancien.

~~~

Je viens d'un royaume de glace et d'ombre, où seuls les plus forts survivent jusqu'à l'aube suivante. C'était une terre à la météo difficile, et aux gens encore plus difficiles, un de ces endroits où tout semblait vouloir votre mort.

En fait, s'il n'y avait pas eu les lois draconiennes mises en place par nos dirigeants, la guerre civile aurait commencé beaucoup plus tôt. Et même avec ça, ça n'arrêtait pas les conflits à la fin de la journée, donc je suppose que ça dépend de votre point de vue.

De mon point de vue, l'ancien gouvernement était à la fois un garde-fou et un instigateur de la guerre civile. Les règles oppressives appliquées à la vie quotidienne ne faisaient rien pour arrêter le crime. Elles ne faisaient que le pousser de plus en plus loin, ne faisant que l'empirer et grandir. Ça n'arrêtait pas les bandits et les seigneurs de guerre, ça leur donnait juste l'occasion de faire des plans et se vanter.

Ce ne fut donc pas une grande surprise pour moi quand la guerre finit par éclater, transformer notre société autrefois paisible en un désert ravagé par la guerre et gouverné par l'anarchie. En tant que mercenaire (un des meilleurs de notre île, ajouterai-je), les affaires fleurirent pour moi pendant cette époque, faisant de moi un véritable roi, dans une terre de pauvres et de réfugiés.

Cela dura jusqu'à la fin de la guerre, quand les chefs restants furent tués, et de nombreux soldats commencèrent à se demander pourquoi ils se battaient en premier lieu. Peu m'importait ce qui s'était passé, honnêtement. J'aurais plein de marchés quoi qu'il advienne, et j'étais déjà assez riche pour pouvoir tenir des années si le flot d'employeurs se tarissait.

Un de ces employeurs, qui serait un de mes derniers, vint me voir peu après la fin de la guerre. J'étais dans un des hôpitaux de fortune qui avaient été installés sur l'île, lorsqu'une autre offre me fut proposée.

Mon employeur plein d'espoir était une créature vraiment pitoyable, un être sombre et tordu, qui n'avait pas l'air assez fort ne serait-ce que pour me pousser de la couchette sur laquelle j'étais assis. Il parlait rapidement et calmement, je m'en souviens. Je trouvais ça très ennuyant.

« Mon maître a une offre pleine de promesses pour vous, grand guerrier, » dit l'être, me montrant un grand sac de widgets, une grimace d'auto-satisfaction au visage. « 10 000 widgets contre la tête d'un de ses rivaux. »

« 10 000 widgets, eh ? » Je considérais cela. C'était une bonne quantité de monnaie, assez pour durer des années sans travail.

Cependant, si un mercenaire survivait jusqu'à mon âge, c'était parce qu'il était prudent, et rusé, et pas quelqu'un qui sautait sur la première proposition sans question.

« Je veux des noms » dis-je, me penchant légèrement vers mon employeur, pour que mon ombre tombe directement sur lui, « Qui est ton employeur et qui veut-il mort ? »

Ma petite démonstration de force eut l'effet désiré, et l'être se recroquevilla immédiatement. Ses doigts fins et fuselés se pliaient nerveusement, et il choisissait apparemment les mots qu'il allait prononcer avec prudence.

« Je suis connu sous le nom d'Enregistreur - » commença-t-il, seulement pour que je secoue la main, le coupant.

« Si je voulais l'histoire de ta vie, j'aurais demandé », dis-je, baissant ma voix pour la faire résonner. « Des noms. Maintenant. »

L'Enregistreur hésita pendant un moment des plus brefs, avant de continuer, « Tu dois pourchasser un être connu comme le 'Ténébreux'. C'est un autre seigneur de guerre qui s'est tenu sur le chemin de mon maître depuis trop longtemps. Quant à moi, je suis employé par quelqu'un qui se nomme 'Ténèbres'. »

Je grognai, sans m'embêter à cacher mon dédain pour cet « Enregistreur », « Qu'est-ce que les gens ont contre leurs noms habituels ces temps-ci ? »

L'Enregistreur sembla sentir que c'était le moment de parler, et il répondit, « Je suis d'accord, m- »

« La ferme », lançai-je, détournant mon attention du petit être tordu. Normalement, je n'aurai pas été imprudent au point de quitter du regard un compagnon, mais je ne me sentais pas particulièrement menacé par cet être. Ce n'était pas comme si je pouvais l'écraser en un instant.

Je regardai à nouveau le messager, ma ligne de vision alternant entre son visage et le sac de widgets dans ses mains. J'avais entendu de vagues rumeurs sur ce « Ténébreux » au fil des années, mais rien qui ne m'aiderait à connaître ses mouvements, ses tactiques, ses talents.

De l'autre côté, bien sûr, j'aimais les défis, et cette mission semblait prometteuse.

« Je vais accepter », annonçai-je finalement, me mettant sur pieds et tendant la main, attendant que la monnaie soit mise dans ma paume, « Je m'attends à un payement d'avance, si ça ne vous gêne pas. »

L'Enregistreur exécuta ma demande, lâchant rapidement le sac dans ma paume, avant de trottiner au loin, « Puis-je vous souhaiter une bonne chasse couronnée de succès, mon seigneur. »

Je grognai, empochant l'argent, retenant sérieusement mon envie de frapper ce sycophante de déchet misérable au visage. Au lieu de ça, je me détournai, me dirigeant vers la porte. Alors que j'allais passer le seuil, j'entendis l'être appeler à nouveau.

« Vous avez une certaine réputation », dit l'Enregistreur, « Un guerrier aussi ancien que cette île-même. Le vrai champion de cet endroit maudit. Vous devriez être fier. »

M'arrêtant un moment, je me laissai la liberté de gronder mon mépris envers lui, avant de m'avancer dans l'air froid.

~~~

Il ne me fallut pas longtemps pour trouver ce « Ténébreux ». Pour quelqu'un avec une récompense aussi élevée pour sa tête, il aimait certainement laisser les indices les plus évidents pointant dans sa direction. Demander son chemin à réfugier, pourchasser un Kikanalo, expliquer ses intentions à tous ceux qui voulaient bien écouter. Ou bien ce seigneur de guerre était une espèce d'abruti... Ou bien il me menait dans un piège. Mais même s'il faisait ça, il le faisait très mal, si je pouvais dire qu'il me menait dans un piège.

Bien sûr, j'aurais dû être capable de dire que c'était un piège dès que le messager avait été d'accord pour me donner le payement immédiatement. C'était le signe le plus reconnaissable pour dire que votre employeur tentait de vous doubler, puisque vous n'aurez de toutes façons pas le temps de dépenser l'argent.

Bien sûr, la décision logique aurait été d'arrêter de chercher ma cible, et de partir avec le profit que j'avais déjà fait. Cependant, si quelqu'un me voulait mort, ils n'arrêteraient d'essayer qu'une fois qu'ils auraient réussi, ou qu'ils soient morts.

J'espérais que ça serait la dernière option.

Finalement, après avoir suivi ses indices, je trouvai le Ténébreux au bout de l'île. Il se tenait parfaitement calme au bord d'une falaise abrupte, un endroit caractérisé par ses gigantesques formations glacières qui parsemaient le paysage.

De dos, avec une main tenant nonchalement un long sceptre avec une lame, ce seigneur de guerre ne semblait pas être conscient que sa mort se rapprochait rapidement.

Je vérifiais deux fois le lanceur Rhotuka sur mon bras, mes yeux ne quittant que rarement le personnage en face de moi. J'étais caché derrière une des formations glacières, hors de vue pour n'importe qui pourrait regarder la scène.

Au-dessus de moi, même les cieux noirs semblaient irradier de chaleur, et mon armure semblait trop chaude et poisseuse. Je haussai les épaules, un millier de pensées parcourant mon esprit. Était-ce un piège ? Devais-je seulement faire ça ? Qu'est-ce qui me dérangeait ?

Alors que je quittai lentement ma cachette, un étrange nouveau concept apparut dans ma tête. Ces étranges sentiments ; pouvaient-ils être attribués à la peur ?

Je grognai silencieusement, ne souhaitant pas que des choses aussi triviales m'arrêter. Je tuerai ce seigneur de guerre, je ne mourrais pas, je n'échouerai pas.

En rétrospective, j'ai vraiment honte de mon intrépidité durant cette bataille.

Si je n'avais pas voulu autant engager le Ténébreux, je ne l'aurai pas charger.

Si je ne l'avais pas chargé, il ne m'aurait pas entendu, et ne se serait pas retourné pour révéler ses rayons occulaires, manquant de m'envoyer en enfer.

Si je n'avais pas tourné dans tous les sens comme un danceur, en tirant des Rhotuka aléatoirement, espérant toucher une cible, je ne serais pas resté aussi vulnérable.

Au lieu de ça, dans mon intrépidité, j'ai laissé à mon adversaire une chance de tirer un étranger rayon sur mon bras, enchâssant le lanceur dans une coquille épaisse de protodermis. Dans d'autres circonstances, j'aurais pu récupérer de ce coup humiliant. Mais j'étais tellement pris dans le combat que je tombais au sol de surprise.

Soudain, je vis le sceptre du Ténébreux s'abaisser, prêt à décoller nettement ma tête de mes épaules.

Mais c'est une bataille, n'est-ce pas ? Une longue série de mouvements, de décisions, chacun lié à l'autre dans une danse intriquée.

Pour moi, cette bataille avait commencé par une longue série d'erreurs.

Alors que la lame du Ténébreux s'abaissait, je grognai, levant mon bras emprisonné pour bloquer le coup, avant d'écarter l'arme avec ma main libre. Le sceptre dérapa, laissant mon adversaire vulnérable, et je saisis ma chance, envoyant mes pieds dans son torse.

Alors que le Ténébreux tombait, je me remettai sur pieds, envoyant un autre coup sur le seigneur de guerre avant qu'il ne puisse reprendre ses sens. Malheureusement, mon adversaire fut trop rapide pour cela, et tira une autre série de rayons désintégrateurs sur moi, que je bloquai de justesse avec mon bras enfermé.

Bon point : le protodermis qui enchâssait mon bras fut détruit. Mauvais point : le Ténébreux était à nouveau sur pieds.

Avant que je ne puisse vraiment réaliser ce qui venait de se passer, des lasers mortels sur des lasers mortels furent envoyés vers moi, me forçant à m'abriter derrière un morceau de glace. Mon esprit était déjà au bord de l'explosion, cherchant désespérement un moyen de vaincre, ou même mettre en échec, ce seigneur de guerre.

Je pouvais l'entendre me chercher, ses rayons occulaires oblitérant tout ce qui se trouvait sur son chemin. Mon cœur sombra. Je n'arrivais pas à trouver de moyen pour arrêter cet être. J'étais maudit.

On dit qu'avant que vous mourriez, votre vie repasse devant vos yeux. Ce n'est pas un mensonge. Cependant, on ne vous dit pas les bénéfices que cela peut avoir. Alors que les souvenirs passaient dans mon esprit, je m'arrêtai sur un en particulier, où je combattai un Zyglak enragé, sans rien d'autre qu'une boîte de feux d'artifices Matoran.

Avec une vitesse et une rapidité que j'ignorai avoir, j'arrachai une de mes bottes, qui contenait un petit dispositif de lévitation, activé par la pression. Extrayant la machine, je creusai un petit trou dans le sol, puis l'enterrait dans le sol.

Sans avertissement, le morceau de glace derrière lequel je me cachais avait disparu, remplacé par un spectre ténébreux de mort et de destruction.

« On joue dans la boue ? » renacla le Ténébreux, révélant un sourire véritablement carnivore, ses yeux commençant à briller.

Sans attendre qu'il finisse son coup, je lançai un Rhotuka vers lui, tout en sachant que c'était totalement inutile. Le seigneur de guerre esquiva facilement l'assaut d'un pas de côté, me laissant assez de temps pour me remettre sur pieds, tentant de mettre autant de distance que possible entre nous deux.

Le Ténébreux, de son côté, continuait juste à sourire, visant pour une autre série de rayons occulaires. Le temps ralentit. L'air ressemblait à de l'eau, ralentissant mes mouvements. Le sol sous moi tremblait.

Mon regard se bloqua sur le petit morceau de sol juste devant mon futur assassin. Un pas. Tout ce dont j'avais besoin était un pas.

Le Ténébreux laissa échapper un éclat de rire, comme un Kavinika, fixant son regard fermement sur moi, tentant d'avoir une meilleure vue.

Ses pieds étaient trop près. Je me souviens de ça. Il avança son pied droit -- sur le morceau de terre. Il avança. Il avança vraiment.

Soudain, le Ténébreux fut renversé, sa jambe droite soulevée dans les airs sans avertissement par le dispositif de lévitation. Ses rayons occulaires éclairèrent le ciel, loin de moi. Dans ses yeux, pour la première fois durant notre combat, je vis de la surprise.

Sans attendre, je levais mon lanceur Rhotuka, tirait une roue vers mon adversaire, le frappant directement alors qu'il luttait pour regagner son équilibre. Je le vis s'effondrer sur le sol comme un tas de chiffon, ayant perdu toute coordination physique.

Je me permettais un petit sourire alors que j'avançais vers mon adversaire à terre, me préparant à l'achever une bonne fois pour toute. Un bon coup à la tête devrait faire la tête, pensai-je. Peut-être deux, au maximum.

Me tenant au-dessus du Ténébreux, le poing levé au-dessus de ma tête, Je regardai le seigneur de guerre à terre. Même s'il gisait en tas au sol, les membres dans des angles étranges, ses yeux brûlaient de férocité, comme s'il me défiait de l'achever.

Je ricanai, forçant ces pensées pensées distrayantes à quitter mon esprit. Cet être avait tenté de me tuer, et le détruire rendrait l'univers meilleur (et augmenterait ma durée de vie).

Cependant, ses yeux continuaient à m'énerver. Bien que remplis d'intensité, ils ne semblaient pas effrayer, pas le moins du monde. Ils avaient presque... accepté la mort, avec réticence bien sûr, mais absolument, quoi qu'il en soit. C'était le visage de tous les grands mercenaires qui avaient jamais vécu.

Dans ses yeux, je vis un peu de moi-même.

Lentement, je commençais à reconnaître le potentiel de ce guerrier. Avec son aide, je pourrais devenir encore plus grand que je ne l'étais auparavant. Sous ses ordres, je pourrais surpasser n'importe quel chasseur de prime ayant jamais existé.

Je rabaissais mon poing sur mon flanc, rigolant. « Je ne vais pas te tuer, vieil homme. Pas pour l'instant. »

~~~

Lorsque le Ténébreux s'éveilla, nous deux étions de retour dans l'hôpital. J'étais appuyé contre un mur, observant intenséement le seigneur de guerre allongé sur sa couche, mon lanceur Rhotuka préparé. Je n'allais pas le laisser avoir le dessus sur moi.

À nouveau.

Lentement, chancelant, le guerrier se leva, renversant les draps au sol se faisant. Immédiatement, mon lanceur fut pointé sur sa tête. Le Ténébreux ricana simplement.

« Vos manières ont besoin d'être améliorées, docteur », reprocha-t-il, sans même regarder dans ma direction, « Il me semble que même les seigneurs de guerre meurtriers ont le droit à un peu plus de respect que ça. »

Je souriais, sans changer de position, « Tant que je ne suis pas assuré que vous ne me tuerez pas dès que je tournerai le dos, je garderais l'arme préparée. »

« Votre bras va finir par se fatiguer dans ce cas-là. »

Je laissais échapper un éclat de rire, « Tu as du cran pour quelqu'un qui est du mauvais côté du lanceur. »

Le Ténébreux haussa les épaules, « Le rire est la meilleure médecine, n'est-ce pas ? »

« Peut-être », répondis-je, « Mais tant que tu ris, peut-être que tu pourras aussi répondre à quelques questions, Ténèbres. »

Le seigneur de guerre grimaça, avec un éclat de fierté éclairant ses traits.

« Oh oui », continuai-je, « Je sais que c'était un piège. Il n'y avait pas de cible. Tu voulais juste me voir mort. J'aimerais une explication. »

« Je suis certain que tous ceux qui ont vu la mort aimeraient la même chose, » répondit mon ennemi, « Ont-ils droit à leur vœu ? »

« Assez de blagues ! » rugis-je, soudain ennuyé par les errements de l'être, « Des réponses, vieil homme, maintenant ! »

Le Ténébreux soupira, regardant le mur opposée avec une expression paresseuse de contentement au visage, « Je dois dire, je suis impressionné. Vous avez raison sur tout, sauf un point. »

Lentement, il tourna sa tête vers moi, me faisant à nouveau monter mon lanceur. Cependant, ses yeux ne brillaient pas, et il ne fit aucun mouvement pour m'attaquer. Il me... regarda juste.

« Je ne te veux pas mort », dit le Ténébreux, « J'ai besoin de toi en vie. »

Je me souviens distinctement avoir été trop étonné pour faire une bonne répartie, et mon adversaire saisit cette opportunité pour se mettre sur pieds.

« J'ai cherché un guerrier de ton... talent, depuis quelques temps », continua-t-il. « Un être avec les capacités, l'intelligence, et l'absence de pitié nécessaires pour survivre dans le monde des criminels. Durant des éons, j'ai eu peur d'être le seul être avec ces qualités. »

« La flatterie ne vous mènera nul part », grondai-je.

« Tu ne comprends pas. Je ne cherches pas une âme sœur. J'ai besoin de toi comme... partenaire d'affaires. »

« Partenaire d'affaires ? Pourquoi ? »

Le Ténébreux mit ses mains derrière son dos, penchant légèrement son menton, comme pour se mettre en position dominante.

« Durant des années », expliqua-t-il, « J'ai joué avec l'idée d'une organisation d'être comme nous, dédiés au profit et seulement au profit. Une armée entière de criminels et de mercenaires, sans nation derrière. Et je veux que tu m'aides à créer ça. »

Je rigolai, cachant mon intérêt envers son idée. La notion d'une organisation de chasseurs de prime... c'était certainement une possibilité. La question, cependant : pouvait-ce être profitable ? »

« Pourquoi voudrais-je risquer autant sur une transaction aussi dangereuse ? » demandai-je, « Ici, j'ai la promesse de travail, de richesse, et de sécurité. Pourquoi quitter tout cela pour le rêve d'un seigneur de guerre ? »

Il sourit, « Le rêve ? Ce n'est pas un rêve, mon ami. Cela peut réussir et réussira, mais seulement si les bons esprits sont aux commandes. C'est-à-dire, nous. »

Je considérai ses mots, avant de sourire, « Alors je suppose que je suis plutôt important pour vous, hé ? »

« Pas trop important », contra le Ténébreux. « Mais oui, certainement nécessaire. Et pour les risques financiers, et bien, considères cela comme ta chance de vivre dans le monde réel. On vaut bien plus que ce que cette île peut offrir à nous deux, ne le comprends-tu pas ? Là-bas, nous aurons l'univers entier entre nos mains ! Nous serions des rois ! »

Sa voix grandissait avec une telle intensité que je me retrouvais à être d'accord avec lui. Ses mots tentaient des désirs et des pensées qui avaient rempli ma tête au fil des années. J'avais toujours considéré de quitter cette île, de recommencer ailleurs dans le monde.

« Si je vous rejoignais, je suppose que je serais considéré comme un égal, n'est-ce pas ? »

« Bien sûr. »

« Et les profits acquis seraient partagés également. »

« Je n'aurais pas fait autrement. »

Je souris, « Et je suppose que même en temps qu'égal, vous ne me donnerez pas votre véritable nom ? »

Un sourire carnivore désormais familier accueillit ma remarque, « Tu es très rapide, guerrier. Non, je ne le donnerai pas. Tu peux m'appeler le Ténébreux. Et je suppose que tu feras de même. »

Je hochai de la tête avec un sourire, « Très astucieux. »

« Alors », gloussa le Ténébreux. « Comment devrais-je t'appeler, chasseur ? »

Je m'arrêtai, réfléchissant. Quel serait mon nouveau nom ? Ma nouvelle identité, qui durerait pour le reste de ma vie, ainsi que pour mon héritage.

Aussi ennuyant que ce soit, la voix de l'Enregistreur se rappela à mes souvenirs. Vous avez une certaine réputation. Un guerrier aussi ancien que cette île-même. Le vrai champion de cet endroit maudit. Vous devriez être fier.

Un ancien champion d'une terre remplie de glace et d'ombre ? J'aimais ça. Un titre adéquat pour le roi des criminels.

« Appelle-moi Ancien », dis-je, baissant mon lanceur. « Et compte sur moi. »

~~~

Beaucoup peut changer au cours du temps. Depuis ce jour, notre idée, les Chasseurs de l'Ombre, a fleuri et s'est répandu dans l'univers. Le Ténébreux et moi sommes devenus de véritables rois des criminels. Nous sommes devenus des alliés proches, avec même quelques étincelles d'amitié entre nous.

Et maintenant, au milieu des cheminées de Xia, je me retrouve à compiler un des événements les plus importants de ma vie. Les ruines des usines et des ateliers m'entourent, et je réalise que ma mission me forcera à abandonner ce mémoire.

Mais pas d'inquiétude. J'aurais toujours le temps de finir quand je reviendrais.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Jeu 25 Déc 2014 - 9:48

Cette fiction est l'œuvre de Baron Von Nebula, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Certitude
par Baron Von Nebula

Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai trouvé ce rapport. Après être revenu à Destral depuis ma dernière conquête, j'ai décidé de me donner une bouchée du triomphe que je ressentirai à la culmination de ma vie. Moi, Makuta Icarax, me suis assis dans le trône de Teridax. J'y suis assis actuellement, affront vivant à son commandement.

Observant la pièce, je vois les Rahkshi mécaniques et les Exo-Toa à l'air sans émotion, contrastant fortement avec les Visorak, qui semblaient extrêmement nerveux. Même s'ils auraient pu être inquiets du chaos qui s'ensuivrait si un Makuta courageux/stupide me surprenait ici, le plus probable était qu'ils faisaient face à l'effet que ma présence avait sur tous les êtres. Certains pourraient hausser des épaules et prétendre ne pas être affectés, mais je sais qu'ils me craignent comme tous les autres.

Alors que je rassemblais mes pensées il y a quelques minutes, j'ai placé mes griffes sur les bras du trône d'obsidienne sans y réfléchir. J'ai rapidement senti un interrupteur savamment dissimulé. Après avoir ordonné à tous les gardes de quitter la pièce, je pressais l'interrupteur, et entendit un petit déclic. Lorsque j'ai situé la source du sond, j'ai découvert qu'une petite cavité s'était ouverte sur le flanc du trône, difficilement visible dans la pierre noire. Je remarquai un trou qui était apparemment un verrou. N'ayant pas la clé, j'étendais une tentacule d'ombre dans le verrou, déclenchant le mécanisme. Une dalle à côté du trône glissa, révélant une cachette. Je cherchais à l'intérieur et trouvait des tablettes. Après examination, je découvrai qu'ils étaient les rapports de Makuta Miserix. Après avoir brièvement scanné les tablettes, je décidai qu'elles n'avaient pas d'information pratique que j'ignorai.

Ce fut alors que je fus frappé par une idée : je serai le prochain chef de la Confrérie. Ça ne faisait aucun doute dans mon esprit. Même si Teridax semblait avoir été trop paranoïaque pour laisser ses propres informations, il devait avoir trouvé ces notes. Je ne serais pas aussi idiot. Même si je suis sûr que, si son Plan était possible, et s'il réussissait également, il refabriquerait l'histoire, je ne serais pas aussi couard. Après tout, pourquoi aurais-je peur de la vérité ?


----


Les événements que je chronique ont eu lieu il n'y a que peu de temps. La Guerre Confrérie-Chasseurs de l'Ombre faisait rage dans toute sa gloire, et j'avais choisi ma cible suivante. Alors que je me tenais sur le pont de mon vaisseau de guerre, j'observai la forteresse menaçante. Même si nous étions enveloppés par les ténèbres de la nuit, cela ne posait aucun problème à mes forces et moi, étant principalement des créatures de l'ombre de toutes façons.

Cette forteresse en particulier avait des millénaires, et les assumait. Il aurait été difficile de s'infiltrer silencieusement ; ceux qui tenteraient d'escalader les murs pourraient risquer d'abattre les ruines dangereusement instables. De plus, la forteresse prenait la majorité de la terre stable de la petite île ; la majorité de la « terre » environnante était soit la mer, soit de la glace. L'eau de mer qui frappait les murs gelait dans l'air glacial, créant une surface glissante.

À l'origine, la forteresse avait été construite par un groupe de Toa, morts depuis longtemps. Quelques temps après la fin de la construction, ils s'étaient rendus compte que l'intégralité de la région était infestée de Frostelus. Les Toa peuvent être tellement arrogants.

Il y a quelques mois, les Chasseurs de l'Ombre avaient reconnu l'intérêt stratégique de l'endroit et envoyer un bataillon pour l'occuper. Ils avaient élevés des fortifications comme ils le pouvaient, mais les escrocs et les voleurs qui formaient généralement les armées des Chasseurs de l'Ombre n'avaient pas l'habitude de construire quelque chose.

Dès que suffisamment de Rahkshi furent arrivés, je commençai à faire des préparations pour mon assaut. J'envoyai un groupe avec des pouvoirs associés à la furtivité pour infiltrer la forteresse.

Alors que je regardai vers les remparts, je finis par voir ce que je cherchai. Des silhouettes de gardes s'écroulant comme s'ils étaient frappés par derrière par mes Rahkshi cachés. Je pointai mon épée vers la forteresse et lançait un ordre mental pour avancer. Mes soldats reptiliens et mes Rahi obéirent silencieusement et avancèrent comme un seul être, commençant à escalader la forteresse.

Pendant ce temps, j'assaillirai l'avant. Ç'aurait été du suicide pour n'importe qui d'autre, mais je ne suis pas n'importe qui - je suis Makuta Icarax. Déployant mes ailes de chauve-souris, je planais jusqu'au haut du rempart et m'accrochai au côté.

« Ugh ! Je suis dehors à me geler, alors que le patron est bien au chaud là-dedans ! » se plaignait un garde. En regardant par dessus le rempart, je l'identifiai comme un membre de l'espèce dirigeante de Stelt.

« 'Restez alerte', il dit ! 'Gardez vos armes prêtes', il dit ! Comme si un Makuta allait venir jusqu'à cette épave ! Maudit soit ce piraka de surveillant ! Le Ténébreux doit - »

Il s'arrêta alors qu'il réalisait que ses mots pouvaient être pris pour une critique de son surveillant. Ne voyant personne aux alentours sauf un membre de l'espèce servile de Stelt, il continua à se plaindre.

« Et en plus - ACK ! » il toussa alors que l'écume d'une vague particulièrement grande atterrissait dans sa bouche.

« Je suis TREMPÉ ! Évidemment, le patron s'en moque, vu que c'est un poisson ! »

J'en avais marre. J'attrapai le col de son armure et le balançai par dessus le rebord, dans la mer.

La brute se pencha pour voir d'où venait le bruit d'éclaboussure, et me vit alors que je grimpai par dessus le rempart. Il hurla de rage et chargea vers moi.

Je me penchai et, utilisant sa propre inertie, le catapultait par dessus mon épaule. Il tombant dans la mer avec un « plunk » satisfaisant.

Je chargeai ma lame avec de l'énergie de fragmentation avant de la frapper contre le rempart. Alors que le mur s'effondrait dans un nuage de poussière, je bondissais hors de portée de l'explosion, et faisait appel à mon contrôle de la gravité pour flotter doucement vers le sol.

Après avoir nettoyé un espace dans les débris en utilisant mon pouvoir de Destruction Moléculaire, j'avançais dans la forteresse elle-même, puis refermai mon entrée de fortune. Personne ne sortirait par là.

Alors que je descendais le couloir principal, il devint rapidement visible que les Chasseurs de l'Ombre avaient découvert mes troupes, alors que j'abattai les Chasseurs qui tentaient de fuir. Vermines.

Je pensai à ces deux premiers gardes alors que je descendais dans le passage.

Le premier avait été plus intelligent que le second, mais sa faiblesse physique l'avait distrait de ma présence.

La brute, de son côté, avait été superbement puissante physiquement, et pourtant ses capacités mentales avaient mené à sa chute.

Ni l'un ni l'autre n'aurait fait l'erreur de l'autre. Moi, cependant, avait exploité leurs faiblesses pour m'assurer de la victoire. Durant un moment, je réfléchissai à ce qui faisait un grand guerrier. Durant la majorité de mon existence, j'avais lutté pour trouver les caractéristiques qu'un guerrier devrait posséder. Je suis certain d'être un grand guerrier, mais ma quête du guerrier parfait est une quête pour me définir. Je connais une qualité qu'un véritable guerrier ne devrait pas avoir : le manque de pratique. Teridax en est un bon exemple. Cet idiot gâche du temps et des ressources dans des plans inutiles. Il parie l'univers entier sur un plan de lunatique !

Le train de mes pensées avait atteint ce point lorsque je suis arrivé dans ce qui était clairement la pièce centrale de la forteresse. La pièce était impressionnement grande, et probablement une sorte de centre stratégique ou de commande.

Cependant, actuellement, c'était le chaos. Des boules d'énergie, des armes, et même des êtres étaient projetés partout dans la pièce. Mes forces repoussaient les Chasseurs, mais certains réussissaient à résister. Je savais d'expérience que ce groupe devait être dirigé par un chef particulièrement terrible. Alors que je cherchai un tel être dans la pièce, je remarquai un mouvement du coin de l'œil.

Un Chasseur efflanqué tentait de courir vers la porte dont je venais de sortir. Avant que je ne puisse le tuer, un fouet épineux s'enroula autour de sa cheville, le faisant trébucher. Il fut immédiatement attaquer par un Lerahk. Le Rahkshi du Poison, à son tour, s'effondra à cause d'un couteau projeté dans sa jambe. Je cherchai aux alentours pour trouver l'être responsable.

Je le regardai.

Il me regarda.

Sa réputation avait, en fait, atteint mes oreilles. J'avais entendu un Makuta se plaindre du désastre commercial qu'il avait causé dans sa région. Bien sûr, je n'avais pas l'intention de lui laisser savoir qu'il avait attiré l'attention des Makuta.

« Bonjour, Makuta », siffla-t-il.

« Je suis désolé, mais je n'ai pas saisi ton nom », répondai-je nonchalement.

« Amphibax, et le tien ? » demanda-t-il

« Pourquoi une racaille des mers dans ton genre mériterait-elle de le savoir ? »

Il savait que j'étais en train de l'appâter, et je savais qu'il savait. Je fus donc encore plus surpris lorsqu'il lança un couteau vers ma tête. Je l'évitais facilement, mais Amphibax avait déjà foncé en avant, diminuant la distance entre nous. Nous n'avons pas parlé alors que nous nous battions ; l'éclat de nos lames parlait suffisamment. Cependant, il n'avait aucune chance. D'un petit mouvement rapide de mon épée, j'arrachai le couteau qu'il portait, et je formais rapidement des liens d'ombre autour de lui. Il suffoqua en tenta de respirer alors que je l'écrasai avec des tentacules d'ombre, lorsqu'elle flétrirent et titubèrent soudainement, lui permettant de se libérer.

Je fus trop étonné pour réagir durant une seconde, donnant à mon nouvel adversaire l'opportunité de m'encercler avec un mur de flammes. Je lançai une attaque de Vide dans la direction où je pensai qu'Amphibax se trouvait, supprimant le feu.

Je vis une armure massive couverte de flammes, se débattant. Ensuite, elle pointa ses griffes vers son torse, et créa de l'eau qui éteignit les flammes. L'être avança dans un nuage de fumée. Je grognai intérieurement. Je reconnu ce Chasseur de l'Ombre, et comprit que j'allais combattre une des erreurs de Teridax.

« De rien », lança Kraata-Kal à Amphibax.

Je lançai simplement un regard mauvais, puis lançai des boules de foudre sur les deux. Ils échappèrent de peu à l'attaque potentiellement léthale.

Kraata-Kal, sa suffisance disparue, lança des attaques d'eau puis de feu à mes pieds, créant un nuage de vapeur presque opaque. Faisant appel à mon pouvoir d'Adaptation, j'améliorai dramatiquement mon sens de l'ouïe juste à temps pour entendre le sifflement d'une lame qui arrivait.

J'esquivai juste à temps pour éviter une des griffes d'Amphibax, puis tournoyait pour parrer la lame de Kraata-Kal. Durant un certain temps cela continua, me défendant sans réussir à trouver une ouverture pour attaquer. Ensuite, je trouvai mon opportunité. Tous deux plongèrent vers moi simultanément, alors même que je faisais un pas de côté.

Tout ce qu'ils purent faire fut éviter de s'empaler l'un l'autre. Je poussai Kraata-Kal avec le plat de mes Lames d'Ombre Rotatives, le poussant dans Amphibax.

Alors qu'ils luttaient pour se remettre sur pieds, je riai. Ça ne faisait que commencer. Maintenant j'étais sur l'offensive, et il fallut tout le talent des Chasseurs de l'Ombre uniquement pour survivre. Finalement, tous deux semblèrent prêt à s'effondrer de fatigue, lorsque je remarquai quelque chose.

Il faisait presque nuit. Sans m'en être rendu compte, j'avais combattu durant l'intégralité de la journée. Je décidai qu'il valait mieux finir cette bataille. C'était quelque peu embarassant que ce groupe de gredins ait tenu aussi longtemps contre la force de la Confrérie.

Je m'étais, pour le moment, réfréné d'utiliser des attaques mentales par désir d'aiguiser mes talents en combat au corps-à-corps, qui demandait plus de pratique pour rester au niveau que la télépathie.

Mais il était maintenant temps de frapper sans pitié. Mon attaque mentale ravagea les esprits du duo alors qu'ils criaient d'agonie.

Puis je l'entendis.

« On s'amuse ? »

« Teridax ? » demandai-je, étonné.

« Qui d'autre ? J'ai du travail pour toi. »

« Tu vas devoir prendre rendez-vous », pensai-je en fermant mon esprit.

« Tu ferais mieux de ne pas ignorer ça, à moins que tu ne veuilles que je n'accomplisse ma promesse. »

Je grimaçai, me rappelant l'humiliation que j'avais souffert face à lui. Je l'admet, j'étais surpris qu'il ait été capable de passer à travers mes défenses mentales d'aussi loin. Après avoir mis en place des défenses notablement plus puissantes, je réfléchissai un moment. Je décidai de découvrir ce qu'il voulait avant d'agir. Même si je me languissai de le tuer, il était trop loin et je ne savais même pas ce qu'il tentait de faire. Je connaissai son Plan (ou du moins, ce qu'il en avait dit à la Confrérie), et ce qu'il demandait ne semblait pas en faire partie.

« On a fini de bouder ? Je veux que tu récupères mon masque. »

« Quoi ? »

« Tu le trouveras dans la Mer d'Argent, à l'extérieur de Mangaia. »

Je n'avais aucune idée de comment il avait perdu son masque, mais je sentai qu'il y avait peut-être là une histoire qu'il n'avait pas l'intention de me raconter. Je ralentissais un peu, tournant mon dos à Amphibax et Kraata-Kal tout en considérant son offre. En considérant la perspective de découvrir quelque chose d'embarassant pour Teridax, je décidai de me rendre à Metru Nui.

« D'accord. J'irai le chercher. »

« Je savais que tu comprendrais qui est l'être supérieur. »

Il savait toujours quoi dire pour me faire enrager. Je l'avais toujours détesté pour ça. Je sentis sa présence mentale s'évanouir lorsqu'il cessa notre conversation télépathique. Je me retournai.

Amphibax et Kraata-Kal avait disparu. La bataille faisait toujours rage, mais ces deux-là étaient les seuls qui importaient. Ils étaient les seuls Chasseurs de l'Ombre importants sur place. Les autres - ils ne savaient rien, ils ne valaient RIEN. Je ne pouvais rien entendre. Ma vision était teinté de rouge. Je criai. Je frappai à gauche et à droite sur tout ce qui bougeait. Peu m'importait. C'était de la faute de Teridax. Il m'avait encore trompé, et tout ce qui respirait en payerait le prix.

Lorsque je repris le contrôle de mes sens, j'étais entouré de débris. Du métal tordu, des décombres, et même une flaque de métal fondu occupaient la majorité de l'espace autrefois occupé par la forteresse. Je n'étais pas trop épuisé, grâce à mon Masque du Charognard. Cela me rappela Teridax. Je n'enrageai pas à nouveau, heureusement pour les quelques êtres des deux camps qui s'étaient cachés ou enfuits. Mon visage fut déformé par un sourire, alors que je décidai ce que je ferais.

----


Actuellement, je suis assis sur le trône de Teridax, portant le masque de Teridax. Après avoir récupéré le Kraahkan, j'ai récupéré le Sceptre d'Artakha pour lui. Ça a semblé n'avoir servi à rien. Teridax est cinglé. C'est la fin de son règne. Je ne vais plus accepter ses ordres. Il travaille de façon opaque, dans l'ombre, et par la tromperie. Comment un tel être pourrait être un dirigeant stable.

Il a ordonné aux Makuta les plus talentueux au combat d'assaillir Karda Nui, le cœur de l'univers. Nous sommes largement surqualifiés pour cette tâche. Un Makuta a le pouvoir d'écraser une armée. Il ne faut pas huit d'entre nous pour combattre une poignée de Matoran et de Toa.

Je ne serais pas un accessoire de cette folie. J'ai refusé cet ordre et vit en clair rébellion. Je m'attend à ce que lorsque j'écrirais la prochaine fois dans cette chronique, j'écrirais en tant que chef incontesté de la Confrérie.

----


Icarax replaça la tablette dans le trône. Après avoir examiné le mécanisme durant une seconde, il réengagea le verrou. Seuls les yeux les plus aiguisés pourraient voir la moindre différence sur le trône noir.

Il pensa à Teridax, à la Confrérie, à ses ambitions. Il resta immobile un long moment.

Un Matoran déformé interromperait sous peu ses pensées. Il serait convaincu de changer ses plans. Icarax quitterait Destral, et sa chronique cachée. Lorsqu'il se rendrait vers Karda Nui, il se dirigerait vers le triomphe et la conquête. De cela, il était absolument certain.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Jeu 25 Déc 2014 - 11:35

Deux coquilles dans la dernière entrée que j'ai remarqué :

- qu'il avait atteintion l'attention des Makuta.

- « D'accord. J'irai le cherche. »
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 26 Déc 2014 - 9:24

Cette fiction est l'œuvre de Felix Dzerinsky, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

La Folie du Chasseur
par Felix Dzerinsky

Lorsque la victoire de Teridax sera raconté par les chroniqueurs au fil des âges, il y aura sans doute des histoires sur sa défaite de Miserix. Il y aura aussi des histoires sur la manière dont les singes Brakas de Miserix furent pourchassés un par un. Mais j'ai le sentiment que ces histoires sur comment chaque Makuta a été vaincu ne seront que des notes de pied de page auxquelles seuls les archivistes Matoran d'Onu-Metru les plus instruits toucheront. Ça ne me gênerait pas, mais un des Makuta que j'ai pourchassé m'a changé à jamais. En écrivant cela, j'espère empêcher qu'une histoire ne devienne qu'une anecdote.

Tout cela commença après la grande révolution de Teridax, parce que tous les Makuta n'avaient pas accepté les plans de Teridax pour une meilleure Confrérie. Cinq Makuta avait décidé de se battre pour Miserix, ce qui affaiblirait sans doute la Confrérie. Mais ils étaient dépassés en nombre ; ils ne pouvaient pas se battre contre ce qui était bon pour la Confrérie des Makuta. Cependant, les cinq traîtres comprirent cela et se joignirent au bon camp ; mais Teridax ne pardonne pas les traîtres.

Après la défaite de Miserix, Krika était supposé s'occuper de lui. Pourquoi Teridax avait choisi Krika et Spiriah pour faire cela était un mystère pour moi. J'aurais été plus qu'heureuse de terminer la pathétique vie du vieil idiot, mais ça ne servait à rien d'argumenter une fois que Teridax avait pris sa décision. La triste vérité sur Krika est qu'il offrait sa pitié à ses ennemis vaincus, même lorsqu'ils n'avaient rien de valeur à offrir en terme d'informations, ce que je trouvai repoussant. Étrangement, lui et Spiriah étaient revenus sans le masque de Miserix. Je ne serais pas surprise s'il avait juste jeté Miserix dans une cellule Mata Nui sait où.

Bien que je n'ai pas pu avoir le plaisir d'achever la vie pathétique de Miserix, je pouvais achever la vie de ses serviteurs. Mais il y avait un hic ; je devais le faire avec Icarax. Je trouvais cela contreproductif à tout le moins. Malgré le fait d'avoir à travailler avec Icarax, nous avions réussi à pister et éliminer quatre des cinq Makuta. J'avais adoré chaque moment, même si Icarax ne voyait cela que comme un entraînement pour quelque chose de plus grand qu'il avait prévu. Je ne me suis jamais embêtée à le questionner là-dessus ; j'étais plus intéressée par tuer les Makuta que par l'entendre se vanter.

Nous n'avions tué que quatre des cinq Makuta ; il en restait toujours une à pister. Je n'arrivai pas à me rappeler son nom, seulement qu'elle était supposée être la plus mortelle des cinq Makuta. Plus elle était puissante, mieux c'était, pensai-je, supposant que cela me donnerait un défi.

Le quatrième Makuta était à peine un problème déjà ; il avait opposé un combat noble (pour ne pas dire pathétique), mais il finit par être vaincu. Je l'avais au sol, mon pied appuyant sur son cou, et je décidai de lui demander s'il savait où était le cinquième Makuta.

« Tu veux...» il s'arrêta pour respirer « pourchasser ce fils de Karzahni cinglé ? » C'était étrange, pensai-je, pourquoi traiterait-il son propre allié de Rahi fou ?

« Il ne parlera pas », dit Icarax caché dans l'ombre « brise juste son coup et finis-en avec ça ! »

J'ignorai l'ordre d'Icarax, mais je savais que je ne pourrais pas le faire longtemps.

« Où se cache le dernier Makuta ? » demandai-je, appuyant plus fort. « Dit nous juste ça et ta mort sera moins douloureuse. »

« Écoutez-moi.. » toussa-t-il. « Elle n'est rien... pour la Confrérie. Elle... a perdu toute santé mentale, tout sens de... »

« Gorast! Finis-le on apprendra rien de lui ! » fut-il interrompu par Icarax. Icarax était déjà à la limite de la rage pure. J'étais presque d'accord avec lui, je considérai même de laisser le coup final à Icarax, mais nous avions trouvé ce Makuta en 'persuadant' celui d'avant de nous dire où il se trouvait. Est-ce que ça marcherait une autre fois ?

« Je sais... ce que vous faîtes », dit-il en essayant de respirer, « mais j'essaye d'aider aussi... étonnant que ça en ait l'air. Elle vous tuera, et non seulement ça, mais elle découpera vos membres et les utilisera comme torches ! Si vous voulez voir votre glorieux chef Teridax réussir avec son plan, arrêtez de la chercher et des qu'elle a disparu à jamais. J'en ai peur moi-même, et lorsque vous la trouverez, vous aurez peur aussi. »

« Un Makuta opposé à Teridax est toujours quelque chose » rétorquai-je. « De plus, si elle ressemble vraiment à ce que tu décris, je suis sûr qu'on s'entendra très bien. Maintenant, où est-elle ? » Je vis l'expression dans ses yeux passer de la peur à la défaite. Il baissa la tête puis ferma les yeux.

« Alors, vous êtes condamnés. J'ai essayé de vous arrêtez. Rappelez-vous que » dit-il avant qu'Icarax ne surgisse hors des ombres rempli de colère. Icarax me poussa sur le côté, me faisant tomber la tête par terre. Ensuite, j'entendis le son du poing d'Icarax brisant le crâne du Makuta à terre ; avec un son assourdissant. Je me tournai pour faire face à Icarax et vit que le masque du makuta avait échappé de peu au même destin que le crâne de son propriétaire.

« À quoi ça servait ? » demandai-je en me remettant sur pieds. « J'avais la situation sous contrôle. »

Icarax me jeta juste un regard. « Tu le laissais vivre un peu plus longtemps qu'il n'aurait dû. Donc j'ai pensé que j'aiderai en l'envoyant dormir pour toi. »

« Il aurait pu savoir où était la dernière Makuta ! » criai-je presque. « Et tu viens de rendre notre travail beaucoup plus dur. »

« Amusant, je croyais que tu détestais la pitié », répondit Icarax, regagnant son calme. Alors que nous quittions l'île du Makuta éliminé, je commençai à me demander si je serais méchamment punie si je lançai « accidentellement » une dague dans Icarax.

De retour sur la péninsule de Tren Krom, je laissai ma colère éclater aux chutes d'acide. Jetant des dagues sur n'importe quel Rahi ayant la malchance de croiser mon chemin. « J'étais parfaitement en contrôle ! » dis-je à moi-même en jetant une autre branche pointue sur un ours de cendres. « J'ai pensé que j'aiderai en l'envoyant dormir » dis-je en tentant au mieux d'imiter la voix d'Icarax, « Et bien peut-être que tu auras dû attendre ! » Même si j'étais en colère - pas enragée - envers lui, il avait partiellement raison et je détestai l'admettre. Il n'aurait pas révélé où se trouvait son ancien allié. Je tentai de faire respirer un Matoran mort.

Une autre pensée me détourna de ma rage contre Icarax ; pourquoi le Makuta tué avait-il peur de son ancienne alliée ? Il l'avait appelé « fils de Karzahni cinglé » et avait dit qu'elle utiliserait nos membres comme torches. Je me demandai s'il avait tenté de nous effrayé. Si c'était le cas, il avait complétement échoué. Maintenant je voulais pourchasser cette Makuta encore plus qu'avant, ne serait-ce que pour le défi.

Je continuai à laisser échapper ma rage jusqu'au coucher du soleil. J'entendis un cri au loin. Même si chasser des Rahi n'était pas aussi amusant que des êtres intelligents, c'était tout de même amusant. De plus, je pensai que ça m'aiderait à me distraire les idées d'Icarax.

Je suivis le cri, faisant attention à ne pas faire de bruit. Mais alors que je m'approchai de ma cible, je vis des flammes et entendis des voix de Matoran.

« Dépêche-toi, frère » dit un des Matoran. « Nous ne voulons pas du cadeau que la Maîtresse nous a donné. »

« La Maîtresse » ? Je n'étais certainement pas responsable de cela. Mais si ce n'était pas moi, qui donc ? Ça devait être une Ga-Matoran perdue ou une sorte de Chasseur de l'Ombre qui avait émerveillé les Matoran. Ma curiosité me pressait de les suivre. Restant cachée dans les ombres, je regardai les Matoran tirer la source des cris : un Ours de Cendres blessé.

Je devais admirer la persévérance des Matoran, je les observais traîner l'Ours de Cendres au-dessus d'une petite montagne et à travers une forêt. Ils finirent par atteindre une grande clairière dans les bois. Ce fut alors que je remarquai quelque chose d'étrange sur les Matoran. Ils avaient peint leurs corps et certains avaient des armures en os de Rahi. Les peintures ressemblaient à des marques de griffes, de dents, d'yeux, et de cornes. Je tournai mon attention vers le grand feu ; je vis des ombres dansant autour chantant « Prions notre déesse ». C'était presque surréel.

Je m'arrêtai à un arbre proche pour regarder. Les Matoran avaient laissé l'Ours de Cendres probablement mort devant le feu avant de s'agenouiller puis de reculer. Soudain, tout le monde s'arrêta et tourna son attention vers une grande ombre. Quelqu'un venait d'avancer, et je reconnus immédiatement qui c'était. Le personnage avait une armure bleue couverte de ce qui semblait être des peintures tribales. Elle surplombait les Matoran, elle aurait même été capable de presque surplomber un Toa. Son masque était couvert d'égratignures mais elles semblaient avoir été fait par elle plutôt que par une bataille. Son corps était couvert d'os de Rahi qui formaient sa nouvelle armure. Elle marcha vers les Matoran ; tous se tournèrent vers elle et baissèrent la tête.

C'était la dernière Makuta, pensai-je. Je battais silencieusement en retraite de la clairière, mais décidai de laisser des marques sur les arbres pour me rappeler où je m'étais rendue. Je voulais la pourchasser, je voulais la chasser et rapporter moi-même son masque à Teridax. Je ne pouvais pas faire ça, cependant, j'avais besoin d'Icarax et je devais attendre jusqu'au matin avant de pouvoir informer Icarax de ma découverte.

-------------

Le lendemain, le brouillard enveloppait la zone d'un manteau gris.

| Gorast », dit Icarax alors que nous atteignions la montagne où les Matoran avaient tiré le corps. « Réfléchis-y juste, s'il te plaît. Pourquoi un Makuta en fuite se cacherait-il là où vit la personne qui la chasse ? C'était peut-être une hallucination dûe à ton désir d'attraper cette Makuta. »

J'ignorai ses doutes en escaladant la montagne. Je savais que ce que j'avais était réel. J'atteignai le haut de la montagne et commençait à chercher les arbres marqués. J'en remarquai un, puis un autre, puis un autre. Il y avait des marques que je ne me souvenais pas avoir placé. Quelqu'un avait fait ça, mais comment les Matoran avaient-ils su que j'étais là.

« Gorast, tu ne m'écoutes pas », entendis-je Icarax dire alors que nous atteignions le haut. « À quel point crois-tu que cette Makuta est stupide ? Je veux dire, s'allier avec Miserix, c'est quelque chose, mais venir se cacher ici, c'est autre chose. J'ai vu des créations de Spiriah plus intelligentes que ça. »

Je prétendis l'ignorer alors que nous avancions vers la forêt. Une partie de moi était d'accord avec Icarax. Je continuai de tenter de me rassurer, de me dire que je n'imaginai pas des choses, qu'il y avait un Makuta qui était adoré. Je continuai à suivre tous les chemins, mais tous ne menaient qu'à la même chose ; encore plus d'arbres marqués. Tout autant que je détestais faire cela, j'avalai ma fierté et admit. « Il n'y a personne ici. J'aurais pu jurer... »

« Je pense que tu prends cette mission trop à cœur. Au point que tu confonds un petit chef de culte avec un Makuta. J'ai déjà vu des Matoran adorer des rochers, même pas le Rocher du Grand Esprit, juste des rochers. »

J'étais contente que ses jubilations soient terminées. Nous commençâmes le long voyage de retour aux Chutes d'Acide ; surprennament, il resta silencieux durant tout le chemin. Réfléchissait-il à d'autres insultes à me jeter ? Le brouillard ne s'était pas encore levée, et il transformait de simples arbres en géants. Je vérifiais continuellement dans toutes les directions pour m'assurer que nous n'étions pas suivis. Je ne prenais aucun risque, même si j'étais avec Icarax. Je remarquai un objet en forme de Matoran au loin. Il se tenait entre deux arbres à nous regarder. Il ne faisait aucun mouvement ni bruit. Je jetai un caillou dessus et toujours rien. Je continuai à suivre Icarax mais je remarquai deux autres silhouettes de Matoran. Elles ne bougeaient pas non plus ; étions-nous suivis ? Je remarquai plus de silhouettes qui ne faisaient pas de mouvements sur notre chemin.

« Je vous avais averti ! » lança une voix. Je me retournai très rapidement mais il n'y avait rien. Tout ce que je vis était le Matoran immobile. Je tournai mon attention vers rattraper Icarax. Il s'arrêta pour examiner quelque chose, un Matoran ?

« Gorast, il se pourrait que tu ais trouver quelque chose quand tu parlais de cette petite célébration que tu as vu » me dit-il en montrant le Matoran. Il était mort - depuis un moment - avec des lances qui dépassaient de son corps. On ne pouvait pas le nier, on était suivi. Je me préparais à tout, mais ce qui arriva ensuite me prit par surprise. Une branche pointue frappa Icarax à la cuisse, puis une autre au bras. Je sentis quelque chose de pointu me frapper ; ma vision se brouilla alors que je voyais une autre lance entrer dans mon estomac. Je tombais à genoux en voyant Icarax crier dans toutes les directions, cherchant désespérément quelque chose à contre-attaquer. Les ténèbres consumèrent ma vision.

--------------

Je m'éveillai à la scenteur des braises et masque à masque avec un Matoran. Le Matoran fila à toute allure dès que je me réveillai.

« La Déesse avait raison » dit un Matoran sur une grande corniche au groupe. « Les démons viendraient et nous condamneraient ! »

Il s'agenouilla ensuite alors qu'une grande silhouette s'approchait de lui. « Oh, oh, qu'avons-nous là ? » dit la silhouette. C'était la Makuta que j'avais vu cette nuit. Elle se tenait en face d'un grand feu ; les Matoran se regroupaient autour de nous.

« Je n'aurai jamais pensé que le sage Teridax enverrait un Makuta comme toi. Bravo à Teridax. » Je tentais de bouger, mais me rendit compte que mes bras et mes jambes étaient liés. « Je ne ferais pas ça si j'étais toi. N'oublie pas, je suis aussi une Makuta, donc je peux faire frire ta jolie petite face. » Elle dit cela en tenant ma tête et en promenant son doigt le long de mon masque. « Maintenant Gorast... »

« Où est Icarax ? » demandai-je en me jetant en avant, mais pas assez loin. « Il - excuse-moi - s'est enfuit en se trainant. Mais ça m'allait, parce que c'est à toi que je voulais parler. » Elle ricana en terminant. « Je sais exactement pourquoi tu es là. Avant que tu me tues, veux-tu savoir pourquoi je ne vous ai pas rejoint ? »

« Pourquoi pas, je n'ai rien de mieux à faire, » répondis-je alors que je tentais de desserrer mes liens.

Elle se mit sur un genou, et nous nous retrouvâmes face à face. Elle grimaça « Est-ce que je ne viens pas juste de dire de ne pas essayer ça ? »

J'arrêtai.

« Bien. Tu sais ce que chaque petit escroc, chaque tricheur, chaque fraudeur veut dans la vie ? La rédemption, bien sûr. C'est ce que je voulais, vois-tu, car j'ai fait et vu des choses horribles dans ma vie, qui rendrait n'importe qui fou. Je me suis rendu compte que le seul moyen de gagner ma rédemption était de m'allier avec Miserix, et je crois que tu sais comment ça a terminé. Mais rapidement, je me suis rendu que je ne pourrais jamais atteindre ma rédemption à cause de qui je suis ; même m'allier avec Miserix ne pouvait pas faire ça. »

« Quel est le rapport avec les Matoran ? »

« Je suis contente que tu demandes. Tu te souviens que mon espèce ne pourra jamais recevoir la rédemption du Grand Esprit -- la victoire de Teridax a encore fait baisser nos chances -- donc j'ai eu une idée. Peut-être que je pouvais donner la rédemption à ceux qui croyaient ne pas pouvoir l'obtenir. »

Soudain une autre version d'elle apparut par derrière. Le clone parla « Tu vois, mon 'culte' est constitué d'âmes condamnées. Ils ne voyaient aucun espoir ou but dans leur vie. Puis je suis arrivé en leur promettant une voie pour leur rédemption. »

Un autre clone de la Makuta avança par derrière. « C'est pour ça qu'ils me servent. Maintenant je parie que tu demandes ce qui est en train de se passer au nom du Grand Esprit ? Et bien, sais-tu nager ? » Les clones commencèrent à rire, je tentais désespérement de m'échapper alors que d'autres clones d'elle apparaissaient. Je regardai brièvement vers le haut alors que les étoiles prenaient la forme de son masque.

Ensuite, les bulles apparurent, le monde veint boueux, et le ciel disparut. Je me rendis compte assez rapidement que j'étais sous l'eau. Où ? Je n'étais pas sûr. Je brisai rapidement mes liens et me précipitait à la surface. « Comment a-t-elle fait ça ? » me demandai-je. Je me demandai ce qui venait de se passer. Je regardai rapidement vers le haut et vis que les nuages bloquaient le ciel. Puis je regardai autour de moi mais ne vis que des arbres. Je tentais de bouger mais la douleur dans mon bras gauche m'arrêta. Je me rendis également qu'Icarax n'était nul part en vue. Parfois, Icarax pouvait être énervant, mais j'avais besoin de lui en vie.

Je commençai une longue marche dans la forêt montagneuse, cherchant des signes d'Icarax dans toutes les directions. Chaque partie de mon corps était remplie de colère envers cette Makuta. Je pensai à toutes les manières grâce auxquelles je pourrais l'étriper et arracher ce sourire de son visage. Je semblai n'aller nul part, ne voyant toujours que la même chose : des arbres. Je croisais aussi les mêmes Matoran immobiles mais je savais qu'ils étaient morts. Le milieu de la journée laissa rapidement la place au coucher du soleil et il n'y avait aucun signe d'Icarax. Je m'assis en face d'une souche d'arbre et examinai la situation. Il me fallait un plan. « Viens par là ! » cria quelqu'un. Je me tournai pour faire face à la voix, m'assurant d'être toujours cachée ; c'était un des cultistes de la Makuta. Pourquoi criait-il ?

« Nous avons trouvé un des démons ! » Il avait toute mon attention sans le savoir. « Il nous oppose un gros combat ! »

Je remarquai une explosion au loin. C'était définitivement Icarax, mettant sa rage à bon usage. L'ami du Matoran finit par l'atteindre. « Dépêche-toi ! Nos frères ont besoin de nous. » Le duo disparut ensuite dans la forêt en direction des explosions. J'attendis un peu avant de les suivre. J'avais comme priorité principale de rester silencieuse en suivant les deux Matoran. Rapidement, les bruits se firent plus forts et les explosions se rapprochèrent. Suffisamment pour que je puisse voir des morceaux de débris voler par dessus ma tête.

Finalement, le duo atteignit les illusions. J'avais raison, Icarax était au milieu, combattant des Matoran. Normalement, j'aurais rigolé en voyant Icarax incapable de les repousser, en fait je faillis le faire, mais je vis qu'un des Matoran se battait sans bras. Tous les Matoran avaient une sorte de blessure critique. Après que les deux Matoran soient arrivés pour aider leurs 'frères', je sautais dans le combat. Je fonçais à travers la vague de Matoran jusqu'à atteindre Icarax. « Content de te voir ici », dit-il en frappant un Matoran. « Elle t'avait piégée dans une illusion toi aussi ? »

Je jetais un Matoran au sol avant de répondre. « Oui, elle a fait des clones d'elle-même... » Je fus interrompue par le Matoran que j'avais envoyé au sol, me sautant dessus avec une dague à la main. Je le jetai puis sautais sur lui et le tuai d'un coup à la face. « J'ai oublié de mentionner ça » dit Icarax. Ensuite, il invoqua une boule de foudre depuis les nuages de tempête et frappa deux Matoran auxquels il manquait des membres. J'esquivai un Matoran qui tentait de me sauter dessus. Le Matoran portait une torche dans la main et dansa vers moi en secouant sa torche comme il le pouvait. J'attrapai la dague du Matoran précédent et esquivait son attaque. Je l'attrapai puis l'envoyai contre un arbre. Je coupai son coup d'un mouvement fluide.

Icarax envoya une autre boule d'enchaînement de foudre qui mit les trois derniers Matoran à genou. Je sautais sur les trois Matoran et brisait le coup de l'un d'entre eux. Je partais vers les deux autres. L'un d'entre eux commença une charge suicide qui se finit lorsqu'il fut plaqué au sol par moi. Le troisième fit quelque chose de plutôt extraordinaire. Il abandonna. Il mit ses mains en l'air et juste abandonna.

Je l'attrapai par le cou et lui montrai la dague. « Si c'est un piège, alors tu te retrouveras du mauvais côté de ça ! » dis-je.

« Je sais » répondit-il Je le laissait partir. Il semblait être un Onu-Matoran, son masque était craquelé et griffé, ses peintures de guerre commençaient à partir, et son bras semblait cassé. Icarax marcha vers le Matoran. « Tu t'attends à ce que nous te fassions confiance après que quasiment une demi-armée d'entre vous nous ait attaqué ? » demanda-t-il, la voix emplie de rage.

Je plaçai une main sur son épaule. « Je ne pense pas que nous ayions le choix. » lui dis-je. L'Onu-Matoran nous mena dans la forêt jusqu'à un volcan endormi. Je devais aider Icarax à marcher, celui-ci ayant été méchamment blessé durant l'attaque. Il détestait être vu dans cet état, et j'en savourais chaque minute. « Comment savais-tu que nous étions dans une illusion ? » lui demandai-je.

« Elle s'est juste mis le feu, puis tout le reste en feu », répondit-il. « Elle a aussi dit que tu avais fui, et je ne pouvais pas me rappeler si c'était vrai. »

« Elle a dit la même chose pour toi » ajoutais-je.

« La Déesse est connue pour ses illusions », dit l'Onu-Matoran. « Elle a utilisé ses capacités pour promettre des richesses, ou comme elle appelle ça, la rédemption. »

Je lui demandai quand elle était arrivée sur l'île.

« Personne ne le sait, mais lorsqu'elle est arrivée elle a utilisé des 'prophètes' pour répandre son message, tout autant que je déteste l'avouer. »

« Pourquoi voulais-tu -  » je fus coupé parce que le pied d'Icarax s'était pris dans quelque chose. Une fois libéré, je continuai « la rédemption ? »

Il ne parla pas durant un moment « Il y a longtemps j'ai volé un marchand, durant mon évasion, il a été sévérement blessé lorsqu'un arbre que j'avais coupé lui est atterri dessus. Je me suis exilé de mon village depuis. Cet être promettant la rédemption est arrivé et tous mes problèmes ont semblé disparaître. Vous savez ces Matoran que vous avez vu plus tôt ? C'est moi qui ait fait ça. »

Sa voix était remplie de regrets, est-ce que les autres cultistes Matoran étaient également comme cela ? Nous avons atteints une montagne volcanique. Il se tourna vers nous « Elles est là. Je vais aller au village le plus proche d'ici. » Il dit cela en pointant vers la montagne.

« Matoran... » dit Icarax « merci. » Je n'aurais jamais pensé que je l'entendrai dire ça, mais il n'avait pas fini. « Ne t'attends pas à la moindre faveur de notre part. Compris ? »

Le Matoran sourit simplement « Pas d'inquiétudes, que vous tuiez est suffisant pour moi. Maintenant pars. » L'Onu-Matoran s'enfuit, disparaissant hors de vue dans les bois.

Nous avons escaladé la montagne, même si porter Icarax avait rendu cela difficile. Lorsque nous avons atteint le pic, nous avons vu la Makuta parlant à ses sujets. J'appuyais Icarax contre un rocher ; je pouvais déjà dire qu'il avait envie d'expliquer sa façon de penser à la Makuta.

« Je vais revenir » dis-je avant de glisser dans le volcan. Les ombres dansaient sur les murs, toutes armées de bâtons et de lances. J'entendai la voix de la Makuta résonner dans la pièce. Elle arrêta de parler, sachant que j'étais ; exactement ce que je voulais.

« Il semble que ayons un invité imprévu à notre réunion », dit-elle.

Je sautais depuis une cachette, la dague fermement tenue dans ma main. « Je vais mettre fin à tout ça » dis-je.

Les Matoran préparèrent leurs armes mais la Makuta les arrêta. « C'est entre elle et moi seulement » dit-elle, préparant ses armes -- deux épées courbées. Les Matoran baissèrent leurs lances. « Commençons donc. » dit-elle. Soudainement, un éclair lumineux m'aveugla.

Mes yeux s'ouvrirent face à une forêt en feu. « C'est de cela que je protège mes serviteurs », résonna sa voix.

Je vis quelqu'un d'autre fait de flammes marcher vers moi, c'était l'autre Makuta traître. « Je t'ai averti, maintenant nous serons ensemble à Karzahni », dit-il.

Alors qu'il tombait en morceaux, la Makuta femelle plongea vers moi. Je réussissai à l'esquiver, mais elle me frappa par derrière. Elle fit virevolter ses deux épées vers moi et je bloquai les deux avec ma dague. Elle frappa ; j'esquivai, mais elle brisa ma dague. Je n'en avais pas besoin maintenant.

Elle frappa avec ses deux épées mais à nouveau je les esquivais. La traîteresse virevoltait et frappa mon bras supérieur. Cela me rendit folle ; je devais récupérer une de ses épées pour que le combat soit équilibré.

Le décor changea, nous n'étions plus dans une forêt en feu, mais dans une tour en pierre. Elle faillit avoir ma tête lorsqu'elle frappa avec son épée, mais maintenant c'était mon tour. Lorsqu'elle avança son épée vers moi, j'esquivai puis la projetai hors de sa main. J'attrapais l'épée. Maintenant c'était équilibré.

Nos épées se heurtèrent avec vitesse et férocité, le son du métal résonnant dans l'illusion. J'attaquai mais elle sauta hors de la trajectoire de la lame de l'épée. Je me réprimandai pour l'avoir laissée esquiver ça. Je frappai à nouveau et nos épées entrèrent en contact avec un bruit sourd.

« Il n'y a rien à nier », dit-elle « l'une d'entre nous va quitter cette île et ça ne sera pas toi ! » Elle frappa avec son épée, son arrogance augmentant la vitesse de sa frappe. Je réussissai à esquiver ; mon épée était miraculeusement toujours intacte, mais elle ne supporterait pas un autre coup comme ça.

Le combat continua, chaque coup manqué augmentant ma colère. Ma rage propulsait mon épée à des vitesses incroyables Je savais qu'il fallait que je finisse ça rapidement. Je laissais finalement ma rage se déchaîner contre elle, et je réussissai à la frapper. Je la frappai encore et encore, avant de la frapper au visage et de l'envoyer glisser au sol. L'illusion disparut et je retournai dans le monde réel.

Je marchai par dessus la Makuta à terre. Elle allait reprendre son épée, mais je mettais ma lame devant son visage.

« Bien joué Gorast », dit-elle sans faire aucun effort pour résister. « Je suppose que je ne peux plus fuir. Tu peux me tuer. »

« Pourquoi es-tu aussi fière de toi ? » demandai-je avec suspicion. « Je t'ai battu et je te tuerai ; tu ne pourras plus combattre Makuta Teridax maintenant. »

« Je sais, mais quelque soit l'endroit où je vais, je t'y verrais bientôt », répondit-elle. « Teridax vous mènera sur un chemin de ténèbres et de cruauté. Il vous tuera tous, il n'en a rien à faire de vous. »

Ce qui est arrivé après, je ne l'ai jamais regretté. Un coup rapide sur le long de son torse, puis je plantai l'épée à travers elle avec toute ma colère. Je crois avoir vu ses yeux se fermer avant que je la tue, acceptant sont destin. Je me tournai pour faire face à ses serviteurs ; l'expression sur leurs visages était l'horreur. Je les vis tous se ruer pour sortir du volcan, probablement pour supprimer tout ce qui pourrait rappeler leur service auprès de leur maîtresse et se fondre dans la société.

Je me tournai vers le corps, enlevait le Kanohi et un morceau de son armure à l'épaule. Je retournai à Icarax qui s'apprêtait à frapper les Matoran.

« Non » dis-je en jetant le Kanohi à ses pieds.

----------------

Lorsque le matin est venu, je me suis glissée dans le village où l'Onu-Matoran s'était enfuit cette nuit. Je le trouvais à atteindre à l'extérieur d'une hutte avec une fronde à la main. Je lui donnais l'armure d'épaule.

« Elle est morte, voilà la preuve », dis-je. « Si tu parles de ça à qui que ce soit, ta tête sera mon prochain trophée. »

Il me regarda et me lança une grimace d'approbation. « Puisque tu as tué cette Makuta je respecterai ton souhait. Merci Makuta. »

Je me détournai du villageois. « À toi aussi » dis-je rapidement. Je lui lançai un regard mortel, et il saisit le message.

Je retrouvai Icarax sur une des plages de la Péninsule. « J'espère que tu ne t'attendris pas, Gorast » dit-il « les Matoran ne sont-ils pas nos inférieurs ? »

« Ne t'inquiètes pas, après ça, aucun Matoran ne peut s'attendre à de la gentillesse de ma part », le rassurai-je. Icarax se téléporta à Destral. Je lançai un dernier regard sur le masque que j'avais eu par ma victoire. Avait-elle eu ce qu'elle voulait ? me demandais-je. Avait-elle raison sur Teridax ? Je savais qu'elle avait tort sur ça, tellement tort sur ça. La menace de Miserix -- s'il en posait la moindre -- était éliminée ; c'était tout ce qui importait.

Maintenant, à chaque fois qu'un être verra le dernier masque dans la Chambre de Convocation, il connaîtra l'histoire derrière. Elle sera toujours connue par les Makuta lisant cela. Elle ne sera pas oubliée dans l'histoire de l'Univers Matoran.


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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 26 Déc 2014 - 11:04

Cette fiction est l'œuvre de Willess12, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Dragon
par Willess12

Je m'appelle Mavrah. En tant qu'Onu-Matoran, c'est mon travail de compiler l'histoire. Puisque je suis un des rares Matoran se rappelant les événéments de la première attaque du Dragon de Kanohi sur Metru Nui -- pas celle arrêtée par Toa Lhikan et son équipe -- l'Archiviste en Chef m'a demandé de les raconter par écrit. Il y a d'autres Matoran qui pourraient faire -- Kaj, par exemple -- et certains d'entre eux vont écrire leur propre rapport des événéments. Ils seront tous compilés dans un même rapport.

----


Je n'ai pas assisté personnellement aux premières fois où le dragon a été aperçu, mais j'en ai entendu parler par un de mes amis Ta-Matoran. J'avais entendu la nouvelle du dragon à Ta-Metru. Notre Turaga l'avait annoncé dans la cité. Le Ta-Matoran me l'expliqua.

« Il semblait être en feu », disait-il. « Le plus étrange sur lui, cependant, c'était qu'il avait ce qui ressemblait à des... Masques Kanohi, sur les flancs. »

« Des Masques Kanohi ? » disais-je.

« Yep », disait-il. « Ne me demande pas si c'était des vrais ou pas, par contre ; aucun d'entre nous n'a pu déterminer ça, même les meilleurs fabricants de masques. »

« Cette chose est sortie du sol près du site de construction du Grand Fourneau. Il m'a fait peur comme pas permis. Il n'était pas hostile, mais sa queue brûlante a fait des dommages au Grand Fourneau. Le dragon est parti dans le ciel et est parti on ne sait où. »

Après ça, il a été vu à l'occasion dans le ciel. Je l'ai vu pour la première fois lors d'un voyage à Ta-Metru. J'apportai un message de Kaj au Chroniqueur d'alors, un Ta-Matoran (c'était avant que Kodan ne devienne un Chroniqueur). Je marchai vers Ta-Metru car le système de chutes n'était pas encore complètement opérationnel. Sur mon chemin vers la maison du Chroniqueur, un grand dragon rouge vola dans les airs.

« Regardez ! » dit un Ta-Matoran nommé Kapura. « Le dragon est de retour ! »

Je regardai bien le dragon. Il semblait avoir des Masques Kanohi sur les flancs. Du fait de leur nature, les Onu-Matoran nomment les Rahi qu'ils voient. J'avais un nom pour cette bête -- le Dragon de Kanohi.

Le dragon obscurcissait le ciel derrière lui, et je pouvais voir ce qui semblait être de la suie noire en tombant. Je demandai à Kapura, « Est-ce que ça fait toujours ça quand il vole ? »

« Oui », dit-il, « n'est-ce pas incroyable ? »

Je ne répondai pas ; je me ruais à la maison du Chroniqueur. J'avais quelque chose à lui dire.

J'arrivai à la maison du Chroniqueur. « Est-ce que quelqu'un a nommé ce dragon ? » demandai-je.

« Non », dit-il. « Tu l'as vu ? Si c'est le cas, je pense que tu es le premier Onu-Matoran à l'avoir vu. »

« Oui, et j'ai un nom pour lui, » dis-je. « Le Dragon de Kanohi. »

« Tu devras informer l'Archiviste en Chef de ça », dit-il.

Je me souvins soudainement de la raison d'origine de ma visite. « Oh, oui, Kaj souhaite t'informer que les Onu-Matoran ont découvert une tablette mystérieuse, enterrée sous terre. Elle détaille la Confrérie des Makuta. La plus grande partie est illisible, mais une partie est toujours lisible. Je l'ai là. » Je lui donnai la tablette.

Malheureusement, cette tablette ne finirait jamais dans les chroniques, puisque le Dragon de Kanohi a choisi ce moment pour attaquer la cité.

Le Ta-Matoran venait de prendre la tablette dans ma main lorsque le dragon attaqua. Nous avons entendu le bruit à l'extérieur et sommes allés à l'extérieur pour voir ce qui se passait. Le dragon était perché sur le toit d'un bâtiment, balançant sa queue, crachant du feu. Des Ta-Matoran le fuyaient. Le Chroniqueur et moi le rejoignirent.

Le Chroniqueur et moi avons été séparés. Je me cachais avec d'autres Ta-Matoran, dont Kapura, dans un bâtiment. Lorsque nous avons pensé que le dragon était parti, nous avons quitté le bâtiment, mais avons été attaqués par le dragon.

Heureusement, les Toa se montrèrent.

Il y en avait 8, de ce que je pouvais voir. La fumée obscurcissait un peu ma vue, malheureusement. Qui était le chef de l'équipe devint rapidement apparent.

« Bomonga, essaye de contenir la bête ! » dit le chef des Toa. « Toa de la Glace, voyez si vous pouvez le ralentir ! » Il appella aussi un des Toa, dont je ne compris pas le nom, pour qu'il aide à évacuer les villageois.

J'ai été le seul Matoran assez courageux pour rester et observer le combat, raison pour laquelle j'écris ça. Je me suis caché des Toa sur un toit, raison pour laquelle je suis toujours en vie pour écrire ça.

La bataille fut féroce, et longue. Au début les Toa de la Glace - il y en avait au moins deux - semblaient lutter contre la créature ; ensuite, ils furent rejoints par une Toa de l'Eau, et ils commencèrent à faire mieux. Le Dragon s'abattit sur un des Toa, mais il -- ou elle, je ne sais -- survécut. Bomonga, le Toa de la Terre, utilisa son pouvoir de la terre pour empêcher le monstre d'aller attaquer les Matoran.

Puis, la bête me vit. Elle tenta de me pourchasser. Un des autres Toa la bloqua. Le Dragon cracha du feu. Le Toa esquiva, et le feu détruisit la majorité du bâtiment sous moi.

J'étais sur le point de décider que c'était un bon signe qu'il était temps de partir lorsque je vis les Toa de la Glace, avec l'aide de la Toa de l'Eau, faire tomber la grande bête.

----


Je découvris par la suite que les Toa étaient en train de visiter Metru Nui lorsque le dragon avait attaqué, ce qui expliquait comment ils avaient réussi à venir aussi rapidement. Je voulais parler avec Bomonga, le Toa de la Terre, mais je n'en ai jamais eu la chance. Il ne semblait pas être à l'aise avec son équipe, et je ne pense pas qu'il en faisait vraiment partie. J'informai l'Archiviste en Chef de mon nom pour la bête, et il l'accepta. Je ne lui ai dit que récémment que j'étais resté pour observer le combat.

Le Chef des Toa envoya la Toa de l'Eau dans l'océan pour chercher « un bon endroit ». Plus tard, les Toa emportèrent le dragon -- le Dragon de Kanohi -- sous l'eau. Ils nous assurèrent qu'ils ne l'avaient pas tué, mais ce qu'ils lui firent reste un mystère. Malgré leur assurance que le Dragon de Kanohi n'attaquerait pas une seconde fois, il le fit, mais il semble que quelqu'un était derrière sa sseconde attaque. La seconde fois, il fut vaincu par l'équipe de Toa de Lhikan. La bataille fut beaucoup plus longue, durant un mois.

Concernant la tablette que j'ai donné au Chroniqueur, elle fut perdue durant l'attaque, et jamais retrouvée. Elle a été présumément détruite. Ce qu'elle racontait reste un mystère à ce jour.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 26 Déc 2014 - 19:14

Cette fiction est l'œuvre de .:Yio:., et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Les Légendes de Lhii
par .:Yio:.

Turaga Vakama arpentait les restes de Ta-Metru. Après 1 000 ans, les Matoran étaient finalement revenus à Metru Nui et les Matoran travaillaient maintenant durement pour restaurer la glorieuse cité. Vakama avait visisté beaucoup d'endroits, se rappelant tout ce qui s'était passé avant le Grand Cataclysme. Cependant aujourd'hui, il sentait qu'il fallait qu'il visite un endroit très spécial. À ses côtés se trouvait Jaller, Capitaine de la Garde et un des Matoran principaux en charge de la reconstruction de Ta-Metru.

« Jaller, j'apprécie que tu sois venu avec moi, car l'endroit où nous allons est important pour ton héritage », dit Vakama.

Jaller hocha la tête, devinant déjà où Vakama l'emmenait. « Ça a à voir avec Toa Lhikan ? » demanda le Matoran. Vakama hocha la tête. Jaller avait récémment découvert que son masque appartenait au légendaire Toa Lhikan qui avait sacrifié son pouvoir pour que six Matoran devienne les Toa Metru.

Lorsqu'ils arrivèrent sur place, Vakama ferma ses yeux. La dernière fois qu'il était venu là, il était en colère, alors que la rage du Hordika prenait le contrôle de lui. À l'époque, il n'était intéressé que par la découverte de la vérité derrière sa transformation en Toa et la raison qui avait poussé Lhikan à le choisir. Mais durant de nombreux siècles sur l'île de Mata Nui, Vakama avait souhaité récupérer les tablettes qui contenaient la vie et les accomplissements de l'ancien héros. Maintenant, le jour était finalement venu. La porte était pliée et arrachée à cause du monstre enragé d'il y a un millénaire. Jaller aida à déplacer des débris qui avaient couvert la structure et le duo entra dans la petite pièce que Lhikan appelait son chez lui. Sur le sol se trouvait une seule tablette. Vakama savait ce qui était écrit dessus, elle ne l'intéressait plus maintenant. Il alla à la seule étagère de la pièce, couverte d'une épaisse couche de poussière. Tirant une des tablettes de l'étagère, il la dépoussièra doucement avec sa main puis la regarda.

« Maintenant Jaller, tu connais les histoires de Lhii le surfeur de lave. Aujourd'hui je te demande d'écouter les vrais légendes de Lhii le héros » dit-il, et il commença à lire les journaux à voix haute.

Alors que je grave ces mots, mes pensées sont en émoi. La paix a régné sur Metru Nui depuis les dernières 500 années et notre guerre avec les Chasseurs de l'Ombre. J'espère que cela continuera, mais je ne peux le savoir. Peut-être qu'un jour le Dragon de Kanohi reviendra ou les Chasseurs de l'Ombre chercheront à se venger. Quoi qu'il en soit, je décide de laisser mes paroles pour décrire ma vie et mes accomplissements. Même si elle n'a pas été facile, j'espère qu'elle continuera à vivre et inspirera à ceux qui liront cela les trois valeurs les plus importantes : l'unité, le devoir, et la destinée.

Ma vie débuta il y a des millénaires. Je travaillai comme simple artisan du côté est du Continent Nord. Nous formions un petit village, d'environ 100 Matoran menés par notre Turaga de la Glace. Bien que nous vivions près de la côte, nous étions coupés par de large montagnes qui entouraient notre village et que même un Po-Matoran ne s'aventurerait pas à escalader. La vie était très simple et heureuse à l'époque. Elle était aussi incroyablement ennuyante.

Ce n'est pas que je n'aimais pas mon travail. Mais rien ne s'est jamais passé dans notre village durant des siècles, pas de raids, pas de météo dangereuse, pas même une attaque de Rahi. Dire que mon village était paisible aurait été une euphémie. Cependant, il y avait une chose dans notre village qui faisait que travailler là en valait la peine et c'était la vie de l'ancien masque Hau dans la hutte du Turaga. La plupart des Matoran visitaient le Turaga simplement pour voir le trésor. On racontait qu'il avait été créé dans le royaume d'Artakha lui-même ce qui expliquerait sa magnificience ; son apparence était parfaite et des milliers de fragments de cristal incorporés dedans le faisait briller à la lumière. C'était notre protecteur, la chose qui maintenait la paix pour nous au cours des siècles.

Cependant, comme toujours, la paix ne dura pas.

Un jour je livrai des Kanohi que j'avais fabriqué à un de mes amis, le marchand. « Lhikan ! »  m'accueillit-il alors que j'entrai dans sa hutte, « Ah, je vois que tu m'as apporté un autre lot de ces magnifiques masques. C'est dommage que je ne puisse pas avoir celui que tu portes sur ta tête ! »

Je grimaçai et dit, « Ne t'inquiète pas, ceux-là sont d'aussi bonne qualité », plaçant tous les masques sur sa table.

« Six masques ? » demanda mon ami, « Lhikan, tu sais que j'en ai demandé quatre, non ? Je suis désolé, mais je n'ai pas assez de protodermis pour tout ça. Ou tu pourrais juste les garder jusqu'à la prochaine commande ? »

Je levai ma main et dit, « S'il te plaît, ça voudrait dire que j'aurais du temps libre plus tard. En fait, j'ai fait les autres parce qu'il me fallait quelque chose à faire. »

Maintenant c'était à mon ami de secouer la tête, « Lhikan, il faut vraiment que tu - »

Mais je ne saurais jamais ce qu'il allait dire. Un grand tumulte se fit soudainement entendre, venant du village. Mon ami et moi nous regardâmes puis courâmes rapidement à l'extérieur pour voir ce qui se passait. Un grand être rouge avec quatre griffes diaboliquement aiguisées et deux masques Kanohi montés sur ses épaules, surplombait notre Turaga au milieu de la place du village. De nombreux villageois étaient venus voir ce qui se passait mais se cachaient derrière leurs maisons. C'était le premier nouveau venu depuis des siècles et il semblait un peu plus que terrifiant.

« Donne-moi le masque maintenant et finissons-en, Turaga. Donne-le nous et ne faisons pas ça tourner mal » cracha l'être rouge, ses lames planant de façon menaçante au-dessus du Turaga. Le Turaga secoua la tête. « Bien, faisons de toi un exemple » répondit l'être rouge, et il attrapa le Turaga par la gorge. Juste avant que la créature ne presse sa vie, le Turaga activa son masque du contrôle mental et l'être rouge s'arrêta.

« Retourne d'où tu viens, Chasseur de l'Ombre » ordonna le Turaga. L'être reposa lentement le Turaga à terre, puis avec une vitesse aussi rapide que celle de n'importe quel Toa, il s'enfuit dans les montagnes. Le village fut silencieux pendant un long moment, avant que j'ai finalement le courage de demander au Turaga ce qui venait de se passer.

« Ne t'inquiète pas » dit le Turaga en se retournant pour faire face à tous les Matoran. « Notre village est et sera toujours protégé ! Continuez ce que vous faisiez. »

Je me renfrognai face à l'arrogance apparente du Turaga. Ce 'Chasseur de l'Ombre' aurait manifestement pu oblitérer la ville s'il l'avait voulu. Et s'il revenait ? Ou encore pire, revenait avec de l'aide ? Le masque du Turaga ne pourrait pas nous protéger la prochaine fois. « Turaga, avec tout mon respect, ne pensez-vous pas qu'il faudrait que nous évacuions ? » lui demandai-je.

Le Turaga secoua sa tête, « Lhikan », dit-il, « tu as toujours été un  esprit fougueux. Mais notre village est en paix. Laisse-nous comme ça. »

« Mais si nous faisons face à d'autres dangers ? Et si vous étiez blessé ? Nous avons vécu trop longtemps comme ça, nous ne saurions pas combattre ! » argumentai-je.

« Paix », dit le Turaga et il me regarda durant une bonne minute, avant de retourner à sa hutte. Je restai sur place me demandant comme un être sage pouvait être aussi naïf.

Les maisons brûlaient. Les Matoran criaient. Les rues étaient jonchés d'outils, de masques, et occasionnellement d'amis. La cause de cette destruction ? Le Chasseur de l'Ombre rouge, nommé Rôdeur, était revenu pour le masque précieux comme je pensai qu'il le ferait, mais cette fois avec un ami, un être armuré avec une tête de serpent nommé Kraata-Kal. Le serpent était arrivé de nulle part dans la nuit, déchaînant des attaques d'ombre et de feu partout. Il fut suivi par Rôdeur, qui attaque tous les Matoran qui se cachaient depuis les ombres. Je m'étais préparé durant toute la semaine précédente pour une attaque de ce genre, mais notre village était clairement en train de perdre. Notre Turaga avait tenté de nous protéger à nouveau, mais il ne pouvait pas contrôler les deux Chasseurs de l'Ombre, et avait inévitablement fini par être tué.

Je lançai disque Kanoka après disque Kanoka sur les êtres, espérant qu'ils feraient quelque chose. Hélas, ça les rendait plus en colère, mais ils ne pouvaient pas me voir alors que je cachais et les harcelai dans la fumée. Je vis mon ami, le marchant, portant un lanceur à la main. Il semblait ne pas avoir été utilisé depuis des temps immémoriaux. Il l'activa et une roue d'énergie tournoyante en sauta sur la créature à tête de serpent. Il manqua et, malheureusement, attira l'attention de l'être en armure. Il avança jusqu'au Matoran, et avec désinvolture, il frappa de son épée, la passant à travers lui.

« Nooooon ! » criai-je. La colère me remplit du masque aux pieds et je sautai par dessus les débris derrière lesquels je me cachai. Je continuai à charger mon lanceur de disques et à tirer. Kraata-Kal bloqua toutes les attaques facilement et marcha vers moi jusqu'à être juste en face de moi. Je frappai aussi fort que je le pouvais, mais sans résultat. Son armure était résistance mais abimée, noire et rouillée. Il était si près que je pouvais sentir sa malevolance même irradier de lui. Il rapprocha son épée de mon cou et souffla sur moi.

« Au revoir Matoran » siffla-t-il, levant son épée pour frapper. C'était fini, pensai-je. C'était la fin. Mon village était en ruines parce que je n'avais pas été assez fort pour protéger ceux autour de moi. Et non seulement ça, mais je ne pouvais pas me protéger non plus. Je fermais mes yeux et attendai de voir si je les ouvrirai une nouvelle fois.

« Aaaaaaagh !!! » cria de douleur Kraata-Kal et tomba à côté de moi. De la fumée sortait de son dos brûlé. Je cherchai qui pouvait avoir fait ça et devant moi se trouvait un Toa. Revêtu d'une armure noire et rouge portant les marques d'un millier de combats et portant une grande épée, il courut vers moi et me regarda à travers son Kanohi Kiril ; « Qui... qui es-tu ? » demandai-je, tremblant de peur.

« Je m'appelle Dume. Et permet-moi de te dire que c'était quelque chose de très courageux. Comment t'appelles-tu ? Lhikan ? Et bien Lhikan, c'était aussi très idiot. Très idiot mais courageux. » dit Dume. Kraata-Kal commença à remuer. « Maintenant va ! Suis mes frères Toa » ordonna-t-il alors qu'il se préparait et que Kraata-Kal se relevait, très en colère.

Je courus aussi vite que je le pouvais, mais je ne pu m'empêcher de regarder en arrière.

« Tu vas payer pour ça, Toa », entendis-je le Chasseur de l'Ombre dire. Mais il n'attaqua pas. Je pouvais voir que Rôdeur était sur le point d'attaquer depuis les ombres derrière Toa Dume. Kraata-Kal était en train de faire une distraction !

« Derrière toi ! » criai-je. Dume tourbillonna rapidement et frappa Rôdeur à la tête juste alors qu'il allait attaquer, assommant le Chasseur de l'Ombre.

« J'ai dit va ! » ordonna Dume. Ensuite, Kraata-Kal frappa avec son épée vers Dume et le Toa du Feu parra, et tous deux étaient maintenant coincés dans un combat.

Soudain, une main attrapa mon épaule. Elle appartenait à une Toa de l'Eau portant un Kanohi Kakama. « Par là. Je vais te mettre en sécurité », dit-elle et elle me souleva et me posa sur son épaule, courut jusqu'à une petite grotte cachée que je n'avais jamais remarqué auparavant dans le flanc d'une des montagnes.

En regardant dans la grotte, je vis une descente quasiment droite qu'il serait impossible de descendre s'il n'y avait pas d'échelle en corde.

« Suis le tunnel de la grotte en bas de l'escalier, ça mène à la mer où il y a un bateau avec le reste de tes frères et sœurs. Une fois là tu rencontreras mon frère Toa. Il t'emmenera au sud. Et ne t'inquiète pas, tu es le dernier Matoran », ordonna la Toa de l'Eau.

Ensuite, elle utilisa son masque pour retourner au village aider Dume. Je regardai le bas de la grotte et déglutissai. C'était une longue descente et je développai soudainement une peur des hauteurs dont je n'avais pas conscience auparavant. Sachant que revenir sur mes pas était définitivement pire qu'avancer, je continuai avec précaution et lentement. Le pied gauche, le pied droit, le pied gauche, le pied droit me disai-je à moi-même en rythme.

Mais une des marches de corde s'était usé à cause de tous les Matoran qui étaient descendus et elle finit par céder. Je commençai à tomber vers le sol de la grotte en criant.

J'aurais vraiment voulu pouvoir voler maintenant ! me disai-je à moi-même, fermant mes yeux fermement, me préparant pour ma mort apparente tout en continuant à crier. La prochaine chose que je su, c'était qu'un Toa de l'Air portant un Masque du Vol avait décollé par en-dessous et m'avait rattrapé dans ses bras.

« Hé salut Ta-Matoran ! » m'accueillit-il comme si rattraper des Ta-Matoran tombant vers une mort certaine était quelque chose qu'il faisait tous les jours. « La prochaine fois, laisse le haut-vol pour les gens comme moi. Maintenant je vais vite-emmener toi à tes amis. »

Toujours tremblant dans ses bras, nous volâmes dans le tunnel droit vers la sortie. Nous montâmes sur le bateau avec une soixantaine d'autres Matoran effrayés.

Le Toa de l'Air se tint à la roue du bateau et regardait le ciel. Il leva sa lance dans les airs pour créer un mini-cyclone. Ça devait être un signal, car il reçut comme réponse un grand pilier de feu qui venait à peu près du village et était probablement le travail de Dume. « Très bien, Matoran ! N'ayez pas peur, prochain arrêt, le sud ! » lança le Toa vert en démarrant le bateau.

« Excuse-moi, mais comment êtes-vous arrivés à temps pour nous sauver ? » demanda un des Matoran à bord.

« Nous avons discret-suivis les Chasseurs » raconta le Toa de l'Air, « surpris vite-effrayer un tas de villageois pour obtenir un bateau sur île proche. Pister-suivi eux, les avons combattu, puis les avons perdu en mer. Savaient pas ce qu'ils cherchaient jusqu'à ce qu'on retrouve leur bateau amarré près de cette grotte. » Il raconta ensuite une histoire extravagante sur leur combat contre les Chasseurs de l'Ombre.

Je n'écoutais pas, trop occupé à regarder au-delà du bateau, plongé dans de profondes pensées. En juste une nuit, la vie de mon village avait changé. Nous étions pratiquement coupés du reste du monde, vivant en complète paix et isolation, pensant que ça durerait toujours. Il n'y aurait plus la paix maintenant. Il nous fallait quelqu'un pour nous protéger. Que se passerait-il s'il n'y avait pas de Toa dans les parages comme cette fois-ci ? Alors que je cherchai une solution, je me rendis compte que je devais faire mon devoir de défendre les autres Matoran qui ne pouvaient pas se défendre eux-mêmes.

Des millénaires passèrent et même si je faisais toujours mon travail d'artisan, je m'entraînai toujours pour être un meilleur guerrier. Je m'entraînai à l'épée et aux disques et était un meneur dans le combat contre les attaques de Rahi dans divers villages. Les Kikanalo, les Kane-Ra, les Nui-Jaga, je les arrêtai tous. Ce que j'ignorai, c'était que ma réputation de meneur s'était répandue jusqu'à Metru Nui, car un jour un messager arriva à ma hutte avec une requête de Turaga Dume pour aider la cité de Metru Nui. « Turaga Dume ? » criai-je, surpris.

« Oui, celui-là même qui t'a sauvé la nuit où ton village est tombé. Avant qu'il ne devienne un Turaga, bien sûr » dit le messager. « Il a demandé que tu aides notre glorieuse cité. Notre principale route maritime marchande est devenue dangereuse et nous avons perdu quelques bateaux. Nous pensons que des Rahi maritimes les ont attaqués. Nous demandons que tu accompagnes un bateau marchand qui se rend à Metru Nui. Si tu réussis, le Turaga a demandé à te voir. »

« Mais pourquoi ne pas demander à un Toa ou deux ? » demandai-je, « Il serait sûrement plus efficaces ? »

« Je ne suis pas sûr de la raison, mais le Turaga m'a spécifiquement demandé de te chercher. Maintenant, tu peux décliner cette invitation si tu le souhaites mais quelque chose dans cette histoire me dit que le Turaga a vu quelque chose en toi par le passé. Considère ça comme un test », répondit le messager. Je réfléchissai un moment. Un test ? Dans quel but ? C'était un mystère que je voulais résoudre.

« Très bien, je le ferais », répondis-je.

Le lendemain je préparai mes possessions, emportant autant de disques Kanoka spéciaux que possible. Je réussis à obtenir un voyage sur un navire marchand local se rendant à Metru Nui.

« Bienvenue, Matoran ! Je m'appelle Defilak », dit le Le-Matoran en charge du bateau. Nous avons cogné nos poings et il continua « Mon vaisseau va droit vers un des quais de Le-Metru. On prévoit d'y vendre beaucoup de sculptures de pierre de ma terre natale. Elles sont vraiment précieuses pour moi pour le moment, il faut qu'on les vende pour avoir des ressources chez nous. Donc assure-toi de t'occuper de ces bêtes marines ! »

« Ne t'inquiète pas, laisse-moi gérer tout ça » dis-je, plutôt arrogamment.

Deux jours plus tard, la tempête pouvait être vue à l'horizon. Les nuages étaient aussi sombre que l'armure de Kraata-Kal et je pouvais voir des éclats de foudre.

Je regardai par dessus le pont et sifflai. Elle semblait dangereuse, comme si elle pourrait briser notre bateau à la minute même où nous nous retrouverions en son milieu. « Que les Grands Êtres soient avec nous », dis-je.

Un Po-Matoran proche, dans un coin, en train de sculpter une petite statue commença à se murmurer. « Le soleil ne prie pas et s'il le faisait, prierait-il d'autres soleils ? »

Je le regardai, ne comprenant pas « C'est à moi que tu parles ? » Il me sourit à travers son Kanohi Komau puis retourna à son travail.

Defilak était derrière moi et vit ma confusion. « Ne te préoccupes pas de Velika, la plupart du temps on ne sait pas non plus ce qu'il dit. Il a une perspective unique sur la vie. Quoi qu'il en soit, revenons à la tempête. Je n'en ai jamais vu de comme ça auparavant. Il se pourrait qu'on ait à attacher notre cargaison, et nous aussi. »

Velika arrêta ce qu'il était en train de sculpter et commença à regarder également la tempête. Il se renfrogna et dit « Si le feu est un four, alors qui fait un four ? » Je le regardai étrangement, comme si une deuxième tête lui avait poussé.

« Attends, je crois que j'ai compris celle-là », dit Defilak avec joie. Après un moment de satisfaction, il dit « Velika essaye de dire que quelqu'un doit avoir invoqué la tempête parce qu'elle n'est pas naturelle. » Il fit ensuite une pause. « Qui peut invoquer une tempête ? » Je n'avais pas de réponses, donc je regardai à nouveau. Ce fut alors que je remarquai qu'il y avait des choses qui volaient dans la tempête. Je me souvins soudainement d'une histoire que j'avais entendu d'un voyageur.

« Ce sont des Rahkshi du Contrôle de la Météo ? » demandai-je.

Defilak plissa les yeux et dit « Oui... c'est possible ». Il jura puis ordonna à l'équipage de prendre les armes. Il se tourna vers moi et dit « La plupart d'entre nous ne sommes pas des guerriers entraînés. De l'aide serait vraiment appréciée. »

Je tirai mon lanceur de disques et lançait un regard à mon nouvel ami ; « Ne t'inquiète pas, tu n'as pas à demander. Les Rahkshi sont probablement aussi ce qui fait couler ces navires. »

La bataille qui eut lieu ensuite ne pouvait être décrite que comme sauvage. Les vents et l'eau ménaçaient de nous séparer et dans le même temps il y avait deux Rahkshi du Contrôle de la Météo dans un affrontement bloqué. Ils étaient trop occupés à se combattre pour nous remarquer directement, mais dès que nous fûmes sous eux, ils atterrirent sur notre bateau. L'un d'entre eux atterrit juste derrière moi et je me tournai pour affronter le monstre. Sa vue était révulsante et j'étais soudain empli par la peur. Qu'est-ce que je faisais là ? Il nous fallait un Toa !

Mais je me souvins alors que nous n'en avions pas, il n'y avait que moi et seulement moi pour protéger l'équipage. Le Rahkshi frappa vers moi avec son sceptre et je plongeai. Il siffla et une boule de foudre faillit me toucher. Je levai mon bouclier puis tirait un de mes disques Kanoka. L'effet fut immédiat. Le pouvoir du disque était le rétrécissement, et le moment suivant, le Rahkshi ne faisait plus qu'un pied de hauteur.

Je riai et allait le balancer par dessus bord. La chose suivante que je remarquai, c'était qu'il s'était accroché à ma jambe et avait commencé à la gratter, ce qui faisait mal. « Aaaagh, enlevez-le ! » crai-je. Je secouai mes bras, mais il continuait à me frapper.

Velika vint et arracha le Rahkshi de mon visage. Il tomba sur le pont, et le Po-Matoran ouvrit rapidement son dos pour exposer son Kraata. Il projeta ensuite le Rahkshi dans la mer avec ses outils de sculpteur, en éjectant le Kraata miniature de son armure Rahkshi.

« Même une Vipère de la Damnation blessée est un ennemi dangereux » dit Velika, et cette fois je le compris.

« Ne sous-estime pas tes adversaires, peu importe leur taille apparente » approuvai-je. « Et bien, un de moins, et toujours un. Je suppose que de l'aide serait utile cette fois-là aussi. » Velika sourit et hocha la tête alors que nous nous tournions vers notre prochain ennemi.

Celui-là était déjà occupé par le reste de l'équipage mais ça ne se passait pas bien du tout. Quatre Matoran étaient inconscients, dont Defilak, et trois Matoran pointaient des lances vers la créature en armure. Quelques autres se cachaient derrière la cargaison. L'eau s'écoulait sur tout le pont, le bateau entier menacé par la tempête créée par le dernier Rahkshi.

« Velika, maintenant » ordonnai-je. Velika me visa avec mon lanceur de disques et tira un de mes précieux disques. Le pouvoir d'agrandissement du disque s'activa et j'étais maintenant plus grand que le Rahkshi lui-même. Je n'étais toujours pas assez fort pour le mettre à bas, mais ce n'était pas mon plan. Velika expliqua rapidement le reste de mon plan au reste des Matoran et ils commencèrent à mettre leurs amis inconscients en sécurité. Une fois cela fait, ils attrapèrent une corde et la tirèrent aussi fort qu'ils le pouvaient, formant une corde pour trébucher. Ils me signalèrent quand c'était fini, et je repoussai lentement le Rahkshi. Le temps était crucial car je commençais déjà à diminuer en taille. Alors même que le Rahkshi allait trébucher sur la corde, il se tourner et vit ce qui se passait. Réagissant aussi vite que je le pouvais, je poussai le Rahkshi, le projetant vers la corde et il tomba. Ensuite, les Matoran le ligotèrent rapidement et libérèrent son Kraata. La tempête disparut immédiatement et nous nous réjouîmes tous.

« C'était du bon travail, Velika ! » complimentai-je le Po-Matoran « J'espère qu'un jour tu seras récompensé, vraiment ». Velika me tappa sur le dos et se joignit aux célébrations.

Une fois arrivé à Metru Nui, je fis mes adieux à Defilak et à l'équipage. Ma destination suivante était le grand Colisée pour rencontrer Turaga Dume, comme il l'avait demandé. Alors que je marchais dans les couloirs du magnifique bâtiment, je pu le voir sourire à la fin.

« Lhikan, Lhikan, Lhikan » commença-t-il à dire « lorsque je t'ai sauvé en tant que Matoran, je savais que tu avais un but plus grand. Comme tu peux l'avoir deviné, lorsque j'ai entendu parler de ta réputation, j'ai voulu te tester et voir si tu avais les capacités pour affronter ceux qui nous menacent même s'ils semblent si puissants. Tu as accompli ton devoir et par l'unité vous avez réussi à surmonter le défi. Et aujourd'hui j'aimerai te présenter cette marque de la destinée ». Le Turaga tira un petit objet de ses robes. Dans sa main se trouvait une pierre brillante qui ne pouvait être qu'une chose.

« Une pierre Toa ! » m'exclamai-je. Dume hocha la tête et continua « J'ai choisi des Matoran à transformer en Toa lorsque je me suis transformé en Turaga. Mais j'en ai gardé une parce que j'avais le sentiment qu'il y avait quelqu'un qui la méritait mais que ce n'était pas encore le bon moment. Aujourd'hui, je crois que c'est le bon moment. Viens, suis-moi au Grand Temple. »

Nous nous rendîmes au Grand Temple, mais pas seuls. Des essaims de Matoran arrêtèrent de travailler et commencèrent à nous suivre pour voir ce qui se passait. Dume leur demanda de retourner au travail, mais il ne put pas s'assurer que tous le faisait. Ça ne me gênait pas. Je voulais montrer un nouvel espoir aux Matoran.

Alors que nous nous approchions du suva, les pensées se précipitaient dans ma tête. Étais-je digne du titre ? Devrais-je rester à Metru Nui maintenant ? Qui m'entraînerait ? Il n'y avait aucun moyen de le savoir avant de le découvrir me disais-je et je plaçai la pierre dans le seul emplacement libre.

Un rayon d'énergie fut lancé par le Suva et je pu sentir mon armure se tordre et s'agrandir, devenir plus résistante. J'ouvris les yeux et observai. J'étais maintenant un Toa du Feu ! Les Matoran s'émerveillaient, m'approchant pour toucher mon armure. Je riai et les laisser faire. Ce fut finalement le tour de Dume de s'approcher de moi.

« Maintenant que tu as ces capacités que feras-tu avec elles, Toa Lhikan ? »

Je secouai la tête « Je ne sais pas Turaga. Je ne sais pas encore comment utiliser mes capacités. Que me ferais-tu faire ? »

Dume réfléchit un moment et dit « Une équipe de Toa défend sa forteresse loin au sud de Metru Nui depuis des siècles. Je te recommande d'y aller et d'apprendre les habitudes de tes frères et sœurs. »

Je hochai la tête. « Si tu as besoin de moi, envoie moi un messager. Je viendrais aussi vite que je peux voler. »

« Voler ? » demanda Dume.

Je levai mes deux nouvelles lames et les rassemblai pour former un surf flottant. « Oui, Turaga, voler » sourai-je. « Une fois j'ai failli mourrir parce que je ne pouvais pas. Aujourd'hui, cependant, je prend mon essor », et je m'envolai hors du Grand Temple m'élevant si haut que je pouvais voir toute Metru Nui s'étaler sous moi, prêt pour ma prochaine aventure.


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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Ven 26 Déc 2014 - 22:13

Pour La Folie du Chasseur, pas mal de fautes, d'utilisation de mots donnant un sens bizarre à certaine phrase (surement des erreurs de traduction) et une phrase en anglais que tu as oublié de retirer même si tu l'as traduite

Pour Dragon, dernière partie de la fiction, première paragraphe : je découris --> je découvris

Pour Les Légendes de Lhii, on a une phrase en anglais qui a été oublié : But whatever he was going to say I never found out. (d'ailleurs, tu l'as un peu raccourcis à la traduction :p)
« Même une Vipère de la Damnation blessée » dit Velika, --> Je pense que tu as oublié de traduire une partie de l'énigme.
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Sam 27 Déc 2014 - 10:55

Cette fiction est l'œuvre d'Infrared, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Memento Vivere
par Infrared

C'est un miracle que je sois toujours en vie et que j'ai trouvé les matériaux pour graver ce message. C'est un miracle qu'un endroit aussi terrible que celui-ci existe.

Je m'appelle Reysa. Jusqu'à récemment, je me serais qualifié d'Inventeur Onu-Matoran. Actuellement, je ne suis pas sûr que ce titre me convienne. Comme vous, je fus envoyé ici à cause d'une blessure. Je développai un moteur alimenté par des Pierres à Chaleur, et il explosa, avec mon ami Gar et moi pris dans l'explosion. Contrairement à vous, j'ai vu en personne toutes les horreurs que ce royaume a à offrir.

Personne ne mérite d'avoir à voir ces horreurs.

Je vous implore de lire et de quitter cette endroit. Et si vous êtes trop borné pour faire cela, je vous implore de reconsidérer.

***

Zap. Whoosh. Une boule de foudre frappa le bateau.

Après ce qui semblait être un éon, je m'éveillai. Lorsque je finis par reprendre mes sens, les restes de notre vaisseau avait flotté jusqu'à la côte, et Gar,  qui devait avoir barboté jusque là, était trempé.

Lorsque je titubai hors de l'épave, il me lança un regard de colère.

« Tu-tu es stupide ! J'ai failli mourir quand notre moteur a explosé chez nous, et maintenant regarde dans quel pétrin tu nous as mis ! »

Je fus ramené en arrière. Gar était un des Matoran les plus gentils que je connaissai - il ne s'énervait jamais sur qui que ce soit.

Il fut également ramené en arrière. Il regarda le sol, puis vers moi, et à nouveau le sol, embarrassé. « Je suis désolé, Reysa. Je ne sais pas ce qui - »

« Il faut qu'on trouve un abri », l'interrompai-je. « Reste-là et récupère nos affaires, j'essayerai de trouver le village. Je serais de retour avant la tombée de la nuit. »

Il regardait toujours au sol, sa voix pleine de remords. « Mais la météo empire. »

Il avait raison. Au loin, des nuages plus sombres que ceux au-dessus de nous se rapprochaient. Ils semblaient impatients de déverser leur protodermis liquide. Ils se déplaçaient avec une vitesse surprenante ; il ne leur faudrait pas longtemps pour arriver.

« C'est exactement pour ça que je vais chercher un abri » dis-je impatiemment.

« Le fait est - »

« Le fait est que je vais chercher un abri » crachai-je en partant précipitament.

***

Karzahni. Comme vous pouvez sans doute le voir par vous-même, ses alentours sont complètement désolés. La seule chose qui couvre le sol rocher est du sable et de la poussière. Même la simple logique semble n'avoir aucun effet ici. Pendant que je me trainai vers le village, le son de la brise soufflait comme un essaim de Kirikori Nui, mais seul un De-Matoran aurait pu entendre les explosions de foudre les plus fortes, s'il y en avait.

Le temps que je trouve le canyon, il faisait assez sombre pour qu'ils aient placé des lumines dehors comme s'il faisait nuit. D'un côté du royaume se trouvait une série de mystérieuses spires ; de l'autre, un village. Le village, tout comme ses alentours, était très étrange. Les villageois semblaient étrangement petits, même de loin, et beaucoup étaient rassemblés autour de blocs de glace comme s'ils tentaient de rester au chaud. Alors que je m'approchai d'un groupe de Matoran, beaucoup évitaient de me regarder dans les yeux. Les autres avaient un air de grande tristesse dans leurs yeux. L'un d'entre eux attira mon œil - un Le-Matoran nerveux qui, malgré sa peur évidente, tentait de maintenir son calme. Il me regarda droit dans les yeux. Il commença à trembler de plus en plus alors que je m'approchai, mais ses yeux brillant ne scillèrent pas.

Finalement, il baissa le regard. « Qu'est-ce que tu veux de moi ? » demanda-t-il. « Qu'est-ce que je pourrais avoir qui ait de la valeur ? »

« J'ai été envoyé ici par mon Turaga » répondai-je. Les Matoran qui avaient évité de me regarder plus tôt me fixaient maintenant de leurs yeux. « Où est Karzahni ? »

Le Matoran releva les yeux et réfléchit durant un moment, étonné. « Es-tu fou ? »

Je reposai ma question, plus vigoureusement cette fois.

Les yeux du Le-Matoran dardèrent entre plusieurs autres villageois, mais ses demandes d'aide ne reçurent que des regards vides en retour. Après quelques délibérations, il leva lentement une de ses mains et pointa vers les spires au loin. « Il est - il est là-bas - »

Je me dirigeai vers la direction qu'il avait pointé. Alors que je faisais cela, il m'appella. Le vent étouffa ses paroles.

***

Les spires montaient aussi haut que le ciel, comme si elles voulaient en arracher les étoiles. Même si les bâtiments semblaient tout neufs, ils semblaient aussi impossiblement anciens. Une faible lueur sortait d'une des tours, mais elle semblait presque triste.

Lorsque j'entrai dans le bâtiment principal, j'eu l'impression qu'il voulait me dévorer. La pièce était vide sauf quelques torches sur les murs. Les deux seules directions dans lesquelles je pouvais me rendre étaient un escalier menaçant ou repasser la porte, vers un lieu sûr.

Stupidement, je choisis les escaliers.

Après m'être trainé dans ce qui semblait être un kio de marches, je finis par atteindre un étage avec une grande porte. Mes jambes ne pouvaient plus bouger, et je m'effondrai au sol. On dit que les Onu-Matoran ont une endurance sans égal ; ça doit être vrai, je suis convaincu que sans mon obstination je serais tombé depuis bien longtemps. Pendant que je récupérai, j'étudiai la porte et me rendit compte qu'il n'y avait aucun moyen de l'ouvrir. Je courrais donc - ou plutôt boitillait - vers la porte, espérant alerter ceux qui se trouvaient de l'autre côté de ma présence. Cependant, elle s'ouvrit dès que je fus proche, m'envoyant glisser dans la pièce qu'elle cachait.

La pièce dans laquelle je me trouvais maintenant était très différente du reste du bâtiment. Même si elle était située en haut d'une spire, la pièce était surprennement grande. Sur un mur se trouvait une fenêtre donnant seulement sur du brouillard et du côté le plus éloingé de la pièce se trouvait un tas de tablettes de pierre couvertes de texte illisible accompagné occasionnalement d'une vague image. À côté de ce monticule, cependant, se trouvait la chose la plus étrange de la pièce : un trône tordu occupé par un être encore plus tordu.

Vous connaissez sans doute cet être. On raconte qu'il a été créé par les Grands Êtres eux-mêmes ; je peux seulement espérer que c'est un mensonge. Son armure était rafistolée comme s'il passait son temps libre à se reconstruire - il avait sans doute beaucoup de temps libre, vu la quantité d'efforts qu'il mettait pour maintenir son royaume. Et derrière son hideux Kanohi se trouvait une paire d'yeux au bord de la folie.

Je regardai Karzahni, qui me regardait sans me voir comme s'il était plongé dans ses pensées. Lentement, il contorsionna son visage pour former un sourire tordu. Puis soudainement, il parla.

« Bonjour, Matora. Souhaites-tu être guéri ? » Il demanda cela sans émotion, comme s'il avait récité la formule de bienvenue de nombreuses fois.

J'hochai lentement la tête. Il ne semblait pas y avoir d'autres options ; si je tentais de m'échapper de la pièce, il me rattraperait sans le mondre doute dans l'escalier.

Son corps tressauta comme s'il tentait de cacher un rire psychotique.

« Très bien », répondit-il, se levant. « Ça ne va pas faire mal du tout. »

C'était un mensonge.

***

Lorsque Karzahni eut fini de me reconstruire, il me lança un sourire d'approbation et m'observa, admirant son travail.

Soulagé, je regardai mon corps.

Horrifié, je regardai Karzahni.

J'eu soudainement le besoin de fuir la pièce de reconstruction et cet horrible royaume, ma peur d'être capturé disparue. Si l'être en face de moi s'en est rendu compte télépathiquement, par expérience, ou simplement parce que je regardai la sortie, je l'ignore. Mais je savais qu'il n'approuvait pas mes plans.

« Si tu tentes de fuir, Matoran, tu le regretteras. »

J'arrêtai de regarder la porte, et mes yeux parcoururent la pièce avant de finalement s'arrêter sur Karzahni. Il ricana. Je le regardai un petit moment, puis, ricanant à mon tour, je fonçai vers la sortie.

Mais avant que je ne puisse sortir de la pièce, la réalité commença à se déformer autour de moi.

Je suis maintenant à nouveau chez moi, devant mon moteur à Pierres à Chaleur. J'entends Gar entrer dans la pièce, et il se tient à côté de moi, examinant le moteur. Soudain, ma main bougea, mais je ne la contrôlai pas ; ma tête regarde vers le bas sans que je le souhaite, et je vis que je tenais une Pierre à Chaleur.

Ce fut alors que je me rendais compte de ce qui se passait. Quelqu'un - ou quelque chose - me forçait à revivre les actions qui m'avaient envoyées à Karzahni.

Je me tournai vers Gar, il secoua sa tête, désapprobateur. Je baissai à nouveau le regard. Sachant ce qui allait arriver, je résistait autant que je le pouvais. Mais malgré tous mes efforts, je plaçai la Pierre à chaleur dans son conduit.

L'explosion fut beaucoup plus grande que je ne me la rappelais. Je fus envoyé loin du moteur, et restait au sol pour ce qui semblait être une éternité. Je finis par regagner suffisamment de force pour bouger mes doigts, et fut surpris de découvrir que j'avais regagné le contrôle de mon corps. Après plusieurs tentatives douloureuses, je me relevais. Ensuite, je me traînai vers l'endroit où Gar gisait.

Lorsque je m'approchai de lui, il me lança un regard de désapprobation. Son Kanohi avait été brisé, et certains de ses fragments se trouvaient au sol près de moi. Je m'agenouillai devant lui, et il se détendit un peu.

« Ne t'inquiète pas », lui dis-je. « Tout va bien se passer. »

Gar sourit, mais avec beaucoup de difficultés. « Tu n'as jamais été doué pour mentir. »

Je regardai avec horreur sa lumière de cœur commencer à clignoter lentement. Je l'attrapai et priai pour lui, mais il sourit simplement et secoua la tête. Je le laissai aller et regardai au sol, et il parla une dernière fois.

« Rappelle-toi de vivre, Reysa. »

Je lui lançai un nouveau regard, et sa lumière de cœur était maintenant noire. Je regardai dans l'espace alors que des Matoran commençaient à s'agglutiner autour de nous. Dans tous les yeux qui me regardaient, je voyais la haine et la honte. Je les regardai. Je priai avec eux. Je regardai le ciel. Je regardai à nouveau Gar. Puis j'étais de retour dans la pièce de reconstruction.

Mon horrible vision s'était terminée.

***

Je foudroyais Karzahni du regard et m'apprêtai à l'attaquer lorsqu'il parla.

« Ne comprends-tu pas ? » demanda-t-il. « Ta propre incompétence a sauvé la vie de ton ami. Dans ma vision, j'ai simplement réparé le problème dans ton moteur qui le rendait moins efficace - exactement comme je l'ai fait pour toi. »

Il était clair que Karzahni m'énervait pour voir comment je réagirai ; après tout, la plupart des autres Matoran qu'il avait rencontré étaient probablement trop effrayés par lui pour s'enfuir. Malgré tout, c'était trop pour moi. Je récupérais un rouage au sol et lui jetait dessus.

Karzahni avança jusqu'à moi et me ramassa, mettant mon Kanohi terriblement proche du sien. « Vas-y, Matoran », cracha-t-il.

J'acceptai.

Karzahni me jeta au sol. Je savais à quoi m'attendre et me préparai. Mais rien n'aurait pu m'aider à me préparer à ce qui allait arriver. Alors que le monde fondait et se transformait autour de moi, je me retrouvai de l'autre côté de la pièce, agonisant de douleur. Je savais au fond de moi que ce n'était qu'une illusion, mais je n'arrivai pas à avoir la moindre pensée cohérente. Je me tenais juste là, désespéré. J'avais le sentiment que si l'attaque durait beaucoup plus longtemps que ça, combiné à la douleur d'avoir été reconstruit, mon esprit serait en pièces. Cependant, Karzahni finit par achever son assaut. Lorsque la vision se termina, il me regardait depuis le coin de la pièce avec des yeux vides. J'avançai lentement vers la sortie. Il aurait pu m'arrêter à nouveau, mais il ne le fit pas. Pour des raisons que je ne comprends toujours pas, il m'a laissé partir.

***

Je courrais et je courrais, dans le canyon cruel et dans la brume poussiéreuse aussi vite que mon nouveau corps me le permettait. Lorsque je finis par m'arrêter, je restai immobile quelques moments, à bout de souffle. Je regardai autour de moi, observant la terre désolée autour de moi, et mes nouvelles jambes, plus faibles, cédèrent sous moi. J'étais au milieu d'une averse torrentielle, et de grandes flaques s'étaient formées partout. J'en regardai une ; y regardant je voyais un Matoran complètement différent portant un Kanohi complètement différent? Je touchai mon masque. Je n'hallucinai pas.

Alors que j'étais assis là, observant la pluie tomber et la foudre frapper au loin, je plannifiais ma revanche sur Karzahni. Je restai assis durant des heures, écoutant, et observant, et complotant, pensant avec terreur aux événements qui venaient de se passer. Une bourrasque de vent souffla. Mais ce faisant, je l'entendis me chuchoter quelque chose.

Souviens-toi de vivre, Reysa.

Et alors que je pensai à ces mots, je compris soudain pourquoi ce royaume était aussi horrifiant. Ce n'était pas ses dangers. Ce n'était pas le terrible processus de reconstruction. C'était le fait que, via toutes ces tortures, même l'être le plus pur pouvait être transformé en monstre.

C'était le fait que j'étais le monstre, pas Karzahni.

Si j'étais le même être que lorsque j'étais arrivé, j'aurais ignoré les moqueries de Karzahni disant que j'avais mal construit le moteur - sinon lorsqu'il avait explosé Gar aurait été tué. Alors j'aurais tenté de me convaincre que j'avais construit le moteur comme ça délibérément.

Mais je ne suis pas le même être. Je me rend maintenant compte que j'ai passé ma vie à tenter de me cacher ma médiocrité avec une façade de confiance et d'impatience. Karzahni avait raison, dans une certaine mesure. Il avait peut-être réparé un défaut du moteur, mais ça ne l'avait pas empêcher de sauter. Il m'avait fait quelque chose de similaire - il m'avait peut-être reconstruit, mais il n'avait pas amélioré mon tempérament.

Le vent avait raison. Je devais cesser de me cacher mes défauts, et au lieu de ça je devais les accepter. Seulement alors je pourrais accomplir mon Devoir, exécuter ma Destinée, et commencer à vraiment prospérer. Même si j'ai perdu le sens du temps en gravant cela, je sais qu'il est temps pour moi de faire face à mon sort, et de vivre avec les conséquences de mes actions. Il est temps pour moi de retourner voir Gar, qui, j'espère, a honoré ma requête et n'a pas encore quitté l'épave du bateau. Ensuite, avec ou sans lui, je dois retourner à Karzahni, chez les villageois effrayés, et à ce Le-Matoran paranoïaque.

Peut-être que nous trouverons un moyen de quitter cet endroit. Peut-être pas. Seul le temps nous le dira. Mais votre sort n'est toujours pas décidé. Je vais commencer mon voyage de retour vers Gar, et lorsque j'atteindrai l'endroit où nous sommes arrivés, je placerai ce rocher ici pour que vous le trouviez. J'espère que ma malchance vous aidera à décider votre chemin - si vous partirez et vous sauverez tant que vous le pouvez ou me rejoindrez dans ce désert de monstres. Mais peu importe votre choix, je vous laisserai avec une simple requête :

Souvenez-vous de vivre.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 11:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [02/12/12] Flux Actus & Discussions -BIONICLE-   Sam 27 Déc 2014 - 13:51

Cette fiction est l'œuvre de DeltaStriker, et la version originale peut être trouvée à cet URL. Cette traduction est effectuée pour que les francophones puisse plus facilement accéder à la phase de sondage du concours S&T 7 de BZPower - pour plus d'informations sur celui-ci, consultez ce sujet - concernant le canon BIONICLE.

Frères
par DeltaStriker

Le Toa vert frappe à droite, lançant sa lame vers moi. Je le bloque facilement puis arrachait sa lame hors de sa main. Il récupère rapidement et m'attaque avec un torrent de vent. J'esquive et tire avec mon Lanceur Zamor, renversant mon adversaire. Il saute rapidement sur ses pieds.

Je ne suis pas sûr de l'identité de ce Toa, mais je sais une chose : il est doué. Presque trop doué.

Il fait appel à son pouvoir élémentaire pour reprendre son épée. Je tire à nouveau avec mon lanceur, le forçant à esquiver et brisant sa concentration. La lame tombe au sol. Alors que je charge le Toa, je fais appel à mes pouvoirs élémentaires pour attirer sa lame. Elle décolle du sol et atterrit dans ma main.

Il répond rapidement, me frappant avec un mur d'Air qui me renverse. Alors qu'il s'approche, je me prépare. Il est presque sur moi lorsque je me lance sur lui, frappant dans son torse avec les pieds.

Lorsque la poussière retombe, je me tiens sur mon adversaire avec les deux lames croisées sur son cou, prêt à le décapiter en un instant.

« Comment t'appelles-tu ? » demandé-je.

« Lesovikk », répond-il.

« Et bien, Lesovikk », dis-je. « Tu es certainement prometteur. J'aimerais t'aider à améliorer tes talents, si tu le veux bien. »

Le Toa de l'Air me fixe. « Et pourquoi est-ce que j'aurais besoin de ton aide ? Je suis un Toa vétéran, tu n'es qu'un débutant. »

Je ris. « Tu penses qu'un débutant aurait su te mettre au sol comme ça ? »

« Je suppose que non » répond-il. « Mais je crois toujours pas avoir quoi que ce soit à apprendre de toi. »

« Comme tu le voudras », dis-je, sans le libérer.

Il me lance un regard interrogateur. « Et bien ? » demande-t-il. « Tu vas me relâcher ? »

« Et te laisser m'attaquer par derrière ? Tu me prends pour un idiot. »

Lesovikk semble réfléchir. « Si je promets de te laisser « améliorer mes talents », me laisserais-tu partir ? »

J'hoche la tête et recule. Lesovikk se remet sur pieds et s'étire. Puis il se tourne vers moi.

« Où allons-nous ? » demande-t-il.

« Dans un endroit que je connais » répond-il.

Nous marchons pendant environ dix minutes, avec Lesovikk qui me suit.

« Hé » appelle-t-il. Je me tourne vers lui. « Tu ne m'as pas dit ton nom. »

« Jovan », réponds-je. « Toa Jovan. »

***

Nous atteignons rapidement la grotte que j'ai en tête, et nous entrons. Lesovikk tient sa lame plutôt fermement, étant donné que je lui avais rendu avant notre arrivée. Je trouve son comportent curieux, mais je pense qu'il vaut mieux ne pas le questionner.

Alors que nous nous approchons du centre de la grotte, la lumière augmente. Ensuite, nous entrons dans la pièce principale.

Les yeux de Lesovikk s'agrandissent d'émerveillement, car la pièce est quelque chose à voir. La lumière du soleil brille par les trous dans le toit par d'étranges angles et se réfléchit sur les cristaux enchâssés dans les murs. Le sol est lisse, tout comme les murs et le plafond, et un ruisseau traverse la pièce en son centre.

Nous avançons jusqu'au centre de la pièce. Je me tourne vers Lesovikk.

« Est-ce que ça conviendra comme zone d'entraînement ? » demandé-je.

Lesovikk hoche la tête, toujours frappé par la beauté de la pièce.

« Alors commençons. »

Je plonge vers Lesovikk, qui ne réussit que de justesse à bloquer avec sa lame. Je feinte à droite et frappe vers sa tête. Soudain, je suis renvoyé en arrière par une attaque d'air, et ma lame glisse sur le côté, hors de portée.

Lesovikk lève sa lame et se prépare à m'empaler. J'active mon Kanohi Kadin et vole entre ses jambes, faisant perdre l'équilibre au Toa de l'Air. J'utilise mes pouvoirs pour faire appel à ma lame puis charge Lesovikk.

Mon adversaire invoque une tempête, qui me suit dans la pièce. Je réussis à rester devant, mais elle m'empêche d'atteindre Lesovikk. Il faut que je trouve une autre stratégie.

Puis ça me vient. J'utilise mon pouvoir pour éjecter l'épée de Lesovikk de sa main. Il perd sa concentration et la tempête disparait. Je penche maintenant mon corps pour viser directement le Toa de l'Air.

Je me retrouve au sol, coincé par Lesovikk. Le Toa a sauté sur mon dos et m'a plaqué au sol.

« Pas mal » commenté-je.

« Comme d'habitude », répond Lesovikk. « Il va falloir t'y faire. »

Durant les semaines qui suivent nous continuons à nous entraîner, devenant plus fort chaque jour. Notre amitié grandit également, et notre confiance l'un en l'autre est renforcée.

Nous passons nos nuits assis dans la pièce centrale, ou à marcher dans la forêt proche. C'est lors d'une de ces marches que Lesovikk me parle de son équipe.

Il me raconte les nombreuses aventures qu'ils ont eu, à combattre des Rahi, à protéger des villages. Il me raconte leur personnalité et leurs traits. Cette nuit-là était la première où je voyais Lesovikk sourire, et il avait bien meilleur mine comme ça.

Il avance vers la rencontre avec les Zyglak. Il frissonne alors qu'il se rappelle son erreur fatale, et il sombre dans le le chagrin.

Je suis fortement ému par l'histoire de mon camarade. Elle étend ma vue du monde. Je l'aide à retourner à la pièce et nous nous reposons.


***

Aujourd'hui, nous nous entraînons au combat au corps-à-corps. Lesovikk semble avoir récupéré, mais je ne peux en être sûr. Il vaut mieux jouer la prudence.

Alors que nous nous entraînons, un messager Gukko arrive. Il vient d'un village proche que nous avons souvent visité. Je lis la note à voix haute et laisse échapper un hoquet de surprise. Elle dit que le village est attaqué.

Nous attrapons notre matériel et chargeons dans la forêt. De la fumée s'élève au loin. Nous arrivons et trouvons le village en train de brûler. Des Zyglak arpentent les rues.

Lesovikk reste immobile, apparemment effrayé. Je comprends pourquoi et panique. Il faut qu'on travaille ensemble pour défendre le village.

« Lesovikk ! » chuchotai-je. « Reprends-toi ! Ces Matoran ont besoin de toi. »

Quelque chose s'illumine dans les yeux de Lesovikk. Il sort sa lame et se prépare à charger. Je me joins à lui. Ensemble, nous chargeons dans le village.

Les Zyglak semblent surpris, ne s'attendant probablement pas à l'arrivée de Toa. Nous nous taillons un chemin dans la première vague puis continuons à avancer.

Les autres nous remarques et attaquent. Nous les repoussons facilement, mais ils continuent d'arriver. Je vois un trou dans la mer d'ennemi, et charge. Je me retrouve dans une petite clairière, avec un Zyglak solitaire se tenant au milieu.

Le Zyglak est grand, laid, et complétement noir. Il est détestable, je trouve. Je me prépare à combattre.

Le son de la bataille disparaît, et je sais que Lesovikk est entré dans la clairière. J'allais parler à mon camarade lorsqu'il a un hoquet de surprise.

« Toi » gronde Lesovikk.

Le Zyglak noir rit. « Alors tu te souviens de moi » dit-il. « J'espérai que tu viendrais. J'essayais d'avertir mes serviteurs que tu viendrais, mais ces idiots ont oubliés. »

Lesovikk fixe le Zyglak noir, que j'ai décidé d'appeler 'Noir'. Le Zyglak lui renvoie son regard, et tous deux se bloquent dans un face à face.

Lesovikk charge Noir, qui bloque facilement son coup. Ils sont maintenant bloqués dans une féroce lutte, et chaque côté a ses chances de gagner.

« Je ne te laisserai pas blesser ces Matoran » grogne Lesovikk. « Ils ne seront pas massacrés comme mon équipe. »

Noir ne répond pas ; au lieu de ça, il avance sa lame vers la tête de Lesovikk, mais le Toa esquive. Je suis tellement concentré sur le combat que je ne remarque pas le Zyglak qui se glisse derrière moi. Juste avant qu'il ne m'empale sur sa lame, je me retourne et le frappe avec le plat de ma lame, et il s'effondre au sol.

Cela fait hurler la horde, et elle se rue vers moi. Je sais que je dois les empêcher d'approcher Lesovikk, celui-ci n'étant pas assez doué pour tous les gérer en même temps. Je vainc Zylgak après Zyglak, mais il semble ne pas y avoir de limite à leur nombre.

Je continue de défendre mon camarade, mais je sais que je ne pourrais pas continuer toujours. Juste alors que je suis sur le point de m'effondrer de fatigue, les Zyglak arrêtent de se battre, regardant derrière moi, étonnés.

Je me tourne pour voir Lesovikk sortir son épée du torse de Noir, et ce dernier s'effondre, désormais plus qu'un corps sans vie.

« C'est pour mon équipe », grogne-t-il.

Je me tourne pour voir la horde de Zyglak battre en retraite, impuissante et sans but sans son chef. Dès qu'ils ont quitté le village, les Matoran sont sortis de leurs huttes pour nous remercier de nos actions. Nous les laissons nous remercier, puis retournons à la pièce.


***

C'est maintenant le lendemain de notre bataille avec les Zyglak et Lesovikk semble troublé.

« Quel est le problème ? » demandé-je.

« Je dois avancer » répond le Toa vert. « J'ai d'autres amis à trouver. »

J'hoche la tête et cherche dans mon sac. J'en tire un lance-missiles Cordak et le tend à Lesovikk. « C'est pour toi » dis-je. « Tu l'as bien gagné. »

Lesovikk accepte le cadeau avec reconnaissance, puis se tourne pour partir. Il s'arrête un moment puis se retourne vers moi. Il hoche de la tête dans ma direction, et je lui renvoie le geste. Après cela, Lesovikk se tourne, et disparaît à l'horizon.


***

Moi, Lesovikk, ai trouvé ce journal de Jovan sur ma route vers Mahri Nui et me suis senti obligé d'ajouter quelque chose. J'ai toujours considéré tendrement ces semaines que nous avions passé ensemble, et j'ai même placé le Lance-Missiles Cordak qu'il m'avait donné sur mon traîneau des mers. Il me sert de rappel de mon frère mort, qui m'a aidé à former le Toa que je suis aujourd'hui.


Dernière édition par maxim21 le Lun 29 Déc 2014 - 10:47, édité 1 fois
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