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 [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]

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Dark Agora
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Ven 3 Juin 2011 - 8:44

Chapitre Huit: Gozokaru, ou la mort d'en haut.

L'homme s'approcha prudemment, un paquet sous le bras. La résidence du turaga Meiza était devant lui. Les rues de Le Koro n'étaient jamais sûres. Ils fallaient se méfiait. Surtout quand on était un espion au service des Turagas félons.

Ce que l'homme ne savait pas, c'est qu'un pisteur le suivait depuis des heures déjà. Masqué, agile, petit...il se nommait Nokuru. Une créature si petite, totalement folle, n'ayant d'yeux que pour l'or.

La créature, ou Nokuru, dit "Kenta norriba", le Fourbe en langage Matoran. Mais ce n'était qu'un pion. Nokuru murmurait pour lui.

"Si si innocente créature...méchant, oui mon or, méchant Matoran ! Tuons-le, mon trésor, oui, tuons-le !"

Une emprise formidable saisit Nokuru à la gorge. Mentale, mais le Fourbe avait fantastiquement mal. C'était un genre de cri, un cri de douleur. Il vit suite à sa folie son maître se dressait devant lui.

"Imbécile ! Il s'enfuit ! Tue-le, Kenta norriba ! Tue-le !"

-Oui maître...Kenta norriba sera docile...oui, oui...très gentil...Kenta norriba va tuer cet importun !

Et il sauta depuis sa cachette, plantant ses crocs dans le cou de l'homme, qui en lâcha son paquet. Le malheureux hurla et se secoua, mais Nokuru s'agrippait fermement. Quand le poison de ses dents se répandit dans le corps de sa victime, il commença à la relâcher.

L'homme n'était pas sans défense. Il saisit Nokuru à la gorge et lui fit heurter le sol avec une puissance folle. Le Kenta norriba poussa des cris de douleur. Il pria que son poison ait effet.

Il eut effet.

L'homme tituba, commença à fermer les yeux, lâcha Nokuru et cracha des gerbes de sang. Enfin, il s'écroula et se débattit contre un ennemi invisible. Il expira dans les minutes qui suivirent.

Nokuru se précipita vers le cadavre et tendit la main vers la bourse du mort. La voix le tapa encore une voix.

"Le paquet, imbécile !"

-Oui...oui...oui maître...maître Gozokaru...

Il marcha vers le paquet. Curieux, il le regarda de tout sens. Il l'ouvrit. Il poussa un cri et laissa tomber le paquet. A l'intérieur, se trouvait le masque de Takanuva, ou ce qu'il en restait, ainsi qu'une lettre.

-Maître...Maître...Meiza...Meiza veut...oh, non non...Mauvais ! Mauvais ! Takanuva...

Et il resta longtemps ainsi, sous le choc d'une terrible nouvelle...
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Darkness
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Ven 3 Juin 2011 - 9:00

Bon petit chapitre qui met une nouvelle doxse d'intrigue.
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Dark Agora
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Ven 3 Juin 2011 - 12:16

Chapitre Neuf: Après la bataille...

La bataille se termina à l'aurore. Épuisés, les soldats des Turagas se replièrent. Certains rebelles crièrent de joies, d'autres pleurèrent leurs compagnons perdus. Egyio survola le champ de bataille des yeux.

Il poussa un soupir. La guerre n'était jamais amusante. L'agora regarda autour de lui. Haryu était blessé. Dodkei était toujours mal au point, aux urgences de l'arène, avec Kyoshi. Hayato était toujours dans sa rage de Sarek et fouillait dans les cadavres. Ils ne laisseraient aucun ennemi vivant.

Un peu plus loin, Imako trainait sa carcasse en serrant les dents. Même un ours, aussi puissant soit-il, ne pouvait pas foncer dans une armée et en ressortir indemne. De lourdes blessures étaient éparpillés sur son corps. Mais là n'était pas sa tristesse.

Lors du combat, il avait perdu Katoshi. Un ennemi l'avait fait sauter. Il la cherchait dans les dépouilles. Des larmes arrivèrent à ses yeux. Était-elle morte ? Cette pensée lui fit baisser la tête.

Kezaki était également là. Le corps de Tahu dans les bras. Gali poussa un cri et éclata en pleurs, se ruant sur le corps de son frère. Lewa, furieux, versant quelques larmes, dégaina ses katanas et, dans un cri furieux, se précipita vers Kezaki.

Kezaki releva la tête. Il sortit son épée enflammée et effectua une parade qui le sauva de Lewa. D'un geste sec, il le désarma. Le Toa de l'Air montra le dents.

-Tu as tué mon frère ! SALOPARD ! ENFOIRÉ !

-Oui, j'ai tué votre frère. Et j'en suis tout aussi attristé que vous. J'étais son apprenti. Son serviteur. Mais hélas, les Turagas m'ont manipulés. Et je l'ai tué.

Lewa, d'abord en colère, laissa place à la tristesse. Gali elle avait pris le corps de Tahu et pleurait à chaudes larmes. Puis, elle regarda le ciel et hurla.

-POURQUOI ?! POURQUOI ?!!! MATA-NUI, NE NOUS ABANDONNE PAS !

Onua, Pohatu et Kopaka vinrent également. Onua s'agenouilla et enterra Tahu. Pohatu versa une larme de désespoir. Kopaka pris son air le plus impénétrable possible, comme d'habitude, mais tous virent également une larme perlait.

Les Matorans, voyant qu'il y avait quelque chose qui n'allait, accoururent vers le mort. Aussi, un cercle se créa autour de Tahu. Egyio lui-même arriva. Tout le monde s'écarta, sauf Gali, refusant de se séparer de son frère.

Egyio s'agenouilla et baissa la tête. Il murmura une prière en ancien Matoran.

-Tahu a accomplie sa destinée. Il nous a protégé de tout danger. Il meurt sans regret. Il n'a pas faillit à sa tache. Serons-nous capable d'honorer sa mémoire ? Battez-vous, mes frères. Mort et guerre sont synonymes. Mais ce n'est pas en regardant les morts qu'on avancera. Tahu est mort, gloire à lui. Pensez-vous que lui, et que tous les autres morts aimerez vous voir pleurer sans rien faire ? Non, pas moi.

On enterra Tahu, et ses compagnons lui firent leur adieu. Un seul Matoran ne répondit pas à l'appel.

Imako.

Il était prêt à passer sa vie entière à chercher Katoshi si il le faudrait. Brusquement, il se sentit coupable.

"Tiniko, je suis désolé...tu m'as confié Katoshi, ta sœur de sang, mais...je n'ai pas été à la hauteur. Par ma faute, elle est morte...MORTE ! Et je ne peut même pas trouver son cadavre..."

Et il hurla son désespoir alors que le soleil se levait pour éclairer les morts...

...

Tiniko ressentit un grand vide en lui. Ses yeux devinrent grave. Il s'arrêta. Antoki se retourna vers lui.

-Qui y a-t-il ?

-Katoshi...je crois...qu'elle...qu'elle...qu'elle est...morte...

Le trio s'arrêta un moment. La voix de Brutaka les réveilla.

-Allez, on se dépêche !

...

Une jeune fille était parmi les cadavres, une lance plantée dans le coeur. Elle se remémora avec tristesse un champ de bataille ressemblant à celui-ci, qu'elle avait vu il y a des années...comme quoi, les Toas de Lumière mourraient toujours sur des champs de bataille...

Sa vue était encore floue quand une autre femme s'approcha d'elle. Quatre, plus précisément. La plus grande s'approcha. Elle rappelait quelque chose à la jeune fille. La femme lui sourit.

-Nous nous retrouvons enfin, Katoshi. Roodaka sera contente.

Ce furent les derniers mots qu'entendirent Katoshi. Après quoi, elle s’évanouit parmi les cadavres...

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Dark Agora
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 4 Juin 2011 - 22:41

Chapitre Dix: Nokura et Konobaru.

Quand Katoshi se réveilla, elle était sur un grand bateau, flottant. Elle était dans une loge. Elle s'aperçut que ses vêtements lui avait étaient retirés pour une somptueuse tenue. Devant elle se trouvait quelqu'un qu'elle connaissait bien.

Une Vortixx. Cette dernière regarda Katoshi en souriant.

-Tu nous as manquée, Konobaru.

-Nokura...

Nokura était la Vortixx à qui Takanuva avait confiait Katoshi. Cette dernière l'avait toujours considérée comme sa propre sœur: l'art de la guerre, le maniement des dagues, le vol, et manger des serpents, chose que pourtant Katoshi haïssait il y a bien longtemps...

Pourtant...il y a 10 ans, alors qu'elle n'avait que 6 ans, Katoshi se fit remettre une épée de Vortixx, signe qu'elle était une Vortixx à part entière. On lui attribua un second nom, et le premier resta secret.

C'est le même jour, pendant la cérémonie, que les troupes de Gaytu attaquèrent et enlevèrent les enfants (pour qu'ils soient éduqués aux combats d'arènes). Parmi les enlevés, Katoshi. Elle avait crut Nokura morte, tuée en tentant de la défendre.

-Comment as-tu...

-J'ai eu beaucoup de chance, Konobaru. Mais toi...je croyais que je ne te reverrais jamais. Et là, par hasard, alors que je viens pour proposer mon aide aux rebelles, je tombe sur toi, évanouie. C'est la chance de ma vie !

-Une alliance entre les rebelles et les Vortixx ?

-Oui. Que crois-tu ? La Reine Noire en a assez des enlèvements des Turagas félons.

La Reine Noire était la reine du peuple Vortixx. Peu de gens savaient qui elle était réellement.

-En parlant de la Reine Noire...tu es devenu célèbre, Konobaru. Tu crois que la mort de Gaytu ne nous est pas parvenu ? "Un groupe composé d'un sankoju, d'un maître du feu, de deux kamas et d'une guerrière Vortixx ont terrassés Makoro le Skrall, chasser Salazar, tuer Shashuki et anéanti une armée de 600 soldats".

-Oh, tu sais...je n'ai rien fait.

-Oh que si...tu as tué Makoro. L'être qui a massacré tant de Vortixx et qui a donné cette balafre sur la joue de la Reine Noire...tu es une héroïne, et on chante tes louanges ici, à Xia. Ton nom s'est inscrit dans le grand livre des légendes Vortixx comme "Konobaru, la Guerrière Sans-Peur, triomphante d'une armée de soldats et d'un général surpuissant à elle toute seule".

Katoshi se sentit gênée. La vérité était autre: elle avait aussi failli condamner l'univers à être sous le contrôle d'un être aux plans démoniaques pour une histoire de jalousie...en plus, elle n'avait que le petit mérite de la mort de Makoro. Il était déjà blessé. Tandis qu'à l'armée, c'est à Bogka et Tiniko ça...Shashuki aussi, Salazar aussi...

-Enfin bref, la Reine Noire a donné une prime de 95.000 pièces de bronzes, 60.000 d'argents et 15.000 d'or pour celui qui te trouverai et te mènerais vers le palais.

Katoshi hésita. Maintenant qu'elle avait retrouvée son peuples, elle pouvait dire adieu à la liberté...cette dernière était offerte ayant passé le baptême d'Argent- et Katoshi avait passé celui de Bronze-. Il lui faudrait 10 années pour atteindre le baptême d'Argent.

Et Katoshi n'avait plus grand chose qui la reliait aux Vortixx. Oui, elle aimait Nokura comme sa sœur mais...elle avait d'autres responsabilités. Des amis: Tiniko, qu'elle considérait comme un frère, Imako, ah, Imako...la seule chose avec qui elle avait put survivre si longtemps dans l'enfer des arènes, et maintenant, Bogka, têtu et fier.

Elle se tenait face à un choix terrible: où elle restait avec sa sœur pour les dix années à venir, ou elle quittait cette dernière clandestinement...mais le regretterait toute sa vie.

Elle y réfléchit longtemps.

Et enfin, elle prit un choix. Un choix qui lui coûtait énormément. Mais un choix était un choix. Elle allait devenir Vortixx. Devenir une guerrière implacable. Il n'y aurait plus de place pour l'amitié ou l'amour. Désormais, Tiniko et Imako seraient des...compagnons qu'elle n'hésiterait pas à trahir pour survivre.

Ah oui, c'était il y a 30 ans que la paix s'arrêta, mais le chaos était si présent qu'on aurait pu croire qu'il n'y avait jamais eu de paix...

...

Imako était redevenu humain. Mais il était terriblement triste. Il trouva le poignard de Katoshi et versa des larmes. Il insista pour dormir dehors, serrant le poignard, se recroquevillant...

-J'ai tout perdu...mes amis...Katoshi...Katoshi...KATOSHI !!

Il hurla son nom dans la nuit, mais cela ne calma pas ses nerfs. Puis, se lassant, ferma les yeux.

"Tiniko...aide-moi...je t'en supplie..."

Kyoshi elle aussi insista pour dormir prêt de Dodkei. Elle lui tenait la main. Dodkei dormait. Un médecin lui avait dit:

-C'est ce soir ou jamais. Si il survit jusqu'à l'aube, alors il vivra encore une trentaine d'années. Sinon...

Kyoshi se colla à Dodkei.

-Dodkei...ne me laisse pas seul dans ce monde de dingue...

Les Toas Matas eut, restèrent également toute la nuit a veiller sur Tahu. Puis, ils s'étaient assis. Ils regardaient les étoiles au fond du ciel. Si belles...si merveilleuse...

-Il y a des années, je contemplai ces étoiles, dit Gali. Je l'ai est regardée. J'ai vu une septième étoile. Aujourd'hui, Takanuva est mort. Et pourtant...une septième étoile brille encore...

-L'espoir existe, ma sœur, dit Kopaka. Il est là, dans cette étoile. Dans cette étoile il y a l'esprit de Tahu et celui de Takanuva. Ils ne mourront jamais. Ils resteront dans nos cœurs et dans les cieux.

Puis, Onua, Lewa et Pohatu vinrent les rejoindre.

-Union. Devoir. Destinée. Ces paroles existent. Ce sont les mots de l'espoir. Ce sont les mots de nos ancêtres. Mata Nui nous sauvera. Car il ne nous as jamais laissés tombés.

Et ainsi ils s'endormirent en regardant les étoiles...
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Dark Agora
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Lun 6 Juin 2011 - 21:14

Chapitre Onze: Une vie de Vortixx.

Konobaru, alias Katoshi, était émerveillée. Elle était au palais de cristal, là où habitait la Reine Noire elle-même ! Là où Nokura lui enseignait l'art de la guerre...tant de souvenirs se réveillèrent en elle.

Katoshi s'était dit que si elle les Vortixx l'avait recueilli, elle devait les remercier en devenant l'une d'elle. Son destin était là. Et même si elle mourrait d'envie de rejoindre ses compagnons, son destin était tout tracé.

Elle était donc devenue une Vortixx de niveau 1, celui du baptême de Bronze.

Nokura était redevenue sa mentor. Cela ne faisait qu'une journée qu'elle était là, et déjà la rumeur concernant l'arrivée de l'héroïne qui triompha de Makoro s'était répandu. Quand elle marchait, toute les Vortixx se retournait pour lorgner Katoshi des yeux.

Elle lisait dans ces derniers de la crainte et du respect.

La scène aurait presque était hilarante: les Vortixx, femmes guerrières, véritables Valkyries de Spherus Magna, avait du respect pour une gamine. Mais cette dernière avait le coeur occupé.

Premièrement, elle pensait à la bataille. Ga Metru était tombée ? Imako était-il mort ? Enfermée dans le château de Xia, elle ne le savait pas. Elle devrait attendre le samedi, jour où des messagères apportent les nouvelles.

Deuxièmement, elle se demanda comment elle allait réagir face à la Reine Noire.

Les Vortixx elle-même ne savaient pas grand chose de la Reine Noire. Seules les duruke, l'élite des Vortixx, d'on faisait partie Nokura, l'avait vue et connaissait son identité. A part elle, il y avait les six maîtresses de guerre, les mères du sang, les six Vortixx parvenues jusqu'au baptême d'Or.

Soudainement, Nokura s'arrêta. Katoshi faillit se heurter à la porte tellement elle était pensive.

La porte devait faire cinq mètres de haut. Elle était immense. Suite à des signaux secrets Vortixx, Nokura ordonna à ce qu'on ouvre la porte. Ce fut fait: la grande porte s'ouvrit et les deux sœurs de cœurs pénétrèrent les appartements de la Reine Noire.

Après une longue marche dans les couloirs, Katoshi la vit enfin. Assise sur un fauteuil comme quelqu'un assis sur un trône, Konobaru identifia enfin l'être qu'on surnomme la Reine Noire.

Roodaka.

Elle réprima un cri. Depuis longtemps, on croyait que Roodaka était morte, tuée par le Seigneur des Ténèbres alors qu'elle rampait vers lui, pourchassait des deux camps. Ou plutôt, par Teridax DANS Dalamar.

Roodaka eut un sourire.

-Je sais, ça choque. Crois-moi petite, Nokura avait fait pareil il y a des années, lorsque sa propre maîtresse l'avait amenée ici. Tu sais, tu n'es pas là pour rien: tu as tuée Makoro.

Elle serra les dents.

-Un peu d'histoire, tu veut ? Un an après que la paix revint, les Chasseurs de l'Ombre m'ont poursuivie et je suis revenu pour demander l'aide du Prophète Obscur, Dalamar le Sombre. C'est là qu'il a claqué des doigts et que des Skrall, menés par Makoro, sont apparus.

Là, elle toucha une longue cicatrice sur sa joue.

-Les Skrall m'ont fait ça, mais ils sont tous mort. A la fin, il ne resta plus que Dalamar, Makoro et moi. Ce fut un duel singulier contre Makoro sous les yeux de Dalamar, qui semblait s'amuser comme un petit fou à nous regarder. Puis, quand il fut lassé, il intervint en la faveur de Makoro alors que j'allai le tuer. Makoro allait m'achever quand Dalamar la fait cesser et m'a dit de fuir aussi loin que je pourrai. J'ai suivi son conseil, et aujourd'hui...j'ai un empire neutre qui ne risque pas la guerre.

Elle se pencha vers Katoshi.

-Je ne sais pas si je dois te frapper ou te féliciter. Grâce à ton aide, Makoro, un puissant ennemi, a succombé. Mais à cause de cela, je suis humiliée: c'est la première fois qu'on me bat, et je ne pourrai plus sauver mon honneur puisque cette crapule de Skrall est morte.

Puis, brusquement, Roodaka frappa Katoshi d'un poing d'une puissance inouïe qui la projeta contre le mur sous les regards étonnés de Nokura. C'était une technique interdite, un technique de l'ombre, qui consistait à drainer l'énergie de l'adversaire dans le poing lors de l'impact et le retourner contre lui. Si Nokura était étonnée, c'est parce que le fait que sa sœur soit projetée aussi loin prouver qu'elle avait un puissant mana.

En grognant de douleur, Katoshi se remit sur pied et se prépara au combat. La Reine Noire éclata de rire. Elle sauta. Son saut était énorme: plus de trois mètre de hauteur. Puis, son pied tourbillonna et des cercles de feu entourèrent son pied gauche. Puis, d'un seul coup, le coup percuta Konobaru.

La sœur de coeur de Tiniko fut projeté un peu plus loin, mais elle résista. Roodaka siffla comme un serpent.

-Je ne cherche pas la bagarre, jeune fille. Je voulais juste te remettre à ta place et voir si ta réputation était juste ou si elle était enrobée. Apparemment, tu mérite bien le surnom qu'on t'a attribuée..."La Tueuse de Skrall"...

Katoshi essuya le sang qui perlait sur ses lèvres. Vachement sympa, la Reine Noire ! Comme cadeau d'accueil, elle percutait une de ses serviteurs...

Elle leva des yeux de fureurs vers Roodaka.

Une chose était sûre, elle était et serait sa rivale.

...

Salazar regardait autour de lui, méfiant. Il n'était parti de la tour de Wuga que depuis deux heures, mais déjà, les affrontements en chasseurs de primes commençaient.

Il regarda son radar. Il avait pris un raccourci connu de lui seul pour arriver à Iconox.

Quatre après la bataille de Xia, une citadelle fut crée entre les marais de Gundara et Iconox: la cité de Kumo, fondée par le roi Merireio. Un parfait raccourci, car là-bas Salazar pourrait se reposer quelque temps et trouver des alliés.

-Oh, mais qui voilà...? Serais-ce Salazar, cette pourriture ? Que peut chercher le Prophète Obscur ?

Salazar fit volte-face. Sur un rocher se trouvait Makito, l'aîné des Frères de la Destruction, d'un air triomphal.

-Makito...tu es venu seul ? J'imagine que ta mauviette de frère t'a laissé tomber...

-Au contraire, salopard ! Je suis ici !

Orogachi apparut brusquement, à deux mètres seulement de Salazar. Ce dernier recula, ne voulant pas se retrouver encerclé par les deux frères.

Makito sauta de son rocher et rejoignit son frère. Les deux avancèrent alors que Salazar reculait. Ce dernier s'arrêta et leva les mains au-dessus de sa tête. Une boule d'énergie obscure géante apparue. Il la lança sur les deux frères.

Makito sauta et se propulsa à l'aide du rocher, donnant un formidable coup de boule qui projeta Salazar contre un arbre. Le sorcier grogna de douleur. Orogashi lui se reçut la boule d'énergie dans l'épaule. Furieux, il dégaina un gourdin et s'approcha du Prophète Obscur.

Soudain, un petit objet roula sur le sol. Les Frères de la Destruction ne le virent pas. Salazar, si. Et il savait ce que c'était: une grenade.

L'objet explosa, projetant les Frères de la Destruction au loin. Salazar eut le temps de se protéger derrière un bouclier d'ombre. Il ouvrit les yeux et vit qui avait lancer la bombe.

-Eladrushk...

En entendant ce nom, Makito et Orogashi levèrent les yeux vers le Séide.

-Oh, appelle-moi Eladu, je te prie, Salazar...cela fait longtemps, non ? Je crois que tu étais mon supérieur...eh bien cela n'a fait que trop duré ! Disons que je viens poster ma démission. Au fait, Makoro est mort ? Ah, c'est pas une mauvaise chose, ça.

-Je suis d'accord. Ce n'était qu'un pion, après tout. Et toi aussi. Makoro était mon pion, et toi tu es devenu le pion d'Annonna.

-Bah, c'est beaucoup mieux que d'être le pion de Teridax !

Salazar grogna. A vrai dire, il n'était plus vraiment un serviteur de Teridax...ce temps-là était mort suite à la trahison de Makoro. Salazar suivait son propre but, celui qui le mènerai à devenir tout puissant...puis à mourir.

Là était son destin. Il était tout tracé.

-Je ne suis pas le pion de Teridax. Je suis le roi de l'échiquier, mais je suis seul. Et, vois-tu, cela ne me dérange pas.

Les Frères de la Destruction se joignirent à la discutions, une fois debout.

-Eladrushk ! Alors te voilà, enfoiré ! Tu va payer pour ce que tu nous as fait ! Nous avons un combat à terminer.

-Oh ! Mais serais-ce Makito ? Et Orogashi ? Les sois-disant "Frères de la Destruction" ? C'est pitoyable ! Entre un Prophète Obscur au pouvoir faible et deux nabots vantards, je crois que je vais m'ennuyer !

Salazar sourit.

-Ah oui ? Eh bah...attrape-ça !

Un arc des ombres se créa dans les mains de Salazar. Il tira une flèche. Eladrushk se baissa et la flèche arriva quelques centimètres derrière lui.

-Décevant ! Tu n'es qu'un amateur !

Salazar sourit. La flèche, qui s'était plantée dans le sol, avait un détonateur qui s'activait quand la flèche heurtait le sol. Ainsi, une explosion projeta Eladrushk en avant. C'était plus un humiliation qu'une vraie attaque.

Eladu pesta alors qu'il se relevait.

-Encore une diablerie de Nerezion, ça !

Salazar perdit son sourire. Il n'aimait qu'on sache qu'il était un kama. Il essaya tant bien que mal de cacher un peu plus sa Marque.

-Bon, aller, finit de rire !

Dans un cri de guerre, les Frères de la Destruction, Eladu et Salazar se heurtèrent dans une violence inimaginable.

Un combat de titan s'annonçait.
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Mer 8 Juin 2011 - 13:29

Chapitre Douze: Strakk.

Uziwa, Brutaka, Tiniko, Bogka et Antoki suivirent Zumio, qui voulait les mener à Strakk. Tiniko prit la parole.

-Euh..capitaine ?

-Oui ?

-Je regrette, mais nous n'avons pas de temps à perdre. Nous devons aller à Voya Nui, au Puits des Âmes. Voyez-vous, Antoki est la Port...

-Oui, je sais, Antoki est la porteuse de la Créature et de monsieur le Seigneur des Ténèbres. Ouais, ouais, mais pour atteindre Voya Nui, il vous faudra un bateau. Et, puis-je savoir combien vous avez de kaus ? (monnaie de Spherus Magna. A prononcé kahous).

Uziwa prit sa bourse, Brutaka la sienne. Antoki n'avait rien, Tiniko, lui, pas grand chose. Ils regardèrent Bogka étonnés, qui avait la plus grosse bourse du groupe. Tiniko haussa les épaules.

"Bah, c'est tout de même un voleur..."

Ils comptèrent la somme totale qu'ils avaient. Bogka l'annonça.

-1600 kaus. Pourquoi ?

-Voyez-vous, le bateau le moins cher ici peut vous amener à Voya Nui pour 3300 kaus. Donc, je vois pas comment vous pourriez arriver à Voya Nui. En nageant, peut-être ? Sachez que la mer qui sépare Voya Nui à Iconox est nommée la Mer des Monstres, et elle porte bien son nom...moi, mon bateau est très bien équipé pour vaincre les monstres. Alors, voyons une chose: je vous amène gratuitement à Voya Nui si vous me débarrassez de Koloeh.

-Pourquoi diable voulez-vous vous débarrassez de Koloeh ? C'est votre patron, non ?

-Je suis pas nigito pour le plaisir. Entre nous, ce boulot est horrible. Je me souviens encore du temps où j'étais un pirate, libre comme le vent...tuez Koloeh, et je vous amène sur Voya Nui. C'est clair, non ? Et comme je suis gentil, je vais vous donner un compagnon, car même avec deux Gardiens de Lumière, tuer Koloeh, c'est pas de la tarte...et vous avez devant vous quelqu'un qui a essayé 36 fois...ou 37, je sais plus...

Tiniko en avait la preuve formelle: Zumio était totalement fou. Mais ils étaient un peu obligés de coopérer. Il ne mentait pas sur la Mer des Monstres: de terribles légendes circulaient sur elle. Le sankoju soupira. Il ne leur restaient que peu de temps, mais ils ne pouvaient pas faire autrement.

-Soit. Nous vous aiderons à tuer Koloeh.

Ils reprirent la route. Ils arrivèrent devant un genre d'académie. Zumio leur avaient dit qu'après la renaissance de Spherus Magna, Strakk était devenu un entraîneur, se chargeant d'éduquer les moruru, l'élite d'Iconox.

Ils entrèrent dans l'académie et marchèrent dans de longs couloirs. Puis, Zumio les mena dans une grande salle. Si elle était gigantesque, la chose qui captiva et effraya le groupe, mis à part Uziwa et Brutaka, fut l'entraînement des moruru.

Strakk était là. Il n'était plus le jeune guerrier d'avant, mais même si il était plus vieux, sa puissance restait énorme. Les moruru faisaient des gestes rapides, fluides et quasiment impossible pour les non-moruru.

C'était un spectacle effrayant. Ils faisaient de grands gestes et poussaient des cris graves et tonitruants (le haka des All Blacks en Bionicle, quoi xD). Ils jouaient même avec des armes, sans protection, au risque de se mutiler ! Cela pourrait faire frémir les plus redoutables des ennemis.

Zumio s'approcha, prouvant une nouvelle fois qu'il était fou: il risquait de se recevoir une épée en pleine figure, et lui il n'était pas expérimenté comme les moruru. Strakk, comme si il ne le voyait pas, changea l'entraînement: de ce genre de haka, il prit des armes quelconque et les lança sur ses élèves. Bien sûr, ils esquivèrent, et les armes arrivèrent sur Zumio...

Le capitaine vit, sourire aux lèvres, les armes arrivaient sur lui. Puis, il fit un gigantesque saut et esquiva à une vitesse éblouissante tout les projectiles. Strakk, comme si il voulait vraiment tuer Zumio, prit un fusil et tira.

La balle arriva sur Zumio.

Il ouvrit la bouche. La balle arriva. Il ferma la bouche.

Tiniko se pencha pour voir, ne croyant pas ses yeux. La balle était là, coincée entre les deux mâchoires de Zumio. C'était impossible ! Le capitaine cracha la balle.

-Argh ! Mais c'est chaud ! Tu voulais me tuer ou quoi ?!

Strakk mit sa main sur sa tête. Apparemment, il connaissait bien Zumio et ses pitreries. Les moruru, aussi grand et imposant, étaient étonnés de la manœuvre de Zumio.

Strakk fit un geste de la main et les moruru reprirent leurs occupations. Zumio s'approcha. Strakk le toisa d'un air mauvais.

-Toujours en train de frimer, je vois. Tu m'amènes de nouveaux élèves ?

-Oh, la frime, chez moi, c'est naturel...sinon, t'as déjà vu un sankoju moruru ?

-Un sankoju ? Intéressant ça...il s'agit du quel ?

-Lui, là...Tiniko.

Strakk toisa Tiniko, surpris et intrigué. Tiniko poussa un soupir. Il en avait assez qu'on le regarde comme "Celui de la Prophétie" ou "L'Elu d'Ocochi" ou enfin "Gardien de Kaneya". C'était saoulant à la longue.

-Enchanté.

-Moi-de même.

Tiniko présenta ensuite Bogka et Antoki à Strakk.

-Alors comme ça, vous avez besoin de mon aide pour renverser Koloeh ?

-Exact.

Strakk eut un air pensif. Puis, brusquement, il secoua la tête. Zumio poussa un soupir.

-Tu va quand même pas recommencer avec ça, si ?

Uziwa baissa la tête. Brutaka en fit de même. Apparemment, ils connaissaient la raison du refus de Strakk. Bogka aussi secoua la tête. Seuls Tiniko et Antoki ne comprirent pas.

-Euh...c'est normal que vous ayez ces têtes d'enterrement ?

Brutaka se retourna vers Tiniko.

-Oui...il y a 5 ans, Zumio et Strakk ont déjà menés une révolte. Strakk était à la tête de 200 morurus. Zumio lui, avait eu 30 nigitos à son commandement. Ils ont attaqués le palais, mais Koloeh était...surhumain. On ne sait même pas à quel race impériales ou sous-races il appartient*. Il a écrasé l'armée de Zumio et a balayée celle de Strakk. Ce dernier, dans une tentative désespérée, a affronter Koloeh en combat singulier. Et il perdit l'affrontement. Koloeh avait une force surhumaine. Strakk fut blessé à la poitrine.

Strakk, entendant Brutaka se retourna.

-Il a raison...j'ai gardé de mon affrontement avec Koloeh une grande blessure, que voici.

Il se mit torse nu et on vit alors sur son ventre une gigantesque cicatrice qui partait de l'épaule gauche jusqu'à la jambe droite et qu barrait le ventre de Strakk en diagonale. Une grosse cicatrice...

-Avec cette blessure, mon travail de moruru s'est terminé. Je suis devenu un entraîneur, et je ne pourrai plus jamais redevenir ce que j'étais.

Tiniko hocha tristement la tête. Strakk, d'un coup, se repris.

-Mais bon...Zumio a raison...c'est vrai que ce n'est pas en restant ici que cette blessure disparaîtra. Et puis, j'ai un combat à mener avec Koloeh. Nous n'avons pas de temps à perdre, alors ? Mais je crains que je vais devoir vous retenir ici.

-Pourquoi ?

-Tiniko, tu es peut-être un gladiateur, mais...tu ne pourra pas faire le poids face à Koloeh. Ni Antoki, ni Uziwa ni Brutaka. Et toi, Bogka, ce ne sera pas contre Gaytu, qui était un vieux Turaga surarmé, mais contre une chose d'une puissance phénoménale.

-Mais...Alors que faisons-nous ?

Strakk arbora un grand sourire.

-Je vais vous apprendre à vous battre, vous autres...assez pour tenir le coup face à Koloeh, du moins.

...

Oromechi était parti le premier, ce qui faisait qu'il n'était plus qu'à quelques heures d'Iconox. Il pensa à Teridax.

"Tu vas payer, pourriture, pour ce que tu m'as fait..."

Il repris sa route.

...

Annonna utilisait sa boule de cristal pour voir ce que faisait Eladu. Le Seigneur des Rêves le regardait, amusé, en train de combattre contre Salazar, Makito et Orogachi. Il avait largement l'avantage.

Mais le sourire d'Annonna disparut bien assez vite. Le fait que Wuga est envoyé ses meilleurs chasseurs de primes à la chasse à l'homme n'avait rien de rassurant. Wuga travaillait pour une ennemie d'Annonna: Rua la Grande Mère.

"Et un problème de plus...apparemment, Rua veut se débarrasser de moi. Elle sait que si elle tue Antoki, le Seigneur Noir reviendra et me tuera, ce qui ferait échouer tout mes plans. Mais ça ne se passera pas comme ça: Eladrushk est sur place, et, comme convenu, il va retarder tout les chasseurs".

Par contre, le fait qu'Oromechi soit si près d'Iconox posait problème, et Eladrushk était déjà en plein combat. Annonna réfléchit. Il devait faire tourner la situation à son avantage.

Une idée lui vint à l'esprit. Koloeh. Il pourrait se servir de lui...mais oui ! Koloeh ne voulait pas que le Seigneur Noir revienne, car il le tuerait. Annonna écrit une lettre anonyme où il avertissait Koloeh du danger qu'était Oromechi. Ainsi, ce dernier mourrait.

Annonna, satisfait, regarda sa boule de cristal. Il murmura des paroles incompréhensibles et l'image changea: celle où Eladrushk combattait Salazar et les Frères de la Destruction disparut et une nouvelle où on voyait un être avec une armée gigantesque attaquer arriva.

Le Seigneur des Rêves saliva. Car l'être qui menait son armée à la guerre était Lirion, le Grand Être rendu fou par Annonna. Lirion venait de déclarer la guerre à Vanu, appeler aussi Wyterra par les Matorans: le Grand Être créateur de l'univers Bionicle.

Annonna eut un air satisfait. Tout se passer comme il le voulait. Il tirer les ficelles. Comme pour apaiser sa folie, il imagina le monde entier à ses pieds. Oh oui, il deviendrait l'Être Unique, le dieu suprême !

...

Salazar se réfugia derrière un rocher. Eladrushk lui tirait dessus. Makito et Orogashi étaient invisibles. Prêts à porter un coup.

Dès le début du combat, Eladrushk avait pris l'avantage. Il était plus fort que Makito et Orogashi, et si il n'avait pas les pouvoirs obscurs de Salazar, il les compensaient par un armement technologique hautement évolué.

Orogashi apparut devant Salazar. Celui-ci saisit son épée dentelée, mais Orogashi n'avait aucune intention guerrière. Il s'agenouilla.

-Je te propose quelque chose, Prophète Obscur. Eladrushk est bien plus puissant que nous, mais si nous unissons nos forces, nous pouvons le défaire. Je propose un petit pacte le temps que le pion d'Annonna soit anéantis.

-Ok.

Salazar osa un œil dehors. Makito venait de se rendre visible et avait sauté sur Eladrushk, le prenant à la gorge et le plaquant au sol. Orogashi fit un signe, et Salazar jaillit de l'endroit où il était cacher et incanta des formules nécromantiques.

Eladrushk se dégagea rapidement. Il se reçut les balles d'ombres incantées par Salazar en pleine poitrine, et fut projeté en arrière. Il se reprit rapidement et fit feu sur tout ce qui bougeait.

Salazar se dit qu'il était temps, malgré lui, de laisser libre à la colère de Nerezion. Les yeux de Salazar passèrent du brun au rouge. Nerezion prenait le contrôle. Salazar s'avança, sans qu'aucun tir d'Eladrushk ne le touche.

Celui-ci ne comprenait pas et continuer à tirer sur Salazar. Salazar serra les poings. L'attaque suprême de Nerezion allait se déchainer. Et il ne resterait rien du terrain de combat.

La Foudre des Ténèbres.

Ainsi Salazar appelait l'attaque suprême de Nerezion. Et elle portait bien son nom. Des éclairs d'énergies apparurent dans les mains de Salazar. Puis, d'un seul coup, il pointa ses doigts vers Eladrushk et de puissants éclairs frappèrent le pion d'Annonna de plein fouet (comme les éclairs de Darth Sidious, mais 10 fois plus puissants et avec la classe).

Salazar tomba à terre. L'attaque n'était pas fini. Des éclairs l'entourèrent, et une gigantesque explosion électrique eut lieu. L'air devient électrique. La terre devient électrique. Les 1 kilomètre à la ronde devenaient chargés d'électricité.

La vague de Salazar détruisit à peu près tout. Arrachant les arbres dans une tornade, saisissant Eladrushk et les Frères de la Destruction à la gorge et leur envoyant de terribles décharge. Salazar laissait déverser toute sa rage.

Quand il eut fini, il ne restait rien, a part des débris et le cadavre d'Eladrushk. Makito et Orogashi eut, était derrière un rocher, à demi-mort. Tandis qu'au cadavre d'Eladrushk...tout le sang du pion se répandait par terre. Eladu eut quelques derniers soubresaut d'agonie puis laissa sa tête tomber.

Salazar continua sa route comme si rien ne s'était passé.

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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Dim 12 Juin 2011 - 21:21

Chapitre Treize: Gomi

Egyio contempla d'un air vide les réparations de Ga Metru. Déjà, les murs détruits étaient reconstruits. La ville rebelle avait tenu, chose incroyable. Et même certains soldats ennemis furent capturés, d'autres rejoignirent les rebelles.

Mais on n'enterrer pas les morts. C'était horrible, mais la guerre était la guerre: on ne pouvait pas perdre de temps à enterrer des milliers de morts. Seuls certains eurent une sépulture honorable, comme Tahu.

Kezaki eut beaucoup de mal à se faire accepter des autres Toas Matas. Ils le regardaient encore comme un assassin, l'assassin de leur frère. Le jeune Toa tentait de se rendre utile, mais on le regardait de travers. Impossible de faire la moindre chose.

Ainsi, Kezaki et Haryu étaient aux côtés d'un Egyio las et triste, de longs cernes aux yeux, la bataille ayant durée jusqu'à l'aube.

Au loin, Imako était le seul à ne rien faire.

Ce fut à midi qu'il abandonna ses recherches. Katoshi était morte. Il devait l'accepter. Mais c'était très dur...des années avant que Tiniko ne vienne à l'arène, provoquant le départ d'une série d'évènement, Katoshi fut la seule amie d'Imako.

Ils entrèrent à l'arène pratiquement au mêmes âges. Tout deux étaient orphelins, tout deux avaient étés capturés et envoyés à l'arène. Imako par Salazar, Katoshi par des agents. C'était comme ça.

Ils étaient devenus des amis, ils étaient unis pour vaincre les difficultés. Comme les deux doigts de la main. L'arrivée de Tiniko n'en fut que plus belle, ils furent trois à partager ce genre d'amour fraternel.

Hélas...Tiniko était différent. Cela pesait lourd sur les épaules de ses amis. Tous savaient qu'un jour, Tiniko mourrai, et tout serait fini. Il était différent, c'était son destin.

Tous, sauf Imako et Katoshi.

Après tout, ils étaient tous différents, et alors ? Ils étaient amis, frères et sœurs...il y a quelques jours, ils étaient encore ensemble.

Aujourd'hui, Imako était seul. Tiniko était loin, quelque part, peut-être mort, et il venait de perdre Katoshi. Imako restait donc là, à réfléchir. Que faisait-il maintenant ? Devait-il rejoindre Tiniko ? Rester là, sans rien faire ? Aider Egyio ? Continuer à chercher Katoshi ?

Imako ne bougea pas du reste de la journée.

...

Les jours passèrent longuement. A Iconox, Tiniko et les autres subissaient un dur entraînement de morurus, sous la tutelle de Strakk. Cela rappela douloureusement à Tiniko ses entraînements avec Hûga.

A Xia, Katoshi continuer de s'entraîner, elle aussi. Elle était devenue la rivale de la Reine Noire. Désormais, elle voulait devenir meilleure que Roodaka, et l'humiliée comme elle l'avait humiliée sous les yeux de Nokura. Malgré cela, ses compagnons lui manquait. Elle s’efforçait de les oublier, et se servait de sa haine contre Roodaka pour cela.

A Ga Metru, on achevait les construction, mais Imako refusait de sortir de sa cellule où il vivait avant. Haryu vint le voir souvent pour discuter, mais Imako restait inconsolable. Même Hayato se mit à parler avec son ancien rival, mais cela n'améliora pas beaucoup les choses.

A l'infirmerie, Dodkei se remettait debout. Kyoshi ne le quittait jamais, et il appréciait pareil compagnie, avec celle également de ses chiens. Finalement, à l'aube du sixième jour, il put de nouveau marcher.

Ce même sixième jour, quelqu'un allait arriver à Ga Metru...

...

-Un nouveau venu, mon seigneur. Il dit être un ambassadeur de Mahri-Nui. Apparemment, cette dernière en a eu assez de voir le reste de Spherus Magna sous le joug des Turagas félons. La preuve: il est venu avec une armée et des ravitaillements.

Egyio bondit de son trône. Des alliés ? De Mahri-Nui ? Impossible ! Il se leva d'un bond et dépassa le messager. Il quitta la salle et alla au dehors.

Là, effectivement, une armée d'environ 500 000 hommes était là, avec plusieurs ravitaillement. Devant elle, un homme et une femme. L'homme s'inclina légèrement en voyant Egyio et commença un discours.

-Vous êtes le chef des rebelles Egyio, je suppose ?

-C'est exact. Et à qui ais-je honneur ?

-Je suis Gomi, conseiller impérial de Mahri-Nui au service de sa majesté la reine Miki, et voici la princesse Kuna.

-Une princesse ? Vraiment ?

-Exact. Quelques de nos hommes nous ont rapportés les crimes odieux des Turagas, et la reine Miki nous as envoyé pour la bataille. Mais apparemment, nous arrivons trop tard...

-Malheureusement, oui. Mais cela est mieux pour vous: les Turagas ne peuvent pas savoir que Mahri-Nui est de notre côté.

-Vous avez raison. Mais j'ai quelque chose à dire à Tahu. Vous savez, je suis moi-même un ancien dhemos repentie...alors je voudrais connaître ce qu'il advint de Kezaki.

-Allez lui demander...

Gomi écarquilla les yeux.

-Il est prisonnier ?

-Non, totalement libre.

-Mais...vous êtes fou ? Il est très puissant, et c'est un de ses compagnons qui vous le dit...alors maintenant je voudrais savoir où est Tahu Mata, Toa du Feu ?

-Il est mort.

L'affirmation fit un haut-le-coeur dans toute l'armée, qui se mit à refroidir son courage. Avaient-ils une chance de vaincre si Tahu Mata, le glorieux Toa du feu, était mort ?

Gomi ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit avant un bon bout de temps.

-Il est...mort ?

-Oui. Votre compagnon, ou Kezaki, l'a tué. Mais c'est une longue histoire que je me ferrais un plaisir de vous racontez.

Ainsi, Gomi et l'armée entrèrent dans Ga Metru. Une fois arrivé là-bas, Gomi regarda autour de lui, comme si il manquait quelque chose. Egyio s'en aperçut et s'arrêta un instant.

-Que cherchez-vous, Gomi ?

-Vous savez, ce qui a impressionné notre reine se sont les exploits du porteur de Tiorix, le kamas Imako ? Cela me ferait grand honneur de le voir. Sa renommée est aussi grande que celle des Toas Matas à Mahri-Nui !

Haryu et Egyio échangèrent un regard. Egyio prit la parole.

-C'est-à-dire...connaissez-vous Katoshi ?

-Oui, nous la connaissons également. Pourquoi ?

-Pendant la bataille, elle périe, je le crains. Nous n'avons même pas retrouvé son cadavre...Imako fut très affecté par la perte de Katoshi, ce qui fait qu'il refuse de sortir de sa cellule. Haryu et Hayato ont tentés de le convaincre mais...il est inconsolable.

Gomi écarquilla à nouveau les yeux.

-Est-ce que vous me permettrez d'aller le voir ? Je suis sûr que je pourrais le résonner...

Egyio fit la moue.

-Vous pouvez toujours essayer...Haryu, mène-le à la cellule d'Imako, je te prie.

Le frère du chef des rebelles hocha la tête et prit Gomi par le bras. Après une douzaine de minutes de marche, ils arrivèrent enfin devant la cellule d'Imako. Celui-ci était recroquevillé, la peau écorchée contre le mur...il se faisait vivre un véritable supplice.

Gomi ordonna à Haryu d'ouvrir la cellule, puis de partir. Gomi marcha vers Imako, puis s'agenouilla à côté de lui, serrant les dents à cause des écorchures. Imako tourna la tête.

-Qui êtes-vous ?

-Conseiller Gomi de Mahri-Nui, pour vous servir.

-Pourquoi êtes-vous là ? Vous n'avez pas à souffrir à ma place.

-Vous savez Imako, vous êtes une véritable légende à Mahri-Nui. Je viens d'apprendre par la bouche d'Egyio que vous avez connu un drame sur le champ de bataille...j'en suis confus.

Imako eut un petit rire.

-Laissez-moi devinez, Haryu vous envoie ici pour tenter de me faire sortir ? Vous pouvez arrêter votre supplice contre le mur de suite. Vous n'arriverez pas à me consoler.

-Ecoutez, Imako, nous avons la même histoire, vous et moi.

Imako fronça les sourcils et se détacha du mur. Cela l'intéressait. La compagnie de Gomi ne serait peut-être pas de refus...si ils avaient la même histoire. Gomi, voyant qu'il avait attirer l'intention du jeune kamas commença un récit.

-Vois-tu (si je peut te tutoyer) Imako, ma famille fut massacrée il y a des années par les soldats du Seigneur des Ténèbres. On m'a capturé et, remarquant ma force, on m'a éduquer pour tuer. Je suis devenu un dhemos alors que j'avais guère plus de 7 ans. Quand j'ai eut 14 ans, il y a eut la bataille de Xia. J'ai combattu aux côtés des serviteurs de Makuta, j'ai vu Dalamar, Makoro, j'étais même là quand Dalamar péri de la lame de Takanuva. J'ai tout vu. Je fut capturer par les soldats de la lumière. Là, j'ai cru que j'allais devenir fou: comme ais-je pu supporter de tuer tant de vie innocentes ? J'ai décidé d'oublier le passé et je suis devenu un soldat de lumière.

-Là, votre histoire n'a rien à voir avec la mienne.

-Patience, patience...enfin oui, je suis devenu un soldat de lumière, j'ai combattu les forces du mal. La belle vie, quoi. Et puis il y a eu Kimao...

-Kimao ?

-Oui, Kimao...mon coeur battait pour elle. Je l'aimais comme personne d'autre pouvait le faire. Un jour, je lui fit une déclaration d'amour, mais elle n'y répondit pas. Kimao était une guerrière, elle se battait pour la liberté, une héroïne l'icône des femmes guerrières...oh oui, elle était fière...

Le visage de Gomi s'assombrit.

-Et puis...un jour, nous combattîmes côtes à côtes. Nous avions l'avantage, quand un être sur un dragon se pointa. Il se nommait Kumiki, le Chevalier de la Terreur, un égal même de Shashuki. Il a renversé la situation en tuant des milliers d'hommes avec son dragon. Je ne pouvais pas laisser mes hommes mourir, alors je l'ai combattu. Hélas, il était bien plus fort que moi. Au moment où il allait me tuer, Kimao est intervenue, me sauvant. Il eut un duel de grande envergure entre Kimao et Kumiki. Malgré la force de l'élue de mon coeur, Kumiki était bien plus fort. Dans une attaque suicide, elle tua le dragon de Kumiki et le blessa sérieusement. Il se vengea en la tuant. Je vois encore son corps qui tombait depuis le dragon mort...j'ai hurler son nom, mais rien à faire. Je ne put que voir le rictus moqueur de Kumiki, qui s'enfuit, en jurant de le tuer. J'ai alors couru vers le corps de Kimao et nous nous sommes déclarés notre amour. Je l'ai embrassé pour la première et dernière fois, et puis...son corps est devenue lumineux et elle a disparue. Où est-elle ? Je ne sais pas. Au paradis, peut-être.

Imako était captivé. C'était presque la même histoire...puis, il posa une question.

-Et après ?

-Après ? J'ai fait comme toi: je me suis morfondu pendant deux mois entiers sans que personne ne puisse me contrôler. Et puis...je me suis dit qu'elle était morte pour moi, pas pour que je la pleure toute ma vie. Elle est morte pour que je continue à lutter contre le mal, à lutter contre ce qu'elle combattait. Et toi, Imako ? Pour quoi penses-tu que Katoshi est morte ? Pas pour te voir te morfondre, en tout cas.

Une longue heure de discutions après, Imako sortit de sa cellule sous les yeux étonnés d'un garde. Alors que Gomi allait rejoindre Imako, il posa une question.

-Vous êtes magicien, c'est pas possible !

-Non. Je suis comme lui.

Et il repartit sous les yeux du garde étonné.
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Mar 14 Juin 2011 - 19:04

Chapitre Quatorze: Kubato et le Kenta Norriba.

Kubato était sur son trône d'or, sa tête couchée, soutenue par sa main. Il était pensif. Gorogan lui avait envoyé un message stipulant que Ga Metru, désormais sans Gaytu, avait résisté à leurs assauts.

Haku entra dans la vaste salle. Le guerrier Agori s'inclina devant Kubato.

Kubato sentit depuis son trône le mépris d'Haku. Tout le monde méprisait les Turagas. Mais personne n'osait rien faire, car les félons étaient puissants. Et rares étaient ceux qui voulaient être raccourcis du cou.

Haku était porteur d'un message, apparemment. L'Agori se releva et commença son rapport.

-Comme les rumeurs le murmuraient, Ga Metru a résisté. Le Toa du feu Tahu est mort, mais l'emprise de Huro sur Kezaki s'est stoppée. Le bougre est donc devenu Toa du feu par les dernières paroles même de Tahu.

-Nous ne pouvions pas avoir confiance en cet imbécile.

-L'imbécile en question est-il Huro ou Kezaki ?

Kubato grogna. La vraie question était: "qui n'est pas imbécile à vos yeux ?" et la réponse "moi". Kubato était très imbus de lui-même. Il était le roi. Le maître. Les autres Turagas s'inclinaient bien bas devant lui. Tous étaient idiot. Comme ce misérable Gaytu.

-Kezaki. Car si il aurait était censé, il nous aurait rejoins tout de suite. Et maintenant, je vais être obligé de le tuer. Dommage.

Un garde entra soudainement. Haku le reconnut. C'était le capitaine Ikaru. Une haine farouche était née entre Ikaru et Haku, car Ikaru appelait souvent Haku "le Déserteur". En vérité, Haku n'était pas déserteur du tout. Non, c'était les Makutas qui avaient réduis sa famille en esclavage.

Ikaru commença à parler.

-Monseigneur, nous venons de tomber sur la chose que votre peuple appelle le Kenta norriba.

Une lueur d'étonnement passa sur le visage de Kubato, puis celui-ci se referma brusquement. Il parla d'un ton las.

-Faites entrer Nokûrû, alias le Kenta norriba.

La frêle créature manipulée par Gozokaru était vraiment hideuse et pouvait provoquer de la pitié. Mais non. Ikaru prit le Kenta norriba par le cou et le jeta aux pieds de Kubato, qui donna un coup de pied dans le ventre de Kenta norriba. Nokûrû hurla de douleur.

-Quelle répugnante créature que ce Kenta norriba...que voulez-vous que j'en fasse, capitaine ? Que je le pende ? Oh, non, ce serait trop indigne pour une créature comme lui...l’écartèlement, oui, l'écartèlement.

Il éclata de rire. Haku grogna. Il aimerait être à des kilomètres à la ronde ! Pourquoi lui et Huro avaient-t-ils étaient choisi pour servir de lèche-bottes à Kubato et découvrir ses intentions...surtout si Kubato était aussi renfermé tout les jours !

-Eh bien...l'écartèlement aurait certes était amusant, mais je ne voulais pas vous faire perdre du temps...

-Tu m'en fais perdre quand même.

-...et donc j'ai voulu l'embrocher et le mettre au feu. Mes soldats sont affamés, et certains sont proches du cannibalisme...enfin oui, j'ai voulu le tuer, mais il m'a dit qu'il avait des informations sur les autres Turagas.

Les yeux de Kubato s'agrandirent. Il avait déjà une taupe chez les autres félons, mais apparemment, elle serait sous la coupe de l'ennemi...

-Des informations sur mes confrères ? dit Kubato, regardant avec dégoût le Kenta norriba. Eh bien, qu'attends-tu, répugnante créature ? Parle, ou je veillerai à ce qu'on t'arrachent les yeux et que tu les manges toi-même !

-Oui, oui, Kenta norriba sera gentil...gentil Kubato, gentil...oui, oui, Kenta norriba avoir des informations...oui, oui...votre...votre taupe...

La voix étrange et étouffée de Nokûrû reprit de l'assurance, et le Kenta norriba sut qu'il était aidé de Gozokaru.

-Votre taupe est passée à l'ennemi, noble Kubato. Une alliance...Gaytu, Gorogan et Meiza ont formés une alliance pour vous détruire ! Et la mort de Gaytu a alarmé Meiza...oh non, pas bien du tout...

-Quoi ?

-Votre taupe avait un paquet, un colis. Il était grand, oh oui il était grand...ne vous inquiétez, la taupe est morte, je l'ai tuée...j'ai ouvert le paquet et j'ai vu, oui, j'ai vu !

Haku vit un soupçon d’agacement sur Kubato.

-Qu'as-tu vu, au juste ?

La voix du Kenta norriba baissa, comme si il craignait quelque chose.

-Le maaaasqqqueeee....le masque !

-Quel masque ?

Il tremblait.

-Takanuva ! Takanuva ! J'ai vu...j'ai vu, oui, j'ai vu ! J'ai vu Takanuva et le masque, oui, j'ai vu ! Je l'ai vu, mort, raide...le masque, Meiza veut s'en servir. Méchante Meiza ! Elle veut redonner vie à Takanuva et prendre votre place !

Les mains de Kubato se crispèrent. Il sourit.

-Ikaru, disons que le Kenta norriba a gagné son droit de vivre.

Kubato se tourna vers Nokûrû.

-Mais maintenant, tu es ma taupe Nokûrû. Mon chien. Surveille Gorogan et Meiza, surveille-les ! Tant que tu feras du bon travail, je ne te ferais rien et te récompenserai peut-être...mais si tu échoues, je jure que je battrais ton misérable corps tellement de fois qu'il n'en restera que des miettes ! Tu as compris ?

-Oui, oui ! Kenta norriba sera sage, sage !

Kubato sourit et s'allongea sur son siège.

Oui, Kubato était vraiment un enfoiré.
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Jeu 16 Juin 2011 - 17:35

Chapitre Quinze: Le Traître.

Dans l'obscurité, un traître s'avançait.

Il avait manqué le rendez-vous. Logique, vu qu'il était blessé à la poitrine. Le traître blessé rampait aujourd'hui faire son rapport à son maître. L'être ne faisait pas ça de bon coeur: si il était traître, c'est parce qu'il y était obligé.

Deux formes vinrent le voire, dont une entourée d'une aura maléfique gigantesque. Le traître grogna. Il n'aimait pas celui qui était entouré d'ombre. Ce dernier, encapuchonné, armé d'un long sceptre, un sourire sur les lèvres, s'approcha du traître. Il lui pointa son sceptre à la pointe aiguisée sur la gorge.

-Ne te défile pas, misérable. Retire ta capuche, que j'ai le plaisir de te voir.

Le traître enleva sa capuche. La mort dans l'âme.

L'être à l'aura maléfique eut un sourire.

-C'est bien toi alors. J'ai cru que tu étais mort sur le champ de bataille.

Il eut un rire malfaisant.

-Ça t'aurais plu, de mourir ? Ah ça oui, tu aurais pu mourir en aidant tes amis. Mais non. Tu as eu la malchance d'avoir quelqu'un qui est très attaché à toi. Ce qui fait qu'aujourd'hui, tu es de nouveau des nôtres.

-Je ne serais jamais des vôtres.

-Si tu veut que ta sœur garde la tête sur son cou, t'a plutôt intérêt de nous rejoindre.

-Si vous la touchez, je vous tuerez.

Comme pour le calmer, l'autre être lui posa la main sur l'épaule. Le traître regarda son allié. Tout deux étaient des victimes. Victimes d'un être comme l'encapuchonné.

Ce dernier grogna.

-Enlève ta main, Haku. Nous n'avons pas à rassurer les traîtres.

-Ferme-là Huro, tu veut ? Arrête de jouer à l'enfoiré.

-Mais je ne joue pas ! Si je jouerais, il serait déjà mort depuis longtemps...

Le traître serra les poings, mais une fois encore, Haku le fit calmer.

-Calme-toi, Dodkei.

-NE M'APPELLE PAS PAR MON VRAI NOM !

Huro regarda autour de lui, inquiet. Il reposa la pointe de son sceptre sur le cou de Dodkei.

-La ferme, le traître. Tu va nous faire repérer. Et si tu nous fait repérer, je te tue, je tue ta sœur et je tue tout ceux présent dans cette pitoyable arène.

Dodkei éclata d'un rire nerveux.

-C'est impossible, Huro. Tu es peut-être puissant, mais pas à ce point là. Personne ne pourra tous nous tuer.

-Le sang du Seigneur des Ténèbres coule dans mes veines, et tu le sais. J'ai le double de la puissance de ces Fils, comme Tiorix ou Tia. Je peut les anéantir sans problème. Tu veut que j'essaye ?

Dodkei secoua la tête. Il changea brusquement de sujet.

-Que voulez-vous savoir ?

-Ici, c'est moi qui pose les questions. Tout d'abord, je voudrais savoir combien vous êtes maintenant.

-Nous étions un peu moins de 15000 avant la bataille, nous devons être 13000 dont 6000 blessés.

-Les renforts de Mahri-Nui inclus ?

-Oui.

-Bien...il paraîtrait qu'il y a des dragonniers. Est-ce vrai ?

-Il y en a quinze, seize avec leur chef, Gomi.

Huro resta pensif. Seize dragonniers, c'était beaucoup. Un joli nombre. Un peu important à son goût. Haku lui, resta aussi inexpressif que d'habitude. Il soupira cependant. Après Makoro, on lui confiait Huro comme partenaire...de Charybde en Scylla.

Dodkei attendit une réponse de Huro.

-Ok. T'a bien travaillé, Dodkei. Tiens, je suis gentil.

Huro lui lança une bourse.

-45 kaus. C'est pas mal.

-C'est nul pour ce que je fais, tu veut dire. Et puis, les kaus ne m'intéressent pas. Je veut ma sœur.

-Tu l'auras, tu l'auras, si tu fait tout ce que je te dit.

Alors que Huro et Haku allaient de nouveau partir, Dodkei leur posa une question.

-Elle va bien ?

-De qui ?

-Ne joue pas l'imbécile, Huro. Dakuma.

Huro lui fit un grand sourire empli de fourberie.

-Dakuma ? Connaît pas.

Voyant que Huro refusait de répondre, ce fut Haku qui répondit.

-Elle va bien, Dodkei.

Puis, murmurant, comme si il n'aimait pas dire ça, il chuchota:

-Elle a peur. Elle a peur de ne jamais revoir la lumière du jour.

Dodkei baissa la tête. Dakuma...si Haku disait vrai (et il ne mentait généralement pas), elle avait besoin de son aide.

-Merci.

Haku ne répondit pas. Il mit sa capuche, imité par Huro, et, dans un geste de la main, les deux ombres disparurent, laissant Dodkei seul. Ce dernier éclata en pleurs silencieux.

-Kyoshi...pardonne-moi...



Dernière édition par Dark Agora le Ven 17 Juin 2011 - 22:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Jeu 16 Juin 2011 - 21:06

Bon, non, ce n'est pas pour vous dire que j'ai éditer le post ci-dessus (ça me fait quintuple post, quand même ><"), mais pour dire que si le Tome 2 n'avance pas, c'est que je suis en train de faire la nouvelle version du Tome 1 + d'autres projets surprise après la fin de la trilogie, donc le tome 3, pourtant déjà tout fait, va devoir attendre un certain temps pour être publier.
Je pense donc que j'aurais fini le tome 2 en plein milieu des vacances scolaires, et que je commencerai à poster le tome 3 ici dès novembre ou décembre (ou Noël, ce sera mon p'tit cadeau: le premier chapitre exclusif du tome 3 ^^').
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Jeu 16 Juin 2011 - 22:28

Oh de toute façon, je pense que le mieux est encore de poster de façon un peu plus séparé. Car un gros chapitre par jour souvent ça décourage assez rapidement si on essaie de prendre le train en marche. Même si après je ne peux que saluer un rythme aussi régulier mais ce n'est pas le plus encourageant pour les éventuels nouveaux lecteurs.

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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Ven 17 Juin 2011 - 9:33

Le truc est que les nouveaux lecteurs devraient d'abord voir le premier tome pour comprendre (bah oui, c'est indiqué au début du topic aussi).
Et le premier tome est plus lent, il y a plus de commentaire est plus d'espace, puis petit à petit il y a de moins en moins de commentaires. A la fin, ça peut habituer pour les gros chapitres.
Mais bon, tu as raison, je vais essayer de mettre plus d'espace.

(Au fait, juste comme ça, on peut savoir qui est le lecteur anonyme qui vote + pour tout mes messages de chapitre ??)
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Mar 21 Juin 2011 - 16:30

Moi, après il y en a peut être d'autres mais je met un "+" a chaque nouveau post de chapitres/mocs, pour encourager l'activité d'un topic/message ou son utilité.

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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Mar 21 Juin 2011 - 21:46

Je comprends. Bah merci ^^.

Chapitre Seize: La Lutte de Salazar, le Jeu d'Annonna, la Fureur de Gomi.

Salazar avançait depuis des heures.

Le sommeil le prenait à la gorge, car il n'avait pas dormi. Il avait marché toute la nuit pour ne pas perdre de temps. Et puis, il était l'aube. Plus de temps à perdre. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser doubler.

Comme pour se motiver, il se dit qu'Eladrushk était mort. C'était déjà ça. Les Frères de la Destruction étaient encore en vie mais hors-course: ils avaient perdus leur avance et devaient êtres les derniers.

Le soleil était déjà haut dans le ciel, mais il faisait encore sombre.

N'en pouvant plus, Salazar s'arrêta un instant, faisant un rapport rapide de situation.

Il devait, bien malgré lui, sauver Tiniko et sa bande de Wuga. Pour que son plan réussisse et que le futur qu'il s'était vu se réalise, il fallait qu'il écarte ses deux plus gros ennemis du moment: Wuga et Annonna.

Bien sûr, c'était loin d'être simple. Wuga avait un avantage, même deux: non seulement la magie de Rua était en lui, mais l'Oeil de Santerô lui procurait un pouvoir suprême sur les gundams.

Annonna n'était pas à écarté. Le Seigneur des Rêves était trompeur et manipulateur, et Salazar savait que si il perdait la bataille ardue qu'il menait contre le sommeil, Annonna serait sur son élément et le détournerai de sa quête.

Enfin, il ne fallait pas oublier le Seigneur des Ténèbres. Si Annonna et Wuga étaient les problèmes du moment, ils n'égalaient pas Teridax. Même avec leurs pouvoirs, Annonna et Wuga ne parviendraient pas à vaincre le Seigneur Noir. Salazar lui-même en était incapable.

Non, le seul qui le pouvait, c'était le héros désigné par Mata Nui qui devrait naitre après le sacrifice de Tiniko.

Salazar en était presque à ramper. Il sourit.

"Tu ne m’auras pas, Annonna. Je ne faiblirai pas à la fatigue..."

...

Bien loin de là, le Seigneur des Rêves poussa un affreux juron et rapprocha sa tête de la boule de cristal, les yeux rouges de colère.

-A quoi joue-tue, Salazar ? Tu ne pourra pas y arriver sans dormir. Aller, succombe, SUCCOMBE ! Succombe et laisse-toi détourner de ton but. C'est mieux que de finir empalé, tu ne trouves pas ?

Il serra les poings.

-Tu joues au chat et à la souris, hein ? Eh bien jouons. Tu te crois supérieur parce que tu as tuer Eladu, mais ce n'est qu'un misérable pion parmi d'autres.

Un grand sourire s'afficha sur les lèvres d'Annonna.

-Mais vois-tu, je ne suis pas un homme patient. Je vais te tuer, et si je ne peut le faire par la pensée, je le ferai par le naturel. N'est-ce pas, Amka ?

Amka était une jeune fille d'une quinzaine d'années. Masquée, elle était devenue une assassine au compte du Seigneur des Rêves après avoir était sauvée par ce dernier par des soldats d'Agoki pour s'être échappée de l'arène de ce dernier.

Impressionné par l'acte, Annonna l'avait recrutée.

Annonna se dirigea vers une petite table où trônait un jeu d'échec. Il incarnait les blancs, et ses ennemis, les noirs. Il plaça Eladrushk dans un endroit-piège. Jouant les noirs, il dirigea le fou noir jusqu'à le cavalier blanc que représentait Eladrushk.

Le cavalier sauta du jeu d'échec et se brisa sur le sol.

-Et maintenant, je peut aisément récupérer mon du...

En effet, une tour était placée en position parfaite pour prendre le fou. Dans un rire sardonique, Annonna déplaça la tour blanche avec violence et le fou noir heurta le rebord du jeu.

Le cavalier blanc était Eladrushk, le fou noir Salazar et la tour blanche...Amka.

Il se tourna vers cette dernière.

-Salazar est en retard. Oromechi l'a dépassé, mais ce n'est pas grave: Koloeh se chargera de lui. Je lui ai envoyé un message par le rêve lui expliquant qu'un chasseur de primes voulant le tuer est à Iconox. Je suis quasiment sûr qu'il va attraper le hameçon que je lui lance, cet idiot.

Il fronça les sourcils.

-Eladrushk a échoué, et cela ne me surprend pas. J'ai tout organisé, Amka. Tout. C'est le jeu d'échec: il faut avoir le sens du sacrifice. Sacrifier moindre pour gagner plus. Tu es en parfaite position pour rattraper facilement Salazar. Maintenant écoute-moi bien: je veut la tête de Salazar sur un plateau, et au sens propre. Je veut dévorer son coeur encore chaud et ses entrailles, tu entends ? Et si tu échoues, ce sont tes entrailles que je dévorerai.

Amka s'inclina légèrement, saisit son katana et s'élança accomplir sa mission.

Annonna s'allongea confortablement, regardant ce que faisait Lirion. Et la réponse était clair: la guerre. La Chaîne se brisait. Annonna se délecta des larges fissures que l'on pouvait voir. La Chaîne était résistante. Mais Lirion la briserait.

"Dans une semaine au plus tard, ce sera fini. Je n'aurai plus qu'à utiliser mes pouvoirs et la Chaîne éclatera en mille morceaux. Lirion descendra ici. Comme un toutou, il me laissera lui drainer toute son énergie. Alors, je monterai en haut et je détruirai les Grands Êtres".

Annonna poussa un rire qui le représentait dans toute sa splendeur: un être totalement fou.

...

Imako était terrifiant, dans sa nouvelle armure faites en métal des étoiles. Escorté par Hayato et Kezaki, il marchait jusqu'à la salle royale. Selon des messagers, les troupes envoyées à l'ouest seraient en mille morceaux.

Imako, comme beaucoup d'autres, était étonné. Hier à peine, de nouvelles victoires s'enchaînaient ! Comment ce revirement de situation était possible...? Il soupira. Katoshi, elle, aurait su quoi faire.

Pour l'aider, Gomi lui avait conseillé d'essayer de ne plus penser à la jeune guerrière. Autant demander à Toa de l'Ombre de ramener le bien et la paix. C'est-à-dire, impossible. Le souvenir de Katoshi hantait la tête de Imako. Souvent, il regardait en haut, se demandant si Katoshi le voyait. Oui, il était loin d'imaginer la réalité...

Dans la salle, Egyio était sur son trône. A sa gauche, son frère Haryu et à sa droite, Igoki, devenu son fidèle garde du corps. Devant eux, un messager du sud, une troupe de soldats, une troupe de dragonniers de Mahri-Nui et Gomi.

Durant les jours précédent, Gomi était devenu un véritable idole pour Imako. Un ami, un héros, un frère, un maître...ils avaient eu la même histoire. Jamais le jeune kamas ne s'était senti si compris, même pas avec Tiniko.

Le messager parlait. Sa voie était apeuré.

-Vous ne pouvez pas l'imaginer, mon seigneur. Une force si terrible...c'est horrifiant.

-Je ne comprends pas. Combien étaient-ils ? Combien de membres avait cette force ?

-De MEMBRES ? Vous ne comprenez pas. Je ne parle pas d'une secte ou de quelconque renfort. Non, je parle bien d'un être humain, de quelqu'un comme vous et moi en apparence...

-Attendez une seconde...vous me dites que nos forces d'élites s'étendant à plus de huit cent milles unités ont étaient décimées par UN soldat ? Si c'est le cas, ce n'est pas un être humain.

-Oh non mon seigneur. Il n'avait d'humain que le physique. Ses yeux...ses yeux étaient noirs, noirs comme l'encre, et on y lisait une folie sans précédente. Il riait, oui, il riait quand il voyait le sang gicler, qu'il soit amis ou ennemis. Il aimait tuer.

Imako était horrifié par le portrait du messager. Comment un tel être pouvait exister ? Même les Turagas et les Skralls n'étaient pas comme ça. Imako leva les yeux sur Gomi.

Ce dernier avait la bouche ouverte, le poing fermé sur son pommeau. La colère et la surprise se lisait sur lui. Imako faillit allez demander à Gomi pourquoi pareille réaction, mais il se retint car le roi prit la parole.

-Vous connaissez son nom ? Son identité ? Sa race ? Comment a-t-il pu donner l'avantage a une armée qui était cinquante fois plus petite que la nôtre et qui, en plus, l'a menée à la victoire ?

-Je ne connais pas son nom. Il a un gigantesque heaume, mais je n'ai pas pu voir son visage, a part ses yeux noirs et violets. Il était petit, mais destructeur. C'était un dragonnier. Son dragon semblait être aussi fou et puissant que celui qui se perchait sur son dos.

Imako vit les doigts de Gomi se crispaient encore. Alors que le messager énumérait, le ton pâle, les méfaits et la puissance de ce nouvel adversaire, Gomi se mettait de plus en plus en colère. Au bout d'un moment, il craqua.

-Enfer et damnation !

Gomi tira son épée. Croyant qu'il allait se jeter sur le messager, ses compagnons le retinrent. Calmé, Gomi rengaina son épée et partit, suivi par Imako. Celui-ci ne comprenait pas.

-Pourquoi as-tu réagi comme ça, Gomi ?

-Pour rien, gamin, pour rien.

Comme il refusait de répondre, Imako lâcha l'affaire, tout en se demandant quel mouche avait piquée son ami.

...

Loin de là, très loin, assis sur son trône de glace, le roi Ashamaru était pensif. Koloeh, la crapule, était à ses côtés, murmurant des paroles au roi et ne cessant de lui donner à boire. Pour son bien, d'après lui.

En vérité, Zumio et Strakk savaient que le remède détruisait la mémoire et la conscience du roi, le manipulant à sa guise.

Koloeh était là depuis près de cinq ans, et depuis le début il manipulait le roi. Il était temps que ça cesse.

Zumio, Brutaka, Uziwa, Strakk, Tiniko, Bogka et Antoki murmuraient déjà un plan.

-Nous attaquerons ce soir, quand le soleil se couchera. Dans le noir, nous aurons l'avantage. Je vous guiderai. Nous, les nigitos sommes entraînés à voir dans le noir.

Les autres hochèrent la tête, épuisés, et ils dormirent tous, faisant des tours de garde alternés.
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 25 Juin 2011 - 14:28

Chapitre Dix-Sept: Oromechi.

Le palais du roi Ashamaru se dressait devant Zumio et Antoki.

Le groupe s'était divisé pour être plus efficace: Uziwa et Brutaka préparaient les troupes, Zumio et Antoki surveillaient le palais, et Tiniko, Bogka et Strakk comptaient les effectifs.

Ils avaient rassemblés une trentaine de nigitos et une cinquantaine de moruru. Strakk grogna.

-Nous étions plus la dernière fois. Et nous avons quand même échoués.

Tiniko eut un sourire.

-Mais avec vous, vous n'aviez pas deux Gardiens de Lumière, un Seigneur du Feu, la Porteuse du Seigneur des Ténèbres ni un sankoju prêt à faire couler le sang comme jamais auparavant !

Strakk eut un rire nerveux.

-Exact, mais nous ne sommes pas des débutants.

Bogka se sentit insulté.

-Nous n'en sommes pas non plus. Nous sommes des gladiateurs ! Des rebelles ! Si Tiniko est l'élu d'un peuple, je ne suis pas à laisser de côté: je suis né dans le sang ! Moi, le feu, le sang et le combat, nous ne faisons qu'un ! Alors ce n'est pas un sénéchal déchu, ni dix mille, qui m'arrêteront !

Tiniko éclata de rire. Toujours le même...à rechercher le combat et le sang. Quel étrange personnage, ce Bogka !

Strakk fonça les sourcils.

-Je n'ai jamais dit ça. Juste que...j'avoue avoir des doutes sur vos capacités.

Uziwa arriva. Entendant la discutions, il trancha.

-Nous verrons ça tout à l'heure, sur le champ de batailles. Il va falloir apprendre à se faire confiance pour réussir à tuer ce...ce...ce Koloeh, là.

Strakk hocha la tête.

-Alors ? Les troupes sont prêtes ?

-Ils sont peu nombreux, mais fidèles et loyaux. Demandez-leurs de sauter dans le feu, ils le feront sans hésiter. Ils sont frais, prêts aux combats. Ils n'attendent qu'une chose: la bataille.

-Très bien, très bien...de notre côté, nous attendons le rapport de Zumio et Antoki.

Uziwa eut un air renfrogné.

-Comment pouvez-vous lui faire confiance ? Je veut dire, à ce Zumio.

Strakk eut un sourire.

-Il a l'air fou et immature, mais en vérité, il hait Koloeh plus que tout, et il serait prêt à n'importe quoi pour le tuer, même à sacrifier sa vie.

Uziwa baissa la tête et se retourna vers Tiniko.

-Oui, mais pas que lui...il y a aussi Antoki...

Les poings de Tiniko se refermèrent.

-Que voulez-vous insinuer ?

-Tiniko, elle est la Porteuse de la Créature, oui, mais aussi celle de Teridax.

Il appuya sur le nom du Seigneur des Ténèbres, comme pour raisonner Tiniko. Peine perdue. Le sankoju secoua la tête vigoureusement.

-Non. Non. Je sais qu'elle serait incapable de nous trahir.

Bogka regarda à son tour Tiniko.

-Tu disais ça, avant, mais ce n'est pas ça qui l'a empêchée de te trahir pour me rejoindre dans ma folie.

Tiniko se retourna vers Bogka, montrant les dents. Dents qui, sous les yeux de Bogka, ressemblaient plus à des crocs de loup. Bogka sentait la colère de Tiniko. Elle était si grande, si puissante, que le seigneur du feu en fut impressionné.

"Il est borné, mais il a tort. Sage serait de ne rien dire, avant qu'il ne nous déchiqueté tous."

-Tu dis qu'Antoki t'a rejoins dans ta folie, Bogka, mais c'est TA faute si elle a fait ça ! Tu comprends ? TA faute !

-Calme-toi, à moins que je ne change d'avis sur toi, et que je tente de te tuer !

Tiniko obéit et se calma. Il parla d'une voix reposée, mais sèche.

-Antoki est loyale. Un point c'est tout.

Uziwa soupira.

-Tiniko...tu défends Antoki parce que tu l'aimes, c'est compréhensible, mais pense à ta mission. Il n'est pas sage de garder la porteuse d'un monstre qui ne cherche qu'à te détruire à tes côtés. Antoki t'aime peut-être, mais un jour arrivera où le Seigneur des Ténèbres sera trop puissant. Il brisera la Créature et s'emparera de l'âme de ta fiancée. Alors, il n'y aura plus rien. Elle cherchera à te tuer. Ne deviens pas esclave de tes sentiments, ou ils te briseront si ils se retournent contre toi.

Tiniko ne dit rien, l'air las.

-Vous avez raison, et je le sais, mais je ne veut pas l'admettre. Je suis conscient de ma mission. Mais je ne supporte pas. J'ai l'impression d'être un...un...un esclave ! Oui, esclave de ma destinée ! Qui est de mourir pour un peuple dont je suis le seul représentant ! Vous ne pouvez pas comprendre. Ma destinée est écrite. Chacun dans ce monde rêve d'une destinée qu'il peut construire. Mais la mienne est déjà construite. C'est horrible. Savoir ce qui va se passer. Si je m'écoutais, je partirai, loin, très loin, seul. Loin de tout. Sans destinée. Mais je suis né comme ça, avec une marque en forme d'étoile sur mon frond.

La colère et la tristesse s'entrechoquaient dans son esprit, sous les regards éberlués de ses compagnons.

-Je suis une arme. Une arme vivante contre le mal ! Mais vous vous en fichez, vous, hein ? Ceux que veulent les Gardiens de la Lumière, c'est que le mal soit anéanti ! A n'importe quel sacrifice ! Mais ce n'est pas vous qui allez mourir pour le reste du monde, c'est MOI ! MOI qui doit mourir pour les sankoju, pour Ocochi, pour Mata-Nui ! MOI qui doit supporter le fait d'être vouer à la mort, quoi que je fasses ! Trois personnes m'ont comprises: Antoki, Katoshi, et Imako ! Ces deux derniers sont peut-être morts, je n'en sais rien, je n'avais qu'Antoki avec moi ! Et vous demandez de m'en séparer ?! Alors je deviendrai fou, vous comprenez ? FOU !

Tiniko poussa un cri de rage et courut vers l'inconnu. Uziwa voulut se lancer à sa recherche, mais Strakk secoua la tête.

-Il a besoin de réfléchir. Et il a raison sur un point: c'est très dur pour lui. Il n'a que 17 ans.

Uziwa hocha la tête, l'air pensif. Bogka regarda son pire ennemi et nouveau compagnon s'élancer vers l'inconnu, se demandant ce qu'ils allaient faire maintenant.

Tiniko courut très vite, ne sachant que faire. Ils avaient raisons. Mais il ne pouvait pas se résoudre à quitter Antoki. Sans elle, la folie le prendrait: Katoshi et Imako peut-être mort, sur qui d'autres pouvait-il compter ? Bogka ? Il avait été son adversaire pendant longtemps...

Loin de Tiniko, Zumio et Antoki apparurent, se précipitant vers Uziwa, Bogka et Strakk. Zumio prit la parole en premier.

-Nous avons trouvé une faille dans la défense du palais ! Et grâce à elle, nous avons une chance de vaincre Koloeh que nous n'avions pas avant ! C'est un miracle !

-Où est cette faille ?

-Les soldats sont concentrés vers l'ouest, mais l'est est désert ! Nous avons cru à un piège, mais il n'y avait vraiment personne !

-Alors c'est le moment ou jamais d'attaquer. Uziwa, va voir Brutaka et prépare les troupes. Bogka, je te charge de retrouver Tiniko. Nous avons besoin de lui.

Strakk fronça les sourcils.

-Si il y en a un qui peut bien venir à bout de Koloeh, c'est lui, il n'y aucun doute là-dessus.

Antoki eut une expression d'étonnement.

-Tiniko ? Il a disparu ? Que s'est-il passé ?

-Nous avons eut une discutions avec lui, et il ne l'a pas supporté, alors il s'est enfuit.

Antoki poussa un soupir.

-Espérons qu'il reviendra à temps.

...

Oromechi était bien caché, depuis là où il était. Il avait vu la discutions entre Uziwa, Strakk, Bogka et Tiniko, ainsi que la fuite de celui-ci. Les paroles du sankoju l'avaient émus, mais il avait un boulot à faire.

Ainsi Oromechi avait suivi discrètement Tiniko. Quand ce dernier s'arrêta enfin, se posa sur une pierre et cessa de bouger, il s'approcha discrètement.

Tel une araignée, Oromechi descendit de sa cachette.

Le chasseur de primes leva une gigantesque épée, prêt à l'abattre sur Tiniko. Il était arrivé par derrière, comme un lâche. Oromechi n'avait jamais été pour Wuga. Ce dernier voulait Tiniko vivant, ce n'était pas pour rien.

Oromechi ne pouvait pas laisser Wuga se servir des pouvoirs du sankoju. Il s'apprêtait donc à tuer Tiniko. Sans regrets.

L'épée menaça de s'abattre sur la tête du sankoju.

Tiniko ouvrit les yeux.

L'épée s'abattit...

...sur la pierre où Tiniko c'était assis.

"Mais comment...?!"

-Je savais bien qu'on me suivait !

Oromechi se retourna. Il vit le sankoju, tranquille, sur un mur, comme une araignée...un coup de pied meurtrier vint accueillir le chasseur de primes en pleine tête. Une fois remis du choc, Oromechi aperçut Tiniko sauter du mur et se mettre en face de lui.

Les deux combattants se faisaient face.

-Qui es-tu ?

Oromechi sourit.

-Mes parents m'ont donnés le nom d'Oromechi, mais ont m'appelle le Vengeur.

-Pourquoi ?

-Parce que c'est même parents m'ont étaient arrachés par Teridax, lors de la bataille de Xia, par l’intermédiaire de Dalamar. Depuis, je traque les fidèles de Teridax...et je les tue.

-Je ne suis pas un fidèle de Teridax, à vrai dire.

-Non. Mais il y a d'autres adversaires, comme Wuga ou Annonna, qui sont menaçants. J'ai accepter de servir Wuga. En vérité, c'est un mensonge. Il te voulait en vie, toi, la Porteuse et l'assassin de Gaytu. J'ai décidé de te tuer pour qu'il ne s'empare pas de ton pouvoir. Je vais aussi tuer l'assassin pour avoir tuer Gaytu et la Porteuse car Teridax est en elle.

-Wuga ? Le seigneur Wuga de Mahramaki ?

-Oui, celui-ci.

Tiniko fronça les sourcils. Il revint sur les paroles d'Oromechi.

-Wuga ne m'aura pas. Je peut tuer ses sbires avec facilité, tu sais. Pour Bogka, il était obliger de tuer Gaytu. Enfin, pour Antoki...

Tiniko serra son bâton à double tranchant.

-Tu ne la toucheras pas tant que je serai debout.

-Alors je te tuerais.

-Ou du moins, tu essayeras !

Dans un cri de combat, les deux adversaires se heurtèrent avec violence. Oromechi était très agile et avait de grandes dagues, comme Katoshi. Tiniko avait l'avantage grâce à son pouvoir de feu, mais son adversaire était très puissant.

Pour s'aider, Tiniko passa en mode "DeathTiniko": son mode bestial, plus animal que Matoran. Avec le mode "DeathTiniko", Tiniko était plus rapide et agile. Cela lui permit d'être à égalité avec Oromechi, même si ce dernier allait plus vite que le sankoju.

Malgré sa vitesse, Oromechi ne faisait pas le poids.

Tiniko s'entoura de grandes flammes, prit un sac à shurikens et les lança sur Oromechi, le manquant à cause de l'agilité de celui-ci. Oromechi, qui se contentait alors d'esquiver les attaques et de tenter de riposter passa à l'attaquer.

Tiniko poussa un cri quand une dague s'enfonça dans des côtes. Oromechi l'enfonça profondément, et dans un terrible silence, il la fit bouger dans la chair de Tiniko, causant de terribles dégâts.

Tiniko réagit juste à temps. Dans l'énergie du désespoir, il prit un shuriken et l'enfonça dans le frond d'Oromechi, et le baissa jusqu'au nez. Souffrant de leurs blessures, les deux adversaires s'écartèrent pour se reposer un peu, conscient qu'ils avaient commis de lourds dégâts à leur ennemi.

Sur Tiniko, il y avait une gigantesque blessure en diagonale dont ne cessait de couler du sang. Sur Oromechi, c'était un trait meurtrier sur son frond qu'il y avait. Les deux adversaires avaient du sang partout.

Oromechi commença à paniquer quand il vit du sang couler de sa tête. Si Tiniko lui avait toucher le cerveau, il y avait peu de chance pour qu'il sorte en vie du combat.

Oromechi s'avança et prit son épée. Tiniko était à terre, paralyser par la douleur de sa blessure.

-Je vais...te...tuer !

Tiniko ferma les yeux. Il sentit le sang sur son visage.

Mais pas le sien.

Il rouvrit les yeux et vit le cadavre sans vie d'Oromechi devant lui. [ATTENTION ! ÂMES SENSIBLES, VEUILLEZ SAUTER LE PASSAGE SUIVANT !]. Il ne restait du Vengeur que pas grand chose, à part deux orbites qui contemplait le ciel et une chose molle, en charpie, et violette. Tiniko se dit que ce devait être la cervelle de son adversaire.

Horrifié par la violence du coup, Tiniko détourna les yeux du corps et les leva plutôt pour voir son sauveur.

Uziwa était là, hache rouge et sanguinolente dont il rester encore un peu de la matière molle citée ci-dessus, le visage las et triste.

-La guerre est la guerre...

Tiniko opina tristement.
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Darkness
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Dim 26 Juin 2011 - 9:25

Bons chapitre, je viens de rattraper mon retard. j'avauis dut laisser tomber un moment mais je suis de nouveau là. c'est du bon tavail, continue.
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Dark Agora
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Dim 26 Juin 2011 - 12:32

Ok, mici Darkness ^^ Le chapitre suivant est bourré d'action, je préviens !

Chapitre Dix-Huit: Trois combats, une destinée.

Imako n'avait plus revu Gomi depuis le soir où il s'était mis dans une colère noire.

Aujourd'hui était un jour important: une nouvelle bataille allait être menée, vers Le-Koro, où l'étrange être avait massacré les troupes rebelles. Imako attendait Gomi pour parler avec lui sur la bataille. En espérant qu'il vienne.

Après une longue attente, Imako aperçut Gomi, en armure étincelante, le visage sombre et grave. Imako interpella le vieux dragonnier.

-Où étais-tu, et pourquoi as-tu réagis comme ça hier ? Et au fait, tu savais qu'on allait commander des troupes à Le-Koro, contre cet étrange dragonnier ?

Gomi tourna son visage vers Imako. Ce dernier y lut de la haine, de la tristesse, de la joie. Après plusieurs minutes de silence, Gomi répondit.

-Oui, je savais, et c'est pourquoi je me suis préparé. Tandis qu'à où j'étais...là-dedans.

Il désigna sa tête.

-Dans mes pensées. Pour mon comportement, ce n'est rien, je t'assure. J'ai juste cru voir un fantôme du passé ressurgir...

Après quoi, Gomi repartit, laissant Imako seul. Le kamas haussa les épaules et se dirigea vers la salle du trône, celle où avant siéger Gaytu, et où aujourd'hui siéger Egyio.

Ce dernier était en train de se préparer pour la bataille avec son serviteur Igoki et son frère Haryu. Hayato était également, le visage livide. Quand Egyio eut terminé, Imako s'inclina.

-Les troupes sont prêtes, seigneur. Nous sommes prêts pour le combat.

Egyio poussa un soupir.

-Il y a quelque chose de grave, Imako.

-Quoi donc ? C'est sur le mystérieux guerrier ?

-Non. Mais d'après le messager, il y aurait aussi un Turaga félon. Gorogan. Et il nous attend avec une armée d'environs mille trois-cents soldats.

-Mille trois-cents ? C'est bien plus que Gaytu...

-En effet. Et Gorogan n'est pas comme Gaytu. Il maîtrise le feu. Ses troupes aussi. Pour avoir une chance de le contrer, j'ai appeler Kezaki à venir avec nous. Malheureusement, les Toas Matas n'ont pas aimés. Ils lui en veulent toujours. Nous ne pourrons donc pas compter sur eux. Nous voilà donc seul contre un Turaga déchaîné, plus de dix mille hommes et un dragonnier qui est capable de nous en prendre cent en un coup.

Imako se sentit mal à l'aise. Allaient-ils y survivre...? Seul l'avenir le leur dirait.

...

Tiniko savait ce qu'il devait faire.

Vraiment, la journée était pour lui détestable. Après avoir assisté à un meurtre horrible qui était resté gravé dans sa mémoire, il devrait faire ce que Uziwa lui avait dit.

Chasser Antoki. Par sécurité.

Il y répugnait, mais il devait le faire, pour sa sécurité et celle des autres. Il devait le faire maintenant, car il était seul avec Antoki: Zumio, Strakk et Bogka étudiaient la faille qu'avait trouvée le nigito, tandis qu'Uziwa et Brutaka discutaient de la bataille.

Tiniko s'avança donc vers Antoki. La Porteuse de la Créature était en train de regarder le palais d'Iconox, s'imaginant déjà là-bas, en train de tuer les gardes et soldats de Koloeh, puis se frayer un chemin vers lui.

-Antoki...

L’intéressée se retourna.

-Oui Tiniko ?

-Il faut que nous parlions.

-Je t'écoute.

Tiniko chercha les mots un instant.

-J'ai eu une discutions avec les autres.

-De quel genre ?

-Eh bien...Uziwa te juge dangereuse. Il a peur que tu, malgré tes sentiments pour moi, un jour, le Seigneur des Ténèbres ne sois trop fort pour ton esprit et prenne son contrôle.

-C'est pourquoi nous allons au Puits des Âmes.

Tiniko fronça les sourcils.

-Oui mais...cela prendrait trop de temps, selon Uziwa...d'un autre point de vue, nous ne pouvons pas laisser tomber les autres.

Antoki secoua la tête. Elle venait de comprendre.

-Non...

-Si, Antoki. Pour notre bien, tu dois partir le plus vite au Puits des Âmes. Uziwa s'est porté volontaire pour t'accompagner au Puits des Âmes. Quand Koloeh sera mort et que la paix sera revenue sur Iconox, moi et les autres iront vous cherchez.

-Mais...comment allons-nous faire pour atteindre Voya Nui ?

-Il m'a dis qu'il avait trouvé un moyen simple, mais qui demandait beaucoup d'énergie. Ainsi, il ne pourra que transportez deux personnes à Voya Nui.

Antoki continua de secouer la tête.

-Non. Je refuse.

-Antoki...

-JE REFUSE !

Tiniko s'écarta de quelques pas suite à la violence de la réponse.

-Tiniko, non, je ne peut pas. Je sais à quel point il est important pour moi de vivre, mais tout de même ! Je...je ne suis pas une gamine ! Je ne suis pas une gamine qui tremble derrière des gardes !

Elle serra les poings et enfonça ses ongles dans sa chair jusqu'au sang.

-Je suis une guerrière ! Comme Katoshi ! Une guerrière fière de l'être, et surtout pas une GAMINE !

-KATOSHI EST MORTE, TU ENTENDS ?

Antoki s'assombrit.

-Comment le sais-tu ?

Tiniko soupira.

-Les Gardiens ont un pouvoir immense, Antoki. Celui de la vie. C'est un don, mais aussi une malédiction. Ils peuvent sentir la vie d'êtres qu'ils connaissent...et ne plus la sentir. Brutaka le savait. Il n'a osé me le dire que récemment, après avoir tué Oromechi. Je ne l'ai dit à personne, et maintenant je te le dis.

-Morte...? Katoshi ? LA Katoshi ?

-Oui...Brutaka ne sent plus son souffle de vie. Il a disparu. Je sais, ça m'a fait un choc moi aussi, mais c'est la vérité.

Voyant qu'elle ne disait rien, Tiniko posa ses deux mains sur les épaules de la Porteuse de Teridax et la regarda dans les yeux.

-Elle était ma soeur. La tristesse m'a pris par la gorge. Mais j'ai surmonté ma douleur. Je ne sais pas si j'en serais capable si tu mourrais, toi.

Ses yeux noirs dans lequel on y lisait un instinct bestial refusèrent de laisser les yeux bleus et merveilleux d'Antoki.

-Et tu sais très bien pourquoi je dis ça. Il y a une chose qui nous unis, Antoki. Encore plus forte que nos sentiments. Quelque chose dont seuls nous deux sommes au courant. Et qui a une importance vitale.

Antoki savait très bien de quoi il voulait parler. Elle parla dans un murmure presque innodible.

-Le zangaragi...

Tiniko hocha la tête. Et alors, Antoki se souvint...

*Tiniko et elle étaient là, ensemble. C'était il y a tellement longtemps parut-il. Du temps où Bogka vouait toujours une haine féroce au sankoju.

Enlacés tendrement, tellement innocents, ne dormant pas encore dans la nuit pourtant noire, chacun d'entre eux portant le poids de ce qu'ils venaient de faire. Soudain, Tiniko se tourna vers sa dulcinée.

-Antoki...je vais te confier une chose.

-Quoi donc, jeune sankoju ?

Elle eut un petit rire à qui se mêla celui de Tiniko. Celui-ci lui prit la main, et après l'avoir baisée, posa sa propre main au-dessus de celle d'Antoki et récita une antique formule.

Il l'avait lue dans la bibliothèque, en découvrant qui il été [vous ne vous en souvenez pas ? Go Tome 1 !]. Le zangaragi, le lien de vérité, la marque du coeur...une chose au puissance sans limite.

Les sankojus étaient différents des autres races à cause de leur maîtrise d'un élément dès leur naissance. Tout cela était dû à une pierre qui marchait comme un genre d'organe qu'on ne trouvait que dans le corps d'un sankoju.

La pierre était gravée par une genre d'inscription, un synonyme d'un des six éléments en ancien langage, le langage des Grands Êtres. C'était le coeur des cœurs, le zangaragi.

Quiconque possédait le zangaragi d'un sankoju était doué d'une chance sans précédente. Le zangaragi était la source ultime de puissance des hommes loups. Sans ça, ils n'auraient pas leur transformation bestiale ni leur pouvoir élémentaire de naissance. Ils seraient de simples Matorans.

Mais voilà, cela est impossible...si un sankoju a moins de 18 ans, il est possible de le séparer de son zangaragi. Mais si on tentait l'opération si la victime a plus de 18 ans, il lui est impossible de survivre sans son zangaragi.

Le sortilège qu'effectuait Tiniko constituait à séparer le zangaragi en deux parties. Tiniko en gardait une, Antoki l'autre. Quand une marque apparut sur la main d'Antoki, elle écarquilla des yeux.

-J'ai plus que confiance en toi, Antoki. Je sais que si je meurt, une partie de mon zangaragi vivra en toi. Par contre, si tu meurs, je meurs, car je perdrais la moitié de mon coeur des cœurs, et l'autre partie n'en survivrai pas.

Antoki serra les lèvres. Si il savait qu'elle servait Bogka...Dommage. Elle s'était attachée à ce mignon petit gamin. Une victime. Mais Antoki ne pouvait plus supporter les paroles fourbes du Seigneur des Ténèbres.

Mais était-elle obligée de tout dévoiler au Seigneur du Feu ? Pour le zangaragi, ça pouvait rester secret. Un grand sourire sur ses lèvres, Antoki embrassa Tiniko.

-Merci. Merci beaucoup.

Et ils s'enlacèrent jusqu'à s'endormir...conscient que si un mourrait, l'autre était condamné...*

-Je n'étais qu'un imbécile. Et il n'y aucun contresort. Nous sommes liés ainsi, et pour l'éternité. Mais quel idiot...

Antoki baissa la tête. Elle encore répugnait à la trahison qu'elle avait faite. Mais pourquoi ranimait d'ancienne douleurs ? Tiniko l'avait pardonnée. Ils étaient tout les deux victimes d'une machination du destin.

-Antoki, si je te perds, je mourrais. Non seulement le Seigneur des Ténèbres reviendrait, mais personne ne serait assez puissant pour l'affronter.

-Mais si tu meurs...

-Tu vivras. Et la Créature reprendre des forces, avec la seconde moitié de mon zangaragi. Il serait même mieux que je meurs...

-NON ! Tiniko, je refuse. Je sais que nous pouvons libérer les ténèbres sur le monde, mais...mais...

-Accepte, Antoki, pour notre bien à tous. Accepte, et je jurerai que je ne mourrai pas.

Il eut un long silence angoissant. Antoki le trancha en pestant.

-Ah, mais pourquoi a-t-il fallu que je tombe amoureuse d'un homme comme toi ?! D'accord, j'accepte...pour notre bien à tous. Mais essaye de venir nous rejoindre le plus rapidement possible, d'accord ?

-Tu sais que si je pourrais, je ficherai tout en l'air pour vivre à tes côtés pendant toute ma vie.

-Conclusion ?

-Je te rejoindrai dès que Koloeh aura poussé son dernier souffle.

Antoki suivit donc Tiniko. Ensemble, main dans la main, ils allèrent rejoindre leurs compagnons.

...

Salazar progressai rapidement vers Iconox. La ville était déjà en vue. Mais son ennemi mortel était la fatigue.

Toutes les minutes, il luttait pour ne pas fermer les yeux. Il savait qu'Annonna n'était pas un idiot. Il savait que le Seigneur des Rêves le craignait. Ce dernier n'était pas assez idiot pour détourner la tête de sa boule de cristal et donner à Salazar un moment de répis.

Salazar luttait tout le temps. Il souffrait. En plus de la fatigue, son corps le faisait souffrir à cause des longues marches depuis la tour de Mahramaki, sans oublier les blessures des Jumeaux et d'Eladu.

Il ne savait pas que le destin s'arnachait sur lui.

A quelques mètres, jumelle au main, un être grand et noir surveillait les mouvements du Prophète Obscur.

-Il est très faible. Il ne s'est pas reposé, apparemment.

-Alors c'est le moment rêvé pour attaquer, Mendigo.

C'était une Vortixx répondant au nom de Galia. A ses côtés se trouvaient un géant du nom de Goderoh, et un misérable voleur du nom de Monroe. Un peu plus loin chasser un fusilleur du nom de Mahama. Enfin, un monstre du nom de Variar, un crâne à la main.

Celui de la Glatorianne déchue Imora, tuée le matin même par le groupe. L'union faisait la force. Variar était payé en cadavres humains. Et en tonneaux de sang. Celui d'Imora était bon à son goût.

Le groupe traquaient les chasseurs de primes ennemis et les tuais, sachant qu'un seul d'entre eux pourrait survivre pour recevoir la récompense. Leur prochaine proie était Salazar. Ils savaient qu'il serait difficile à abattre. Ainsi, ils le surveillaient pour voir ses faiblesses. Sa fatigue en était une.

-La Vortixx a raison. C'est notre seule chance.

Les autres approuvèrent. Mendigo les fit taire.

-Attendons Mahama. Quand il sera là, nous irons faire son compte au Prophète Obscur.

...

Le champ de bataille. Enfin. Imako respira le grand air.

Il était là, contemplant Le-Koro. En ruine. Tout en ruine. Les avants-postes, les bases secrètes...tout. Même le sol était déchiré, arraché. La violence des combats étaient palpables.

Imako trouva Gomi dans la marée humaine de combattant. Il était dans une splendide armure, avec une grande épée et un bouclier. A ses côtés se trouver son Kanohi Dragon, Rakû, un monstre de plus d'une trentaine de mètres, surpassant de loin les autres Kanohis Dragons d'environ dix-huit mètres. Rakû n'était pas le premier dragon de Gomi: il en avait eu un, avant, du nom d'Akiwa. Il avait péri dans le fantastique combat opposant Gomi à Kumiki.

Même si il brûlait d'envie de voir son compagnon, Imako s'en abstint. Sa position dans le champ de bataille était définie: à côté du conseiller Haryu. Suite à ses prouesses lors de la précédente bataille, Egyio avait fait d'Imako le garde du corps d'Haryu.

La présence de Katoshi manquait à Imako, mais il tenta tout pour le cacher. Il ne devait pas paraître pour un faible, que ce soit pour ses ennemis ou ses alliés.

Plus loin était Dodkei. Le visage triste et las de sa trahison. Il s'en voulait terriblement. Kyoshi elle, pestait contre Egyio à côté de Dodkei.

-Il est fou de t'envoyer au combat. Ce n'est pas parce que tu peut marcher que tes blessures se sont fermées. Tu as une faiblesse, Dodkei. Si un ennemi ouvre par malheur tes blessures...

-Ne t'inquiète pas Kyoshi. Je ferai attention.

-Je l'espère. Je ne serai pas là pour te protéger, et tu le sais. C'est encore la faute à Egyio avec ses positions de bataille...

-Ne lui en veut pas. Il est passé d'esclave à maître d'une armée de rebelles. Cela doit faire quelque chose. Et puis, il a prouvé qu'il était digne de devenir notre roi en vainquant Igoki.

Kyoshi hocha la tête. Elle et Dodkei se regardèrent longtemps, sans un mot. Puis, brusquement, sans qu'il ne sache pourquoi, Kyoshi l'embrassa. Cela ne dura pas longtemps, mais assez pour mettre Dodkei en état encore plus mal.

-Ne meurt pas, Dodkei. Je t'en prie.

-Je n'en ai pas très envie, tu sais.

Puis, ils s'éloignèrent, chacun allant à sa place. Dodkei était troublé par le baiser. Cela le mettait encore plus mal suite à sa trahison.

"J'ai l'impression d'être Antoki après avoir réaliser que j'aimais réellement Tiniko."

Puis, Dodkei se prépara au combat, balayant toute pensée, se concentrant uniquement sur une chose: sa survie.

...

Ce n'est que quelques heures plus tard que l'armée ennemie fut en vue. La vigie, un homme du nom de Juko, sonna l'alarme et cria.

-L’ARMÉE ENNEMIE EST LA ! LE DRAGONNIER ENNEMI AUSSI !

Gomi serra les poings de colère. Alors comme ça, il était de retour. Après si longtemps...les émotions de Gomi comme le doute, la peur, la colère et autre furent balayé par un ouragan de vengeance.

"Je me suis préparé à cette rencontre toute ma vie...et aujourd'hui, c'est l'heure de la vengeance. Enfin."

Au cri de Juko, l'armée de la Résistance du Nord sortirent de leur QG, abaissant le pont-levis. L'armée rivale était assez petite: il n'y avait guère plus de huit-cent hommes ! Les soldats rebelles éclatèrent de rire. Pas Egyio.

-Je ne comprends pas, dit Haryu. Ils nous provoquent ?

-Je crois bien, fit Imako.

-Non. C'est trop louche pour être de la provoque. Peut-être sont-ils plus puissants que des soldats normaux ? Et puis, ça sens le Turaga. Je suis sûr que des magiciens comme Gorogan les aident. Et ils ont un dragonnier qui, je vous le rappelle, a massacré à lui seul la moitié de notre armée qui était postée ici.

-En tout cas, piège ou pas mon frère, nous allons devoir les affronter.

Egyio hocha tristement la tête.

L'armée, si on pouvait l'appeler comme ça, ennemie descendit fondirent à la vitesse de la lumière, vu leurs effectifs, sur celle d'Egyio. Le choc fut inexistant: lance devant, plusieurs soldats ennemis s'embrochèrent avant même d'avoir pu toucher un des soldats rebelle.

Ceux-ci rirent. L'ennemi se moquait vraiment d'eux: paniqués de voir leurs compagnons mourir, les soldats ennemis rebroussèrent chemin dans un désordre terrible. Seul le dragonnier ennemi ne bougeait pas.

Quand ce fut un véritable désordre, ce dernier leva la main et incanta dans le silence.

Les soldats de la Résistance du Nord cessèrent de rire.

Les soldats ennemis poussèrent des cris alors qu'une ombre noire entrait en eux. Ils s'arrêtèrent de bouger et tombèrent sur le sol, main sur le ventre, gémissant. Les soldats rebelles haussèrent les épaules, ne comprenant pas.

D'un seul coup, les soldats ennemis se relevèrent, les yeux blancs, sans aucune sensation. Une lueur bleue sortit de leur crâne, autant pour les vivants que pour les morts, et se réfugia dans la paume du dragonnier, qui eut un sourire à glacer le sang.

Gomi serra les dents.

"Pas de doute, c'est lui."

Un jeune dragonnier, au côté de Gomi, posa une question à celui-ci.

-Qui est ce monstre de dragonnier ?

-C'est bel et bien un monstre, gamin. C'est Kumiki, le Voleur d'Esprit.

...

Katoshi y était. Bientôt, elle entrerait dans le Cercle. Elle allait passer son Baptême d'or. Et enfin, elle allait être une égale, ou presque, à sa rivale, la Reine Noire.

Elle jubilait en attendant ce moment. Elle s'était entraînée dure pour cela, avec sa soeur Nokura. Pour passer son Baptême d'or, Katoshi devrait avoir droit à une épreuve surprise. Alors que pour les autres Baptêmes on était au courant du défi à relever, cbaruelui d'or n'était pas connu.

Nokura était fière de sa petite soeur. Konobaru, alias Katoshi, s'entraînait dur pour son défi. Et aujourd'hui, oui, aujourd'hui, elle allait passer son épreuve du baptême d'or.

Katoshi était en train de se préparer quand Nokura vint la voir.

-C'est le grand jour aujourd'hui, Katoshi.

Quand Katoshi lui avait raconter ce qu'elle avait fait durant son absence, ainsi que son nom de Katoshi, Nokura avait décidé de l'appeler comme ça quand elles étaient entre soeur. Katoshi n'aimait pas cela, son vrai nom lui rappelait douloureusement ses amis.

-Je t'ai déjà dit de m'appeler Konobaru.

-Oh, d'accord. Enfin, tu es prêtes, Kat...Konobaru ?

-Oui Nokura. J'ai hâte de voir Roodaka.

-Tu la hais à ce point ?

-Oui. J'aimerais la voir ramper à mes pieds. C'est une traîtresse à tout les ordres, et je crois que je préfère encore revivre le massacre de ma famille par Makoro que de m'incliner une nouvelle fois face à elle.

Une fois prête, Nokura souhaite bonne chance à Katoshi, qui la remercia de tout ce qu'elle avait fait pour elle. Après quoi, Konobaru marcha jusqu'à la salle royale, en compagnie des autres Vortixx passant le Baptême d'or. Beaucoup étaient intrigués par la jeunesse de Katoshi.

Une femme prit une liste et lu à voix haute les noms des Vortixx passant leur Baptême. A tour de rôle, chacune d'entre elle se rendirent dans une chambre de combat, où leur épreuve restait secrète. Enfin, après une longue attente, la femme prononça le nom de Konobaru.

Sous les applaudissements, Katoshi marcha jusqu'à la chambre de combat et y entra.

Elle faillit pousser un hoquet de surprise.

Devant elle, en armure de combat, se trouvait Roodaka.

-L'épreuve sera claire, gamine. Un combat à mort. Entre moi et toi. A mort. Si tu échoues, je prendrai ta tête. Si j'échoue, tu prendras la mienne. Mais vu que ce cas ne sera pas possible, je te conseille de te préparer à passer ta vie sur mon étagère...enfin, ta tête.

-Venez, Reine Noire, je vous attends. Roodaka, traîtresse aux Chasseurs de l'Ombres, à l'Ordre de Mata Nui, à la Confrérie des Makuta, je te défies pour tes crimes ! Je représente tout ceux que tu as tués !

-Et moi, je représente Roodaka, Lady Roodaka, Lord Roodaka, Queen Roodaka et bien d'autres encore !

...

Salazar avait un doute.

Il ne comprenait pas: Annonna avait renoncer à le surveiller. Ainsi, il n'arriva rien au Prophète Obscur quand il avait sombré dans un profond sommeil. Cela n'était pas logique. Normalement, il aurait du être emprisonné quelque part dans un cauchemar horrible. Il n'en était rien.

Il savait que cela voulait dire quelque chose. Un piège ? Sûrement, mais quoi...? Impossible de savoir.

...

Annonna jubilait.

Il n'avait jamais quitté sa boule de cristal.

Mais il avait vu la troupe de chasseurs de primes.

Pour une fois, Wuga lui avait servi à quelque chose. Pourquoi s'embêter à attendre qu'un ennemi tombe de fatigue et perdre de l'énergie en le tuant mentalement quand une troupe de chasseurs de primes d'élite passent par là, en sachant que la victime est recherchée ?

...

Salazar entendit un bruit. Un seul. Il n'eut même pas le temps de se retourner qu'une ombre surgit.

Variar, moitié-humain moitié-monstre, était passé à l'action.

Trois fois plus résistant et grand que le Prophète Obscur, le monstre n'eut aucun mal à écraser Salazar de tout son poids. Ce dernier saisit sa longue et étincelante faux et la planta dans la chair de Variar.

La lame s'enfonça dans le ventre de Variar et marqua une vilaine blessure, partant du nombril jusqu'aux organes de reproduction. Le monstre poussa un gigantesque cri. Salazar eut un sourire.

En entendant le cri de Variar, les compagnons du monstre accoururent.

Seul Mahama manquait. Il était perché plus haut, son fusil à lunettes dans les mains, prêt à tuer Salazar si ses compagnons n'y arrivaient pas. Goderoh dévala la plaine à tout allure. Il aimait le sang. Il voulait celui de Salazar. Maintenant.

Goderoh appartenait à une autre des sous-races qui s'étaient développés au cours des années. Sa race était celle des guerriers noktis, formidable guerriers ayant côtoyés les ours-guerriers, race de Skrogungh.

Le guerrier leva sa gigantesque hache alors que Variar poussaient des hurlements non plus de douleur mais de colère. Monstre et guerrier foncèrent ensemble sur Salazar. Celui-ci sourit.

Goderoh abattit sa hache.

Salazar avait disparu.

Goderoh se retourna.

Trop tard.

Salazar était en l'air même. Il fonça contre le guerrier. La faux meurtrière entailla le torse de Goderoh, qui eut la bonne idée de se reculer. Si il n'avait pas eu cette idée, il serait mort depuis longtemps.

Mendigo arriva par la suite. Il avait une arme spéciale, un blaster qui pouvait se transformer à volonté en épée. Sous son mode blaster, Mendigo fit feu sur Salazar, qui fit un bond prodigieux derrière le Skrall.

-Des chasseurs de primes, hein ? Je vous avez vu, à Mahramaki.

-T'a tous pigé, sale Prophète. Je me nomme Mendigo.

-Juste, une question...qu'est-ce qu'on a à foutre, de ton nom ?

Dans un hurlement de rage, Mendigo bondit vers Salazar, transformant son arme en type sabre. A l'arrière, Variar et Goderoh chargèrent violemment. Salazar fit danser sa faux et contra un coup de l'épée-blaster de Mendigo. Il contre-attaqua et toucha le torse du Skrall.

C'était un coup pour se libérer plutôt que pour causer de réels dégâts. Salazar se prépara à combattre, quand une dague lui étouffa la gorge. Celle de Monroe, le bandit.

-Ne bouge pas, où je t'égorge !

Goderoh, furieux de sa blessure, prit sa hache et s'approcha de Salazar maîtrisé pour lui fendre le crâne de sa hache. Salazar poussa un grognement et donna un coup de boule à Monroe, qui se le pris en pleine figure. Le bandit eut le nez brisé.

Salazar lui prit le bras et fit passer le bandit au-dessus de son épaule. La hache de Goderoh s'abattit. D'un brusque coup, elle s'enfonça dans l'épaule droite de Monroe et manqua de lui couper un bras.

Le bandit hurla de douleur.

Galia arriva en dernière, un nunchaku dans les mains. Elle fonça vers Salazar et lui donna un coup de nunchaku mortel qui projeta le Prophète Obscur meurtri en arrière. Il avait mal. Très mal.

Variar lui sauta dessus. Une gifle sanglante vient l'accueillir. Les griffes du monstre entaillèrent la joue gauche de Salazar. Trois marques de griffes étaient présente. Le sang coulait sur la joue de Salazar.

Ce dernier donna un coup de pied dans le ventre de Variar, ouvrant un peu plus la blessure que Salazar lui avait faites.

Le monstre tomba en arrière dans un cri. Salazar se releva dans un bond et fit danser sa faux. Galia poussa un petit cri quand sa main gauche, qui avait le nunchaku, fut tranchée. La main tomba dans l'herbe.

Galia neutralisée pour un petit moment, Salazar s'avança vers le corps de Variar, pris d'hémorragie. Salazar dit quelques paroles pour accompagner l'esprit du monstre au paradis puis lui donna un coup de faux mortel dans la blessure béante.

Dans un dernier cri d'agonie, Variar expira.

En voyant le monstre tomber par terre, Mahama se dit que le moment était venu. Il visa avec son fusil la tête de Salazar. Il tira.

La balle pénétra le crâne de Salazar et ressortit. La balle détruisit presque tout.

Dans un sourire pâle, Salazar tomba en arrière. Il ne se releva plus. Le sang coulait autour de lui. Les chasseurs de primes étaient satisfaits. Annonna était satisfait. Le monde était satisfait.

Galia, Mendigo, Goderoh, Mahahma et Monroe tournèrent le dos au cadavre de Salazar. Ils ne s'attardèrent pas sur celui de Variar. Ils continuèrent leur route. Impassibles.

...

Les chasseurs de primes arrivaient maintenant à Iconox. Skull les vit.

Le sparnan leur fonça dessus.

...

Skull reprit sa route vers le palais d'Iconox.

Autour de lui, tous les chasseurs de primes étaient morts.

Sans têtes.

Ces dernières étaient entre les mains de Skull.

...

Dans un hurlement, la bataille commença.

Les dragonniers s'envolèrent dans les cieux, au-dessus des soldats déchainés de la Résistance du Nord fonçant tête baissée vers l'armée ennemie, chacun puisant dans sa haine des turagas félons.

Imako ne put s'empêcher de penser que ses ennemis étaient des coquilles vides. Ils n'avaient plus une once d'humain. Tous n'étaient que revenants, mis à part l'être diabolique qui leur avait infligé cela.

Kumiki le Voleur d'Esprit.

Imako se crut alors idiot. Voilà pourquoi Gomi était furieux: son rival, l'assassin de sa dulcinée était là. La vengeance...Gomi voulait sa revanche. Imako courut vers le chef des dragonniers de Mahri-Nui.

Gomi n'avait pas bougé. Perché sur son dragon, poings fermés, le visage déformé par une haine farouche, fixant Kumiki. Ce dernier était encore immobile. Imako arriva vers Gomi.

-Gomi...tu ne pourras pas tuer Kumiki...je sais que tu as cette idée en tête, mais tu n'y arriveras jamais. Il t'a déjà vaincu une fois. Et cette fois, personne ne pourra se sacrifier pour te sauver.

-Je ne suis plus le débutant que j'étais lors de mon premier affrontement avec lui, Imako. Je me suis amélioré. Imako, tu ne pourras pas m'empêcher de l'affronter et de le tuer. Il doit payer pour ses crimes. Sais-tu la différence qu'il y a entre nous deux ? C'est que toi, tu ne sais pas qui a tué Katoshi. Alors que moi, je l'ai vu, je l'ai vu TUER KIMAO ! Mets-toi à ma place: si quelqu'un aurait tué Katoshi sous tes yeux, et que tu le revoyais des années après, que ferais-tu ?

Imako soupira.

-Je foncerais sur lui sans m'arrêter et je mourrais comme un idiot. Veux-tu mourir comme un idiot, Gomi ?

-Je mourrais sûrement, Imako, mais ce ne sera pas sans entraîné ce monstre avec moi, dans ma chute. Il doit mourir, il doit mourir ! ET TU NE POURRAS PAS M'EMPÊCHER DE LE TUER !!

Dans un hurlement bestial, Imako éperonna son Kanohi Dragon et s'envola. Imako le regarda s'envoler. Il poussa un soupir et se transforma en ours blanc. Dans une rage guerrière sans fin, Imako fonça sur ses ennemis et se fraya un chemin sanglant dans les rangs ennemis.

Egyio dégaina son épée, accompagné de Haryu, Hayato, Igoki et Kezaki. Les cinq guerriers étaient imbattables. Invincible. Unis. L'armure d'Egyio était rouge de sang. Il tuait sans regret.

Kezaki lui aussi était sanglant. Unissant ses pouvoirs de feu à ceux du sable d'Hayato, cela faisait un duo meurtrier. Alors que le guerrier de feu chargeait les ennemis, le représentant Vorox restait en arrière et créer des tempêtes de sable dévastatrice.

Kezaki eut un sourire.

Il ne dura pas.

Le Toa de feu aperçut Gorogan, en armure étincelante. Comme pour provoquer, le Turaga décapita un homme, lui prit sa tête et la montra au Toa de feu en l'agitant.

Kezaki voulut foncer sur Gorogan, mais une nuée d'ennemis l'en empêcha. Le Toa du feu ne put que voir Gorogan. Avec horreur, il vit le Turaga s'approcher lâchement dans le dos d'Haryu.

-HARYU ! ATTENTION !

Trop tard.

La lame de Gorogan s'enfonça dans le dos d'Haryu et ressortit par le coeur. Le frère d'Egyio regarda la lame lui transperçant le coeur, la peur et l'incompréhension sur son visage. Gorogan, sourire au lèvre, retira sa lave. Haryu mourut avant même d'avoir toucher le sol.

Egyio vit son frère périr. Il poussa un hurlement.

-NON !!

Egyio poussa un cri de colère et courut, épée au poing, vers Gorogan. Kezaki lui mit la main sur le buste.

-Non mon seigneur. Si vous mourrez, ce serait la fin de la Résistance.

-Ce lâche doit mourir ! Je ne laisserais pas le meurtre de mon frère impunis !

Kezaki leva un regard vers le ciel, l'air décidé.

-Je l'affronterais, mon seigneur. Je vous fait le serment que Gorogan mourra.

Egyio se calma et remercia Kezaki. Le chef de la Résistance du Nord versa quelques larmes. Son frère, mort...puis, il se dirigea vers Hayato et Igoki pour les aider.

Kezaki se plaça en face de Gorogan. Le Turaga eut un sourire et tenta de provoquer le Toa du feu.

-Alors comme ça c'est toi, traître, petit ver de terre, qui vient à mon encontre ? Egyio n'est pas assez courageux pour me combattre en face ? Désolant !

Kezaki serra les poings. Gorogan enchaina.

-Vous, la Résistance du Nord, vous n'êtes qu'une petite horde de fourmis face aux géants que nous sommes. Vous avez tuer Gaytu sur un coup de chance. De toute façon, il était faible. Cela ne se reproduira pas avec moi.

-C'est ce que nous verrons, Gorogan. Tu es non seulement un lâche, mais un traître. Si je ne te tue pas, Kubato s'en chargera.

-Oui, je suis un traître, autant que Gaytu l'était et que Meiza l'est. Le règne de Kubato a assez duré, vous ne trouvez pas ? Alors moi, Gaytu et Meiza, on a décidé de se charger de Kubato. Vous nous avez poser problème en tuant Gaytu, mais ce n'est pas important, car nous avons une chose. Une chose qui va vous balayer.

Kezaki était intrigué. Quel était la chose dont parlait Gorogan ? Une arme ? Voyant l'incrédulité de Kezaki, Gorogan ricana.

-Cela t'étonne, hein ? Eh ben oui, nous avons quelque chose de destructeur, qui pourrait anéantir n'importe quoi ! Notre plan est arrivé à sa dernière phase. La Brigade Anti-Kubato, celle que Gaytu, Meiza et moi avons crées, a une arme ! C'est fini désormais.

Gorogan s'expliqua.

-Nous voulions nous faire passer pour des faibles, des incapables. La mort de Gaytu n'a fait que renforcer notre plan. Mais pourquoi passer pour des faibles ? Pour qu'on ne se préoccupe pas de nous ! En secret, nous recherchions les Fragments...

-Quels fragments ?! De quoi parlez-vous ?

Gorogan poussa un nouveau rire. Kezaki fronça les sourcils. Le Turaga se moquait de lui.

-Les Fragments, voyons ! Les Fragments ! Bon, vu que tu as l'air idiot et inculte, je vais te dire ce que je sais.

Gorogan n'abaissa pas sa garde. Il n'était pas stupide au point de raconter une histoire sans défense.

-Peu après la bataille de Xia, des espions, les nôtres, ont trouvés le cadavre de Takanuva. Sans masque. Le Toa de Lumière n'en avait plus. Et tu sais ce que cela signifie ? C'était très mauvais pour nous. Si un Toa de Lumière est dépossédé de son masque, cela veut dire qu'il a transmis son pouvoir à un Matoran ! (Note: Pour ceux qui ont oubliés, Takanuva a transmis son pouvoir à Katoshi). En apprenant cela, moi, Gaytu et Meiza, nous avons été fou de rage. Nous avons appris également quelque chose: le Kanohi Avohkii fut brisé dans le combat qui opposa Takanuva à Dalamar. Moi et mes deux compagnons, nous avons eut une idée: trouver les Fragments Lumineux de l'Avohkii, les rassembler, et obtenir le Kanohi Avohkii ! Et cela permettrait de donner un fabuleux pouvoir à quiconque l'aurait entre ses mains...cela permettrait même de créer une gigantesque armée ! Tu imagines ?

Kezaki ouvrit la bouche d'étonnement. C'était...démentiel. L'Avohkii pourrait créer une armée ! Ce serait la fin de tout ceux s'opposant au trois Turaga et à leur Brigade Anti-Kubato...

-Et Meiza les as presque tous ! Elle a quatre des cinq Fragments ! C'est là que j'interviens. Je ne veut pas voir Meiza avec une armée à son contrôle. Elle serait capable de me dénoncer à Kubato et à m'écraser ! Je dois retrouver avant elle le cinquième Fragment. Et j'ignore où il est...c'est un gros problème, car Meiza sait où il est ! Grâce à mes espions, j'ai pu trouver où se situait, pas précisèment néanmoins, le cinquième Fragment.

-Où ?

Gorogan eut un sourire mauvais.

-Xia.

...

Salazar était seul. Dans l'ombre.

Son cadavre reposait sur la plaine, à côté de celui de Variar. Alors que le Prophète Obscur chutait dans les abysses de la mort, un être se dressa devant lui. Nerezion. Le sourire de l'esprit atteind Salazar.

Puis, Nerezion disparut, remplacé par Makoro, qui disparut à son tour. Après Makoro, Salazar aperçut quelqu'un, la douleur au ventre. Le Prophète Obscur le reconnaissait.

C'était son frère Guluk, le même qui avait prédit son avenir au Makuta.

Guluk était triomphant. Le Matoran regarda son frère avec un long soupir.

-Alors tu en es là. Tu as échoués.

-Non...non...ce n'est pas possible ! Je...je...

La scène terrorisée Salazar pour une chose: elle ressemblait étrangement à celle où il s'apprêtait à tuer Guluk...mais dans un sens inverse. Comme si il était devenu Guluk. Il éprouvé ce qu'avait éprouvé son frère alors qu'il allait mourir.

Guluk parla une nouvelle fois.

-Hilarant, n'est-ce pas ? Tu es comme moi alors que je mourrais.

-Guluk...suis-je mort ?

Guluk eut un sourire.

-Oui, tu es mort. Normalement.

-Que veux-tu dire ?

-Moi aussi, quand tu m'a tués, je suis atteri ici. Bien plus tard, cet idiot de Skrall m'a rejoint.

Guluk désigna Makoro. Le Skrall n'était plus le même. Il avait peur. Salazar s'approcha. Il vit que le Skrall était aveugle. Il était dans le noir total. Guluk haussa les épaules.

-Il lui a attribué ce sort en échange de sa cruauté. Je ne sais pas ce qu'il t'attribuera à toi.

-Qui ça, il ?

Guluk leva le doigt au ciel.

-Celui-qui-n'a-point-de-nom. L'Être Suprême. Le Père des Grands-Êtres. L'Unique.

Salazar trembla. Depuis la première fois depuis longtemps, la peur lui glaçait le sang. Il était perdu. Ni mort, ni vivant. Entre les deux. Dans le malheur. Terrorisé. Guluk soupira et secoua la tête.

-Esclave.

-Quoi ?

-Esclave de la destinée.

-Je ne comprends pas...notre destinée est écrite...je ne suis pas un esclave...

Guluk secoua violemment la tête.

-Non, tu ne comprends pas, comme l'imbécile de Skrall. Tu n'a jamais rien compris. Personne n'a compris. A part moi. Moi et l'Être Suprême. Un jour, tu comprendras. Un jour, ils comprendront tous.

Salazar s'assis. Guluk lui posa une question.

-Qu'est-il advenu ?

-De quoi ?

-Qu'est-il advenu de mon fils ? Comment l'as-tu appellé ? Où est-il ? Que fait-il ? Est-il marié ? Est-il mort ? A-t-il une descendance ?

-Je l'ai appellé Imako et l'ai confié à un père adoptif. J'ignore ce qu'il fait aujourd'hui.

Guluk poussa un hurlement qui fit sursauter Salazar. Le Matoran s'approcha de son frère et le saisit par le cou, mué par une colère folle.

-Si je ne t'ai pas haï, c'est parce que tu avais recueilli mon fils ! ET TU ME DIS QUE TU L'AS ABANDONNE ? JE DEVRAIS TE TUER !!

Salazar eut un sourire et profita de la situation.

-Je suis déjà mort.

Guluk relacha son frère et se calma.

-C'est vrai. En des années, je ne m'y suis pas encore fait. Comment es-tu mort, d'abord ?

-Une balle dans la tête. Des chasseurs de primes m'ont attaqués alors que j'allais à Iconox pour tuer le dernier sankoju...

Guluk fronça les sourcils.

-Le dernier sankoju ? Vraiment ? Intéressant...l'Être Suprême est très intéressé par ce sankoju...lui et sa descendance auront une grande destinée...je connais sa destinée. Je la connais.

-Vivra-t-il ? Ma quête est-elle vouée à l'échec ?

-Il mourra ! Pour son peuple, et pour notre monde ! L'Être Suprême a vu sa mort. Il sera par terre, avec une être lui ressemblant étrangement, poussant d'affreux cris. Je vois déjà leurs tristesses. A tous.

Guluk poussa un soupir. Des phrases et des symboles inconpréhensible apparurent.

-Tu dois partir.

-Où ? Dans le royaume des morts ?

Guluk eut une sourire.

-Iconox, tu connais ?

...

Strakk, Zumio, Tiniko, Brutaka et Bogka, ainsi qu'une armée de moruru et de nigitos attaquèrent peu avant le départ d'Uziwa. Dans un rugissement, l'armée de Strakk et de Zumio chargea.

Bogka ouvrit le chemin, invoquant son célèbre serpent de feu d'environ 15 mètres, dans un rugissement, le serpent s'abattit sur les ennemis, les broyant avec une facilité terrifiante.

Brutaka attrapa sa double-lame et fonça dans le tas. Des têtes volèrent. Le Gardien de Lumière fut suivi par Strakk et Zumio. Le Glatorian attrapa son arc de givre et bombarda de flèches les ennemis restant. De son côté, Zumio prit ses deux pistolets et fit feu sur tout ce qui bougeait dans un rire de folie.

Tiniko fut le dernier à charger. Concentrant tout son pouvoir, il laissa libre à son côté bestial. Découragé de voir un sankoju aussi puissant qu'une armée entière leur fonçait dessus, les survivants tentèrent de fuir. Ils furent tous poursuivis et tués par Tiniko.

Avec horreur, celui-ci réalisa au bout d'un moment qu'il était en train de bouffer la jambe d'un soldat. Dans un cri d'horreur, Tiniko lança les restes de la jambe au loin.

"Il faut que je me contrôle...j'ai l'impression d'être un monstre !"

Mais c'était plus fort que lui. La vue du sang l'excitait. Il dévorait plusieurs petite chose, comme une tête, ou une main. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Quand il réalisa qu'il dévorer allié et ennemi, cela ne l'horrifia que plus.

Et si Zumio ou un autre mourait ? Le dévorait-il ? Heureusement qu'Antoki était loin...si elle serait morte, il l'aurait peut-être bouffée, et ça il ne l'aurait pas supporter !

"C'est idiot...je l'aime trop pour faire ça...et si elle meurt, je mourrais avant d'avoir pu lui grignoter quelque chose".

Cela ne le rassura que très peu.

Très rapidement, l'armée de Zumio arriva aux portes de la citadelle. Dans un hurlement de joie, la porte céda et se brisa. L'armée entra dans la citadelle. Tiniko, accompagné de Zumio, Bogka et les autres étant occupés à combattre, monta les étages.

Tiniko et Zumio arrivèrent à la salle du trône.

Ashamaru, le roi d'Iconox, était là, le regard vide.

Mort depuis longtemps.

Une épée s'était figée dans son cou. A côté de lui était Koloeh. D'un coup de pied, le conseiller fit tomber le roi et s'assit sur le trône.

-Ah, vous arrivez à temps pour me voir devenir roi.

Tiniko montra les dents. Koloeh poussa un rire sardonique.

-Tiniko, hein ? Je te connais de réputation. Zumio ? A toi de jouer.

Une lame se planta dans le dos de Tiniko. Pas assez pour tuer, mais pour décourager d'attaquer. La voix de Zumio se fit entendre.

-Désolé partenaire. Mais l'argent, ça compte.

La première question de Tiniko fusa.

-Qu'as-tu fais d'Uziwa et Antoki, sale traître !!?

Ce fut Koloeh qui parla.

-Tu veut vraiment savoir ? Très bien.

Le nouveau roi félon claqua des doigts. Une servante arriva. Ni Koloeh, ni Tiniko, ni Zumio ne pouvait le savoir, mais la servante était en réalité Amka, infiltrée, attendant l'arrivée de Salazar pour le tuer. Amka apporta un coffre.

Koloeh saisit le coffre et remercia la servante, qui s'inclina et repartit. Saisisant une clé, Koloeh ouvrit le coffre et en montra le contenu à Tiniko.

A l'intérieur du coffre se trouvait la tête d'Uziwa.

-Il s'est vaillement battu, je l'avoue, mais il est mort sans comprendre, l'imbécile.

-JE T'INTERDIS DE DIRE CA !!

-Tu ne peut pas m'interdir quoi que soit. Je suis le roi. Le dernier qui m'a commandé en a payé le prix.

Koloeh désigna le corps sans vie d'Ashamaru et lui donna un coup de pied.

-Je sais maintenant ce que tu as fait d'Uziwa, Koloeh. Mais qu'en est-il d'Antoki ?

Koloeh claqua de nouveau des doigts. Deux servantes apportèrent une jeune fille se débattant de colère. Tiniko l'a reconnue tout de suite: c'était Antoki.

-Elle a tuée une de mes servantes, la bougre. Je devrais la pendre ! Mais elle est bien jolie. Je la tuerai après m'être...amusé avec elle.

Tiniko serra les poings de colère. D'un geste vif, il donna un coup de coude à Zumio et l'envoya valser. Le sankoju bondit vers Koloeh pour l'égorger, mais l'être surpuissant ne bougea pas. Une gigantesque main jaillit de son buste et saisit Tiniko en plein vol.

Tiniko reconnut de suite ce qu'était l'attaque. C'était la Main des Ombres. L'attaque la plus puissante des Makutas.

-Tu es...

-Oui, je suis un Makuta. Koloeh n'est qu'une couverture. Mon vrai nom est Makuta Raykûru. Le vrai Koloeh est mort depuis longtemps. J'ai pris sa place. Il fut facile à tuer.

Tiniko trembler presque. Un Makuta se dressait devant lui. Un être des ombres. Un être suprême. Le sankoju s'ébroua.

"Je dois avoir l'impression d'un niais effrayé. Je ne dois pas avoir cette tête si Teridax est devant moi."

Koloeh, alias Raykûru, leva un regard haineux vers Zumio.

-Tu n'es qu'un faible de l'avoir laisser s'échapper. Tu mériterais de mourir.

Zumio lui, s'était difficilement relevé. Son nez était en sang. Le nigito le tint avec douleur.

-P****, il m'a pas manqué, ce c** !

Tiniko eut un sourire satisfait de voir le traître pousser ainsi des injures et des cris de douleurs. C'était juste punition. Raykûru se reconcentra sur Tiniko. Il lui prit le menton, un sourire maléfique sur les lèvres.

-Voilà le programme: tu va dire de suite à tes petits amis d'arrêter leur cinéma de révolution. Et si tu ne le fait pas, je n'aurai aucun scrupule à tuer cette jolie petite beauté.

...

Gomi s'envola dans les airs. Il regarda autour de lui.

Kumiki s'était envolé lui aussi, massacrant des centaines de soldats. Il fallait agir maintenant. Avant qu'il ne soit trop tard. Avant que le destin de la Résistance du Nord ne soit scellé. Prenant son courage a deux mains, Gomi chargea Kumiki.

Lance à la main, il vit qu'il n'était pas seul: cinq autres dragonniers l'escortaient. Quelque peu rassuré, Gomi saisit son épée et poussa un cri de guerre tribal. Kumiki leva les yeux au dernier instant et para le coup in extremis.

-Mais qui es-tu, toi ?

Gomi ne prit pas la peine de répondre. Il évita un coup d'épée de Kumiki et répliqua violemment. Le coup d'épée déstabilisa le Voleur d'Esprit qui tomba à la renverse. Il fut rattrapé par son dragon.

Gomi vit alors deux dragonniers fonçaient vers Kumiki. Celui-ci évita un premier coup et répliqua. Sa lame s'enfonça dans l'épaule de l'un des dragonniers. Passant derrière celui-ci, le dragon de Kumiki mordit la queue du dragon adverse.

Kumiki, profitant de l'occasion, enfonça sa lame dans le dos du dragonnier jusqu'à la garde. Le sang coula. Le dragonnier, dans un ultime cri, tomba de son dragon. Ce dernier voulut le rattraper, mais le dragon de Kumiki le retenait. Kumiki, ayant pitié de la pauvre bête qu'était le dragon sans maître, enfonça à nouveau sa lame dans le dos de la bête, qui alla rejoindre son dragonnier en enfer.

Le second dragonnier s'envola plus en hauteur, pour rester hors d'atteinte de Kumiki. Celui-ci fondit sur son l'échappé.

Le gigantesque dragon de Gomi lui barra le passage. Avant de pouvoir réagir, un coup d'épée entaille l'épaule de Kumiki.

Il grimaça de douleur.

-Encore toi, mendiant ! Attends ton tour pour mourir, tu veut ?

-J'attends ce moment depuis presque quinze ans ! Alors non, je n'attendrais pas un moment de plus pour t'occire, Kumiki le Voleur d'Esprit !

Le visage de Kumiki s'assombrit. Il se mua en incrédulité.

-Mais qui es-tu, à la fin ?

Gomi poussa un sourire triomphant, et adora voir Kumiki vaciller.

-Au fond de toi, tu le sais, monstre répugnant !

-Es-tu donc trop lâche pour me donner ton nom, dragonnier ?

Gomi savait que les provocations de Kumiki n'étaient là que pour cachait sa peur. Au fond de lui, le Voleur d'Esprit savait à qui il avait affaire, même si il refusait de se l'avouer.

Gomi, comme pour l'aider, enleva son heaume de combattant. La bouche de Kumiki s'ouvra, mais aucun son n'en sortit. De la peur s'y lisait. Une peur terrible, renforcée par le visage haineux de Gomi.

-Alors comme ça, tu es revenu...

-Je tiens toujours promesse.

-Gomi...oui, Gomi...tu es le jeune imprudent qui m'a affronté. A l'époque, tu étais insignifiant. A cause de ta bêtise, Kimao est morte. Qui se sacrifiera pour toi aujourd'hui ?

Gomi ne réagit pas. Il parla calmement.

-Kumiki...je vais te tuer.

-C'est ce que tu penses, vermisseaux. La seule personne qui va mourir ici, c'est toi, toi et tout les autres.

Main sur son épée, Gomi s’apprêta déjà à se battre.

-Allez Kumiki, finissons-en.

Dans un cri de guerre, les deux rivaux se percutèrent. Le sang coula. Le duel commença.

Dodkei aperçut Kyoshi dans la marée ennemie. Elle était ensanglantée, parmi des cadavres d'ennemis. Elle avait une rage bestiale qui rappelait étrangement Katoshi. Après tout, elles étaient amies.

Dodkei était le seul à savoir que Katoshi était vivante. En vérité, il existait une taupe à Xia. La taupe avait informé Huro, Haku et tout ceux au service de Kubato que Katoshi était sur l'île.

L'information était destinée à rester secrète, mais Haku l'avait transmise à Dodkei. Huro, fou de colère, avait fait juré à Dodkei de ne rien dire sur la survie de la jeune Matoran. Sinon, Dakuma en paierait le prix...

Dodkei se concentra sur Kyoshi. Elle était encerclée par des ennemis. Dodkei songea à lui porter secours, mais c'était inutile: Kyoshi fit un bond prodigieux, des faucilles dans les mains, son Bohrok Toroki à ses côtés.

Les faucilles de Kyoshi déchirèrent les poitrails des ennemis et des têtes tombèrent. Toroki continua le massacre, excité par l'odeur et la présence du sang. Voyant que Dodkei la regarder, Kyoshi se sentit gênée. Elle aussi ne savait pas quoi dire du baiser, la veille du combat.

Dodkei s'ébroua comme pour éloigner des pensées peu appropriées pour le moment, et, une expression de dégoût sur les lèvres, égorgea un autre revenant qui se précipitait sur lui.

Un peu plus loin, Gorogan et Kezaki s'affrontaient. Si Gaytu n'avait été qu'un minuscule Turaga équipés des meilleurs armes et armures, Gorogan n'était pas comme ça. Le Turaga n'en était plus un véritablement, c'était un ikaru, un être qui se faisait modifier ses propres organes pour avoir plus de pouvoir. Gorogan était donc un tas de lave brûlant, avec une armure. Il avait une tête de plus que Gaytu et sûrement une de plus pour Meiza.

Si Kezaki le dépassait de taille, le Turaga était un adversaire redoutable. Au bout d'un moment, le statu quo entre les deux adversaires s'arrêta. Épuisés, ils prirent un minimum de repos.

-Eh oui, Xia. Tu as passés la moitié de ta vie là-bas. Après tout, tu es un dhemos. Tu étais plus difficile à mater que les autres, j'avoue, et il a fallu te torturer et faire en sorte qu'Huro garde l'emprise sur toi pour que tu nous sois plus accessible. Mais cet imbécile a relâcher la pression. La mort de ton maître Tahu t'a ramenés à la raison. Et tu nous as trahis !

-Tu oses dire ça à moi ? Tu n'es qu'un vermisseaux, Gorogan. Je me fiche que tu te sois fait modifier tes entrailles. Tu fais hontes à tout les Turagas, toi et les autres !

-Ils sont MORTS ! Stupides rebelles, les choses allaient bien, jusqu'à que vous fourriez votre nez dans nos affaires ! A cause de vous, le peuple a cessé de nous voir en héros sauveurs. Il y a d'autres rébellions, et pour les calmer, nous avons utilisé lui.

Le Turaga désigna Kumiki.

-Il dévore leurs âmes, les rends comme des coquilles vides et serviables. Et il augmente sa propre puissance. Il n'y a pas à s'inquiéter pour nous. Il pourrait lui-même se rebeller, trop avide de pouvoir, mais comme je te l'ai dit avant, nous avons les armes pour le ramener à sa place et le tuer si il devient trop encombrant. Quelle pièce n'est pas sacrifiable, à part le roi, après tout ?

Dans un hurlement sauvage, Kezaki fonça vers Gorogan et leur combat continua.

...

-Il revient à lui.

Salazar ouvrit les yeux. Son corps refusait pourtant de faire ce geste. Il ne voulait pas voir la lumière du jour. La gorge sèche, Salazar voulut dire quelque chose, mais il ne put le faire.

Voyant qu'il cherchait à parler, la femme qui s'occupait de lui claqua des doigts. Une servante apporta un verre d'eau. La femme le tendit à Salazar, qui but sans un bruit. La gorge régénérée, Salazar parla lentement.

-Merci...

Alors que la femme allait repartir, il l'interpella et lui prit le bras.

-S'il vous plaît...

-Oui ?

-Laissez-moi mourir...

La femme fut étonnée. On ne lui avait jamais dit pareille chose.

-Pourquoi voulez-vous mourir ?

Salazar voulut parler, mais il ne put le faire. D'un seul coup, il se redressa, ouvrit grandement les yeux et toussa violemment. La femme s'écarta, surprise. Une fois calmée, elle posa sa main sur le buste de Salazar.

-Si j'étais vous, je ne ferais pas ça. Vos blessures à la tête sont profondes. Très profondes. Je répète ma question: pourquoi voulez-vous mourir ? Et, vu que vous semblez aller mieux, j'aimerais aussi vous demandez: qui êtes-vous ?

-Je m'appelle Salazar, ancien Prophète Obscur devenu chasseur de primes. Je cherche un certain Tiniko. J'ai à lui...parler. Tandis qu'à mon voeu de mourir...je...je ne sais plus ce que j'ai dis.

La femme soupira. Salazar lui posa également des question. La première fut "qui êtes-vous ?" et la seconde "où-sommes nous ?".

-Je suis Rool, marchande dans une caravane avec ma soeur Digue, qui t'a apportée le verre d'eau. Nous sommes en route pour Iconox où j'ai une cargaison à livrée pour un certain Koloeh.

Salazar fut étonnée que la femme, Rool, ne fasse pas allusion à son titre de Prophète Obscur. N'importe qui l'aurait sorti de la caravane ou pire, l'aurait tué. Mais pas elle. Rool avait toujours le même sourire qu'avant.

Quand Salazar appris que la caravane allait à Iconox, il faillit s'étouffer (il était en train de boire). Ironie du sort ? Il voulait justement aller à Iconox...la chance lui souriait.

C'était rare.

...

Tiniko était face à un choix difficile. Antoki était entre les mains de Koloeh, alias Raykûru, dernier Makuta avec le Seigneur des Ténèbres. Quelques étages en bas, l'armée des révolutionnaires affrontait celle du Makuta.

Si Tiniko ne les empêchaient pas de monter vers le dernier étage, Antoki mourrait.

Tiniko ferma les yeux.

Décidé. Inquiet, mais décidé.

Il se dirigea vers les escaliers, prêt à en finir. Il détruirait l'armée révolutionnaire. Il obéirait à un Makuta, à l'espèce la plus fourbe et maléfique de tout les temps. Il n'en croyait pas lui-même.

Raykûru afficha un sourire satisfait.

Zumio releva la tête, un sourire aux lèvres. Deux pistolets dans les mains.

Tiniko s'arrêta. Il entendit en ses compagnons, en plein combat, et cela l'attrista. Il allait les trahir. Il le devait, pour sa survie personnelle et celle d'Antoki. Le sankoju descendit les marches.

Avant d'avoir pu faire un geste, une ombre le prit à la gorge et le plaqua à terre.

Amka était là, meurtrière. Si sa mission d'origine était de tuer Salazar, elle pouvait aussi gagner un peu plus en tuant le sanoku.

Un couteau s'approcha de la gorge de Tiniko et une charge électrique le paralysa. Tiniko était conscient, et il savait ce qu'il l'attendait avec peur. Le sankoju s'agita, cherchant désespérément à pouvoir se libérer. Sans succès.

Amka soupira. Elle leva son couteau et s'apprêta à l'abattre. Tiniko se débattit encore.

Dans une chance inespérée, il put se libérer. Roulant sur le sol, il esquiva un coup qui aurait pu facilement le décapiter. Tiniko donna un violent coup de pied à Amka, qui se tordit de douleur. Griffes, crocs et poils de loups apparurent sur le sankoju, qui laissa aller sa rage meurtrière.

Amka jaugea son adversaire déchainé: ses crocs étaient longs d'une vingtaine de centimètres, aussi efficace que des couteaux, capable de déchiqueter n'importe. Ses griffes étaient quand à elle tellement grandes qu'elle étaient capable de trancher tout et d'égorger aussi facilement. Un gigantesque coup de griffe jaillit, et Amka l'évita in extremis.

Elle fit un saut prodigieux derrière Tiniko et frappa dans le dos. Le coup fut presque mortel. Le couteau s'enfonça jusqu'à la garde, et ouvrit les plaies béantes de l'affrontement avec Oromechi.

Tiniko hurla de douleur et agrippa le bras de la mercenaire, la mettant au sol et lui déchiquetant le bras. Il la propulsa à l'autre bout de l'énorme pièce. Amka se remit vite debout, serrant les dents de douleur, et se précipita vers Tiniko.

Un rayon de feu enveloppa Amka et la souleva au-dessus du sol. La mercenaire cria de douleur. Tiniko regarda à sa droite. Un être entouré de longues trainées de flammes, rouge et noir, métallique, était là, soulevant la mercenaire.

C'était Bogka, au top de sa forme. Le seigneur du feu eut un léger sourire en voyant Amka se tordre de douleur, puis, une fois "rassasié", resserra l'étau de flammes autour d'elle, comme pour la broyer.

Tiniko n'avait jamais vu Bogka aussi puissant, pas même lors du duel dans l'arène, à Ga Metru. Le seigneur du feu possédait une puissance sans limite et on ne peut plus destructrice. Au bout d'un long moment, Bogka lâcha Amka, comme étranglée par les les flammes, ce qui rappela à Tiniko l'énorme serpent de flammes créer par Bogka, comme étranglant une victime.

Amka tomba à terre, pâle, vivante mais mis hors d'état de nuire pour longtemps. Tiniko eut un long sourire, pour paraître le plus naturel possible, et se dirigea vers Bogka.

-Bog...

Alors qu'il s'apprêtait à lui serrer la main, les flammes qui avaient infligé un pareil état à Amka changèrent de cible et se précipitèrent vers Tiniko, lui infligeant le même supplice. La douleur était extrême. Tiniko porta ses mains à son cou, pour se libérer, mais au lieu de céder les flammes devinrent plus fortes encore et lui broyèrent les mains. Il poussa un cri.

-Je t'ai vu en haut, avec Raykûru. Alors, on fait la paix ? On devient ami-ami ? Tu parles ! Tu jubiles, hein ? Enfin une occasion de me tuer...

Bogka dégaina son épée.

-Je vais terminer ce que j'ai commencer il y a bien longtemps, Tiniko !

-Ne t'imagines pas que mon amitié pour toi m'empêchera de me battre ! Je tiens à ma vie !

Tiniko et Bogka, de nouveau ennemis, épées dégainées, prêts au combat...

...

Gomi para un coup mortel de Kumiki.

Dans un bruit sec, le dragon de Gomi mordit la patte de son rival. Ce dernier poussa un grand cri de rage et de frustration et tenta d'échapper à la morsure de son rival. Ce fut Kumiki qui délivra son dragon en frappant celui de Gomi en plein frond. Le sang coula et le dragon lâcha la patte adverse.

Aveuglé par le sang, le dragon de Gomi tituba. Ce dernier chancelait dangereusement. Gomi aperçut Kumiki fonçant vers lui et crut la fin venir, quand un il entendit un coup et un cri.

-Tenez bon, capitaine !

Les quatre autres dragonniers étaient venus à son secours et l'un d'eux avait atteint Kumiki à l'épaule. Criant de rage, le Voleur d'Esprit s'envola plus haut. Quand il se sentit en sécurité, il vit trois dragonniers, dont Gomi, lui fonçaient dessus. Les deux autres aidaient les soldats de la Résistance du Nord.

Dans un cri bestial qui fusionna avec le rugissement de son dragon, Kumiki plongea à une vitesse stupéfiante. Il évita une nuée de flammes qu'avait cracher un dragon ennemi. Bingo. Les dragons avait un stock de flammes qui se vidait très rapidement. Une fois vide, il leur fallait quelques minutes pour recharger. C'était le moment idéal.

Épuisant tout son stock, le dragon et son dragonnier volèrent vers la forêt, pour se cacher et pouvoir recharger tranquillement. Kumiki les poursuivit. Gomi et l'autre dragonnier l'encerclèrent. Mauvaise idée.

Kumiki plongea vers le sol. Gomi et l'autre dragonnier en firent pareil. Remontant à la vitesse de l'éclair, le dragon de Kumiki percuta celui du dragonnier et lui mordit la patte. Y mettant toute sa force, il l'arracha.

Le dragon poussa un cri de douleur et, insoucieusement et malgré les interdictions de son dragonnier, cracha ses flammes. Le dragon de Kumiki les évita, puis, le stock de son ennemi vide, lui fonça dessus.

Le second dragon eut moins de chance. Alors qu'il tentait de fuir lui aussi, le dragon de Kumiki lui agrippa la queue et le ramena jusqu'à Kumiki, qui entama un duel contre le dragonnier adverse. Gomi, lui, tenta de sauver son compagnon. Sans succès.

Kumiki trancha la main droite de son adversaire après un petit duel. Le malheureux hurla, mais n'eut pas beaucoup de temps pour souffrir: Kumiki lui trancha la tête. Le corps sans vie du dragonnier tomba. Kumiki enfonça son épée dans les côtes du dragon sans maître, qui chuta lui aussi dans un tentative désespérée de tuer Kumiki.

Gomi cria de rage. Il fallait faire cesser le massacre de Kumiki. Le premier dragon et son dragonnier revinrent alors, le stock de flammes remplis, de nouveau prêt à se battre.

-Non ! A chaque nouveau mort, Kumiki devient plus puissant. Va aider les autres à décimer l'ennemi !

Le dragonnier hocha la tête et partit rejoindre les deux autres. Quand il fut loin seulement, Gomi commença à parler.

-Où en étions-nous ?

-Au misérable et dernier chapitre de ton existence ! Ton duel contre moi, dans lequel tu perds malheureusement ta vie, insecte !

-Pas sans te tuer avant, Kumiki !

Les deux rivaux continuèrent leur combat mortel, aucun ne prenant l'avantage sur l'autre. Ils étaient de forces égales. Mais une chose les différenciaient: Kumiki ne cessait de gagner du pouvoir, absorbant les âmes des milliers de défunts sur le sol pour devenir plus puissant. Il ne se fatiguait jamais. A l'inverse de Gomi, qui, même si la rage de vaincre et sa vengeance doubler sa force, faiblissait à vue d’œil, sous le rire de Kumiki.

-Tu faiblis ! Ton âme viendra bientôt me rejoindre.

Gomi regarda le sol. Le combat aérien entre lui et Kumiki faisait d'énormes dégâts. Des soldats, autant de la Résistance que de Gorogan, mourraient par centaine lors des jets de flammes qui jaillissaient sans cesse. Et cela aidait Kumiki.

Gomi réfléchit intensément. Toutes ces vies alliées perdues...sa vengeance en valait-elle la peine ? Des vies innocentes sacrifiées par centaines pour assouvir la soif de vengeance d'un seul homme...non, cela n'en valait pas la peine. Mais Gomi avait fais une promesse. Et il devait sauver des vies.

Le chef des dragonniers s'échappa vers la forêt. Là-bas, personnes ne périraient par leurs fautes. Comme il l'avait prédis, Kumiki le suivit.

Un fois assez loin, Gomi et son dragon se retournèrent violemment pour faire face à leur rival. Et le duel continua. Mais Kumiki avaient de nombreux pouvoirs...disparaissant en plein combat, il se servait des arbres comme cachette et attaquer à une vitesse telle que ni Gomi ni son dragon ne pouvaient répliquer. Il avait tourné la situation à son avantage.

Si Gomi ne subissait pas de dégâts, son dragon en avait. Devenu borgne, de nombreuses blessures sur son corps, c'était à la limite si il ne s'effondrait pas. Puis, pour sauver sa vie, le dragon s'envola plus haut dans les airs, au-dessus des arbres. Kumiki les suivit.

Mais le dragon de Gomi était trop faible pour faire quoi que ce soit. La fatigue l'avait pris à la gorge. Gomi poussa un soupir.

-J'ai échoué.

/C'est faux/.

Gomi sursauta. Qui lui parlait ?

/C'est moi. Tu ne reconnais plus ma voix ?/

C'était impossible...Gomi reconnaissait cette voix, mais c'était...c'était impossible !

/Non Gomi. C'est bien moi/.

/Kimao.../

Kimao était là, quelque part, mais où ?

/Je suis ton dragon, Gomi. Je ne suis pas morte, je me suis réincarnée en une dragonne. Celle que tu chevauches./

Gomi regarda son dragon (ou dragonne), étonné. Pendant tout ce temps, l'esprit de Kimao était dans son dragon...

/Tu n'a pas perdu, Gomi. Nous pouvons vaincre Kumiki. Ensemble./

/Oui...ensemble.../

La dragonne abritant l'esprit de Kimao poussa un long rugissement, puis, corne pointée, tête baissée, elle fonça. Sur le dragon rival. La corne s'enfonça dans le coeur de celui-ci. Il tenta d'étrangler la dragonne de Kimao, sans succès. Il finit par mourir. Kumiki chutait.

-C'est impossible !

/Ensemble./

Kumiki ne faisait que tomber, tomber, tomber...une chute éternelle. Épuisée, ses blessures la rattrapant, elle regarda une dernière fois Gomi, puis mourrût. Gomi se laissa tomber. Il gagnait en vitesse et bientôt, il fut à la hauteur de Kumiki. Même sur le chemin de la mort, les rivaux dégainèrent leurs épées et continuèrent à se battre. Kumiki eut un sourire.

-Nous allons mourir ensemble, crétin ! Toi en premier ! Tu n'accompliras jamais ta promesse, dragonneau !

Gomi eut un sourire. Il agrippa le dos de Kumiki (toujours en plein vol), et, dans un ultime cri, enfonça son épée dans le dos de son adversaire. Kumiki poussa lui aussi un cri, de frustration et de douleur.

Ils tombèrent enfin sur le sol. Gomi sur Kumiki. Vivant. Malgré les innombrables blessures sur son corps.

Gomi se leva avec difficulté et contempla Kumiki. Mort. L'épée toujours dans le corps, les yeux tournés vers le ciel, la bouche ouverte, comme si il ne comprenait pas. Gomi sourit avec difficulté. Il avait réussi. Enfin. Kumiki était mort avant lui. Il n'en revenait pas.

En voyant la chute mortelle, Imako eut peur. Se débarrassant des trois ennemis lui faisant face, il courût vers le lieu d'impacte, où plusieurs cadavres écrasaient par les deux dragons morts reposaient.

-Gomi !!

Gomi était sur le sol. Vivant ? Imako se pencha vers son ami et posa sa main sur le coeur de Gomi. Oui. Vivant. Mais le coeur battait faiblement. Puis, le regard d'Imako se porta sur Kumiki, l'épée toujours enfoncée dans le buste, mort avant même d'avoir percuter le sol. Bien. Il n'avait pas senti tout ses os explosaient suite au contact avec le sol.

Voyant Gomi remuer et avoir les yeux ouverts, Imako eut un grand sourire.

-Gomi, tu as réussis ! Tu as accomplis ta promesse !

-Imako...je l'ai vu...

Le visage d'Imako s'assombrit.

-Gomi ? Qui tu as vu ?

-Kimao...je l'ai vu...la dragonne...Kumiki...tous...

Imako compris que son ami s'en allait vers l'autre monde. Celui des morts. Il le secoua violemment.

-Gomi, ne m'abandonne pas ! Tu comprends ?! NE M'ABANDONNE PAS !

-Imako...merci...merci pour tout...

Imako poussa un soupir et cessa de secouer Gomi. Il n'y pouvait rien. Juste que c'était son deuxième ami qui s'en allait avec Katoshi. Et c'était très douloureux.

-Merci à vous, Gomi. J'espère que les Grands Êtres vous garderont en leur royaume.

Un large sourire, Gomi déclara d'une voix faible une dernière phrase.

-Je...je suis...fier de toi...Imako...

Et il mourût, heureux d'avoir accompli sa promesse. Et d'avoir revu Kimao.

...

Gomi était quelque part, ailleurs et ici en même temps. Le champ de bataille. Mais sans les vivants. Il n'y avait que les morts, ici. D'innombrables morts, amis ou ennemis. Sans haine l'un pour l'autre. Kumiki était là aussi.

Il passa à côté de Gomi sans le remarquer.

Un main se posa sur l'épaule de Gomi. Il sursauta et se retourna. Il eut un grand et merveilleux sourire.

-Je suis heureux de te revoir.

-Moi aussi. Enfin, après toute ses années. Au fait, tu ne m'as jamais répondu pour ma demande en mariage...as-tu y réfléchi ? Et que réponds-tu ?

-Je réponds...ça.

Et ils s'embrassèrent tendrement, heureux d'être réunis après tant d'épreuves.

Kimao et Gomi.

Leur baiser accompli, Kimao prit la main de Gomi. Et ils s'envolèrent enfin, loin du champ de bataille, vers un monde meilleur...heureux.


Dernière édition par Dark Agora le Sam 23 Juil 2011 - 12:38, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Dim 26 Juin 2011 - 15:20

Un début sde chapitre interessant qui me donne envie de savoir la suite.
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Jeu 14 Juil 2011 - 13:32

Je vois que personne ne poste...
Donc je précise que j'ai éditer le chapitre qui fait déjà une sacré taille. Non,non, il n'est pas fini. Pas encore. Il y a plein de choses à finir, et désolé pour ceux qui détestent les pavés, mais pour tout conclure en quelques chapitres, je crois que les derniers chapitres vont êtres des méga-pavés-de-la-mort-qui-tue (y a qu'à voir le chapitre deux post au-dessus --')
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 23 Juil 2011 - 12:43

YES !!!
CHAPITRE DIX-HUIT TERMINE ! VOUS POUVEZ LE DÉGUSTER DES MAINTENANT !
Ouf...enfin...y a plus qu'à faire le chapitre dix-neuf, qui fait environ la taille du dix-huit...*éclate en sanglots*.
Mais je m'accroche. Je vais terminer Bionicle Arena Battle, la première trilogie (j'ai bien dit première x]) et ce tome 2 !!
Au fait, merci de ne pas copier la fic', son univers, ses personnages, bref, tout ce qui a un rapport avec (sauf ce qui se passe avant). Je la mettrai bientôt sous copyright (évidemment, ce sera un poil différent, car le véritable Bionicle Arena Battle n'est pas avec des Bionicle [ce qui explique l'univers assez fantasy et le fait qu'il y ait des sentiments amoureux] et ne s'appelle pas Bionicle Arena Battle, ce qui est logique).
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 23 Juil 2011 - 13:23

Si tu le met sous copyright il faudra "l'exploiter". je n'est pas lu la fic assez tôt donc :/. Ca va, c'est facile à faire un chapitre comme le dix-huit.
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 23 Juil 2011 - 13:47

Quand on a le temps, oui. Mais j'ai pas le temps >< Sans compter toute les fois où il y a eu des bugs et où j'ai perdu tout ce que j'avais écris...
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 23 Juil 2011 - 13:53

Oui ça le fais... non, même quand on à pas le temps. Si tu t'y mets bien et que tu fais pas deux choses à la fois tu le fais en deux bonnes heures Smile C'est pour cela qu'il faut sauvegarder au fur et à mesure. Heu je ne pense pas que ton copyright passera, tu fais mention de Le-Koro, Brutaka etc...
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 23 Juil 2011 - 15:57

Comme je l'ai dit, le véritable Bionicle Arena Battle n'est PAS avec des Bionicle. Donc pas de Le-Koro, de Brutaka ou des autres. Faut lire les messages en entier ><
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   Sam 23 Juil 2011 - 16:08

J'ai pas le temps Razz
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MessageSujet: Re: [Fan-Fiction] Bionicle Arena Battle Tome 2 [FINI !]   

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